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Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
Janvier - Février 1935 / pp. 507 - 511
21 avril 2009 par nick

« À Sarrebruck, des mineurs refusent de prendre le travail si une quinzaine d’entre eux, émigrés allemands ou français, prennent place dans la benne ».
(Les journaux).

Les derniers événements viennent d’infliger aux partisans du statu quo un soufflet retentissant. Placés devant l’alternative de choisir entre l’Allemagne et la France, les ouvriers sarrois ont voté pour le fascisme hitlérien qui opposait la « patrie allemande » aux envahisseurs français, mettant la Sarre, depuis quinze ans, sous coupe réglée.

Toutes les clameurs socialistes et centristes pour la « liberté démocratique » n’ont été, en fin de compte, qu’un prélude aux vociférations de victoire que pousse aujourd’hui le capitalisme mondial, qui peut constater que « front de la liberté » ou « front du travail », en dernière analyse, ce qui triomphe, ce sont les intérêts de sa domination. Il fallait à tout prix empêcher les ouvriers sarrois de conserver une conscience de classe spécifique, en somme de s’opposer par trois « non » aux trois solutions du plébiscite et de manifester leur volonté de lutter pour le rassemblement des masses en vue de la révolution communiste. Ces Messieurs du « Front de la démagogie » y ont parfaitement réussi en préparant les conditions politiques pour l’étouffement des aspirations ouvrières, en divisant les prolétaires en partisans de l’Allemagne ou de la France démocratique. Ils ont semé la confusion, la trahison de classe : aux ouvriers de récolter le désespoir, la défaite honteuse, le martyr que leur réserve le fascisme ou que leur aurait réservé la démocratie de Flandin dans la guerre de demain.

Une fois acquis un vote favorable pour l’Allemagne, le plébiscite devait se terminer par une panique, un effondrement de tout ce qui subsiste du mouvement ouvrier en Sarre. En effet, le statu quo reposait non sur la lutte des classes, mais sur l’appui de la France. Dès que cette dernière comprit qu’elle devait solutionner momentanément le problème sarrois, non par la guerre, mais faire sanctionner « généreusement » le vote par la S.D.N., le « Front de la liberté » ne pouvait que disparaître pendant que ses chefs, le passeport d’une main, l’autre sur le coeur, proclamaient leur volonté farouche de résister jusqu’au bout.

Le « front » de Braun et celui de Hitler devaient, de toute façon, aboutir au même résultat : anéantir le prolétariat et ses organisations de classe. Et, dès lors, si le prolétariat dans son ensemble se rangeait sous la bannière de l’un ou de l’autre, il était clair que le plébiscite était une manifestation où il s’agissait d’attribuer aux ouvriers une opinion capitaliste française ou allemande.

Les événements, avec une logique implacable, nous ont donné raison. Le plébiscite de la Sarre s’avère être une défaite plus sinistre, plus honteuse que ne le fut le 5 mars 1933 en Allemagne. C’est la défaite des aspirations historiques du prolétariat, c’est la défaite de l’idée de l’indépendance de la classe ouvrière, c’est la victoire du capitalisme démocratique et fasciste hissant le drapeau de la guerre dans chaque pays.

Les ouvriers qui ont suivi le statu quo vont maintenant payer le prix de la trahison de classe où les ont acculés les Max Braun et Fritz Pfordt. Pour eux, les frontières « démocratiques » seront probablement fermées. Flandin laissera les « indésirables » pour les prisons et les camps de concentration fascistes où ils pourront clamer leur haine contre les traîtres du statu quo et racheter leurs erreurs par des souffrances atroces.

En l’espace de 24 heures, le statu quo a été balayé, y compris les lambeaux de ses affiches électorales, avec l’approbation de masses d’ouvriers. Les ouvriers n’ont pas d’opinion propre : ils ont une opinion de classe qui résulte du croisement des événements avec les positions de leur parti. Autrement ils adoptent, avec ou sans enthousiasme, les opinions des classes adverses et sont même prêts à leur donner leur vie. On a cru qu’il suffisait de réaliser des formes d’organisation de lutte « unitaires » (abstraction faite de leur contenu de classe), pour résister au fascisme et maintenir la démocratie « plus favorable à la lutte ouvrière ». Eh bien, l’expérience du front unique sarrois est là péremptoire. Jusqu’ici, les charlatans du mouvement prolétarien prétendaient que c’est le manque de front unique qui avait perdu les ouvriers allemands. En Sarre, ils l’ont eu le front unique ; ils ont même eu le soutien de la France, toujours décidée à lutter pour la liberté... et, malgré cela - plutôt à cause de cela - les ouvriers ont déserté la mascarade démocratique pour passer au fascisme allemand appelant à la lutte contre la France exploitant les mines domaniales, l’industrie du bassin.

Le « Front de la liberté » s’est avéré être le plus sûr rempart du capitalisme voulant voir disparaître tout esprit de classe en Sarre afin d’en faire un problème « du ressort de Genève », c’est-à-dire un litige entre deux brigands opposés, et la condition de la victoire fasciste au plébiscite.

En appelant les travailleurs à voter pour le statu quo, socialistes et centristes ont répondu à ce désir et le front unique fut le moyen par excellence pour démontrer aux ouvriers leur impuissance de classe, puisque leur front commun devait inévitablement se rattacher à la France.

Aujourd’hui les « réalistes », partisans de solutions concrètes, d’un choix entre fascisme et démocratie, ont beau lever les bras au ciel en clamant contre la terreur hitlérienne, la carence de la S.D.N. ou la trahison de la France « heureuse » de livrer la Sarre à l’Allemagne. Le fait essentiel c’est la débâcle du mouvement ouvrier dont ils sont les grands responsables. Et qu’ils ne viennent pas nous chanter naïvement que l’ouvrier sarrois a voté contre les Compagnies françaises qui l’exploitent durement. Ne le savaient-ils donc pas ? Il y a deux mois, nous l’écrivions dans « Bilan » et il ne fallait vraiment pas être prophète pour le deviner.

Mais il fallait répondre « concrètement » aux ouvriers qui demandaient un chemin et le plus facile était, évidemment, de leur attribuer des opinions démocratiques alors que la grande partie des ouvriers sarrois, en ralliant le communisme dans l’après-guerre, avait pourtant témoigné sa conscience véritable. Mais appeler les ouvriers à répondre « non » au plébiscite en y opposant la dictature du prolétariat, c’était faire preuve de « philosophie » et l’on est pour un marxisme de pacotille, car la « vérité est toujours concrète ». Ainsi, il « faut » choisir entre la démocratie et le fascisme parce que le prolétariat est incapable de lutter pour la révolution. Ce qui reste de concret dans ce raisonnement, c’est sa profonde ignorance - toute en contemplation - devant un processus historique dont il ne comprend pas le déroulement. La dialectique de l’histoire veut que le capitalisme pose le problème du pouvoir devant le prolétariat dans des moments où ce dernier ne peut le saisir, comme il est vrai que le prolétariat pose, lui, ce problème, dans un moment où croule l’édifice de la vieille société. Mais l’opportuniste - qui ne change pas - reste fidèle à une méthode qui consiste à éviter la solution réelle du problème pour en rechercher l’apparence. Et lorsque, écrasé par les événements, ses bulles de savon s’évanouissent, il insulte le vent, la pluie, le soleil, de son échec.

Le marxiste, par contre, n’invente pas des solutions faciles et pratiques qu’il substituera à l’initiative spontanée des masses, mais essayera de rester en liaison avec l’ensemble du processus historique, par son analyse, sa compréhension du devenir des situations, sachant bien que la condition suprême pour diriger les ouvriers demain, réside dans une fidélité intransigeante à des principes, aujourd’hui. Si les événements posent le problème du pouvoir devant le prolétariat alors qu’il est battu et incapable de lutter pour ses intérêts, même immédiats, les communistes interpréteront cette contradiction comme un appel urgent au rassemblement des ouvriers autour de formulations de classe exprimant ces contrastes et contenant leur solution, sans pourtant se placer sur le terrain de classe de l’ennemi. Même si leurs appels, leurs positions, ne rencontraient aucun écho immédiat, il s’agira alors d’affirmer une évolution certaine pour laquelle ils prépareront les éléments idéologiques.

Qu’il y ait là de la « phraséologie », de la « philosophie », certainement pas : les philosophes n’ont fait qu’expliquer le monde, il s’agit de le transformer, dit Marx, mais pour le transformer, il faut comprendre le devenir des événements. La méthode philosophique se distingue du matérialisme historique en ce qu’elle est essentiellement statique, s’attache à l’étude de la forme pour elle immuable, alors que le marxisme est essentiellement dynamique, orienté en permanence vers le devenir. Les partisans du statu quo s’inspirent d’une pensée « philosophique » - dans le sens réactionnaire du mot - en tant que partisans, pour le prolétariat, d’un « défaitisme historique », de l’acceptation de formes capitalistes de domination, alors que la raison d’être du prolétariat est la négation de toutes ces formes et la proclamation d’un contenu révolutionnaire que les situations sont appelées à concrétiser.

Il est certain que tracer au feu d’une analyse marxiste des situations les limites de notre action, de notre pouvoir de mobilisation des ouvriers sur une base de classe, c’est parfois être dans l’obligation de proclamer, dans le vide apparent, une mission historique qui semble balayée par le capitalisme. Du point de vue du « bon sens », une proclamation est abstraite dès lors qu’il s’avère qu’elle est momentanément irréalisable. Mais entre contempler son nombril en rêvassant à la révolution et affirmer une volonté historique bâillonnée par la violence capitaliste, il y a une différence que le « bon sens », qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, ne distingue plus. Il s’agit alors plus de préserver l’avenir, maintenir et forger des cadres, plutôt que d’agir à tout prix parmi les masses devenues amorphes. Et les communistes qui, dans des périodes de régression profonde, ne savent pas résister à l’enlisement, qui n’apprennent pas à lutter dans le vide et dans l’indifférence, pour sauvegarder le patrimoine idéologique du prolétariat, seront incapables de conduire les masses en éveil vers la révolution. Le vide actuel est toujours apparent parce qu’il est la surface d’une société travaillée intérieurement par des convulsions sociales terribles auxquelles correspond le travail d’élaboration révolutionnaire ; le décalage entre l’un et l’autre, ce sont les événements qui le combleront : tout le reste est vain et littérature. Mais limiter notre action, c’est faire preuve de sectarisme, s’éloigner des masses, se retirer dans une petite chapelle à l’usage de quelques initiés. Évidemment, pour ceux qui mobilisent les masses sur commande, effectuent des mouvements en votant des résolutions impératives, pour ces caméléons, il importe, au nom des intérêts des masses, de pouvoir rejoindre librement les classes dominantes. Mais pour les communistes restés fidèles à la révolution prolétarienne, les limites de leur action de classe doivent être tracées afin de garantir, autant que possible, le parti de l’emprise opportuniste qui n’est que le reflet de la poussée du capitalisme sur le prolétariat dans des périodes de flux ou de reflux.

Ce problème est généralement présenté ainsi : il suffit de proclamer sa fidélité aux principes programmatiques du parti pour pouvoir, au nom de la « tactique », adopter des positions intermédiaires opportunistes. D’ailleurs, Lénine aurait donné l’exemple de l’opportunité révolutionnaire de la tactique du louvoiement ! À notre avis, tactique et principes sont indissolubles. Dans son sens marxiste, la tactique c’est une perspective de convergence de tous les phénomènes sociaux qui peuvent objectivement se diriger vers la révolution. Dans son sens opportuniste, c’est un droit sacré pour ne pas analyser les phénomènes et la nature des forces sociales pour proclamer a priori qu’on peut les faire converger directement et matériellement vers le communisme. Le domaine de la tactique actuelle, par exemple, ne peut plus être le même que celui de l’époque de Lénine puisqu’il faut admettre que l’évolution des forces sociales dans l’après-guerre - tant capitalistes que prolétariennes - a davantage éclairé l’arène de la lutte des classes, clarifié des équivoques, limité le champ des manoeuvres en situant la lutte révolutionnaire sur le terrain concret et historique de la prise du pouvoir. C’est pourquoi ni au sujet de la démocratie, de l’alliance avec des forces démocratiques, avec les classes moyennes, ni au sujet des possibilités d’exploitation des contrastes inter-impérialistes en appuyant l’un contre l’autre, des « manoeuvres tactiques » ne sont plus permises. Il s’agit ici de positions toujours favorables à l’adversaire ainsi que le démontrent les expériences vécues depuis Octobre 1917.

Parce que le champ d’action historique du prolétariat s’offre dans sa plénitude à nos yeux, la tactique prolétarienne doit s’élaborer, non en fonction d’événements contingents, mais par rapport à toute la période des guerres et des révolutions avec son jeu de classe polarisé nettement. Au nom de la tactique, on ne peut permettre un retour vers des forces sociales liquidées historiquement et auxquelles des événements passagers donneraient une influence sur les masses. Bien au contraire, la tactique communiste consistera à rechercher les éléments de classe de la situation qui vont permettre aux ouvriers d’échapper à l’emprise des traîtres, tenant compte qu’un revirement de la conscience prolétarienne n’est possible qu’au travers de batailles de classe ; ils seront pour les batailles revendicatives rassemblant les plus larges masses, mais contre l’alliance avec des forces démocratiques ; pour la bataille la plus vigoureuse au nom des revendications prolétariennes, mais contre une démocratie qui les écrasera demain et contre un bloc avec des classes moyennes qui, animées par le capitalisme, se dresseront contre eux si la vague révolutionnaire ne les subjugue pas.

Pour toutes ces considérations, nous estimons possible, nécessaire, l’élaboration d’une tactique internationale du prolétariat, règles d’action se dressant sur la base programmatique du parti : rails nécessaires pour conduire les masses en branle vers l’insurrection victorieuse.

* * *

Mais la démagogie a ses mérites, surtout lorsqu’il s’agit d’aveugler les ouvriers. Il vaut mieux rester dans le petit cercle vicieux du choix entre démocratie ou fascisme plutôt que constater les conséquences de la tactique du statu quo en Sarre. Là où en 1932 il y avait plus de 120 000 électeurs communistes et socialistes, il reste 40 000 voix - en y comprenant les catholiques dissidents - qui ont marché avec le « Front de la liberté ». Et nous ne croyons pas du tout qu’il faille expliquer cette désertion d’ouvriers uniquement par la terreur hitlérienne. D’ailleurs, le fait que nous citons en exergue, des mineurs allemands marchant, hier encore, sous le drapeau du communisme, faisant aujourd’hui la grève pour obtenir le renvoi de partisans ouvriers du statu quo, est significatif au point de vue de la régression terrible de la conscience de classe des ouvriers.

Encore une fois, répétons-le : la participation au plébiscite, non pour y opposer la solution du prolétariat, mais pour choisir entre impérialismes opposés devait ouvrir les vannes du nationalisme, quelque soit la solution du plébiscite et faire sombrer la conscience de classe des ouvriers. À ce point de vue, le résultat est atteint pleinement en Sarre et ne peut avoir que des répercussions en Allemagne et en France. À ce sujet, déjà, l’« Humanité » comme le « Populaire » parlent de la lutte contre le fascisme « intérieur » ou « extérieur », préparant subtilement les ouvriers à la guerre au nom de la défense de la démocratie bourgeoise violée par le fascisme. D’autre part, le service de deux ans paraît recevoir, en France, une réalisation sans qu’apparaisse la moindre résistance ouvrière. L’impérialisme français exploite le plébiscite de la Sarre en tant que nécessité de mobilisation de toute la « Nation » contre le fascisme, sans toutefois négliger de mettre au rancart ses intentions « humanitaires » concernant les émigrés sarrois.

* * *

En somme, les concessions importantes de l’impérialisme français concernant le bassin sont évidemment contraintes et forcées par la situation internationale actuelle. Statu quo ou rattachement à la France, c’est l’instabilité permanente dans la Sarre, le danger toujours présent d’un nationalisme agressif antifrançais, ou, ce qui est plus probable, le danger de putsch naziste entraînant la guerre. L’impérialisme français veut encore éviter celle-ci avant qu’il n’ait parfait son système de pactes européens, couvert l’Europe d’un réseau d’alliances reliées à la S.D.N. créé les conditions sociales de la guerre démocratique en France même. Pour cela, il fallait absolument reculer et admettre la remise du bassin à l’Allemagne : le renforcement de cette dernière pour la guerre étant une condition indispensable pour la préparation militaire française.

L’occupation de la Sarre par des troupes internationales représentait un atout apparent pour l’Allemagne, puisqu’elle créait dans le bassin une excitation nationaliste pour la libération de « la patrie allemande ». La France ne l’ignorait pas, puisque cette mesure fut préconisée par elle. Mais il s’agissait d’entraîner une série de capitalismes contre l’Allemagne et surtout - ainsi que nous l’avons expliqué dans « Bilan » - pousser l’Angleterre à concrétiser l’aphorisme de Baldwin : nos frontières sont sur le Rhin, c’est-à-dire cesser sa politique d’équilibre pour se ranger ouvertement du côté de la France. Pour ce qui est de l’Italie, sa participation au corps international, le récent voyage de Laval à Rome, les concessions coloniales faites à Mussolini montrent qu’il s’agit d’une tendance ferme de la politique française, essayant de ranger l’Italie à ses côtés contre le Reich. L’impérialisme français joue un jeu à perspective lointaine, misant tout sur la guerre future qu’il prépare le plus soigneusement possible, en achetant même ses alliés. Les concessions françaises ne furent, d’ailleurs, pas abstraites : elles préludèrent au renforcement des positions de la France en Europe - au travers de la S.D.N. - à la pression autour de l’Allemagne que l’on veut isoler afin qu’elle accepte le contrôle de Genève et limite ainsi ses initiatives internationales en vue de la constitution d’un bloc révisionniste. D’autre part, la liquidation des intérêts français dans le bassin est confiée à la S.D.N. afin de transformer éventuellement pour l’avenir le conflit entre l’Allemagne et la France en un conflit entre les grands États capitalistes alliés à cette dernière et le Reich. Affirmer que la victoire naziste en Sarre soit une défaite française serait inexact, car l’on ne tiendrait pas compte du tableau général de la situation mondiale. En vérité, la France, qui admet par nécessité le réarmement de l’Allemagne, qui sait aussi que la Sarre est un problème qu’elle ne peut résoudre que par la guerre et qu’il faut laisser faire l’Allemagne tant qu’il s’agit de créer des conditions favorables à une conflagration mondiale, s’oriente plutôt vers une consolidation d’un bloc européen anti-révisionniste, susceptible d’écraser le Reich et ses alliés éventuels. C’est pourquoi le plébiscite sarrois coïncide avec le voyage de Laval à Rome : l’impérialisme français voulant marquer ainsi, au prix de quelques concessions à Mussolini, le renforcement de ses positions contre une Allemagne décidée à la lutte pour sa part de butin. Il est évident que rien n’est certain à ce sujet. L’accord entre l’Italie et la France se heurtera demain dans les Balkans et il n’est pas dit que les polémiques entre nazistes et chemises noires ne puissent se résorber rapidement.

En définitive, comme nous l’avions déjà remarqué, la Sarre est une nouvelle étape vers la préparation de la guerre mais, plus que nous l’avions supposé, elle s’intègre dans la chaîne des contradictions inter-impérialistes dont elle ne met pas encore en branle la masse totale. L’attitude d’ailleurs ambiguë de l’Angleterre, tantôt acceptant la bataille aux côtés de la France contre le Reich, tantôt plaidant le réarmement de ce dernier, montre que tout n’a pas encore mûri dans la chaudière capitaliste. Et les conditions pour la guerre, lentement, péniblement, se font jour, alors que telle contradiction sur le point d’éclore semble se résorber pour apparaître plus formidable dans la suite.

Le problème de la Sarre aura son épilogue juridique à Genève, sa solution réelle dans les mares de sang des ouvriers français et allemands. D’ores et déjà, il semble que la date de l’évacuation des troupes internationales est proche et que le 1er mars 1935 verra la prise de possession allemande du bassin.

De tous les cris « démocratiques » subsiste cette réalité ! Et certainement envers les problèmes de la guerre, la même délimitation qui s’est déterminée lors du plébiscite sarrois, se fera jour. Il y aura des communistes qui, sans crainte d’être isolés, abandonnés, maintiendront, malgré tout, le drapeau de la révolution et des « réalistes » qui, pleins de fougue, lanceront les ouvriers à la recherche de la mort sur les champs de bataille et qui leur donneront pour linceul la fange de la démocratie bourgeoise « préférable » au fascisme. En conclusion nous pensons qu’en jetant les ouvriers derrière le mot d’ordre du « statu quo » au nom de « l’anti-fascisme » on préparera les conditions pour une victoire des nazistes qui n’était certainement pas nécessaire. On a opposé « antifascisme français » et « fascisme allemand » ou en d’autres termes déclenché la bataille sur le terrain national où l’Allemagne était d’avance victorieuse. Cette expérience nous permet déjà d’entrevoir ce que sera la mobilisation de demain, l’enthousiasme délirant des ouvriers rejetant jusqu’à leurs intérêts immédiats de classe pour suivre les trompettes nationales du fascisme et de la démocratie.

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  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche