AccueilPublicationsBilan (1933-1938)
Dernière mise à jour :
mercredi 28 juin 2017
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
Novembre - Décembre 1934 / pp. 446 - 450
17 août 2009 par eric

« Si le siècle passé fut le siècle de la puissance capitaliste, ce XXe est le siècle... de la puissance et de la gloire du travail. »
(Mussolini, Discours de Milan du 6 octobre 1934.)

Écartons préalablement toute confusion, facile et voulue, entre corporation dans le sens traditionnel d’association (qui va des arts du Moyen-Âge aux guildes germaniques et aux corporations de métiers qui ont survécu dans les pays musulmans) et corporation dans le sens particulier qu’adopte le fascisme pour indiquer simplement « un organe de liaison » entre les soi-disant syndicats et ceux des patrons ; ce qui est d’ailleurs l’interprétation qu’il faut envisager quand il s’agit de l’« État corporatif » en Italie.

La confusion est évidemment voulue parce qu’il ne peut être question que d’une vulgaire usurpation de nom entre la corporation fasciste - qui sanctionne la défaite prolétarienne et l’esclavage politique, économique des travailleurs italiens dans un régime qui veut supprimer et même nier « la lutte des classes » - et la corporation du Moyen-Âge comme elle vit le jour en Italie, organe de la lutte des artisans qui leur permit d’abord de déloger les seigneurs de leurs châteaux situés sur les montagnes, démanteler par après, dans les villes, leurs palais hérissés de tours et faire enfin des vaincus « une classe » à laquelle il était refusé jusqu’à la faculté de renoncer à sa noblesse pour s’égaler aux autres citoyens et dont, au surplus, les membres étaient solidairement responsables des crimes de chacun d’entre eux.

* * *

Ce fut le pacte du Palais Vidoni (Octobre 1925) entre les industriels et les délégués ouvriers ( ?) qui consacra en fait la main-mise sur la vie syndicale par le fascisme (ce pacte comportait la reconnaissance de la Confédération fasciste comme seule organisation ouvrière, l’abolition des commissions internes de fabrique - conseil d’usine -, la suppression du droit de grève).

La loi du 3 avril 1926, dite de la « réglementation juridique des rapports collectifs du travail » et dont les modalités d’application furent expliquées dans le décret royal du 1er juillet 1926, sanctionna juridiquement cette situation nouvelle créée par la défaite prolétarienne. Elle s’inspira d’ailleurs des points fondamentaux suivants :

1) Reconnaissance légale des associations syndicales d’employeurs et des salariés qui reçoivent la personnalité civile, les unes et les autres, en tant qu’organes de droit public ;

2) Reconnaissance juridique des contrats collectifs du travail ;

3) Instauration d’un tribunal du travail ;

4) Interdiction du lock-out et du droit de grève.

Le syndicat légalement reconnu et soumis au contrôle de l’État représente toute la catégorie professionnelle et conclue les contrats collectifs du travail qui sont obligatoires pour tous ; en particulier, il impose à tous les payement des cotisations.

Les autres associations « admises » (« lecite »), mais non légalement reconnues, donc les associations de fait, ne peuvent exercer aucune des fonctions sus-mentionnées : elles tombent ainsi sous la coupe du Tribunal Spécial.

Dans le régime « totalitaire » de l’Italie qui a dissous tous les partis d’opposition même ceux de certaines couches bourgeoises, tout droit d’association politique est de fait empêché par la loi de « Sûreté Publique » de 1926 renforcée par le nouveau code pénal de 1930 et par le Tribunal Spécial.

Pour le droit de coalition, la loi syndicale de 1926 affirme que l’association professionnelle ou syndicale est « libre », mais dans ce sens : « la faculté de pousser à la reconnaissance légale d’une association professionnelle pour des activités économiques, peut se développer dans des conditions de parfaite liberté ». Se tenant à la lettre de cette loi, Rigola et autres ex-bonzes syndicaux groupés autour de la revue « Problèmes du travail », et appuyés par le journal ex-socialiste et actuellement fascistisé, « Le Travail de Gêne », ont déclenché une manœuvre qui se limite à une timide et stérile opposition, tout en se ralliant au régime.

Récemment il fut question d’élargir cette opposition loyale en gagnant un autre groupe « assagi » qui gravite autour de l’ancien maire de Milan, M. Caldara.

La loi syndicale de 1926 prévoyait la fondation de deux Confédérations Générales embrassant toutes les associations d’employeurs et d’employés. Mais celle des patrons ne fut même pas constituée et, au reste, la Confédération des syndicats fascistes fut de son côté supprimée en décembre 1928 quand elle groupait deux millions d’inscrits « par contrainte ».

* * *

Mussolini avait déjà affirmé, en 1926, que « l’ordre corporatif » était établi en ltalie, mais cependant il fallut huit ans pour que l’on s’aperçoive que ce qui manquait à cet « ordre » étaient... les corporations, sauf celle du spectacle qui - ironie des choses - groupe surtout des comédiens, C’est seulement cette année que l’on passa à la constitution, au moins sur le papier, des 22 corporations pour les principales branches de la production. Et à nouveau le fascisme affirme que la période syndicale est révolue et que l’on entre dans la phase corporative.

Mais l’accouchement de la « corporation » à été vraiment laborieux. La loi syndicale d’avril 1926, sans même prononcer ce terme, prévoyait seulement la possibilité « d’organes centraux de liaison » avec une « hiérarchie supérieure ». Ce n’est que dans le décret royal du 1er juillet de la même année qu’on trouve enfin le mot « corporation » dont on envisage la constitution par décret du ministre des corporations, mais toujours comme simples organes adminstratifs de l’État.

La Charte du Travail approuvée par le Grand Conseil fasciste le 21 avril 1927 - à l’occasion de la « naissance » de Rome, qui est devenue la fête du travail fasciste à la place du 1er mai - renferme trente déclarations dont une partie est dédiée à la définition théorique de l’« État fasciste », c’est-à-dire l’« État corporatif » et dont le restant précise les « droits » des travailleurs italiens.

Les revendications de la classe ouvrière sont d’après le régime fasciste de cette espèce : « l’introduction de la semaine de 40 heures », au sujet de laquelle la presse fasciste mène grand tapage. D’après l’accord établi par les Confédérations fascistes, les ouvriers qui travaillaient plus de 40 h, continueront à toucher le même salaire horaire qu’ils touchaient auparavant, ce qui veut dire une réduction qui atteint jusqu’à 17 %, de l’ancien salaire pour ceux qui travaillaient 48 heures.

D’autre part, ce moyen de « faire payer aux ouvriers qui travaillent les allocations de chômage des sans-travail » n’aura qu’un effet très restreint pour l’armée si nombreuse des chômeurs (905 114, d’après les dernières données officielles, chiffres certainement faussés) parce que 25 % des ouvriers - et toujours selon des chiffres officiels - travaillent déjà moins de 48 h. Et ceux qui travaillent plus que l’horaire normal n’atteignent pas les 10 %.

En ce qui concerne le remplacement des femmes par des hommes, les salaires touchés par les femmes demeureront identiques pour les hommes... toujours au profit des capitalistes.

Cette Charte du travail qui est présentée comme un document fondamental de la révolution ( ?) fasciste, admet l’existence des corporations pouvant édicter des « règles » obligatoires sur la discipline des rapports du travail et aussi sur la coordination de la production, toutes les fois que les sociétés intéressées leur en auront donné les pouvoirs nécessaires... qu’elles ne possèdent d’ailleurs pas ! À la tête de « l’ordre syndical corporatif » fut mis, dans la suite, le Conseil National des Corporations, qui par la loi du 20 mars 1930 fut transformé de simple organe consultatif du ministère des corporations en « organe avec fonction de donner des avis et avec des pouvoirs de réglementation ».

Finalement la « loi fondamentale » du 5 février 1934 fixa la constitution définitive des corporations établies au nombre de 22 pour les branches principales de la production avec pour fonction de « relier la base du système corporatif : les syndicats de catégorie, avec l’institution mise au sommet : le Conseil National des Corporations.

Les décrets royaux du 16 août 1931 qui apportèrent des modifications dans la structure syndicale, qui étaient nécessitées par l’instauration des corporations et l’installation, au Capitole de Rome le 10 novembre, des Conseils de ces 22 Corporations - avec l’immanquable discours démagogique de Mussolini qui eut le toupet de dire qu’il s’agissait d’une Assemblée révolutionnaire ( !!) la plus importante de l’histoire de l’Italie - représentent le dernier anneau de la réforme corporative.

* * *

Cependant, d’après l’interprétation orthodoxe, dans l’État fasciste la société nationale, même du point de vue économique-social est constituée selon un critère hiérarchique : à la base les associations syndicales ( !!) représentant des catégories qui, reliées à des corporations, constituent ainsi « la synthèse des intérêts convergents dans les différentes branches de la production ».

À vrai dire, malgré tout ce déluge de décrets, d’interprétations et de tapage, il est plutôt difficile de se rendre compte de ce que feront et comment fonctionneront pratiquement ces corporations. On reste dans une élasticité, une indétermination - le vrai mot serait confusion - non seulement au sujet de leur fonctionnement, mais même pour ce qui est de leur formation constitutive. Ainsi, il y aura des corporations pour les grandes branches de production : agricole, industrielle et commerciale, d’autre part, au sein de chaque corps les sections corporatives formeront les soi-disant corporations de catégorie. On pourra toujours grâce à un arrêté gouvernemental constituer des unions des corporations. La corporation élabore des normes pour la réglementation collective des rapports économiques et pour la discipline unitaire de la production ; elle donne son avis sur les accords stipulés dans la loi du 20 mars 1930, par des associations entreliées dans une corporation ; elle a également la faculté d’établir les tarifs pour les salaires et pour les traitements, mais à la seule condition d’avoir au préalable l’assentiment du chef du gouvernement qui détient le droit de veto sur toutes les discussions et le pouvoir de ne pas donner suite aux délibérations.

En conséquence des dernières modifications survenues dans les statuts de l’appareil syndical, après la suppression des quatre confédérations du transport, il existe maintenant neuf Confédérations nationales (quatre des employeurs, quatre des salariés et celle des artistes et des professions libérales) qui englobent 141 fédérations nationales de catégorie. Les associations de catégorie, par le fait qu’elles sont reliées par la corporation, deviennent autonomes sur le terrain syndical, tout en restant adhérentes à leur Confédération respective.

Cette innovation de la pleine autonomie des associations de catégorie, qui perdent leur personnalité juridique tant au centre qu’à la périphérie, et que la presse fasciste appelle la « clef de voûte » du tournant, ne représente rien d’autre que la confirmation du fait que le fascisme ne peut tolérer aucune unité de classe. Il avait déjà supprimé la Confédération générale des syndicats fascistes quand, en décembre 1928, les sept fédérations gui la constituaient furent érigées en Confédération autonome ; maintenant c’est le tour des Confédérations dont la fonction va être absorbée par la Corporation, L’article 10 qui confie aux corporations la faculté de fixer les salaires et les traitements rendra superflue la stipulation des contrats du travail qui constitue à l’heure actuelle presque l’unique fonction de l’appareil syndical. On souligne, de la part du fascisme, que les Confédérations, quoique vidées de leur contenu syndical, restent avec un pouvoir politique accru, une faculté de « contrôle » et de « vigilance », avec de nouvelles fonctions « supérieures » de « discipline unitaire de la production ». Mais tout cela se traduit en pauvres paroles et dans le maintien de la sinécure des quelques dizaines de milliers de bonzes syndicaux fascistes.

Le commerce, la coopération ne constituent pas des corporations, l’artisanat non plus, quoique les artisans en Italie représentent une force économique assez puissante (un million 415 mille individus à côté de 3 906 000 pour toute l’industrie proprement dite), mais les artisans mêmes ne peuvent pas constituer une force unitaire autonome : leur activité doit rester dispersée dans les différentes corporations, d’autant plus qu’aujourd’hui certaines fluctuations et réactions dans les couches petites bourgeoises sont pour le fascisme un danger immédiat moins sérieux, mais aussi menaçant que celui représenté par la classe ouvrière matée.

La corporation signifie donc une organisation bureaucratique qui sanctionne la victoire de la classe ennemie et écrase sous son talon, toujours plus profondément, le prolétariat italien, en préparant les meilleures conditions pour la guerre.

L’État, c’est-à-dire M. Mussolini, qui avec la loi syndicale de 1926 s’était réservé le droit de reconnaître ou de ne pas reconnaître les syndicats, d’approuver leurs statuts, de réviser leurs bilans, de donner le placet aux dirigeants désignés par les syndicats, de juger avec une magistrature du travail les conflits entre employeurs et salariés, a maintenant avec l’installation des corporations, le droit de les créer, d’en nommer les membres, de les convoquer et d’en rendre valides les délibérations.

Naturellement on continuera à proclamer que la direction de la production ne vient pas imposer ses directives par le haut, mais que celles-ci émanent des catégories elles-mêmes, appliquant ainsi les directives de 1931 qui ont substitué le système électif à la nomination, pour ce qui est des dirigeants des syndicats.

Il reste finalement à remarquer que l’actuelle Chambre des Députés, ce « parlement corporatif » issu de la réforme électorale de 1928, cette Chambre 100 % fasciste sera la dernière de son espèce. On ne sait encore si elle sera remplacée dans ses fonctions par le Conseil National des Corporations, élevé en « organe synthétique » de tout l’ordre corporatif, ou par plusieurs conseils corporatifs avec fonction consultative et de contrôle, ou si le nouvel organe législatif sera constitué par l’ensemble des corporations.

Dans tous les cas, ce ne sera certainement pas nous, anciens abstentionnistes, qui verserons des larmes en conséquence de l’abolition de cette forme de tromperie démocratique qu’est le système parlementaire. Par contre, nous admettons que le fascisme, s’il a étranglé la classe ouvrière, a été forcé également de déblayer le terrain de certaines illusions démocratiques qui ont été de sérieuses entraves pour la révolution prolétarienne.

* * *

La revue officielle du Ministère des Corporations, « Sindacato e Corporazione », a publié, dans son fascicule de septembre 1934, des données qui concernent les « crimes » contre l’ordre nouveau du travail depuis 1926. En réalité, les données commencent par l’année 1928 : en 1926 et 1927 en Italie eut lieu une agitation de telle envergure que cela aurait été trop « osé » que d’en parler. D’après cette relation, depuis 1928 jusqu’à 1931, ces crimes se seraient élevés au nombre de 155, dont deux lock-out et 153 abstentions collectives de travail. Le document remarque que les lock-outs eurent lieu dans des entreprises de peu d’importance et pour ce qui regarde les grèves, elles avaient en moyenne 50 participants, ce qui fait exactement 7651 participants. Nous ne voulons pas insister sur la véracité de ces chiffres, qui du reste ne concordent nullement avec un autre document, également officiel, et publié en juin, par l’agence « Italia », qui porte pour la seule année 1933 : 4181 « crimes » contre l’économie publique, l’industrie et le commerce, dont 101 pour tentatives de grève et de lock-out.

On crée ainsi une confusion entre les termes de grève accomplie et tentative de grève. Il est naturel que sous le régime fasciste les grèves soient devenues de plus en plus rares, surtout comme moyen normal de lutte, mais entre la constatation de ce fait et affirmer comme le fait le document que « le régime fasciste a engendré une acceptation presque toujours spontanée et consciente du côté des travailleurs vers les nouveaux principes de collaboration et de discipline », ou pire encore affirmer, comme l’a fait récemment Mussolini dans son dernier discours de Milan, « que depuis 1929 les masses ouvrières italiennes se sont approchées toujours plus du fascisme », il y a loin !!!

Pour ce qui est de la complaisance du document au sujet de l’absence de grèves politiques, cela découle avant tout de la période de dépression du mouvement ouvrier mondial et de la dégénérescence de son parti de classe.

Comme l’organisation sociale du fascisme représente la réponse capitaliste à la défaite prolétarienne de 1920-21, toutes les innovations ne peuvent donc signifier que le perfectionnement de sa dictature de classe et des moyens de répression policière, dont la fonction est d’empêcher toute reprise révolutionnaire de la classe ouvrière et toute lutte sur la base des principes communistes qui seuls peuvent aboutir à l’écrasement du fascisme avec le renversement de la société capitaliste.

Mussolini a avoué ouvertement sa mission : « l’économie corporative reflète les principes de la propriété privée et cette loi n’est nullement une menace mais une garantie, non un danger mais le suprême salut ». Ainsi s’exprimait-il devant le Sénat en janvier 1934 au cours de la discussion de la loi sur les corporations.

Comme il est loin ce temps où le fascisme devant la poussée révolutionnaire de 1919-20 se proclamait révolutionnaire et anticapitaliste, où il passait en mars 1919 à l’occupation des usines de Darmine, où il affirmait ses tendances républicaines, réclamait le suffrage universel, l’abolition du Sénat, l’éligibilité des juges, la suppression de la police politique et, dans le domaine économique, un impôt très lourd, presque d’expropriation, sur le capital, la confiscation de plusieurs biens du clergé, une large taxe sur les successions, la confiscation de 85 % des profits de guerre, etc., etc.

Mais il y eut depuis lors la cassure produite par la défaite du prolétariat italien de 1921 et l’impuissance actuelle de la part des travailleurs de donner leur réponse de classe au fascisme. Et c’est tout dire.

Gatto MAMMONE.

N. B. - Des revues « bolcheviks-léninistes ». nous voulons dire « The New Internationale » et « Communismo » ont publié dernièrement une de nos études consacrée à la Mongolie et à la Chine. Nous ni verrions aucun mal si celles-ci avaient eu l’élémentaire correction d’indiquer qu’elles avaient fait un emprunt à « Bilan », d’autant plus que l’on sait comment les léninistes combattent notre fraction et que l’on connaît les divergences qui nous séparent, Ceci n’ayant pas été fait, pour éviter toute confusion, nous avons tenu à le signaler à nos lecteurs.

G. M. 


Le Centrisme, pilier de la démocratie bourgeoise !

« Nous, communistes, n’avons aucune prédilection pour le système parlementaire qui n’assure pas, et ne peut pas assurer, à notre avis, la libre expression de la volonté populaire. Mais nous sommes décidés, dans l’intérêt de la lutte de la classe ouvrière, à ne pas faciliter et, au contraire, à combattre les tentatives du capital qui veut anéantir les derniers vestiges du parlementarisme et, en général, de la démocratie bourgeoise. »

M. THOREZ

(Discours prononcé par le secrétaire national du P.C.F. 13 novembre 1934 à la Chambre. - Voir «  Humanité  » du 14 novembre 1934)

Autres articles de cette rubrique
  1. BILAN 00 : Sommaire des numéros de la revue "Bilan"
  2. BILAN 01a : Note liminaire
  3. BILAN 01b : Introduction
  4. BILAN 01c : Seizième anniversaire de la révolution russe
  5. BILAN 01d : Vers l’Internationale deux et trois quarts... ?
  6. BILAN 01e : Projet de constitution d’un bureau international d’information
  7. BILAN 02a : Massacre des travailleurs en Espagne
  8. BILAN 02b : Six communistes décapités dans les prisons de Cologne
  9. BILAN 02c : Une victoire de la contre-révolution mondiale - Les États-Unis reconnaissent l’Union Soviétique
  10. BILAN 02d : Désertions, trahisons et difficultés réelles de la doctrine marxiste
  11. BILAN 02e : Le principe démocratique - première partie
  12. BILAN 02f : Vers la construction d’une véritable fraction de gauche en France
  13. BILAN 02g : Pas de « Bordiguisme »
  14. BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
  15. BILAN 03b : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent - Socialistes et centristes applaudissent
  16. BILAN 03c : Pour les funérailles des victimes du « Diana »
  17. BILAN 03d : Résolution de Ligue des Comunistes Internationalistes sur la IVe Internationale
  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche