
Présentation Smolny :
La santé - comme la nourriture, le logement et le « travail » - est l’un des piliers vitaux de l’être humain. Et, si en France la médecine est - pour combien de temps encore - de qualité, une société saine devrait s’occuper de tous les aspects qui environnent l’individu. Car, sauver de la noyade quelqu’un, qu’on sèche et à qui on procure du bien être en vue de sa remise sur pieds, pour ensuite le rejeter dans une mer de plus en plus démontée, est un vrai casse-tête pour certains professionnels ! Ils se demandent, avec raison, qui doit-on soigner : les individus ou la société ?
Le capitalisme, dans sa course aveugle mais frénétique aux profits, n’a que faire de la communauté humaine. Depuis les années cinquante, un facteur aggravant est l’utilisation abusive des antibiotiques, autant dans les élevages qu’en médecine. Et la concentration industrielle de bétail, notamment porcin ou avicole, amène aussi un recyclage continuel des virus qui trouvent dans ces gigantesques bouillons de culture de nouvelles opportunités pour se recombiner, muter et résister plus rapidement !
Mais, l’État et les laboratoires pharmaceutiques vont nous sauver, non ?
J.O.
Présentation de l’éditeur :
Le livre de Stuart Levy retrace une des plus belles histoires de la médecine, celle de l’incroyable développement des antibiotiques, puis de l’apparition progressive de leur inefficacité thérapeutique.
Car les bactéries ont rapidement trouvé des parades pour résister à ces médicaments « miracles ». Chaque année, 10 000 tonnes d’antibiotiques sont utilisées en Europe, pour moitié en médecine humaine et pour moitié en élevage. Les plus pessimistes suggèrent que nous pourrions en avoir terminé avec leur usage vers le milieu du siècle prochain, laissant ainsi la part belle aux bactéries. Dans ce scénario catastrophe, scientifiquement et écologiquement fondé, la maîtrise des infections bactériennes par les antibiotiques n’aura été qu’un bref intermède, sans lendemain possible.
Peut-il en être autrement ? Très certainement, à la condition de changer nos comportements et d’apprendre à mieux utiliser les antibiotiques.
L’auteur :
Stuart B. Levy est professeur de médecine et de biologie moléculaire à l’université Tufts, aux Etats-Unis. Il est l’un des experts mondiaux en matière de résistance aux antibiotiques.
Table des matières :
Les antibiotiques nés d’une tragédie
Le monde microscopique des bactéries et des antibiotiques
De l’usage impropre des antibiotiques
Les mécanismes de la résistance aux antibiotiques
Le mythe des antibiotiques
Les animaux, un réservoir de gènes de résistance
Autres considérations écologiques
Contre un possible désastre
Les comportements face à la résistance aux antibiotiques
La résistance aux antibiotiques, un enjeu de société
Éditions Belin, parution : octobre 1999
ISBN : 2-7011-2407-7
239 pages / 13,5cm x 21,5cm / 18 euros
Bibliographie complémentaire :
— BELPOMME Dominique et PASCUITO Bernard, Ces maladies créées par l’homme. Comment la dégradation de l’environnement met en péril notre santé, Albin Michel, 2004 ;
— BRICAIRE François et SALDMANN Frédéric, Les nouvelles épidémies comment s’en protéger ? , Flammarion, 2009 ;
— GUILLAIN France, L’argile, tout simplement, Éditions Démeter, 2006 ;
— HORVILLEUR Alain, Guide familial de l’homéopathie, Livre de poche, 2003 ;
— POLLAN Michael, The Omnivore’s Dilemma, The Penguin Presse, 2006 ;
— REYMOND William, Toxic. Obésité, malbouffe, maladies ... enquête sur les vrais coupables, « J’ai Lu », 2007 ;
Sur la Toile :
— www.raffa.grandmenage.info : pour fabriquer soi-même ses produits domestiques et réfléchir !
— voir aussi, sur le site de la FICCI, un article alarmant intitulé : « La grippe porcine, un autre produit de l’insatiable soif de profit et de la barbarie capitalistes » ;
— voir enfin, car tout est lié, sur notre site le livre de THERY Laurence, Le travail intenable, et le film documentaire de Nikolaus GEYRHALTER, Notre pain quotidien (Autriche 2005, en DVD), qui dénonce avec éloquence les processus de production dans l’agroalimentaire aujourd’hui. A la promiscuité des poulets répond l’isolement des hommes cernés par le bruit des machines et la répétition des gestes !
Sur le grand écran :
— Nos enfants nous accuseront, le documentaire de Jean-Paul Jaud (2008) où l’on peut voir, surtout, les habitants d’une petite commune des Cévennes qui décident de mettre des aliments bio dans les assiettes de leurs enfants, à la cantine scolaire. Avec un peu de volonté, c’est possible ... et souhaitable !