
Élu à la présidence du SPD à la mort de Bebel en 1913. Il se fait le champion des méthodes modernes d’organisation, introduit le téléphone, les steno-dactylos, multiplie les circulaires et les fichiers. Schorske dira de lui : « Incolore, froid, déterminé, industrieux et intensément pratique, Ebert avait toutes les qualités qui allaient faire de lui, mutatis mutandis, le Staline de la social-démocratie ». Guère plus élogieux, le comte Kessler le dépeint ainsi : « Ebert, avec sa barbe et ses moustaches noires, son corps trapu, à l’air d’un Français du Midi, d’un officier de marine de Marseille... ».
Président des Commissaires du peuple en novembre 1918, il conclut une alliance avec le Haut Commandement de l’Armée pour défaire la révolution qu’il « hait comme le péché ». Premier président de la République de Weimar de février 1919 à sa mort en 1925.