AccueilPublicationsLe Réveil Communiste (1927-1929)
Dernière mise à jour :
mardi 26 mars 2019
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
RÉVEIL 05a : Un geste nécessaire
Février 1929
26 avril 2010 par olivier

Les adhérents à notre groupe de Paris, qui encore inscrits au P.C.I. ont décidé, en plein accord avec les autres camarades de leur groupe, de donner leur démission de l’organisation infectée d’une manière irréparable par le virus de la bolchévisation.

Ils ont rédigé une lettre ouverte et collective motivant leur démission. Ils ont estimé inutile d’adresser cette lettre au « Bureau politique » ou au « Comité central ». Ce qui serait un moyen bien digne d’un « Prometeo » ou de quelque autre chose du genre, un moyen pitoyable que nos camarades dédaignent. Nos camarades s’adressent des colonnes de notre organe aux éléments de base du P.C.F. et du Comintern pour justifier leur départ de cet organisme, estimant que l’on ne saurait y rester que par une position équivoque de renoncement aux grands buts de la révolution prolétarienne.

Voici le texte de la lettre en question :

Aux camarades de la base du PCF et de l’Internationale communiste

Chers camarades,

Il y avait quelques temps que nous nous étions posés la question : Peut-on rester en communiste conscient, dans les rangs d’une organisation qu’on juge marcher dans le sens contraire à la révolution ? Car nous avions, déjà depuis deux ans, la conviction que la 3ème Internationale n’était plus un organisme révolutionnaire.

Les événements d’Allemagne en 1923, la bolchévisation, enfin la plus récente trahison de la révolution chinoise, nous ont donné la certitude absolue que tout soi-disant « redressement » du Comintern est impossible. Il ne s’agit pas en effet, de voir dans ces faits, où la marche de la révolution apparaît nettement entravée, barrée par la politique de trahison du Comintern, de simples déviations opportunistes, qu’on pourra redresser un jour ; les éléments qui se placent sur le terrain du redressement du Comintern sont les agents conscients ou inconscients, directs ou indirects de la politique contrerévolutionnaire du Comintern ; les Paz, les Treint, les léninistes ou trotskistes, ou léninistes-trotskistes-les 100%, les bordiguistes à la lettre de « Prometeo », qui sont les endosseurs de la funeste politique de la bolchevisation.

L’analyse de ces faits et, en même temps, l’analyse de la situation russe où depuis l’instauration de la Nep s’est substitué à la dictature du prolétariat, une forme de gouvernement tendant à la dictature du prolétariat, une forme de gouvernement tendant à représenter les intérêts des classes possédantes et à brimer le prolétariat révolutionnaire ; l’analyse de toute la politique du Comintern nous a mis en face d’une réalité que nous ne vous avons pas cachée jusqu’à présent, mais que notre présence dans le parti pouvait au moins atténuer à vos yeux.

Les conditions de la classe ouvrière en Russie se font de plus en plus graves, la « rationalisation » est dans le pays de la « dictature du prolétariat » et de l’« édification du socialisme », aussi impitoyable que dans les pays officiellement capitalistes. La plus-value arrachée aux ouvriers par les mesures les plus réactionnaires sert à satisfaire les « mœurs bourgeoises » de l’innombrable armée de fonctionnaires de l’appareil étatique et administratif (ce n’est pas là, pour sûr, le gouvernement à bon marché de Karl Marx !) et des couches bourgeoises (grande et moyenne) créées par la Nep.

Les révolutionnaires conscients qui ne veulent pas se plier devant la politique officielle sont arrêtés en masse, par centaines, et envoyés en Sibérie ou dans les contrées les plus froides de la Russie. Et nous sommes obligés de constater qu’on emploie contre nos camarades en Russie les mêmes mesures que le fascisme emploie contre nos camarades en Italie. Comme en Italie on bat les arrêtés, comme en Italie on les envoie en masse au domicile forcé.

Vous savez bien camarades, que l’Internationale Communiste, que le parti français sont subordonnés au parti russe, vous savez que la politique de ce dernier conditionne la politique de toutes les sections du Comintern.

Or vous voyez quelle est cette politique et vous constatez que la présence de communistes conscients dans le Comintern comporte pour eux la responsabilité de cette politique contre-révolutionnaire et de réaction.

C’est de cette façon qu’aujourd’hui nous donnons une réponse à la question énoncées au début de cette lettre : Camarades, il est impossible pour un communiste conscient de rester plus longtemps dans le Comintern. Sa place est au dehors pour lutter ouvertement, loin de toute équivoque contre la bourgeoisie, la Social-démocratie et le Comintern, alliés plus ou moins masqués du capitalisme.

En quittant le PCF et l’International de Moscou, nous pensons aussi vous indiquer le seul moyen possible de lutter pour la révolution :

Hors de l’Internationale de Moscou ! Au travail pour le développement réellement prolétarien d’une politique de gauche, qui sera la base solide et inébranlable pour la collaboration révolutionnaire, véritablement révolutionnaire du prolétariat mondial dans la lutte contre le capitalisme !

Suivent les signatures de nos camarades.