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La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
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Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
Septembre - Octobre 1935 / pp. 757 - 763
24 janvier 2011 par eric

PROLÉTAIRES !

La fraction italienne de la gauche communiste s’adresse à vous avec la pleine conscience de la gravité énorme de la situation actuelle et des responsabilités qui pèsent sur elle : conscience et responsabilité qui ne sont pas des affirmations vides et abstraites, présomption ou prétention, mais les produits d’un long passé d’activité politique. Par la solide cohérence et le développement de ses positions politiques, que les événements ont confirmées, notre fraction peut représenter aujourd’hui, dans l’ouragan social où tout périclite et se précipite, l’ancre à laquelle peut s’attacher le prolétariat, l’extrême tranchée de la révolution où se construisent et se trempent les bataillons de la victoire communiste. L’appel de notre fraction tend à mobiliser vos énergies afin qu’au naufrage de vos institutions de classe et de vos vies dans la guerre, soit opposée la seule réplique que l’histoire et la lutte des classes admettent : le naufrage et la destruction du régime capitaliste au travers de votre victoire insurrectionnelle. Dans ce but, seule la compréhension du passé peut projeter la lumière sur l’avenir et nous faire apercevoir le chemin de la victoire.

Fascistes, démocrates, socialistes et centristes sont arrivés au terme de leur œuvre : après avoir, par des voies différentes, intimement collaboré à l’œuvre de démantèlement et d’étranglement du prolétariat mondial, ils se rejoignent et fraternisent pour donner à cette œuvre la seule conclusion que permet un régime basé sur la division en classes : la guerre. Oh ! tous, de Staline à Vandervelde, de Mussolini et Hitler à Laval et Baldwin, tous voudraient éviter de tomber dans le précipice, après l’avoir, pendant des années et des années, creusé avec les os des prolétaires massacrés. Ainsi qu’en 1914, de même aujourd’hui, ceux qui - au travers de la guerre civile que le régime capitaliste porte en ses entrailles - ont étranglé, en le prolétariat, la seule force historique capable de construire une société sans classe qui opposera à la société bourgeoise de l’exploitation de l’homme par l’homme et de la guerre, l’harmonieuse convivance de l’humanité, non plus assujettie, mais s’assujettissant le processus de la production et de son développement ; ceux qui, aujourd’hui, comme en 1914, ont vaincu dans la guerre civile, au nom et pour le compte du capitalisme, consacrent cette victoire dans le déchaînement de la guerre : après la « paix » entre les brigands pour massacrer le prolétariat, la « guerre » entre les brigands pour l’hécatombe de millions d’ouvriers.

Au nom de la « paix », on prépare fiévreusement la guerre. Mussolini voudrait « pacifiquement » conquérir l’Éthiopie et, suivant le chemin que les démocrates d’aujourd’hui, français et anglais, ont battu dans le passé, il veut amasser des monceaux de cadavres en Abyssinie afin de « civiliser » ces territoires, lui qui personnifie le régime d’esclavage et de terreur qui a brisé provisoirement la seule force de la civilisation en Italie : le prolétariat ; lui, le bourreau qui, clouant une croix de mort à chaque foyer ouvrier, ne pouvait toutefois empêcher que les morts, les emprisonnés, les déportés deviennent les piliers du parti de la victoire révolutionnaire, de ce parti qui manqua en 1919-20 pour donner à l’éruption révolutionnaire des masses, conscience et substance, pour en faire le torrent qui portera l’humanité de la phase préhistorique des régimes de classes à la phase supérieure où l’histoire peut commencer : la société communiste.

« Pacifiquement », le Négus voudrait conserver sa domination sur les populations abyssines soumises à un régime d’exploitation infâme ; ses déclamations sur l’indépendance et l’intégrité de la « nation », dans la phase actuelle où la seule force de progrès est le prolétariat mondial, ses déclamations se révèlent pour ce qu’elles sont : des instruments de tromperie des masses et Hailé Selassié acceptera tous les concours en cette œuvre d’exploitation des travailleurs abyssins : celui de financiers « étrangers » qui acquerront des concessions pour sucer le sang des populations indigènes, celui des gendarmes « étrangers » qui briseront l’échine de ces travailleurs qui oseraient se dresser en un effort de défense et de rébellion.

« Pacifiquement », les impérialismes français et anglais voudraient conserver les positions conquises à Versailles.

« Pacifiquement », l’impérialisme allemand voudrait obtenir une révision des frontières établies en 1919.

« Pacifiquement », les socialistes voudraient garder les places qu’ils ont pu conquérir dans les organismes que le prolétariat a fondés au prix de la vie des ouvriers et en des batailles où il dut affronter la férocité capitaliste, dans des organismes qu’ils ont pliés au service de l’ennemi ; « pacifiquement », ils voudraient continuer l’orgie dans l’attente tranquille des appointements mensuels et des honneurs dans les ministères, les parlements et les autres institutions capitalistes.

« Pacifiquement », les centristes voudraient continuer à maintenir le prolétariat russe en une sujétion économique et politique qui leur permette de pénétrer dans l’aisance, la tranquillité, la débauche où se remuent les exploiteurs capitalistes.

Mais les bases de la société capitaliste ne permettent pas de rester indéfiniment sur les rails d’un cours d’événements, sur la ligne d’une uniformité constante qui, domptant et étranglant le prolétariat (la personnification sociale de la seule force capable de se mettre à la tête du développement incessant des forces de production), dompte et étrangle la seule force qui puisse éviter la guerre. Le régime actuel, même après avoir égorgé le prolétariat, n’aura pas de paix, parce que chaque instant de sa vie et de son évolution n’est possible qu’en créant un contraste dans la personne du capitaliste concurrent, de l’État adverse, du monopole ou de la constellation d’États qui surgit en opposition.

Il n’aura pas de paix parce qu’il veut tourner aux fins de l’appropriation privée les forces de la production qui débordent les cadres de son régime et se dirigent vers la satisfaction des besoins non des individualités, mais des collectivités, parce que les institutions de classe des ouvriers ne peuvent pas servir indéfiniment les intérêts de la classe ennemie, mais ressusciteront de la guerre comme les bastions de la révolution. Et ces lois historiques nous permettent de comprendre que socialistes, centristes, démocrates et fascistes sont tous les prisonniers de ces mêmes forces qu’ils ont engendrées ; eux qui, au travers de la violence et de la corruption, ont étranglé le prolétariat, ne peuvent que tomber dans la guerre.

Et déjà la manœuvre qui tend à établir le front unique autour des impérialismes respectifs, déjà cette manœuvre se profile à l’horizon de la situation actuelle. Au son de l’« Internationale », les prolétaires devraient se faire tuer au nom de l’antifascisme et de la démocratie où se dissimulent aujourd’hui les coffres-forts des vampires capitalistes français et anglais, les gueules des traîtres socialistes et centristes fraternisant après que leur œuvre ait obtenu son plein succès, l’œuvre qui a fait de l’État russe - qui fut la forteresse de la révolution - une forteresse du régime capitaliste mondial. Contre la dictature des vainqueurs de Versailles et pour les nations « prolétariennes », les ouvriers allemands et italiens devraient se faire tuer. Les cuirassés anglais dans la Méditerranée, voilà le drapeau que tiennent dans leurs mains les socialistes et les centristes. Les armées italiennes en Éthiopie : voilà les étendards des « principes de la justice ».

C’est là le panorama de la situation actuelle. La Société des Nations continue son rôle en couvrant d’un masque qui veut aveugler les masses, l’activité qu’elle déploie pour la formation des constellations pour la guerre. Les principaux vainqueurs de Versailles, France et Angleterre, cherchent fiévreusement le chemin qui peut les conduire à une alliance militaire. La France, incertaine de l’appui anglais, voudrait se garantir contre l’Allemagne par un soutien italien et, dans ce but, elle est disposée à laisser les mains libres à Mussolini afin que celui-ci répète ce qu’elle fit jadis au Maroc, en Tunisie, en Indochine et dans toutes ses autres colonies. D’autre part, l’Angleterre voudrait s’opposer à l’hégémonie française ainsi qu’à l’expansion italienne par un appui au plan allemand. Enfin, la lutte se déchaîne sur le front italo-allemand pour voir qui des deux pourra prendre la place de premier ordre dans la constellation des États qui combattront pour réparer les « injustices » de Versailles. La Russie Soviétique, où le récent développement industriel ne pose pas d’une façon aiguë les mêmes problèmes qui, dans les autres États, deviennent insolubles en dehors de la guerre et où la socialisation des moyens de production se basant sur l’accumulation progressive de la plus-value et non sur l’élévation de la teneur de vie des producteurs, élimine - dans les cycles de la production - les crises rythmiques intermédiaires pour les faire tomber directement dans la guerre, la Russie Soviétique agit au sein même du front des contrastes impérialistes et n’hésite pas à se relier avec celles des constellations où elle considère pouvoir mieux protéger ses intérêts. La Russie Soviétique n’hésite pas à appeler les ouvriers à se serrer autour de ces forces de « paix » qui s’appellent aujourd’hui la défense de la voie impériale anglaise, qui pourront demain s’appeler la défense des principes de justice dans l’intérêt des États qui furent vaincus à Versailles.

Ni dans un camp, ni dans l’autre, ne se trouvent et ne peuvent se trouver les intérêts de la classe ouvrière : la guerre n’est pas l’opposition d’un groupe impérialiste à l’autre ; elle est le moment extrême de l’attaque solidaire des deux constellations contre le prolétariat, la force qui menace et met en danger le régime de l’un et de l’autre groupe : le régime du capitalisme mondial.

PROLÉTAIRES !

Le prolétariat qui avait vaincu, en Russie, en 1917, se trouva dans l’impossibilité de relier sa victoire avec celle des prolétariats des autres pays où les batailles révolutionnaires ne conduisirent pas au triomphe de la classe ouvrière parce que manquait l’organe de guide : le parti de classe. En Russie seulement, le matériel théorique et organisatoire avait été construit avant la guerre au travers d’un travail de fraction que Lénine dirigea admirablement. Le socialisme qui ne peut vaincre que sur un plan de luttes internationales du prolétariat, a été enfreint par les défaites du prolétariat allemand, italien, chinois, de tous les pays. Pour sauver le capitalisme dans l’immédiat après-guerre, les démocrates et les socialistes d’hier et d’aujourd’hui prirent une place de premier ordre et sauvèrent la « civilisation » en massacrant les prolétaires révolutionnaires. Ils représentèrent la force essentielle dont se servit le capitalisme pour sauver son régime. En un second moment, de nouvelles forces prirent cette place. Ces nouvelles forces (le centrisme ayant été engendré par la défaite de 1923 en Allemagne) purent arriver à briser, dans la révolution chinoise, le bastion que les millions d’exploités d’Asie voulaient élever pour se joindre au prolétariat des pays capitalistes en vue du triomphe de la révolution mondiale et arrivèrent enfin, en 1928, à expurger les partis communistes de leur aile marxiste, préparant ainsi la trahison actuelle.

En 1922 tomba, en Italie, une forteresse du prolétariat mondial et, à cause de circonstances historiques qui empêchaient au capitalisme italien toute manœuvre corruptrice au sein du prolétariat, eut lieu le triomphe des hordes fascistes. Successivement, en Allemagne, en 1923, fut résolu, au désavantage du prolétariat mondial, le duel entre les classes protagonistes autour du nouvel organisme que la classe ouvrière internationale s’était donné : l’État russe. Ainsi que pour les syndicats, au temps de la Deuxième Internationale, la bourgeoisie comprit qu’envers l’État prolétarien il n’était pas possible de déchaîner l’attaque violente, mais il fallait recourir à la manœuvre de la corruption. D’autre part, les bolchéviks qui dirigèrent les batailles de 1923, au travers de l’I.C., crurent que le chemin à entreprendre pour la victoire mondiale consistait dans la subordination des batailles de classes allemandes au plan de l’extension et du développement de l’État russe. Dans ce but, ils défendirent une tactique insurrectionnelle contre laquelle ils avaient combattu en Russie, où le prolétariat avait conquis le pouvoir parce qu’au lieu de préconiser la collaboration ministérielle avec les ennemis des ouvriers (ainsi qu’on le fit en Saxe et en Thuringe en 1923), ils soutinrent le mot d’ordre de la conquête insurrectionnelle du pouvoir. Des batailles de 1923 en Allemagne, l’État prolétarien sortait avec une altération profonde de ses caractères et les prémisses étaient posées pour donner vie au nouveau courant qui devait rejoindre, dans sa fonction historique, le réformisme qui nous avait conduits à la trahison de 1914 et qui, en 1927 en Chine, se révéla être la digue essentielle de la défense du capitalisme international.

Au sein du parti italien et de l’Internationale, notre courant qui, en janvier 1921 à Livourne, consacra l’acte de naissance du prolétariat italien en tant que force historique de la révolution, a développé une œuvre intense pour sauver l’organisme qui avait jailli de la victoire d’Octobre 1917 : l’Internationale Communiste. En 1923, au cours des événements allemands, l’alternative fut posée à notre courant : ou se maintenir à la direction du parti italien en se rendant co-responsable de l’évolution qui devait conduire à la déformation organique de l’État prolétarien et de l’Internationale, ou bien remettre la démission de la direction, car aucune possibilité ne lui fut donnée pour défendre intégralement ses positions de ces postes, et cela pour le mouvement italien aussi bien qu’international. Par conséquent, il emprunta le chemin de Lénine pour la construction des fractions, mais se heurta non seulement à la lutte brutale du centrisme, mais aussi à la manœuvre de confusion du trotskisme, tombé récemment dans les bras des traîtres de 1914.

Entretemps, de l’altération organique qui s’était produite en 1923 dans la politique de l’État prolétarien, devait se développer la nouvelle force de corruption et de trahison du prolétariat ; le centrisme, qui recalqua les traces laissées par le réformisme entre 1900 et 1914. En Allemagne, en face du plan du capitalisme pour arriver à la victoire fasciste, le centrisme représente, avec le socialisme, une force de premier ordre pour le succès de l’ennemi. En 1933 tombe un autre bastion du prolétariat international : les organismes du prolétariat allemand s’écroulent dans les cendres. Cette défaite emporta dans un tourbillon l’Internationale Communiste et marqua la bifurcation des situations qui se dirigeront désormais vers le déclenchement de la guerre. Ensuite, le capitalisme mondial, qui avait étranglé le prolétariat italien et allemand, dispersé - en s’appuyant sur le centrisme - le prolétariat chinois devait diriger son attaque frontale contre la classe ouvrière de ces pays qui étant sortis victorieux à Versailles, pouvaient ne pas devoir recourir au fascisme. Durant les mois écoulés, ce plan du capitalisme a obtenu son succès total : Staline recevra en Laval l’ambassadeur du capitalisme et lui signifiera son appui au plan d’armement pour la guerre. Mussolini et Hitler ont égorgé le prolétariat italien et allemand : Hitler portera à sa conclusion le plan de Noske et Scheideman en des circonstances historiques différentes. Ont immobilisé et dispersé le prolétariat chinois, écartelé le prolétariat français, les centristes, en consacrant dans la personne de Staline, la rupture du front prolétarien.

Aujourd’hui, les centristes ont rejoint les traîtres de 1914 et les bourreaux fascistes, en proclamant la nécessité pour les prolétaires de défendre la patrie. Lénine disait, en 1915, que « les phrases sur la défense de la patrie, sur la résistance à l’agression ennemie, sur la guerre de défense, etc., ne représentent pas autre chose, des deux côtés, qu’une tromperie du peuple ». Aujourd’hui, les centristes sont à leur place pour permettre le carnage mondial.

Les socialistes sauvent le régime capitaliste en 1919-20. L’immaturité du prolétariat mondial empêchera les bolchéviks de maintenir sur les rails de la révolution l’État prolétarien qui sortira défiguré des batailles de 1923 en Allemagne et engendrera le centrisme : voilà les prémisses de la terrible situation actuelle et de la guerre.

PROLÉTAIRES !

L’outrage suprême qu’on puisse vous faire est celui que vous font socialistes et centristes en vous disant que les terribles événements actuels dépendent de la nécessité où se trouverait Mussolini de faire sa « guerre de prestige » ; qu’une personne pourrait avoir entre ses mains les fils d’événements qui verront descendre sur le champ de la guerre des millions d’hommes armés. De même en serait-il pour ceux qui voudraient faire croire que la position actuelle et contre-révolutionnaire de l’État russe dépendrait des capacités diaboliques de Staline. Non. Nous assistons aujourd’hui à une précipitation des situations dont le capitalisme devient temporairement le seul acteur ayant pu provisoirement dompter le protagoniste de la nouvelle société : le prolétariat. La classe ouvrière paie aujourd’hui le prix de son immaturité à profiter des situations de l’après-guerre pour arriver, sous le guide d’un parti de classe, à la victoire révolutionnaire. Le parti de classe ne s’improvise pas, comme le prouvent les formidables événements d’Espagne et d’Autriche. Les prolétaires de Lindz, de Vienne, des Asturies ne firent pas comme ceux d’Allemagne et d’Italie en 1919 et 1920 et mirent en action leurs mitrailleuses pour défendre leur classe. Mais ces armes ne les préservèrent pas de la défaite : les batailles historiques ne se résolvent pas uniquement au travers des armes, mais au travers d’armes qui sont actionnées par des munitions idéologiques, théoriques et tactiques du prolétariat, munitions qui ne peuvent être préparées qu’au travers d’un travail de fraction. En Autriche comme en Espagne, le prolétariat ne fut pas en mesure de développer ce travail et les Bauer et Caballero, qui avaient collaboré avec la bourgeoisie pour massacrer le prolétariat dans les situations révolutionnaires osèrent reprendre à leur compte les grandioses batailles de février et d’octobre 1934 au même moment où leur compères socialistes en Belgique, en France, en Angleterre, préparaient l’Union Nationale, le Front Populaire pour la défense de la République, l’appel à la flotte anglaise dans la Méditerranée. Mais ces batailles formidables, ce sont les bastions des partis de demain ; elles ne resteront pas les pions des traîtres socialistes qui peuvent provisoirement - à cause de la victoire du capitalisme mondial - se les approprier frauduleusement.

Pour avoir préparé le parti de la révolution dans l’avant-guerre, les bolchéviks ont permis au prolétariat russe de conquérir le pouvoir en Octobre 1917. Le danger le plus terrible qui plane aujourd’hui sur le prolétariat international consiste dans l’isolement de notre fraction qui, reprenant le chemin des bolchéviks, a développé un travail de fraction pour la reconstruction du matériel idéologique et organisatoire du parti, lequel est tombé avec l’altération des caractères fondamentaux de l’État prolétarien en 1923 en Allemagne.

Notre fraction a tenu, ces jours-ci, son Congrès et ses travaux se sont développés pour éclairer les événements au travers d’une analyse du passé, pour établir les causes qui nous ont conduits à la tragique situation actuelle : non problèmes ou responsabilités d’hommes, non soif de guerre de Mussolini ou perversion de Staline, mais problèmes historiques et de classes, qui ont été examinés par notre Congrès. Grâce à un effort concordant des délégués, le Congrès a pu s’élever à la vision de la réalité, à la définition des tâches qui incombent à la fraction dans l’intérêt du prolétariat italien et mondial. Les bases programmatiques inébranlables qui furent posées à Livourne lorsque notre courant fonda le parti, les bases qui permirent la construction du parti au feu de la guerre civile, et cela pendant les deux années où la gauche tint la direction, les base qui permirent cinq années d’opposition croissante au sein de l’Internationale et huit années de travail de fraction, ces bases ont permis à notre Congrès de tirer la conclusion qui s’imposait dans l’intérêt du prolétariat en face des deux plus récents et graves événements qui représentent aussi les premiers moments du précipice des situations dont l’épilogue ne peut être que la révolution prolétarienne. Les quinze années de travail au travers desquelles ont été édifiées et renforcées les bases de la lutte pour l’insurrection dans les pays de capitalisme avancé, et réalisées les prémisses pour reprendre et conclure l’œuvre des bolchéviks afin d’atteindre la phase supérieure de la lutte du prolétariat mondial : arriver à l’établissement de la théorie marxiste de la dictature du prolétariat en vue de l’anéantissement de l’État et de la construction de la société communiste, ces quinze années ont permis à notre Congrès d’indiquer la réplique que le prolétariat devait donner à la déclaration de Staline (qui consacre définitivement le passage des partis communistes au service de l’ennemi) et la réponse du prolétariat au conflit italo-éthiopien qui est le premier acte de la conflagration mondiale immédiate ou l’occasion pour la cristallisation des constellations impérialistes pour la guerre imminente.

Notre Congrès a exprimé, à la fois, la réponse du prolétariat italien a la chute des partis communistes dans la trahison, et l’élévation de ce prolétariat qui s’apprête à reprendre sa place dans les luttes ouvrières mondiales après quatorze années de torture fasciste. À Staline, le Congrès a répondu que la pierre tombale qu’il a placée sur les partis communistes consignés à l’ennemi, ouvre la phase qui conduit à la transformation en parti de notre fraction en vue de la fondation de la nouvelle Internationale surgissant de la victoire révolutionnaire. À Mussolini qui, suivant immédiatement Staline, a donné le signal de la guerre immédiate ou pour le proche demain, notre Congrès a répondu que le prolétariat italien a forgé - au cours des quatorze années de la sanglante répression - les armes pour déclencher la bataille révolutionnaire, pour opposer à la guerre l’insurrection victorieuse ou, dans la pire des hypothèses, pour conclure la guerre dans la lutte pour l’instauration de la dictature prolétarienne.

Voilà la signification du Congrès de notre fraction, le sens de la portée de l’appel qu’il lance aux ouvriers.

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS !

La manœuvre de 1914 se répète. Vous êtes appelés à vous battre pour la démocratie contre la dictature : en réalité, vous êtes appelés à épouser la cause de vos impérialisme. Vous pourrez vous opposer à la guerre en déclenchant des mouvements de masse sur la base de vos organisations syndicales de masse. De telles batailles ne peuvent se résoudre qu’en opposant la révolution à la guerre. La révolution ne peut triompher qu’en fécondant le parti de classe, le guide des mouvements insurrectionnels. Au cas où vous ne sauriez faire déferler ces mouvements de classe, la guerre est inévitable et sa transformation en guerre civile n’est possible qu’au travers de la reprise de vos mouvements de classe pour la défaite de tous les États qui vous auront jetés dans le carnage mondial. Disposez-vous à combattre contre toutes les patries : fasciste, démocratique, soviétique. Votre lutte est la lutte pour l’Internationale, pour la révolution. Pour la victoire révolutionnaire, vous expulserez de vos rangs ,les traîtres socialistes et centristes qui, brisant votre front révolutionnaire, ont préparé les prémisses pour la guerre et prendront la tête des forces qui vous conduiront à une acceptation de la cause capitaliste : la cause de la guerre.

En Italie et en Allemagne, comme en Angleterre et en France, comme en Russie et en Abyssinie, dans tous les pays, vous lutterez pour la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile. Seulement en vous concentrant pour cette orientation vous serez en mesure de profiter des situations révolutionnaires qui seront engendrées par l’éclosion du contraste insupprimable et de classe qui est constitué par le bloc des ouvriers et de la bourgeoisie pour la guerre, bloc provisoire qui a été uniquement possible grâce à l’œuvre de trahison des socialistes et des centristes, bloc qui débouchera d’autant plus vite et d’autant plus rapidement dans la victoire de la révolution que plus activement sera poussé l’effort des prolétariats pour créer les fractions de gauche, les prémisses historiques et théoriques indispensables pour le parti, pour l’internationale de la révolution.

Vive la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile !

Vive les fractions de la gauche communiste !

Vive l’Internationale et à bas toutes les patries !

Vive la révolution communiste mondiale !

LE CONGRÈS DE LA FRACTION ITALIENNE DE LA GAUCHE COMMUNISTE.


« Nous avons appris, pendant la révolution, à « parler français », c"est-à-dire à jeter dans le mouvement le maximum de mots d’ordre d’impulsion, à augmenter l’énergie et l’ampleur de l’action directe des masses. Nous devons maintenant, en période de stagnation, de réaction, de désagrégation, apprendre à « parler allemand », c’est-à-dire agir lentement (il est impossible d’agir autrement tant qu’il n’y aura pas de recrudescence du mouvement, systématiquement, opiniâtrement, en avançant pas à pas, en gagnant du terrain pouce par pouce. Celui qui trouve ce travail ennuyeux, qui ne comprend pas la nécessité de conserver et de développer les bases révolutionnaires de la tactique social-démocrate, dans cette voie aussi, à ce détour de la voie aussi, ne mérite pas le nom de marxiste ».

(LÉNINE, « La liquidation du liquidationnisme », 1909).

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  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche