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Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
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Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
Novembre - Décembre 1935 / pp. 828 - 834
15 avril 2011 par eric

L’analyse de la situation doit, évidemment, partir de ce qui est et non d’hypothèses ou de conjectures politiques. Dans la résolution publiée dans le n° 9 de « Bilan » sur la France, notre fraction s’est inspirée de cette considération : sans vouloir se lier les mains soit par une perspective de fascisme imminent, soit par une perspective du maintien de la démocratie bourgeoise amendée bien que, déjà, cette seconde éventualité parusse la plus probable, nous voulions enregistrer, politiquement l’évolution des événements en France et surtout marquer les positions autour desquelles le prolétariat devait se rassembler pour poursuivre sa lutte dans l’un et dans l’autre des cas.

Aujourd’hui, le problème se présente tout autrement. Il ne s’agit plus de perspectives, mais d’éléments de faits ; il n’est plus question de rassembler les ouvriers contre l’une ou l’autre manœuvre capitaliste, mais d’examiner l’action prolétarienne, ses formes, sa substance dans une période qui a mis à nu la fonction définitive de certaines forces sociales qui agissent au nom des intérêts bourgeois. Après les répercussions de la déclaration de Staline en France, les manifestations du 14 juillet, la constitution d’un front populaire avec les radicaux et, enfin, l’unité syndicale pour l’étranglement du prolétariat, on ne peut vraiment plus se permettre une seule hésitation quant à la signification profonde de ces événements sous peine de devenir un pion de manœuvre des confusionnistes, agents de la bourgeoisie. Il faut donc partir d’un point acquis et compléter dans ce sens la résolution de la C. E.

La France, après l’Angleterre, prouve que l’avènement du fascisme n’est pas le fait d’une fatalité mystérieuse, mais la conclusion capitaliste à des rapports donnés entre les classes, rapports qui n’expriment eux-mêmes que l’état d’évolution des contrastes économiques et sociaux qui sont à la base du régime capitaliste. Les grandes puissances métropolitaines, vieilles démocraties bourgeoises arrivées les premières au pouvoir, ont traversé l’après-guerre sans secousses de classes, grâce à leur position prédominante à Versailles, à leurs vastes empires coloniaux, amortisseurs de l’économie métropolitaine. Même la crise économique n’a pas apporté, dans ces pays, des troubles graves nécessitant des manœuvres capitalistes d’envergure. Il est vrai que, la première, l’Angleterre s’est engagée dans le chemin des manœuvres monétaires et, qu’en France, eut lieu la secousse du 6 février 1934. Mais ce sont là, plutôt, des éléments qui caractérisent la force impérialiste de ces pays où les nécessités de la crise économique, de la phase de dépression permanente d’un système condamné, peuvent s’exprimer par des manipulations monétaires qui renforceront le capitalisme anglais par l’aggravation de l’exploitation de millions d’indigènes et le morcellement d’un prolétariat métropolitain corrompu jusqu’à la moelle ; ou, au travers de scandales financiers qui permettront au capitalisme français de concentrer l’attention des ouvriers autour de ceux-ci, alors qu’il passera à la constitution d’un gouvernement d’Union Nationale pour éliminer les travailleurs de leur chemin spécifique de classe. Il est faux de considérer le fascisme comme le fruit d’une situation économique donnée. Mais même en acceptant ce critère, il faudrait quand même admettre que les capitalismes anglais et français possèdent, sur ce terrain, infiniment plus de possibilités de manœuvres que n’en possédât l’Italie ou l’Allemagne, ce qui rend toute possibilité d’analogie vaine. Mais ce critère, nous ne l’acceptons pas, parce qu’il s’agit d’une notion unilatérale et, de ce fait, non-marxiste. Certes, les explosions sociales sont le fait de rapports économiques donnés, mais il faut qu’elles puissent s’exprimer dans une direction donnée, conforme aux buts historiques du prolétariat et non qu’elles soient dévoyées et étouffées - ce qui est le cas en France - pour être finalement reconduites vers la consolidation du régime capitaliste. C’est la rupture du front des classes, en Italie, en Allemagne, l’impossibilité de donner aux explosions manifestement révolutionnaires des ouvriers un débouché capitaliste, du fait du dénuement économique de ces impérialismes, qui a motivé l’intervention des bandes armées du fascisme. Et pour nous occuper de la France, ce sont là des éléments que nous ne retrouverons à aucun moment de son évolution. Ni dans l’immédiat après-guerre, ni surtout le 6 février, dont la résolution de la C. E. a marqué suffisamment la signification pour que nous n’ayons pas à y revenir longuement ici.

Par contre, nous verrons le centrisme passer la barricade après la déclaration de Staline, la constitution d’un large front populaire pour la défense de la république démocratique et, enfin, toutes les attaques frontales de Laval contre le prolétariat immobilisées par socialistes et centristes. La période de Flandin et Laval en France, la persistance du gouvernement national Baldwin en Angleterre, qui sont les périodes où le prolétariat s’est vu balayé du terrain politique et où il s’est dissout au sein de la « Nation », nous permettent de formuler, d’une façon catégorique, que ces pays entreront dans la guerre sans connaître le fascisme.

Il s’agit maintenant de voir comment on aborde l’évolution de la situation française et comment elle se déroula réellement. Si le 6 février signifie quelque chose, c’est exactement le contraire de ce que l’on veut y voir. Il n’eut pas pour conséquence le développement de bandes fascistes, mais fut à l’origine de la formation du front commun qui se développa progressivement jusqu’à entraîner de forts contingents d’anciens combattants pendant que la droite, portée au pouvoir brusquement, pratiquait le chantage fasciste pour faire passer dans le calme ses mesures économiques. Dès lors, il s’agissait, non de rivaliser de zèle avec les antifascistes socialistes et centristes, formant comités sur comités ou de se lancer dans de profondes digressions sur les milices syndicales, mais bien d’appeler les masses à lutter contre la seule réalité présente - sans préjuger, évidemment, de l’avenir - : les mesures du gouvernement démocratique de Doumergue d’abord, de Flandin ensuite, et enfin, de Laval.

Aucun groupement français n’a posé justement les problèmes fondamentaux du mouvement prolétarien, parce que même ceux qui prétendaient vouloir aller de l’avant, restèrent prisonniers de vieilles formules creuses. Au sujet du problème du fascisme, ce fut une erreur que d’inventer une opposition de principe entre lui et la démocratie bourgeoise en rejetant a priori que cette dernière puisse évoluer jusqu’à remplacer la nécessité du fascisme. Certes, il ne s’agit pas ici d’un problème de volonté, d’actes que la bourgeoisie française pouvait ou non réaliser, mais de toute une structure sociale non travaillée par des éruptions et qui enfanta irrésistiblement cette manœuvre démocratique. Il était juste de dire que, dans la phase contre-signée par l’écrasement du prolétariat allemand et de l’entrée de la Russie dans la S.D.N., la période d’un écrasement mondial du prolétariat s’ouvrait et que le capitalisme allait frapper en France. Mais il était faux de faire d’une forme de domination capitaliste un épouvantail mondial, alors que c’était la substance de ces nouvelles situations qu’il fallait retenir : une attaque mondiale du capitalisme en vue de l’écrasement des ouvriers dans tous les pays.

Pour la question syndicale, notre résolution disait : « l’importance qu’il faut attribuer actuellement à la question syndicale, en France, découle de la situation qui ne pose pas momentanément le problème du pouvoir devant la classe ouvrière ». Il fallait donc rassembler les masses autour de leurs revendications immédiates, attaquées non par le fascisme, mais par les gouvernements démocratiques et ainsi préparer la voie pour des batailles plus générales. Nous partions de la situation qui voyait se déclencher l’attaque capitaliste et le reflux prolétarien et c’est dans ce sens que nous préconisions la C.G.T. unique, la fusion entre C.G.T. et C.G.T.U. : mais sur la base d’un programme de luttes grévistes. Nous disions : « le mot d’ordre de l’unité syndicale est donc inséparable de la lutte pour la grève générale. Une unité se réalisant par le simple passage des syndicats de la C.G.T.U. dans ceux de la C.G.T., sans que cette poussée unitaire se rencontre avec une évolution des mouvements grévistes, représenterait un nouveau facteur de la démobilisation du prolétariat à l’avantage du capitalisme ». Aujourd’hui, l’unité syndicale est presque réalisée, à part certaines frictions entre les couches dirigeantes et appointées de la C.G.T.U. et C.G.T., mais elle parachève la plus grande défaite des ouvriers français. Depuis la Commune de Paris, la bourgeoisie démocratique a appris à vaincre les prolétaires plus surement qu’avec des fusils et des canons. Ce fut d’abord août 1914, aujourd’hui le 14 juillet, le 11 novembre et une unité syndicale toute à l’avantage des traîtres, où l’on veut étrangler la moindre tentative de lutte des travailleurs.

L’IMPORTANCE DE LA QUESTION SYNDICALE EN FRANCE

Il est certain que l’application du schéma des événements russes à la France conduit à la politique du 14 juillet, à l’alliance avec les radicaux, à l’appui à la république - avec les réserves de principe d’usage - bref, à la politique du front populaire. Cela prouve, non pas que ce schéma, appliqué par les bolcheviks, fut faux, mais bien que les conditions historiques sont de loin différentes. D’ailleurs, il y a bien des distinctions et d’oppositions entre les hypothèses, positions et proclamations que Lénine signa et tout le galimatias confusionniste des traîtres. Mais ce qui est évident, c’est que les perspectives politiques des groupes qui se réclament du prolétariat français s’inspirent, en grande partie, du schéma russe et des réminiscences de la grande révolution de 1789. Nous repoussons ces schémas parce qu’ils ne répondent pas à la phase mondiale de la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie. La révolution Russe vit la révolution prolétarienne dépasser et triompher des phénomènes propres à la révolution bourgeoise. Mais, incontestablement, dans ce milieu social arriéré, les bolcheviks triomphèrent, parce qu’ils furent les porte-voix de la conscience avancée du prolétariat mondial. La période de février à octobre 1917 appartient au passé et n’est que le choc de la révolution bourgeoise et prolétarienne. Il n’y a rien là, qui puisse servir comme élément progressif dans la lutte des prolétariats des pays démocratiques où la révolution bourgeoise est chose faite depuis de nombreuses, décades. Que l’on ne vienne pas avec des « Korniloviades » ou des théories d’appui à l’une force bourgeoise progressiste contre l’autre réactionnaire, a des fronts uniques avec la social-démocratie contre le fascisme en démontrant qu’en Russie, Lénine fit un compromis avec Kérenski contre Kornilov, etc. Il faut apprécier la lutte des prolétariat dans les pays capitalistes selon d’autres critères et considérer la phase mondiale où règne partout l’impérialisme bourgeois qui se dresse solidairement, de la droite à la gauche, contre le prolétariat. La Russie est vraiment le dernier pays où les circonstances de la révolution bourgeoise ont pu être exploitées palr et au profit du prolétariat. Les événements chinois de 1927, déjà, ont prouvé que dans des secteurs économiquement et socialement arriérés, l’impérialisme mondial intervenait de concert avec la bourgeoisie nationale contre le prolétariat. Et en 1923, le décalque du schéma russe en Allemagne, dans un pays de démocratie bourgeoise hautement avancée, aboutit à une magistrale défaite prolétarienne. Aucune force sociale qui agit au sein de la société bourgeoise ne peut désormais être appuyée, soit même temporairement, par le prolétariat. Il se doit, conformément aux enseignements de l’après-guerre, d’agir sur des bases spécifiques de classe, contre toutes les forces capitalistes, qu’elles soient fascistes ou social-démocrates, ou centristes, en vue de porter atteinte au mécanisme de la société capitaliste, démocratique ou fasciste.

Historiquement, ce n’est pas le fait du hasard si en France, en Angleterre, ces pays classiques de la démocratie bourgeoise, se soient développées de puissantes organisations syndicales. C’est qu’après 1848, en France, avec Blanqui, les ouvriers français se sont dressés comme une force indépendante de classe contre laquelle libéraux, progressistes et réactionnaires bourgeois devaient s’unir. C’est qu’il y eut la Commune de Paris.

En Angleterre, c’est le puissant mouvement Chartiste, où la séparation avec les progressistes bourgeois se fit rapidement. Puisque vivant dans des sociétés bourgeoises, en opposition directe avec la bourgeoisie, dès lors que la question du pouvoir ne se posait pas, le prolétariat devait se regrouper sur un terrain de classe en vue de porter ses coups à la source du profit bourgeois, en vue de défendre ses conditions d’existence. C’est dans les Trades-Unions, les organisations syndicales de masses de France, d’Allemagne, que la bourgeoisie porta sa corruption afin de faire du rassemblement des ouvriers un pilier de la machine parlementaire bourgeoise. La signification de classe de l’apparition des syndicats de masse à l’époque de la IIe Internationale fut donnée par Luxemburg qui, sous l’influence de la révolution russe de 1905 d’abord, des grèves générales en Belgique ensuite, réagit contre l’opportunisme des chefs réformistes corrompus par la bourgeoisie et entrevit dans les syndicats des bastions du prolétariat desquels, sous le choc des événements ultérieurs, il aurait pu déchaîner de foudroyantes attaques contre le capitalisme. Mais l’opportunisme vint à bout du rassemblement des ouvriers dans leurs organisations syndicales et ce fut la débâcle de 1914. En France, l’anarcho-syndicalisme exprima cette poussée voulant s’opposer au parlementarisme pourri, à la prison démocratique, en faisant des syndicats, instruments de classe, les seules armes du prolétariat. Mais l’anarcho-syndicalisme n’exprimera qu’une poussée et non une tendance scientifique ne pouvant se constituer qu’au feu des luttes de classes, par l’analyse et la confrontation de tout le patrimoine prolétarien. Il ne sera donc pas un organisme politique agissant dans l’ambiance où s’effectuait, dans un sens ou dans l’autre, ce travail : la IIe Internationale. C’est pourquoi l’anarcho-syndicalisme sombrera dans la guerre et l’ après-guerre n’en verra que des débris.

Après les IIIe et IVe Congrès de l’I.C. la France se verra appliquer le même schéma que celui qui conduisit au 1923 allemand. Entretemps, la scission syndicale survint sous la pression des réformistes qui exprimaient ici la nécessité pour la bourgeoisie de diviser le prolétariat dans un moment où des rassemblements unitaires des ouvriers auraient pu compromettre sa reconstruction nationale. Ce fut une colossale erreur que d’accepter la scission alors que ne s’ouvrait pas, en France, une période de luttes révolutionnaires décisives : c’était mettre à la disposition de la bourgeoisie une organisation permanente de sabotage. Les communistes auraient dû accepter les plus durs sacrifices pour maintenir ou reconstituer l’unité ou lutter pour un front unique syndical. Mais l’I.C. partait à la conquête des masses avec le front unique inter-partis...

Au lieu de considérer que, dans l’après-guerre, la tactique communiste en France devait consister à sonner le ralliement autour d’organisations syndicales unifiées, autour d’un programme de revendications immédiates, nous eûmes la « bolchevisation », le soutien du Cartel et un peu de cache-cache entre C.G.T. et C.G.T.U. Certes, la constitution de l’économie française, sa force, ses amortisseurs coloniaux, contribuèrent pour beaucoup à la faiblesse d’un prolétariat non secoué par des secousses économiques comme en Allemagne, en Italie. Mais malgré ces éléments, au cours de la période qui se clôture avec la stabilisation monétaire de Poincaré, dont les ouvriers firent les frais, des possibilités de lutte s’ouvraient pour un P.C. qui aurait appelé les masses à se regrouper autour des syndicats, qui aurait combattu avec acharnement le Cartel, qui aurait déployé une tactique s’inspirant des idées essentielles qui guidèrent le P.C., alors dirigé par notre courant - en Italie avec la fondation de l’Alliance du Travail. L’expérience italienne compte quand même pour quelque chose. Et, à ce sujet, il est certain que le front unique syndical entre syndicats réformistes, anarchistes et le syndicat indépendant des cheminots, constitué sous la pression communiste, permit non seulement une sérieuse résistance aux attaques capitalistes, mais réalisa en même temps qu’une position ferme du prolétariat devant le fascisme, un terrain où les travailleurs pouvaient évoluer vers les positions de la lutte communiste. Mais le parti italien s’était armé des thèses de Rome qui balayèrent le terrain du prolétariat, dénonçaient tous les rouages de la machine démocratique par une réfutation de principe de ses institutions, de ses forces sociales. Il délimitait cette vérité essentielle, entrevue d’ailleurs par Gorter, que le prolétariat, dans la société démocratique bourgeoise, ne pouvait compter que sur ses propres forces de classe et que la direction de ses efforts devait porter vers l’opposition irréductible à toutes les expressions de cette société. Là était l’élément progressif des nouvelles révolutions prolétariennes que les thèses des 3e et 4e Congrès étouffèrent.

C’est de cette considération que découle l’importance des syndicats quand n’existent pas de dispositions des masses vers des luttes révolutionnaires. Nous n’examinerons pas les conclusions - fausses à notre avis - que les Hollandais tirèrent de cet élément : la sortie des syndicats réformistes et la constitution de nouvelles unions basées sur les entreprises. Même aux mains des réformistes, les syndicats restent, pour nous, les endroits où les ouvriers doivent se rassembler et d’où peuvent surgir des élans de conscience prolétarienne balayant toute la pourriture actuelle. De toute façon, prôner le rassemblement des masses autour des syndicats signifie aussi leur indiquer que, momentanément, ils doivent frapper sur le clou des revendications immédiates afin de désarticuler l’étau oppresseur du capitalisme et riposter à son bourrage de crâne « populaire ». Si des mouvements se produisaient en dehors des syndicats, il faudrait, évidemment, les soutenir, mais en les dirigeants vers les obstacles qui font des syndicats des instruments de la bourgeoisie : la constitution de nouveaux organismes prolétariens ne pouvant être que le fait d’une phase ascendante du mouvement prolétarien.

Pour ce qui est de la France, l’axe de la situation est la question syndicale, pour peu que l’on pose justement le problème. Il s’agit de concentrer les masses dans des organisations syndicales uniques ayant un programme de résistance aux attaques capitalistes. Mais l’unité s’est faite sur la base du front populaire, antichambre de l’Union Sacrée et certainement dans un sens qui répond aux intérêts de la bourgeoisie. Lorsque nous préconisions l’unité syndicale, nous mettions à l’avant-plan un système de mots d’ordre pour les revendications partielles, en proclamant que son rejet ferait de l’unité une victoire de l’ennemi à laquelle, vu le rapport des forces, les communistes se soumettraient nécessairement sans préconiser : tel l’Union Communiste, hier le Congrès de Fusion, puis la fusion de fédérations, ou l’entrée sans conditions dans la C.G.T. Puisque nous partions d’une position, qui nous paraît correcte, quant aux relations entre partis et syndicats, nous plier à un état de faits dont nous rejetions toute responsabilité, revenait à vérifier les organes d’action des communistes au sein des syndicats, auxquels revenait le grand rôle de brandir le drapeau des luttes immédiates dans les assemblées syndicales. Mais, en France, on veut résoudre la question syndicale avant même de savoir ce que l’on veut politiquement. Au lieu de se délimiter politiquement et de tenter de formuler les éléments de la conscience de classe que le prolétariat français peut retirer de ses expériences et, sur cette base, d’intervenir de l’extérieur, au sein des syndicats, on renverse le problème : il faut résoudre la question syndicale, constituer des « gauches » et puis former le parti de demain. Mais le problème du rassemblement des masses dans des organismes unitaires, pose un problème de programme, et ce programme c’est un organisme restreint qui doit le formuler : un noyau communiste. Il faut donc épauler les revendications d’unité syndicale, de celui d’un programme de luttes et formuler en même temps la revendication centrale qui doit permettre aux syndicats d’enregistrer l’évolution de la conscience des masses : le droit des fractions.

PARTI, FRACTIONS COMMUNISTES ET SYNDICATS

En réalité, voilà comment auraient dû être abordés les problèmes de la lutte du prolétariat français. Le problème du parti est, en somme, celui de la formation d’un courant communiste qui résulterait des expériences effectuées par les ouvriers français au sein de la société démocratique et des luttes mondiales du prolétariat. Aujourd’hui, cela aurait signifié une disposition particulière d’un groupe communiste à délimiter, d’une façon principielle, les forces qui agissent sur l’arène politique, à se présenter comme un organisme agissant sur tous les terrains où vit le prolétariat, avec des positions indépendantes résultant de cette analyse d’ensemble. En considérant le parti comme seul organe pouvant embrasser tous les intérêts du prolétariat pour les fondre dans un objectif historique : l’érection d’une société nouvelle, on affirme aussi que le cerveau de la classe se trouve en lui, alors que les contrastes de la société capitaliste permettent l’élaboration idéologique des matériaux pour la lutte. En France, comme en Belgique, en Angleterre, l’endroit où ces contrastes qui frappent le prolétariat sont étouffés, se trouvent être les syndicats. C’est donc en leur sein que les communistes veulent agir - abstraction faite des éventualités d’éruptions spontanées des ouvriers en dehors et contre les syndicats - mais agir en tant qu’organisme historique qui sait et qui proclame que le syndicat ne peut être qu’un rassemblement organique des masses dont la substance est donnée par la période où agissent les ouvriers, mais qui ne peut leur donner le programme de leur libération. Le parti, sans fractions syndicales, signifie donner aux syndicats une fonction qu’il n’a et ne peut avoir sous peine de perdre sa nature et devenir une institution du type du parti. Par contre, l’intervention des fractions syndicales des divers partis au sein des syndicats, signifie permettre l’évolution de la conscience des ouvriers selon les événements, sans qu’existent les possibilités d’incorporation étatique des syndicats, tel que le danger apparaît aujourd’hui en France. Jeter les fondements d’un véritable groupe communiste en France, c’est donc donner au syndicat sa fonction réelle. Et, à ce sujet, nous repoussons catégoriquement toutes les conceptions syndicalistes qui veulent, par une modification structurelle des syndicats, en en faisant des syndicats d’action directe : les transformer en des organes spécifiques de la l’évolution communiste.

Le seul endroit où se forment les cadres de la révolution ne peut être qu’un groupe communiste qui, par un travail de dissection des expériences passées, de la phase actuelle que traverse la société capitaliste, acquiert la capacité d’intervenir dans les syndicats pour diriger l’évolution de la conscience de classe des ouvriers, qui se manifestera certainement dans une phase de flux prolétarien. En revendiquant le droit à ’existence des fraction au sein des organisations de classe, nous sanctionnons l’incapacité des syndicats à élaborer le programme de la révolution et nous sanctionnons sa capacité il exprimer la vie de la classe, ses réactions aux contrastes capitalistes à devenir des bastions de la lutte prolétarienne pour la direction desquels luttent courants communistes et agents de la bourgeoisie. C’est pourquoi nous n’accepterons pas des fractions « secrètes », nous refuserons de considérer chaque ouvrier comme « un syndiqué » qui, selon les normes de la démocratie, s’oriente dans la confusion des assemblées syndicales et surtout nous refuserons de participer à des entreprises de « gauche syndicale », ramassis d’individualités ou de groupes.

Le programme d’une opposition syndicale ne peut être qu’anti-réformiste ou anti-centriste, mais non le programme d’un groupe qui vise à élever les luttes partielles des syndicats en des mouvements généraux où la direction échoit, vu l’ampleur de la lutte, entre les mains du parti. Or, l’anti-réformisme et ses variétés est bien plus une officine de scissions et de confusions que de réalisations positives. Une « gauche syndicale » se confine nécessairement au syndicat ; en fait, tout l’horizon politique des ouvriers, alors que les groupes politiques qui y adhèrent abdiquent leur rôle spécifique. Aux ouvriers il sera dit : l’essentiel c’est de regrouper les forces opposées aux réformistes et aux centristes de la C.G.T. unifiée. Mais ce bloc que résoudra-t-il ? La moindre action fera surgir des divergences entre membres de l’Enseignement unitaire, syndicalistes, trotskistes, communistes de l’Union. Bien sûr, il y aura un programme commun. Cependant, ce programme est, en lui-même, un avortement, car il veut résoudre le problème syndical au sein des syndicats, par des appels à la lutte, alors que, seuls, des groupes intervenant dans les syndicats, de l’extérieur, sous leur propre drapeau, permettraient aux ouvriers de sortir de la confusion qui veut que tous les problèmes soient résolus dès que l’unité syndicale est réalisée et qu’existe un semblant de démocratie. Le grave danger de ces Oppositions, c’est qu’elles créent des divisions parmi les syndicats (à ce sujet, l’O.S.R. centriste est concluante) alors que les fractions syndicales rappellent aux ouvriers syndiqués l’existence des partis qui agissent pour ou contre leurs intérêts historiques, la liaison entre leurs intérêts contingents et finaux, la liaison réelle entre partis et syndicats.

Le grand malheur c’est, qu’en France, lors des pourparlers entre C.G.T. et C.G.T.U., au sujet des fractions, l’on n’ait vu que la capitulation du P.C. acceptant l’interdiction des fractions sans songer à rappeler la position communiste à ce sujet. Pourtant, toutes ces tractations avaient en vue de lier indissolublement les syndicats à la bourgeoisie et d’essayer d’empêcher que des groupements communistes puissent intervenir pour donner une direction aux sursauts de classe des ouvriers.

Actuellement que toute cette comédie est consommée, il ne s’agit certes pas de créer des « gauches », mais de lutter pour le droit des fractions dans la C.G.T. unique, en reliant cette revendication à la situation actuelle.

N. B. - Manquant provisoirement de documentation sur l’activité de la Fédération Unitaire de l’Enseignement au sujet de laquelle nous voulons prendre positon, nous n’en avons pas parlé. Nous ferons en sorte de pouvoir réparer cette lacune dans un article spécial.

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  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche