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Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
Mai - Juin 1935 / pp. 632 - 637
16 mai 2011 par eric

Jamais la convergence de toutes les forces du capitalisme mondial sur le front de la lutte contre le prolétariat ne s’est aussi clairement exprimée que par la déclaration de Staline « qui comprend et approuve pleinement la politique de défense nationale de la France ». En effet, si l’on rattache cette position des articles de Blum dans le « Populaire », au récent discours de Hitler devant le Reichstag, l’on aboutit à une vision qui se dirige internationalement vers une totale dissolution du prolétariat et sa mobilisation autour des drapeaux de la conflagration prochaine. Mais dans cette « Sainte Alliance » de la réaction il semble d’ores et déjà qu’un rôle essentiel est attribué à la Russie Soviétique. C’est à Staline que l’impérialisme français a fait appel pour donner un coup décisif aux ouvriers français, alors que jusqu’ici il protestait avec véhémence contre « l’immixtion » de Moscou. Et il peut le faire au grand jour puisque l’histoire de l’après-guerre témoigne éloquemment que l’ère des relations diplomatiques entre l’État prolétarien et les États capitalistes a déterminé les défaites sanglantes des ouvriers, a mené l’État russe au point crucial de la dégénérescence, pour en faire un allié précieux dans l’étouffement des luttes de classe.

Les Russes blancs de Paris peuvent à juste titre chanter victoire et jurer de défendre « la patrie soviétique » ; les charognes centristes social-démocrates peuvent hurler à nos chausses, déporter ou fusiller des ouvriers révolutionnaires en Russie ; la contre-révolution triomphe sur toute la ligne : les batailles révolutionnaires de 1917 sont irrémédiablement perdues.

Il serait vain de vouloir trouver une explication non de classe mais du domaine de « l’exploitation » des compétitions inter-impérialistes au communiqué de Moscou. En effet, maints symptômes nous montrent clairement que les conditions de polarisation des États capitalistes autour de quelques grandes puissances sont encore en gestation et que des constellations aux contours bien précisés n’existent pas encore. La politique française tend à constituer un bloc pour l’isolement de l’Allemagne, englobant des impérialismes contrastants tels l’Italie, en refusant les propositions précises d’alliance militaire de la Russie voulant relier « sécurité » et « automatisme » militaire. Le renforcement de l’impérialisme allemand limite continuellement cette politique alors que les visées italiennes en Éthiopie la mettent en danger [1]. Mais momentanément, le Pacte de Rome de janvier, le pacte de Londres de février, la Conférence de Stresa, l’assemblée extraordinaire de la SDN et, enfin, le pacte franco-russe se dirigent plus vers cette utopie « d’isolement » du Reich que vers la consécration d’une constellation donnée. Par conséquent, se contenter de l’explication banale qui affirme voir dans la déclaration de Staline le prix d’une alliance militaire précise avec la France, c’est mal interpréter la réalité qui ne vit pas de promesses (d’après les commentaires centristes il semble bien que des promesses aient été faites par Laval) mais de considérations d’intérêts positifs. Et à ce point de vue la confusion subsiste toujours.

* * *

La politique tsariste avant la guerre était un élément actif visant à disloquer la mosaïque austro-hongroise et un empire turc tenu debout à grand-peine par l’impérialisme allemand. Sa convergence avec l’Angleterre - après 1905, consacrant la défaite russe en Asie - et avec la France se fit sur ces points représentant en somme le problème complexe de la prédominance sur la Méditerranée. Aujourd’hui l’alliance Russo-Française représente une convergence autour du statu quo balkanique, de l’Europe centrale, statu quo dont dépend l’existence même de la Russie. Aussi bien que la Pologne, par exemple, trouve dans un rapprochement avec l’Allemagne plus de garantie pour la réalisation de ses visées, il n’est pas exclu la Russie puisse trouver demain dans l’Allemagne plus de garanties à sa survivance territoriale. C’est dire - et le contenu du pacte franco-russe en témoigne - que l’alliance entre Moscou et Paris n’est, à notre avis, pas encore définitive.

Mais cela ne change pas grand-chose au fond du problème qui est le rôle de classe joué par la Russie pour le compte du capitalisme mondial et qui vient de s’exprimer au profit de la France.

Ce rôle est mis en lumière par la phrase de Staline, que les centristes français en particulier essaient de faire avaler aux ouvriers. Nous avons déjà mis en évidence qu’une solidarité du capitalisme mondial s’est toujours exprimée contre la lutte du prolétariat révolutionnaire. Qu’il s’agisse de Bismarck aidant Thiers à écraser les Communards ; de l’impérialisme anglais et français volant au cours du tsarisme russe en 1905 ; de l’intervention des Alliés, en 1917 en Russie ; de l’occupation de la Rhur et du plan de renflouement Dawes consacrant la défaite de 1923 en Allemagne ; de l’aide au fascisme hitlérien, toujours ce sont les intérêts de classe du capitalisme mondial qui ont dominé les contrastes inter-États. L’incorporation de l’URSS au circuit international du capitalisme - par la théorie du socialisme dans un seul pays - fait de cet État un élément essentiel de cette solidarité contre le prolétariat (qui se transforme et dégage les intérêts contrastants existant au sein du capitalisme après avoir étouffé les travailleurs) et le communiqué de Staline représente un échelon de celle-ci en même temps que l’apogée de la dégénérescence de l’État ouvrier. La Russie, pas plus que ses alliés, ne peut rester reliée à des mouvements sociaux proclamant des buts révolutionnaires puisque le jeu des contrastes inter-impérialistes où elle est mêlée est actionné essentiellement par la nécessité de détruire avec des générations d’ouvriers, toute menace révolutionnaire. Il existe une incompatibilité fondamentale entre la lutte des classes et le jeu des contrastes inter-États. Elle réside en ceci : l’une aboutit à la révolution, l’autre dans la guerre. Des États peuvent se relier à des mouvements nationaux, séparatistes, car ceux-ci ne feront en dernière analyse qu’exprimer une voie de détournement du prolétariat de ces bus spécifiques pour remettre à tel ou à tel autre impérialisme le soin de résoudre par la guerre « sa » question nationale. Ainsi, l’Allemagne peut se relier au nazisme autrichien, de Tchécoslovaquie, mais non aux luttes des classes de ces pays qui ne trouveront une issue que dans la révolution prolétarienne. La Russie, par la bouche de Staline, ne fait donc qu’exprimer au nom de ses intérêts particuliers, la solidarité du monde capitaliste dans la destruction du prolétariat de tous les pays et elle pousse à la dissolution du prolétariat français au sein du régime. C’est là l’unique importance réelle des conversations de Moscou. Il se sera donc avéré que, d’une part, le capitalisme français - après la bourgeoisie allemande - aura obtenu plus de résultats dans sa lutte contre le prolétariat en poussant à la dégénérescence de l’État prolétarien, qu’en excitant à la croisade contre lui et que, d’autre part, le centrisme, grâce à la fonction gigantesque d’un État soviétique, arme du capitalisme et étouffoir de la lutte des classes, aura pu bien avant le déclenchement de la guerre prôner la défense nationale, envisager le soutien d’un gouvernement d’Union Sacrée et affirmer comme Péri que les communiste seront pour la défense nationale si elle coïncide avec la « défense révolutionnaire ».

* * *

Pour le centrisme « rien n’est changé », à part le fait qu’il est « dur » d’expliquer aux ouvriers la raison du patriotisme rouge. Pour « L’Humanité » la preuve de la justesse de la nouvelle ligne résiderait dans l’exploitation par la presse française des déclarations de Staline contre l’activité du parti. Puisqu’ils sont « obligés » de reprendre cette déclaration, c’est qu’elle est juste ! Raisonnement irréfutable et digne de la stupidité crasseuse de journalistes véreux s’occupant de communisme ( ?). Vaillant-Couturier, l’homme de la troisième période et du « social-fascisme », affirmera que les communistes ne rejettent pas l’idée de la patrie, de l’armée et qu’avant de conquérir celles-ci « ils veulent sauvegarder, en attendant, toutes les richesses matérielles et culturelles du pays ». Il appellera donc les ouvriers à lutter pour un nettoyage de l’armée bourgeoise. « Contre les officiers fascistes » dira « L’Humanité » afin que l’armée française devienne un instrument sûr de la défense de l’URSS, rempart de la paix. Il est évident que la promesse des centristes de continuer la campagne contre les deux ans, de refuser de voter les crédits de guerre, perd toute signification si l’on examine le fond des choses. Le centrisme ne se bornera plus à dévoyer, à disperser les luttes ouvrières, mais est appelé à travailler sur le même plan que la social-démocratie : la mobilisation des ouvriers autour de l’État national et peut-être bien à participer à des gouvernements d’Union Sacrée. C’est bien ce que laisse supposer Vaillant-Couturier dans un leader consacré aux forces de gauche, à une perspective de nouveau Cartel. Comme les socialistes, les PC voteront contre les crédits de guerre tant qu’ils auront la certitude de ne pas mettre ceux-ci en danger. Car comme le dit très clairement la « Correspondance Internationale », la phrase de Staline représente « le rejet le plus vigoureux de toute pseudo lutte pacifiste pour la paix qui, dirigée uniquement contre les mesures techniques de la défense, proclame - thèse absurde - que la meilleure défense contre Hitler est, en fait, le renoncement à toute défense ». Ce n’est pas le problème de la technique militaire qui intéresse les centristes, mais le problème politique, c’est-à-dire une « juste volonté ». En d’autres termes, ils sont pour la défense nationale avec la garantie qu’elle se fera au profit d’impérialismes alliés à la Russie. Le centrisme n’aura pas attendu la guerre pour montrer sa gueule de traître : en cela il est digne de figurer comme un échelon supérieur par rapport à la trahison des socialistes en 1914.

Léon Blum, dans le « Populaire » constatera avec satisfaction que toutes les divergences de principes sont éliminées par l’acceptation de la défense nationale par les communistes et que l’unité organique s’impose plus que jamais. Dans un article, « La Lanterne éclairée », commentant le pacte franco-russe, Blum avait déjà déclaré qu’en vertu de ce pacte, si la Russie était attaquée par l’Allemagne ou par toute autre puissance européenne, ou bien si c’était la France qui était assaillie, deux hypothèses se posaient : la première la France devait-elle porter ses troupes au secours de la Russie ? La seconde, la Russie les siennes au secours de la France ? « En clair et en net, répondait L. Blum, ma réponse est oui ». Et, expliquant sa position, il ajoutait que tout pacte d’assistance mutuelle assume volontairement un risque de guerre involontaire. « Nous assumons un risque de guerre pour créer une probabilité de paix ». Le terrain ainsi préparé était fait pour recevoir sans choc la déclaration de Staline.

La social-démocratie admet ouvertement que la « guerre » et la « paix » ne sont que l’envers et l’endroit d’une même médaille capitaliste et qu’il convient de soutenir une politique de « sécurité » qualifiée de soutien de la « paix » pour préparer une bonne guerre (il est évident que les sophismes de Blum sur le risque volontaire de guerre involontaire n’ont aucun sens). Cela est tellement vrai le manifeste du 1er Mai de l’IOS met en évidence deux points : « parachevant sa préparation militaire en Europe » et la « coopération des démocraties européennes avec l’Union soviétique pour empêcher la guerre ». Aussi bien que la SDN est un instrument manœuvré par l’impérialisme français, l’IOS est le porte-parole des agents des États groupés autour de la France arborant le drapeau de la « paix ». La position isolée du Labour Party exprime bien ce caractère de l’Internationale des traîtres, en soutenant contrairement aux autres sections la politique d’équilibre britannique envers l’Allemagne.

Pour la « paix » s’alignent donc ouvertement centristes, qui affirment voir dans le Reich « non un État capitaliste ordinaire », et socialistes, approuvant et soutenant la politique militaire des États démocratiques face à l’Allemagne hitlérienne, cet « élément d’anarchie internationale ». Mais cette dernière avec le discours de Hitler au Reichstag a également affirmé sa volonté de « paix ». Goering, comme d’ailleurs avant lui, Flandin, n’avait-il pas déclaré : « nous avons bien travaillé pour la paix, nous avons réarmé ». La « paix » pour l’Allemagne signifie la possibilité d’obtenir pacifiquement ses revendications territoriales, des colonies, comme elle signifie pour les autres États le maintien de leur prédominance. C’est cela que Hitler a mis en évidence dans ses treize points et le réarmement de l’Allemagne n’est que la conséquence de l’impossibilité d’y aboutir pacifiquement. C’est cela que les ouvriers allemands ont acclamé et c’est sous ce drapeau qu’ils marcheront dans la prochaine guerre. Ainsi, éprouver ce que nous mettions en tête de cet article : la convergence de toutes les forces du capitalisme, allant de Hitler à Blum et de Blum à Staline, contre le prolétariat de tous les pays pour la préparation de la guerre.

Il reste à tirer quelques conclusions.

Le processus de dégénérescence de l’État soviétique ne date pas du communiqué de Moscou, pas même de son entrée dans la société des brigands. Ses bacilles se retrouvent dans les difficultés que les bolcheviques durent affronter sans pouvoir se prévaloir d’expériences antérieures. La lettre aux ouvriers américains écrite par Lénine en 1918 et citée aujourd’hui par « L’Humanité » pour justifier ses trahisons, exprime les terribles inconnues du problème des rapports de l’État prolétarien et des États capitalistes. Il s’avère actuellement que Lénine envisagea erronément une éventualité qui si elle s’était produite à l’époque aurait modifié ses opinions. Il croyait possible à l’État prolétarien d’intervenir sur le front des contrastes inter-impérialistes, d’exploiter au profit du prolétariat les luttes entre brigands opposés. Ce n’est pas un hasard s’il est demandé à la France à l’époque de Brest-Litovsk ou à l’Allemagne [2] au moment de l’occupation d’Arkhangel par les Alliés ne vint jamais et si toutes les suppositions de Lénine restèrent lettres mortes jusqu’aux premières défaites prolétariennes et le triomphe du centrisme. En effet, expression de la lutte de classe du prolétariat dans le monde entier, Octobre 1917 représentait la négation des contrastes du monde capitaliste, leur réponse prolétarienne. Aussi bien que l’intervention du capitalisme ne put triompher en Russie non du fait des antagonismes existants entre les différents États, mais du fait du réveil des ouvriers dans le monde entier, l’aide d’un capitalisme donné à la Russie était alors inconcevable précisément à cause de l’approche de rudes batailles de classe. Ceci revient à dire que lutte de classes et contrastes inter-État s’excluent mutuellement ; que l’État prolétarien ne peut vivre que relié au processus de la lutte des ouvriers du monde entier, que s’il subit les lois de cette lutte au lieu d’imposer les siennes, car ces dernières ne peuvent que le rattacher aux péripéties des contrastes entre les pays antagonistes se déroulant sur la base des défaites des ouvriers dont l’État prolétarien deviendrait le principal artisan. Guerre ou révolution, contraste inter-États ou lutte des classes, voilà les termes de classes opposées qui se heurtent irréductiblement sur l’échelle mondiale.

Une autre pensée des bolcheviks russes c’était qu’il pouvait être possible à l’État prolétarien d’accélérer le cours des contrastes inter-impérialistes sur le front des rapports inter-étatiques. On connaît la pensée de Lénine proposant de vendre à l’Amérique, à l’époque de l’intervention, un territoire occupé par le Japon afin de dresser face à face les deux brigands. Encore une fois, il en fut ici comme dans d’autres cas : la réalité exprimant l’impossibilité fondamentale de concrétiser ces appréciations. Il ne s’agit pas ici « d’erreur » au sens banal du mot, mais deux tentatives isolées d’embrasser une réalité inconnue, de marcher de l’avant, seul, alors que s’ébauchaient seulement des mouvements révolutionnaires en Europe Occidentale. Aujourd’hui, nous comprenons mieux que la dislocation d’un front inter-États, l’utilisation des contrastes capitalistes dépend avant tout de la lutte de classe du prolétariat, que l’opposition qui domine les situations n’est pas le dilemme : État prolétarien-États capitalistes, mais bien un dilemme de classe : prolétariat mondial-bourgeoisie internationale ; qu’un État prolétarien, après son érection, ne représente plus le prolétariat mondial qui vit seulement au travers des luttes des ouvriers de tous les pays contre leur bourgeoisie, mais uniquement un secteur dont la valeur n’est pas donnée par des réalisations économiques gigantesques, qu’il s’agisse de Dniepostroi, de Stalingrad et toute les « foutaisegrad » réalisées par le centrisme, mais uniquement par la conscience historique que le prolétariat des autres pays peut lui donner en le subordonnant à soi, à sa finalité révolutionnaire mondiale, en l’employant comme arme pour cet objectif. À ce point de vue, la moindre bataille menée aujourd’hui par le prolétariat pour se libérer de l’emprise du capitalisme et de ses agents, tels en Belgique les grèves des mineurs chassant socialistes et centristes des carreaux des mines pour poser sans compromission leurs revendications, ont plus de valeur révolutionnaire que tous les métros de Moscou, les « Maxime Gorky » construits par le centrisme, grâce à la fonction de cet État sur l’échelle mondiale où il fut d’abord l’artisan des défaites prolétariennes (1903, 1927, 1933) et ensuite l’artisan de la dissolution du prolétariat au sein du capitalisme dont la phrase de Staline accélère le procès.

* * *

Au point de vue de la situation française, incontestablement l’élan de la réalisation de l’unité organique est accélérée par l’approbation soviétique des armements français. Cependant, par l’acceptation même de la défense nationale par le centrisme la liaison de celui-ci avec la politique soviétique passera inéluctablement - tout comme la liaison des socialistes des différents pays avec l’IOS - au second plan, pour se concentrer uniquement autour de la notion de la « patrie » que l’on demande aux ouvriers de défendre contre la « barbarie fasciste ».

De ce fait dans l’éventualité où l’alliance franco-russe deviendrait un pivot de constellations, l’unité organique, se faisant sous l’égide du capitalisme français, au nom de la défense de la République démocratique, pourra s’effectuer rapidement et sans trop de heurts. Dans le cas contraire, il est possible que la confiance organique de ces deux courants contre-révolutionnaires se vérifia au milieu des coups de tonnerre de la déclaration de guerre. En tout cas, ce qui est définitivement acquis, c’est l’entrée du centrisme dans le giron des forces nationales du capitalisme français, sa liaison directe avec lui, en lieu et place de sa liaison indirecte avec le capitalisme mondial, par le truchement de l’Union soviétique.

* * *

Pour nous il est clair que la déclaration de Staline exige une réponse nette et sans équivoque. Pour garantir la révolution de demain il faut dénoncer aujourd’hui les illusions, démasquer le socialisme de pacotille de l’URSS : appeler un chat un chat, et une trahison, une trahison. Seulement si nous nous désolidarisons ouvertement de la politique de l’État russe, si nous affirmons que les réalisations économiques de la Russie représentent le prix de la trahison du prolétariat mondial et de l’emprisonnement des ouvriers russes par le capitalisme, dont le centrisme est l’expression politique ; par conséquent, seulement déclarant que nous ne pouvons nous solidariser avec quoi que ce soit de la politique intérieure ou extérieure de l’Union soviétique, nous parviendrons à faire comprendre aux ouvriers avancés que le sort de la révolution de demain se trouve dans une modification des rapports entre les classes, au point de vue international, fécondée par le travail idéologique des fractions de gauche de tous les pays et qui soit susceptible de chasser violemment, en Russie comme dans tous les pays, la domination capitaliste et ses représentants centristes et socialistes. D’autre part, ainsi nous pourrons opposer à l’image d’un État prolétarien dégénéré, instrument du capitalisme, un État prolétarien dirigé par une internationale, expression de la lutte du prolétariat mondial œuvrant pour la révolution dans le monde entier.

Rejeter en bloc l’Union Soviétique signifie marquer devant les ouvriers le chemin que suit aujourd’hui cette dernière et qui se dirige vers la guerre. Précisément parce que toutes ces réalisations sont faites en vue de la prochaine guerre dont elle sera un des protagonistes, aucune considération sur le soi-disant rôle progressiste des réalisations industrielles soviétiques ne peut appeler notre adhésion. Le fascisme italien a, lui aussi, élevé la structure économique du capitalisme, mais sur le dos du prolétariat. En URSS, la situation économique des ouvriers russes ne s’est pas élevée en rapport avec le développement des forces productives, mais par rapport au tsarisme. Ce qui signifie que l’industrialisation de la Russie s’est effectuée sur la base d’une exploitation des prolétaires qui, en intensité, équivaut à celle connue dans les pays capitalistes. Et le centrisme ne pouvait logiquement suive un autre chemin, dès qu’il sacrifiait le prolétariat mondial à l’aide capitaliste aux plans quinquennaux, et ceux-ci ne pouvaient pas ne pas aboutir à la guerre impérialiste dès qu’ils incorporèrent l’URSS dans le circuit mondial de la vie économique et politique du système capitaliste. C’est pourquoi à la déclaration de Staline nous pouvons proposer le drapeau élevé par notre action le 1er Mai : À bas toutes les patries : la fasciste, la démocratique, la soviétique. Vive la lutte prolétariat mondiale pour la révolution dans tous les pays.

[1] Le récent discours de Mussolini au Sénat, dont nous avons pris connaissance un peu tard pour en parler ici, confirme notre appréciation et montre que ce n’est pas la considération de la « garde du Brenner » qui pourrait l’emporter mais plutôt celle des colonies africaines où veillent l’Angleterre et la France.

[2] Voir à ce sujet les informations publiées par Louis Fischer dans son ouvrage « Les soviets dans les affaires mondiales ».

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  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche