
Bolchevik en 1903, il est le fidèle lieutenant de Lénine en exil mais s’oppose à lui sur la question de l’insurrection en Octobre 1917. Il divulgue d’ailleurs, avec Kamenev, dans le journal de Gorki Novaïa Jizn, la résolution du Parti sur le soulèvement armé, la condamnant « comme un acte de désespoir ». Furieux, Lénine exige l’exclusion de ces « briseurs de grève ». Mais les circonstances (“paix infâme” de Brest-Litovsk, début de la guerre civile) balaient les désaccords.
Dans son Testament, Lénine se contente d’associer Kamenev et Zinoviev : « Je rapellerai seulement que l’épisode d’Octobre de Zinoviev et Kamenev n’a évidemment pas été occasionnel, mais qu’il ne peut guère plus LUI (sic) - le texte authentique est, en effet, « lui » ; ce lapsus révélant la symbiose que constituaient, aux yeux même de Lénine, les deux hommes - être personnellement reproché que le non-bolchevisme au camarade Trotsky. »
Il est pourtant président du Soviet de Petrograd et va diriger d’une main de fer le Parti à Leningrad. Il préside aussi l’Internationale (1919-1926) et va mettre en oeuvre sa « bolchevisation ».
Allié d’abord à Staline, puis à Trotsky, il finit, comme Kamenev, en avouant de prétendus crimes devant le tribunal en août 1936.
Orateur intarissable et parfois prétentieux, il avait considéré Staline comme quantité négligeable.
Œuvres :
— LENINE N. & ZINOVIEV G., Contre le courant 1914-1917, Maspéro, 1970 ;
Bibliographie indicative :
— BROUE Pierre, Histoire de l’IC (1919-1943), Fayard, 1997 ;
— HAUPT Georges & MARIE Jean-Jacques, Les bolcheviks par eux mêmes, BS n°13, Paris, Maspero, 1969 ;