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Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
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La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
Septembre - Octobre 1937 / pp. 1403 - 1408
27 mars 2012 par daf

Au cours d’une discussion, au sein de la fraction belge, le camarade Vercesi a fait une intervention dont s’inspire l’’article qui suit. Cette intervention est en relation avec une résolution de la C.E. de notre fraction et a trait à la situation que traverse actuellement le mouvement communiste en France. Cette résolution sera publiée ultérieurement ; nous traitons ici des questions qui n’ont pu trouver leur développement dans la dite résolution.

Dans sa préface de 1890, au Manifeste, Engels dit : « le triomphe final des propositions émises dans le Manifeste, Marx ne l’a jamais attendu que du seul développement intellectuel de la classe ouvrière que devait amener l’action commune et la discussion en commun ». Nous trouvons, dans cette phrase, deux notions qui à première vue sembleraient contradictoires : celle du « développement intellectuel » (et Engels a eu soin de préciser avec le mot « seul ») et l’autre de « la classe ouvrière ».

La théorie marxiste faisant découler la formation des classes antagonistes des contrastes inhérents au mécanisme productif de l’économie capitaliste devrait, semble-t-il, faire résulter la victoire prolétarienne de la compétition grandissante des ouvriers contre les capitalistes à l’intérieur du périmètre tracé par les objectifs économiques, ces derniers contenant leur inévitable progression vers la lutte politique pour la conquête du pouvoir. .

La prétendue contradiction entre le développement intellectuel et économique des ouvriers disparaît lorsqu’on considère la nature des bases économiques dans la théorie marxiste. Celles-ci ne sont nullement constituées par la compétition entre deux classes autour de la fraction de la valeur du travail qui sera attribuée au prolétaire comme salaire, compétition considérée en elle-même et extraite de sa connexion productive, politique et sociale. Prise en soi, la lutte revendicative ne peut aboutir à un succès effectif même dans le domaine des conditions de vie des ouvriers, car le capitalisme dispose de toutes les possibilités pour neutraliser les effets de l’augmentation du salaire. La notion du salaire « réel », pour exprimer la réalité d’une conquête ouvrière, ne peut pas se borner aux limites de l’augmentation de la capacité d’achat du salaire, mais doit révéler une élévation de la force du prolétariat dans l’attaque qu’il mène contre le régime capitaliste. En effet, la bourgeoisie peut toujours compenser l’augmentation du salaire qu’elle a due consentir sous la pression de la lutte ouvrière par une élévation du mécanisme économique qui envahira d’autres zones d’exploitation, ou elle procédera à une transformation structurelle du fonctionnement de ce mécanisme. Le capitalisme anglais pouvait bien octroyer des augmentations de salaire aux ouvriers de ce pays sans que les bases de son régime en soient troublées et cela parce qu’il parvenait à éviter que le prolétariat anglais, en s’unissant avec les exploités coloniaux, construise le front qui, non seulement sur le terrain social et politique, mais aussi sur le terrain politique pouvait constituer le front réel de la lutte contre le régime bourgeois. Actuellement, les augmentations de salaire peuvent correspondre à une augmentation de la capacité d’achat du salaire et le capitalisme peut bien y consentir car l’enjeu réel de l’antagonisme de classe s’est déplacé et, sur le terrain économique également, il se trouve dans la transformation que la bourgeoisie, grâce au Front Populaire, a pu opérer dans la structure économique où l’industrie de guerre a pris une place hégémonique. L’ouvrier italien, belge, français, allemand, russe ou des autres pays pourra voir son salaire augmenté, mais le succès ne sera pas remporté par lui mais par son ennemi qui aura pu l’associer à la construction d’engins de guerre pour le massacre des ouvriers d’Espagne, de Chine aujourd’hui, des autres pays demain.

Le fondement de la théorie marxiste est économique et non revendicatif ; les classes luttent pour le système capitaliste de la production, ou en vue de sa destruction. Les bases du « développement intellectuel » de la classe ouvrière sont d’ordre économique et jamais intellectuelles, faute de quoi l’on tombe dans les déviations réactionnaires de l’idéalisme. Seulement il faut considérer que ces fondements économiques se rapportent à l’antagonisme entre les forces de production et les rapports sociaux et non à la compétition exclusive se rapportant à la fraction de la valeur du travail qui retourne au producteur comme salaire : le premier antagonisme ne souffre d’aucune compromission, le second connaît toutes les manipulations et manœuvres qui ont toujours frustré les travailleurs des fruits de leurs luttes sanglantes.

De tout temps les luttes revendicatives n’ont pu représenter que le point de départ des batailles prolétariennes. Leur aboutissant qui, communément, était appelé politique, n’était en définitive que la révélation de l’objectif économiquecorrespondant aux intérêts des ouvriers et dont ces derniers ne pouvaient atteindre la conscience de classe qu’au travers de leur parti. À l’époque de la Ière Internationale il s’agissait de relier la lutte revendicative avec la lutte pour la liquidation du régime féodal, en vue d’évincer la révolution bourgeoise. La IIe Internationale a connu l’encastrement des luttes revendicatives dans les autres pour le développement des positions de classe du prolétariat dans le domaine économique et politique. C’est la bataille pour le pouvoir qui a représenté la nature réelle des situations qui ont conduit à la fondation de la IIIe Internationale et c’est autour de cet objectif suprême que pouvaient se rattacher les mouvements revendicatifs de l’après-guerre.

Il nous semble avoir éclairci cette question : s’il est vrai qu’aucune action de classe n’est concevable en dehors des luttes revendicatives, il est aussi vrai que ces dernières ne peuvent représenter que le point de départ de la lutte prolétarienne dont les mots d’ordre doivent contenir l’objectif appelé politique, mais qui est en réalité économique et qui révèle la phase de la lutte des forces de production contre les rapports sociaux du régime capitaliste. Et ici il ne s’agit pas d’une affirmation de propagande que nous nous proposerions de réaliser demain, mais d’un tissu indivisible qui forme un tout avec la bataille revendicative. Notre participation à cette dernière n’est évidemment pas conditionnée à la possibilité du déclenchement de la bataille immédiate pour le pouvoir, mais nous quitterions le terrain de la classe si nous commettions l’erreur capitale de ne pas inscrire la revendication essentielle correspondante à la phase donnée de l’évolution politique ; actuellement la lutte contre la guerre impérialiste.

Le départage entre réformistes et marxistes s’est toujours effectué sur le terrain de la pénétration au sein de l’État capitaliste opposé à la nécessité de sa destruction et non sur celui constant à considérer que la base de classe résultait uniquement des luttes revendicatives ou sur la compromission provenant des objectifs d’ordre politique.

Marx s’opposait à Lassalle qui s’appuyait sur Bismark ; Luxembourg et Lénine à Bernstein qui proclamait la possibilité de faire servir l’État à la cause du socialisme ; actuellement les fractions de gauche - les seuls organismes marxistes - s’opposent directement à tous les autres courants (Front Populaire) ou indirectement (communistes de gauche) reliés à l’ennemi. Contre eux ,elles proclament que la révolution ne surgit pas des guerres d’Espagne ou de Chine et de son parachèvement antifasciste, mais de sa transformation pour faire de la guerre civile du capitalisme : contre les ouvriers, la guerre civile du prolétariat contre la bourgeoisie.

Marx disait : « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité, c’est au contraire la réalité sociale qui détermine leur conscience. » Il est impossible de déterminer les bases de la conscience du prolétariat sans avoir établi la réalité sociale dans laquelle nous vivons actuellement.

Dans le rapport sur la situation internationale soumis à la discussion en vue du Congrès de notre fraction, nous nous sommes efforcé de mettre en évidence que, lorsqu’on veut expliquer une situation historique au travers d’un schéma parfaitement valable pour une époque précédente et révolue, l’on ravale le marxisme au niveau de l’empirisme. Cette opération, chère à tous les falsificateurs de la pensée de Marx, conduit à la défaite certaine du prolétariat car elle empêche celui-ci de prendre conscience de la réalité sociale dans laquelle il vit, de saisir la portée des problèmes qui ont surgi, de préparer en conséquence les armes qui lui permettront de vaincre.

On sait que je défends, sur la situation mondiale actuelle, une thèse qui n’est nullement adoptée par l’ensemble de notre fraction, ni par la fraction belge. Je crois devoir mettre en garde les camarades contre une erreur : il ne s’agit point de discuter pour prédire s’il y aura oui ou non une conflagration mondiale. Pour ce qui me concerne, je crois que cette conflagration ne se déterminera pas et que désormais la seule forme de guerre correspondante à l’évolution historique actuelle est la guerre civile entre les classes, alors que les contrastes inter-impérialistes peuvent être dirigés vers la voie d’une solution non violente ; je suis le premier à ne pas baser mon analyse de la situation mondiale sur cet élément hypothétique quant à son développement ultérieur. Ce qui me semble être essentiel est ceci : dans le domaine économique et politique vivons-nous une situation de guerre impérialiste même si les canons ne crachent pas la mort des ouvriers au cours d’un carnage mondial ? La guerre actuelle en Espagne manifeste-t-elle une précipitation d’ordre mondial ? Le bouleversement que nous constatons dans la structure économique de la société capitaliste et la part dominante qu’y a prise l’industrie de guerre témoigne-t-elle d’un état de maturation extrême de tout le potentiel accumulé dans les situations précédentes ? Dans le domaine politique, l’Union Sacrée révèle-t-elle la phase extrême de la collaboration des classes ? Et ici il faut se garder de donner une réponse évasive à ces problèmes, car ainsi on élude l’analyse de la situation. Il ne suffit pas de dire que nous assistons à l’apparition d’une phase de la lutte des classes qui précède celle de la guerre militaire mondiale, et que, comme celle-ci est inévitable, nous devons remettre au lendemain des modifications structurelles que seule la précipitation ultime rend nécessaire.

Qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas une conflagration militaire mondiale, nous devons donner une réponse catégorique aux problèmes politiques actuels, nous devons pouvoir les comprendre et opérer dans notre sein les modifications exigées par eux. À défaut de cela nous nous mettrons dans l’impossibilité de comprendre et d’agir dans les situations ultérieures, fussent-elles dominées par l’éclosion de la guerre militaire mondiale ou par le déclenchement de la guerre civile entre le capitalisme et le prolétariat en des secteurs déterminés.

La « réalité sociale » résulte des événements et de l’analyse des problèmes politiques, sur la base des principes marxistes, et non de l’application - à la situation actuelle - des thèses qui auparavant ont servi de guide au mouvement.

Les principes marxistes indiquent scientifiquement que la lutte entre les classes constitue le moteur de l’évolution historique. Cela s’applique surtout aux formes extrêmes de la vie sociale : à la guerre, et il serait bien étrange de se baser sur la lutte de classe pour expliquer les différentes situations précédant la guerre et de s’en éloigner lorsqu’il s’agit de cette dernière. Les compétitions inter-impérialistes sont un élément secondaire et jamais fondamental. En 1914, elles ont joué un rôle important mais, encore une fois, accessoire : l’essentiel étant représenté par la lutte entre le capitalisme et le prolétariat.

Nier aujourd’hui le caractère impérialiste de la guerre en Espagne ou en Chine, parce que les grands États capitalistes ne déclenchent pas la conflagration pour la défense de leurs intérêts respectifs, c’est s’inspirer de l’empiriocriticisme et vouloir expliquer les événements non sur la base des principes qui furent d’ailleurs confirmés par la guerre de 1914, mais en théorisant les facteurs de cette guerre, facteurs d’ailleurs secondaires et qui peuvent ne pas réapparaître.

Auparavant nous nous basions sur la thèse de l’impossibilité, pour le capitalisme, d’accorder, dans la phase de son déclin, des améliorations réelles à la classe ouvrière. Or, ainsi que nous l’avons dit, la compétition entre les classes se détermine sur la base d’objectifs politiques et sociaux (ce qui est en définitive l’objectif économique) et non sur la base des postulats revendicatifs : c’est là, à notre avis, le principe marxiste dans le domaine des luttes partielles. Les événements de France, de Belgique et même des autres pays, qui ont vu une augmentation du pouvoir d’achat des ouvriers contredisent non le principe marxiste que nous avons indiqué, mais la thèse qui valait pour la situation précédente, et qui n’est plus valable aujourd’hui car l’adhésion donnée par les ouvriers à la production intensive des armements (qui a pris une position hégémonique dans l’ensemble de l’économie) fait que le capitalisme parvient à élever le taux de l’exploitation ouvrière tout en concédant des augmentations de salaires, des congés payés, des réductions des heures de travail.

Le développement gigantesque de la technique de production permet désormais de faire fonctionner le mécanisme productif (dans une proportion restreinte) à la production de biens consommables, dans une proportion très élevée, à la production des engins de destruction. Le régime capitaliste n’est pas basé sur les lois de la consommation mais sur ceux de la plus-value. Du moment que le capital peut être investi dans la production (qu’elle soit de choses utiles ou pour la guerre), les lois du régime fonctionnent. Évidemment, ceci n’est valable que pour une époque donnée car à la longue, le contraste explose et seule la production s’écoulant dans le marché engendrera la masse des nouveaux capitaux. Mais nous n’avons pas en vue des problèmes abstraits. Ce qui nous intéresse c’est la réalité qui est dominée non pas par le contraste entre la production et la consommation qui constitue le périmètre à l’intérieur duquel se développent les luttes revendicatives et l’opposition de classe, mais par le contraste entre l’économie de guerre et la révolution communiste. Les augmentations de salaires qui se produisent dans cette période ne sont plus incompatibles avec les lois d’un régime capitaliste - ainsi que ce fut le cas en 1914 - ayant instauré l’économie de guerre.

Il s’agit maintenant de déterminer dans quelle direction doivent se refléter les changements importants survenus dans la situation actuelle.

Les bases antagoniques de la société capitaliste contiennent l’inévitabilité de l’éclosion du contraste dans tous les domaines : économique, politique, social. Mais il est absolument faux de penser que le contraste contienne en lui-même l’élément vivificateur de la conscience socialiste du prolétariat. La « fatalité » de la fracture dans le mécanisme économique et politique du capitalisme peut aussi être la « fatalité » de l’anéantissement physique et politique des ouvriers. Pour qu’il n’en soit pas ainsi la fracture doit pouvoir évoluer vers l’éclosion de l’antagonisme de classe. L’une et l’autre trouvent évidemment leur source dans les bases mêmes du régime capitaliste, et s’il est vrai que l’évolution de la première conditionne l’engendrement du second, il n’est pas du tout vrai que l’antagonisme découle de la fracture. Il y a ici une corrélation dialectique et non de cause à effet.

Relié avec l’éclosion du contraste, se manifeste aussi dans la réalité sociale l’apparition d’organismes nouveaux, ou la transformation de ceux existant acquérant des fonctions bien plus amples qu’auparavant. Mais, encore une fois, l’organisme ne comporte pas l’inéluctabilité de l’opposition de classe. Cet organisme, dès qu’il surgit, se trouve à un point de bifurcation et l’interpénétration se fera dans le tissu de la domination capitaliste ou dans le tissu opposé de la lutte révolutionnaire, selon qu’il composera ou perdra de vue l’État capitaliste, ou bien qu’il se dirigera dans la lutte contre ce dernier en vue de sa destruction.

Les événements d’Espagne ont pleinement confirmé ce point de doctrine : toutes les « conquêtes de la révolution » se sont révélées être autant de briques pour l’édifice de la domination capitaliste en une situation d’incendie social où la bourgeoisie ne pouvait faire autrement pour dévier l’attaque des masses.

Il est connu que Lénine n’avait pas exclu l’hypothèse que la révolution vainque en dehors et contre les Soviets à un moment où ces derniers avaient pu être provisoirement gagnés a la cause du capitalisme, grâce à l’influence des mencheviks et des socialistes révolutionnaires.

Or, qu’est-ce qui révèle la nature de classe d’un organisme ? Comment le prolétariat parvient-il à mûrir les conditions de la nature prolétarienne de ces organismes ? Nous ne trouverons pas une solution en nous basant sur les objectifs qui seront proclamés, ni sur ses manifestations anticapitalistes, ni enfin sur leur composition prolétarienne. À Barcelone, par exemple, nous avons assisté à la formation d’organismes qui, dans le domaine économique, politique et militaire, contenaient des éléments qui semblaient en garantir leur nature de classe : l’objectif de la lutte pour le socialisme était ouvertement proclamé, leur composition prolétarienne ne pouvait nullement être mise en doute, et la manifestation politique de leur activité ne laissait place à aucune équivoque. Et pourtant les socialisations, les syndicats gérant la production, les Patrouilles de Contrôle, les milices prolétariennes tuant des individualités capitalistes, les Tribunaux du Peuple, tout cela n’a représenté en réalité qu’un ensemble d’institutions au travers desquelles le capitalisme a pu sauvegarder son régime. En quoi consiste le caractère de collaboration de classe de ces organismes, où trouvons-nous le trait de liaison qui fait du 4 Mai 1937 le fils légitime du 22-23 Juillet 1936 ? La réponse à cette question est extrêmement simple, mais il n’en est pas de même quand nous passons à l’établissement des conditions politiques susceptibles de déterminer une autre évolution des événements, celle se dirigeant vers la victoire révolutionnaire des ouvriers insurgés.

Il est évident que la seule garantie de l’orientation prolétarienne des organismes consiste dans leur indépendance à l’égard de l’État capitaliste, condition nécessaire pour la phase ultérieure de la lutte en vue de la destruction de cet État. Mais, pour que le prolétariat parvienne à réaliser les deux conditions de l’indépendance et de la lutte contre l’État capitaliste, il doit avoir capitalisé un programme politique qui lui permettra de ne pas être emporté par la violence des événements et de repérer le chemin de sa classe dans la tourmente des situations. Il est vain de se dire aujourd’hui que nous serons à même de fixer les contours de l’autonomie de classe des organismes lorsque la situation révolutionnaire éclatera. Il s’agit ici non d’une question physique de prédétermination des contours de ces organismes, mais d’une question chimique portant sur leur nature et demain nous serons capables de dissocier les cellules prolétariennes de l’emprise capitaliste si dès aujourd’hui nous avons préparé une mobilisation des cerveaux de l’avant-garde prolétarienne et que nous l’aurons mise dans la possibilité de traverser victorieusement l’épreuve des événements décisifs.

Et quand on parle de nature, de composition chimique de la politique, nous ne pouvons avoir en vue que le parti de classe et le processus de son engendrement. Nous avons vu d’ailleurs que dans le domaine de la construction des nouvelles organisations (soviet en Russie), ou de l’extension de la zone d’activité de ceux existant (syndicats en Espagne), nous n’avions en réalité qu’un produit primaire du bouleversement des situations où la volonté consciente du parti n’a aucune portée directe.

Les changements de la situation doivent se répercuter dans la structure interne du fonctionnement du parti de classe à qui revient d’ailleurs le rôle d’aiguiller les organismes de masse dans la voie de la révolution communiste en les arrachant à l’emprise de l’État capitaliste.

L’ouverture d’une situation mondiale de guerre impérialiste ouvre la dilemme suivant : ou bien les fractions de gauche - par une liaison entre elles - se mettent en condition de refléter dans leur sein le changement intervenu dans les situations, ou bien elles restent dans la phase précédente de vie internationale concentrée dans un secteur donné, et alors elles se trouveront devant l’impossibilité de s’acquitter de leur rôle pour la construction des nouveaux partis et de la nouvelle Internationale.

Le point de repère qui peut le mieux nous aider dans notre activité est représenté par la conduite des bolcheviks pendant la guerre de 1914-1918.

Leur travail international a consisté surtout dans une prise de contact avec les individualités qui, dans les différents pays, avaient pris une position de combat contre la guerre impérialiste. Nous devons immédiatement ajouter que les conditions étaient telles que les liaisons ne pouvaient pas dépasser les formes d’une polémique par correspondance.

Je pense que cette forme de travail international se trouve être dépassée et que nous devons entrer dans l’autre phase du travail en vue de la constitution des fractions de gauche. D’ailleurs l’expérience de la Belgique où cette fraction a pu se constituer prouve, à notre avis, que les conditions objectives existent pour un travail dans cette direction.

Mais, indépendamment des résultats positifs, c’est pour sauvegarder les possibilités d’évolution ultérieure des deux fractions existantes, et notamment pour notre fraction, que s’impose la construction du premier lien international. J’ai longuement parlé des modifications structurelles correspondantes au précipice intervenu dans la situation internationale, pour être obligé encore d’insister sur cette question.

Je veux en arriver maintenant, et ce sera le dernier point de mon exposé, sur la considération contenue dans le rapport en vue de la construction de la fraction française de la gauche communiste et ayant trait à la modification qui s’est faite (dans la situation de l’impérialisme capitaliste par rapport à la période précédente d’avant-guerre) dans l’engendrement du « développement intellectuel de la classe ouvrière ».

Les fondements de ce développement intellectuel ne sont évidemment pas, ainsi que nous l’avons expliqué, d’ordre intellectuel, mais se trouvent dans le domaine de l’économie productive et de l’évolution des contrastes inhérents à l’économie capitaliste. La forme décisive « intellectuelle » n’est que la manifestation du cours économique et productif. Dans l’avant-guerre les revendications immédiates accompagnaient dans le domaine politique, l’activité des socialistes défrichant le terrain social par l’agitation des idées socialistes tendant surtout à arracher les prolétaires de la situation d’esclaves où ils se croyaient irrémédiablement condamnés par un patronat de droit divin. Les « porteurs du socialisme » correspondaient ainsi à une époque où le mécanisme productif n’était qu’un simple « porteur de socialisme ». La situation a profondément changé dans l’après-guerre et le mécanisme productif a déjà réalisé les conditions objectives pour la victoire prolétarienne. Dans cette nouvelle situation, les masses sont portées à acquérir la conscience socialiste et c’est aux fractions de gauche qu’elles confient cette mission. Et nous constatons que, parmi les masses, il n’y a même plus la tentative de la part du capitalisme de défendre la bonté de son régime par rapport à celui de type socialiste, mais une dissimulation de la bourgeoisie sous le manteau du socialisme pour faire déferler la « lutte contre le marxisme ». Le processus est inverse et aux porteurs du socialisme parmi les masses se sont substitués les porteurs du capitalisme (au travers des multiples éditions des traîtres) parmi les ouvriers que les situations jettent dans l’arène de la lutte pour le socialisme.

Dans la situation actuelle, il revient aux fractions de gauche de déterminer les conditions internes qui leur permettront d’exprimer les intérêts réels des opprimés de tous les pays et c’est dans la conviction que le Bureau International pour les fractions de gauche sera bientôt une réalité vivante que je conclus en insistant sur le fait qu’il représente la condition indispensable pour que le cri de Marx « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » puisse se manifester demain dans la lutte victorieuse pour la révolution mondiale.

VERCESI.

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  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche