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Dernière mise à jour :
dimanche 19 mars 2017
   
Brèves
Mardi 21 mai - La Revue Z à Terra Nova
lundi 20 mai
Mardi 21 mai 2013 à 19h, rencontre à la Librairie Terra Nova de Toulouse avec l’équipe de la revue Z à l’occasion de la parution du dernier numéro Thessalonique & Grèce, aux éditions Agone. Après une enquête collective au nord de la Grèce, la revue Z viendra présenter son dernier numéro : Thessalonique dans la dépression européenne. Bricolages quotidiens et résistances insolvables.
Groupe de Liaison pour l’Action des Travailleurs
lundi 6 février
Le sommaire des articles de la revue Lutte de classe, publiée par le GLAT, a été largement augmenté, notamment sur la période 1971-1975. Pour tous les numéros listé, une version PDF est maintenant accessible en ligne. Bonnes lectures !
Mise à jour du catalogue du fonds documentaire
jeudi 1er septembre
Une nouvelle version mise à jour du Catalogue du Fonds Documentaire Smolny, très largement étendue (une vingtaine d’entrées supplémentaires) est en ligne ce jeudi 1er septembre 2011. Merci aux contributeurs. D’autres titres à suivre...
Ouverture des archives numériques du CERMTRI
lundi 15 août
Le CERMTRI a décidé de créer une bibliothèque numérique avec l’objectif de numériser le maximum de ses archives et de ses collections. Pour démarrer : La revue « Bulletin Communiste » (1920-1933) ; le journal « La Vérité » (1957-1958) ; la revue des « Cahiers du mouvement ouvrier » (2002-2011). Soit déjà 428 documents ce qui représente 6395 pages. Bravo pour cette excellente initiative !
Sur le Web
[infokiosques.net]
Nous nous auto-organisons et nous montons un infokiosque, une sorte de librairie alternative, indépendante. Nous discutons des publications, brochures, zines et autres textes épars qui nous semblent intéressants ou carrément nécessaires de diffuser autour de nous. Nous les rassemblons dans cet infokiosque, constituons ainsi nos ressources d’informations, et les ouvrons au maximum de gens. Nous ne sommes pas les troupes d’un parti politique, ni les citoyen-ne-s réformateurices de nos pseudo-démocraties, nous sommes des individus solidaires, qui construisons des réseaux autonomes, qui mettons nos forces et nos finesses en commun pour changer la vie et le monde.
Premiers pas sur une corde raide Montreuil (93) : concert de soutien au Rémouleur, samedi 11 octobre 2014 qcq Tout mais pas l'indifférence Crise, totalitarisme, luttes sociales et de classe en Grèce Bruxelles : programme de septembre 2014 au local Acrata
Bibliolib
Catalogue de textes d’origine libertaire ou anarchiste, sans habillage particulier (pas de commentaire, d’édition critique, de note). Les textes bruts donc avec une liste d’auteurs qui commence à être significative. Un bon point d’entrée donc pour ceux qui savent à l’avance ce qu’ils cherchent. Attention : ce site s’est fait subtilisé sa précédente adresse par un site pornographique. Notre propre lien a donc été incorrect quelque temps. Nous en sommes désolé.
Pelloutier.net
Sur l’histoire du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme, avec des études, documents et synthèses intéressantes sur Pelloutier, Monatte, La Vie Ouvrière (1909-1914) et sur les mouvements syndicalistes en France, Europe, USA...
Balance
Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier international et de la Guerre d’Espagne. Nombreux articles en espagnol. Textes de Bordiga, entre autres.
Classiques des sciences sociales
Une bibliothèque numérique entièrement réalisée par des bénévoles, fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, sociologue. Comprend de très nombreuses oeuvres du domaine public. La section des "auteurs classiques", en particulier, est une véritable mine, où l’on trouve Bebel, Bordiga, Boukharine, Engels, Fourier, Gramsci, Kautsky, Labriola, Lafargue, Lukacs, Luxemburg, Marx, Trotsky et bien d’autres.
GRANDJONC Jacques (1989) : Introduction à « Communisme / Kommunismus / Communism »
13 janvier 2014 par eric

Origine et développement international de la terminologie communautaire
 prémarxiste des utopistes aux néo-babouvistes, 1785-1842.

Voir la notice de parution de l’ouvrage (Mars 2013).

Introduction

Le communisme, de Nicolas-Edmé Restif (dit de La Bretonne) aux Humanitaires ou aux Justes de 1841-1842. Voilà aussi comment aurait pu s’intituler cet essai sur l’origine et le développement des termes « communiste », « communisme », et d’un certain nombre d’autres apparentés, entre le dernier quart du XVIIe siècle et les années quarante du XIXe siècle. Avec le risque que le lecteur, ne sachant pas très bien où situer ces inconnus que sont les « Humanitaires », lyonnais et parisiens, ou les « Justes », internationalistes de toutes origines à Paris, Genève, Londres ou Bruxelles, ne me soupçonne un peu vite, au seul nom apparemment trop connu de Restif, de confondre érotisme et libertinage avec révolution sociale. Et cependant c’est bien à Restif, jusqu’à plus ample informé, qu’on doit « communiste » au sens moderne et « communisme » tout court.

Restif, un réformateur quasi méconnu

Étrange destin que celui de Restif, « le peuple-auteur » [1], plus réputé comme écrivain licencieux que comme réformateur social. Et cependant, sans même parler de son célèbre roman utopique en quatre volumes, La Découverte australe par un Homme-volant, ou le Dédale français (1781), une large partie de son œuvre présente un aspect résolument social. Il s’agit d’abord de la série des « Graphes » ou « Idées singulières » [2] à laquelle il faut ajouter Le Paysan perverti (1776), Le Plus Fort des Pamphlets, paru anonymement en 1789, ainsi que Monsieur-Nicolas, ou le Coeur-Humain dévoilé (1794-1797). Cet homme, Monsieur Nicolas, Restif lui-même, un des grands écrivains de son siècle, fut de son vivant et reste auprès de la postérité victime en premier lieu de lui-même sans doute, mais aussi et surtout de toutes les calomnies, de tous les sous-entendus bien-pensants et de la conspiration du silence sur une partie de son œuvre, méconnu en un mot même par bon nombre de ceux qui, à un titre ou à un autre, font profession de parler de lui. On peut trouver dans l’ouvrage de James Rives Childs, parmi d’autres jugements plus fondés heureusement, l’essentiel des accusations colportées de La Harpe à Brunetière et au-delà sur « le Rousseau du ruisseau », sur cet « auteur vulgaire », « au mauvais style et au mauvais goût », au « libertinage effréné », sur cet « aventurier du naturalisme » et sur ses lecteurs, « rares amateurs de gravures » graveleuses cela s’entend [3]. Voilà qui n’est pas pour surprendre si on considère que durant le dernier quart du XVIIIe siècle, tandis que la bourgeoisie révolutionnaire s’emparait du pouvoir politique et consacrait en droit son pouvoir économique de fait, tandis que sous le nom de liberté (du commerce et de l’industrie) elle asservissait à son tour la population laborieuse à ses desseins et que, thermidorienne et installée, elle envoyait Robespierre puis Babeuf à la guillotine, Restif avait l’audace ou la naïveté — « le mauvais goût » — de proposer, depuis son Paysan perverti jusqu’à Monsieur-Nicolas, un idéal de vie fondé sur la communauté des biens et des jouissances, en même temps qu’il demandait en 1789 avant l’ouverture des États généraux, outre la suppression de l’ordre du clergé, qui se dissoudrait dans la nation et « n’aurait rien à dire », la représentation politique de la partie la plus nombreuse de la population française, « la classe des Cultivateurs qui nous recrute tous » et « l’Ordre des Femmes » ou « Ordre des Mères, en nombre égal aux quatre autres », mesures assorties « de la délibération par tête [4] », autant dire le suffrage universel réel, acquis en France en 1945 seulement, au sortir de la Résistance.

On comprend mieux pourquoi la France bourgeoise du XIXe siècle, « la France savante et lettrée, la France de l’Institut, la France qui n’a jamais cessé de porter du linge blanc sous sa carmagnole, cette France-là n’a jamais eu pour lui que surprise ou dédain [5] », au point de les faire partager à ceux-là mêmes qui auraient pu se réclamer de l’idéal de Restif. Je n’en citerai ici que quelques exemples qui suffiront à illustrer la parfaite réussite du dénigrement systématique effectué à l’encontre de Restif. Ainsi François Villegardelle, un de ceux qui firent le plus pour la diffusion des œuvres du socialisme utopique ancien, qui avait publié en 1840 le Code de la nature de Morelly et la première traduction française de Tomaso Campanella, La Cité du soleil, consacre-t-il en 1845 dans une note de son Histoire des idées sociales avant la Révolution deux lignes au total à Restif, propres à détourner de le lire [6]. Un demi-siècle plus tard le directeur de la Revue socialiste, Benoît Malon, écrit en introduction à un article qu’il rédige sur Restif :

Avec Rétif de la Bretonne, nous n’avons pas affaire à un grand philosophe inconnu, mais à un fécond et incorrect romancier oublié et à un réformateur un peu confusionnaire qui fit grand bruit en son temps et dont on ne parle plus.

Et après avoir résumé quelques pages du Paysan perverti et de La Découverte australe, cité le titre de Monsieur-Nicolas, qu’il n’a pas lu de toute évidence, Malon conclut :

Sa communauté tyrannique et répressive est un bagne intolérable ; sa prétendue conception novatrice, le cauchemar écrit d’un rétrograde en délire, d’un débauché repentant et dépassant toute borne dans la voie réactionnaire ; c’est, pour tout dire, une blâmable défaillance intellectuelle. C’est donc avec raison [...] qu’il n’est pas compté parmi les grands précurseurs socialistes du XVIIIe siècle [7].

Conclusion qui mériterait à elle seule un long commentaire : d’abord sur l’ignorance feinte ou réelle de Malon de ce que le genre littéraire de l’utopie achevée, que ce soit celle de Platon, de Morus, Campanella, Restif, Goethe ou Weitling, donne nécessairement une vision close de l’avenir, à caractère autoritaire, voire dictatorial ou totalitaire, à la différence de l’utopie ouverte proposée par un François Rabelais, un Charles Fourier ou un Gébé ; ensuite sur les critères moraux petits-bourgeois de Malon, sans parler de l’absence radicale de repentir chez Restif. De son côté enfin, André Lichtenberger, historien du socialisme utopique au temps de la Révolution française, consacre bien dans un de ses ouvrages un chapitre à Restif, mis en compagnie de l’abbé Raynal et de Sébastien Mercier. Il a raison sans doute de le classer parmi les réformateurs moralistes, mais on peut s’étonner de le voir en conclusion ranger Restif parmi les auteurs partisans de « la monarchie, de la religion et même du catholicisme [8] », ou d’affirmer ailleurs de Charles Gosselin et de Restif, curieusement rassemblés, qu’ils « ne sont pas dans la vraie voie du socialisme, se montrant plus égalitaires que communistes, et faisant preuve de sentiment chrétien plus que de velléités révolutionnaires [9] ».

Étrange destin que celui de ce néologue, un des plus féconds sans doute de son époque, comparable seulement à un Luther, un Rabelais ou un Shakespeare pour la richesse de la langue, qui a inventé ou diffusé parmi des dizaines d’autres termes qui se sont ou ne se sont pas imposés : « éditer » (1784), « mutualité » (1784), « communiste » (adj., 1785), « communiste » (subst., 1797), « anarchisme » et « communisme » (1797) ; termes que chacun, dans le domaine de la lexicographie, s’en va datant d’autres temps, d’autres auteurs [10]. « Anarchisme », employé simultanément par Babeuf (autre important néologue) et Restif en 1797, est ordinairement daté de 1840 ou de 1842 et attribué à Proudhon ; quant à « communiste » et « communisme », le premier passe pour une création de 1840 due à Cabet, quand ce n’est pas Lamennais qui l’aurait créé en 1834 ou Chateaubriand en 1836 ; et le second, daté de 1841, 1842 ou 1843 selon les cas, passe pour être de Lamennais, de Cabet, voire de Heinrich Heine.

Il faut avouer à la décharge de la postérité que Restif ne lui a pas facilité la tâche dans ses quelque deux cents volumes, riches aussi d’innombrables répétitions, contradictions et paradoxes, dont le moindre ici n’est pas que ce créateur de langue française la considère comme « un jargon informe, dégénéré du latin, plus mobile que le sable, parce qu’il n’est pas fait, qu’il n’est pas une langue et peut-être ne le deviendra jamais [11] » ! Il n’en reste pas moins vrai que si James Rives Childs a pu dénombrer de 1797 à 1949 plus de vingt-cinq rééditions et traductions partielles de Monsieur-Nicolas, ou le Cœur-Humain dévoilé, cette curieuse chronique en seize parties et plus de cinq mille pages de la vie de Restif et du Paris révolutionnaire, aucune d’entre elles n’en reproduit les trois parties capitales, Ma morale, Ma religion et Ma politique, qui contiennent l’ultime profession de foi de Restif : morale naturelle, athéisme et communisme. Seules en effet ont tenté les éditeurs les treize premières parties auxquelles pourrait très partiellement s’appliquer cette épigraphe du sophiste Restif :

Si, quand j’eus toutes ces avantures, dont je rougis, j’avais été Républiquain, je ne les aurais pas eues, et j’eusse été vertueux [12].

Les hommes de la liberté

Mais suum cuique, à chacun son dû, pour parler latin avec Restif. L’orientation de la recherche et le départ de cette mise au point d’histoire de la langue et de théorie politique reviennent à Claude Manceron, dont une remarque, au premier tome des Hommes de la liberté, allait à l’encontre des connaissances apparemment les mieux établies en ce domaine ; en effet, à propos de la parution du Paysan perverti qui contient le premier plan de communauté de Restif, les « Statuts du Bourg d’Oudun, composé de la famille R**, vivant en-commun » [13], Manceron écrit :

Le terme de « communisme » n’est pas employé dans le Paysan perverti ; il le sera, fréquemment, vingt ans plus tard, dans le dernier volume de Monsieur-Nicolas, dont Restif voudra faire la somme de sa vie et sa pensée [14].

Or, toutes les études existantes sur ce terme, des articles de Gabriel Deville ou Cari Grünberg à l’ouvrage fondamental de Hans Müller sur l’apparition et l’usage de « socialisme » et des termes apparentés [15], datent « communiste » au plus tôt de 1840 et « communisme » de 1841. Un examen semblait donc s’imposer.

Il s’imposait de façon d’autant plus impérative que je me heurtais au problème « langagier » de l’impact du vocabulaire social, socialiste et communiste français et anglais sur l’allemand dans l’étude des organisations politiques et des associations de culture ouvrière au sein de l’émigration allemande en Suisse, en France, en Belgique et à Londres de 1832 à 1847-1848 : Deutscher Volksverein (Association patriotique allemande), Bund der Geächteten (Ligue des bannis), Junges Deutschland (Jeune-Allemagne), Bund der Gerechten (Ligue des justes), Bund der Kommunisten (Ligue des communistes) ; problème qui demandait à être résolu pour permettre de préciser les courants d’influence anglais et français sur le mouvement ouvrier allemand naissant avant et pendant le débat avec la philosophie néo-hégélienne, le degré des changements de mentalité intervenus chez ces Allemands de l’étranger et les moyens de propagande mis en œuvre par leurs organisations en direction de l’Allemagne. En outre, au cours de travaux entrepris en collaboration avec Bert Andréas et Hans Pelger sur les origines de l’internationalisme démocratique et sur les échanges intellectuels entre socialistes français et néo-hégéliens allemands, il nous était apparu nécessaire de nous assurer des racines historiques, théoriques et linguistiques du courant socialiste et communiste des années 1840 sur lequel se greffent les premières manifestations de cet internationalisme démocratique. Ainsi une recherche effectuée sur l’emploi du terme « congress/congrès/Kongreß » par les socialistes anglais, puis français, puis par les communistes allemands et sur son évolution sémantique entre 1830 et 1847 venait de me convaincre de l’insuffisance des outils lexicographiques en ce domaine, étant donné l’absence de dépouillement systématique ou même de consultation pure et simple par leurs auteurs de la presse et des brochures politiques [16]. Et, comme l’écrit un orfèvre en la matière :

Pour divers motifs, dont les impératifs commerciaux ne doivent pas être les moindres, les dictionnaires étymologiques les plus utilisés ne citent qu’exceptionnellement leurs sources, et — plus grave encore — omettent de préciser la signification exacte qu’ils datent. Ainsi présentées, les datations brutes, dépouillées de tout contexte, restent pratiquement sans valeur [...]. On notera aussi à diverses reprises l’absence de référence précise pour des datations communément admises dans tous les répertoires [17].

D’un autre côté enfin, les publications récentes de Franzjoseph Schuh et d’Alfred Körner sur le jacobinisme allemand venaient de mettre au jour l’emploi, dès 1794, du terme « Kommunismus » à Vienne au cours de l’interrogatoire du réformateur et jacobin Andréas Riedel [18].

L’examen devait se révéler instructif à bien des égards, ou, pour le dire avec Lucien Febvre, « faire l’histoire d’un mot, ce n’est jamais perdre sa peine [19] », surtout si on peut par là déboucher sur un plus vaste champ de langage et d’activité humaine. Il apparaît en premier lieu que l’emploi de « communiste » et « communisme » par Restif n’était pas entièrement inconnu, sauf des lexicographes, des historiens de la langue et de ceux du communisme, ou du moins que jamais le lien n’avait été fait des études restiviennes (bibliographiques, historiques ou littéraires) à celles de linguistique et de civilisation. La tendance communautaire de Restif est notée pour la première fois sans doute par Xavier de Montépin en 1849 dans un article auquel personne ne prêta attention. L’année suivante, Pierre Leroux montre ce que Fourier et les autres utopistes français doivent, sans le dire, à Restif, et Gérard de Nerval, qui a lu Monsieur-Nicolas, grâce sans doute à son ami le bibliophile démocrate Paul Lacroix, déclare sans ambages et à très juste titre : « En politique et en morale Restif est tout simplement communiste [20] » ; cependant, qui irait croire ce « farfelu » de Leroux et le poète « à la Tour abolie », cet irresponsable de Nerval ! La meilleure étude ancienne sur les idées communautaires de Restif est celle de Lindemann : mais, analysant les passages de Monsieur-Nicolas qui se rapportent au communisme, il ne fait pas apparaître l’usage du terme par Restif [21].

Le premier à noter expressément l’emploi de « communiste » adjectif par Restif, ou plutôt dans une lettre de Victor d’Hupay adressée à Restif et que publia ce dernier, est Paul Lacroix dans sa Bibliographie rétivienne de 1875 [22] ; et le premier à ma connaissance à avoir relevé l’usage de « communisme » dans Monsieur-Nicolas est Pringault en 1913 dans un article des plus médiocres : datant les derniers livres de Monsieur-Nicolas de 1794 (comme les premiers), l’auteur en fait une sorte de prophétie de la conjuration des Égaux, alors que Restif y parle expressément de l’exécution de Babeuf et de Darthé. Une de ses remarques cependant reste valable : « Dans les histoires et dictionnaires socialistes où il est parlé abondamment de Morus, Campanella et autres utopistes, Restif n’est jamais mentionné [23] ». Vient ensuite Ioannissian qui publie une traduction russe de La Découverte australe et un certain nombre d’études sur le communisme utopique de Restif [24]. Cependant, et malgré ces diverses approches, il faut croire que le champ « Restif et le communisme » n’avait pas encore été suffisamment travaillé puisque rien jusque-là n’y avait été moissonné pour l’histoire de la langue et des doctrines [25].

En revanche il faut signaler un certain nombre de fausses pistes ou d’anachronismes flagrants à propos desquels Bestor écrit par exemple :

The word communism appears in the indexes of certain modem éditions of 17th-century writings, but in every instance the word does not appear in the passages referred to [26].

On pourrait ajouter qu’il en va de même pour des œuvres du XVIIIe ou du début du XIXe siècle [27]. Ainsi dans l’introduction en français du Code de la nature de Morelly, Volguine semble attribuer à Babeuf un premier usage du terme « communisme ». En 1797, écrit-il, « Babeuf dans son plaidoyer, se référa à Diderot comme à l’auteur du Code, l’appelant “le maître du communisme” [28] ». L’examen de la Défense générale de Babeuf, où ce dernier se réfère effectivement à Morelly qu’il nomme Diderot, révèle bien l’emploi d’un certain nombre de superlatifs à l’adresse de l’auteur des « pages immortelles » ou des « oracles saints » du Code : il est, selon Babeuf, « le plus déterminé, le plus intrépide, j’ai presque dit le plus fougueux athlète du système », c’est-à-dire du système du « bonheur commun », de la « communauté des biens » [29] ; mais à aucun moment n’apparaît le mot « communisme » dû sans doute chez Volguine à un effet de contamination par la traduction en russe et le retour en français. Babeuf pour sa part utilisait en 1795-1797 le terme de « plébéianisme ».

Il est courant également de voir projeter sur le passé une terminologie plus ou moins adéquate : c’est le cas par exemple de Wilhelm Schulz dans son long article « Communismus » (1846), dont l’information est extrêmement riche mais la méthode et la formulation défectueuses dans la mesure où toute tendance égalitaire, toute amorce de justice sociale, de la haute Antiquité au XVIIIe siècle, est qualifiée de « communistisch » et les théories les plus diverses qui les sous-tendent de « Communismus » [30].

La recherche de ce vocabulaire dans les textes imprimés et les archives, depuis Restif, Babeuf et leurs maîtres philosophes utopistes jusqu’aux communistes humanitaires, unitaires, icariens, weitlingiens, owenistes et autres des années quarante, m’a permis non seulement de proposer des datations plus précises de « communiste » et « communisme » en français, en allemand et en anglais, de suivre leur évolution sémantique et de faire apparaître l’existence de doublets oubliés comme « communautiste », « communismal », « communionisme », « communaliste », etc., mais elle a surtout présenté l’avantage de ramener à la surface, en même temps que ces termes, les premières amorces d’un certain nombre d’autres qui les accompagnent pour ainsi dire naturellement — « prolétaire », « prolétariat », « classe ouvrière », « classe bourgeoise », « révolution bourgeoise », etc. — et qui délimitent avec les premiers le champ de tension sociale, les luttes de classes, dans lequel naissent tous ces vocables. L’utopie communautaire de la fin du XVIIIe siècle, de la Maison de réunion de Victor d’Hupay au Manifeste des Égaux de Maréchal ou au Projet de décret économique de Buonarroti, en passant par Homo hominibus, le poème latin de Hebenstreit, a, dans des circonstances variables et à des moments différents, une commune origine, la survivance de communautés et de coutumes rurales archaïques dans lesquelles vit encore la conscience rebelle des « communes bourgeoises » des XIIe et XIIIe siècles, et sur lesquelles vient se greffer une réflexion née du Contrat social, de l’Émile et du Code de la nature. Et en 1794-1797 les néologismes « Kom-munismus/communisme » sont en relation directe avec l’actualité politique : la Commune de Paris, les sans-culottes, puis la conjuration babouviste ; ce qui en explique pour une part sans doute la disparition du langage (ou seulement du langage écrit ?) plus de quarante ans durant avec les organisations et les hommes qui les véhiculaient, jusqu’à ce que le mouvement néo-babouviste vienne leur donner une seconde naissance.

L’analyse amène à constater aussi dans cette période intermédiaire un véritable foisonnement de vocables neufs ou rénovés, de « sociétaire » à « industrialisme », de « mutual » et « mutualisme » à « co-operation » et « coopération », destinés chez leurs auteurs (Fourier, Saint-Simon, Owen, etc.) à définir une approche nouvelle, non plus révolutionnaire le plus souvent mais réformiste, du phénomène social. Cet examen a également permis de mettre au jour, comme en la personne de Marc-Antoine Jullien (de Paris), d’Émile Babeuf, d’Hésine père et fils, de Joseph Rey (de Grenoble), des frères Charavay et tant d’autres, l’existence de liens possibles et tangibles (autres que le seul Buonarroti dont l’importance reste indéniable) entre babouvisme et néo-babouvisme, entre owenisme et fouriérisme, et de dévoiler ainsi pour une part le cheminement souterrain du vocable et de la chose communautaires entre 1793-1797 et 1840. Intéressant enfin du point de vue linguistique et hautement significatif du point de vue social et politique est le phénomène de l’extension internationale immédiate des termes « communiste » et « communisme » lors du renouveau de 1840 en « communist » et « communism » pour l’anglais, en « Kommunist », « kommunistisch » et « Kommunismus » pour l’allemand. Dès la fin des années quarante d’ailleurs le phénomène d’échanges réciproques dans le domaine du vocabulaire social et politique entre l’anglais et le français, et d’emprunts à sens unique de l’allemand à ces deux langues, commencera à s’inverser partiellement : la terminologie des socialistes et des marxistes allemands va alors se mettre à passer dans le français et l’anglais. Mais ce processus, dont j’ai noté à l’occasion certains exemples, dépasse les bornes de ce travail et ouvre une perspective sur un autre champ de recherche.

La triarchie européenne [31]

Étant donné le point de départ internationaliste de cette recherche, étant donné aussi et surtout que les théories communautaires, tout aussi peu que les autres aspects de la vie sociale et de ce qu’on appelle l’histoire des idées, ne se sont jamais renfermées dans les frontières politiques de tel ou tel pays, il allait de soi que l’analyse ne pouvait porter sur une seule langue. L’extension — et la limitation — à trois langues principales, le français, l’anglais et l’allemand, assortie d’un certain nombre de termes latins, ne découle pas d’un quelconque a priori mais de la matière historique elle-même. La documentation rassemblée avec Bert Andréas et Hans Pelger sur les organisations internationalistes, démocratiques et communistes de 1840 à 1848 y fait apparaître la présence quasi exclusive d’anglophones, de francophones et de germanophones. Et quand des nationalités autres que l’allemande, la suisse, la belge, la française ou l’anglaise y étaient représentées, par des Polonais, des Scandinaves, quelques Russes, un Turc, ces hommes s’exprimaient en public — condition nécessaire pour que leurs propos nous aient été transmis — dans l’une ou l’autre de ces trois langues. La transcription attestée par écrit en danois, en espagnol, en italien, en néerlandais, en polonais, en portugais, en roumain, en russe ou en suédois du vocabulaire communiste constitué n’est pas antérieure à la période 1843-1848, à en juger d’après les dictionnaires historiques, étymologiques ou encyclopédiques de ces différentes langues, comme d’après quelques sondages dans la presse. On en trouve trace par exemple en espagnol à partir de 1843 [32] ; en italien par le biais de l’agitation sociale toscane en 1846-1847, qualifiée de communiste, dans laquelle la « Società dei progressisti italiani » joue un rôle important ; mais il est caractéristique qu’en 1847 encore Andréa Luigi Mazzini publie à Paris et en français ses deux tomes de théorie communiste destinée « aux peuples qui sont devenus incapables de progresser [...] par des idées et des intérêts qui ne touchent pas à l’existence matérielle et sociale de chacun [33] ». En russe on trouve trace de « kommunist », « kommunism », etc. à partir de 1844 environ lorsque voyageurs libéraux ou exilés socialisants commencent à fréquenter les opposants d’Europe occidentale en Suisse, à Paris, à Londres ou à Bruxelles et qu’ils écrivent en russe plutôt qu’en allemand ou en français [34] ; en danois le vocabulaire social, socialiste et communiste fait son entrée vers 1843 grâce au Kjöbenhavnsposten, organe de la démocratie radicale, contre lequel polémique la presse libérale et conservatrice [35] ; en polonais, sans doute pas avant le soulèvement de Cracovie en février 1846 ; en suédois par la traduction d’extraits de Cabet en 1846 puis, l’année suivante, des Garantien de Weitling ainsi que de divers documents de la Ligue des communistes, le tout suscitant une assez vive polémique dans la presse [36]. Mais il s’agit là d’une diffusion de langage constitué, intéressante naturellement pour la propagation des doctrines communistes, mais pas pour leur genèse.

En ce qui concerne celle-ci, à l’exception d’une forme polonaise « comunist » et d’une néerlandaise « communist » signifiant toutes deux partisan de la communauté des biens et dérivées du latin, la première dans un manuscrit du XVIe siècle qui fut publié en 1887 seulement par Jan Karlowicz, la seconde dans un ouvrage théologique paru à Rotterdam en 1649 et exhumée en juillet 1981 pour cette étude, tout se passe au sein de la « triarchie européenne » — France, Allemagne et Angleterre — avec usage naturellement de formes latines diverses pour les périodes plus anciennes. Même les inventions verbales du XVIIIe siècle italien, « socialista », « socialismo » et « antisocialismo » semblent, comme l’a montré Hans Müller, devoir être considérées comme des créations déviantes plutôt que comme des jalons dans la tradition socialiste et communautaire. Enfin les contacts de Buonarroti, Marc-Antoine Jullien ou Babeuf avec des jacobins italiens et hollandais pendant la Révolution, des deux premiers avec des démocrates hongrois, polonais et italiens dans les années vingt et trente du XIXe siècle ne permettent d’enregistrer aucun résultat lexicographique pour les théories communautaires. En ce qui concerne les trois quarts de siècle d’histoire sociale qui nous intéressent ici, on ne peut donc guère mieux faire que reprendre cette formule à l’emporte-pièce du jeune Engels écrivant en 1844 :

Daß Deutschland, Frankreich und England die drei leitenden Länder der gegenwärtigen Geschichte sind, darf ich wohl als zugegeben annehmen [37].

Présentation

Pour ce qui est de la présentation de ce travail en trois parties nettement distinctes encore que complémentaires et imbriquées — Historique, Pièces justificatives, Lexique —, elle tient plus à la matière traitée qu’à un choix a priori. Des raisons de commodité pour l’utilisateur nous ont en outre amené à consacrer un volume séparé à chaque partie [voir Note de l’éditeur (2013), supra].

Lexique

Le lexique, pour commencer. Étant donné le nombre relativement élevé de termes du vocabulaire politique et social à caractère communautaire, démocratique-révolutionnaire, égalitaire et humanitaire dont la (ou les) signification(s), la datation et l’évolution sémantique sont relevées au cours de l’analyse, leur classement alphabétique dans chacune des trois langues envisagées allait de soi. Toute autre solution aurait présenté l’inconvénient de surcharger le texte d’excursus et de notes. Ce dernier volume comprend également l’appareil de sources (archives, organes de presse et ouvrages imprimés) des deux premières parties et du lexique, ainsi qu’un index thématique.

Pièces justificatives

Les documents annotés qui constituent la seconde partie s’étalent dans le temps de juillet 1706 à septembre 1842 et sont destinés à illustrer la naissance et l’évolution d’un certain nombre de ces vocables communautaires, égalitaires, etc. jusqu’à l’aube du grand débat théorique et de la création des organisations d’où naîtront socialisme, communisme et internationalisme modernes ; ils sont destinés aussi et surtout à mettre ces vocables en situation, à faire apparaître par la simple chronologie les temps forts comme les temps morts de la pensée et des organisations à tendance communautaire. Mieux que le simple appareil lexicographique, ils permettent de saisir l’émergence d’un langage nouveau à la frontière du non-dit, de la langue parlée et de la langue écrite : si les inventions verbales d’un Restif ou d’un Leroux semblent bien dès l’origine avoir une vocation culturelle immédiate, voulue par leurs auteurs, celles des brouillons, interrogatoires, réquisitoires, lettres ou comptes rendus de Babeuf, de Riedel, de Poinsot, des Travailleurs égalitaires, des Humanitaires, de Barmby, de Weitling, de Savary, etc. ont été arrachées pour ainsi dire à l’oral éphémère qui les créait, par des concours de circonstances plus ou moins fortuits qui seuls désormais permettent de déterminer les phases de conception ou de conceptualisation, d’avancée et de régression, d’enrichissement et extension de sens, de disparition apparente, cheminements souterrains et résurgences de ce langage nouveau, sans qu’on puisse pour autant prétendre à l’exhaustivité, car il reste toujours possible au détour d’une lecture ou d’une recherche de corriger telle datation, de découvrir tel terme nouveau ou tel emploi inédit. Ils permettent aussi, s’il en était besoin, de constater que tout langage humain, fondamentalement et sous peine de devenir rite ou langue de bois, « paroles gelées » comme dit Rabelais, n’est ni un donné éternel ni une structure abstraite, mais un outil d’appréhension et de transformation du réel, continuellement transformé lui-même, abandonné, repris, diversifié, recréé par des hommes.

Il va de soi, étant donné la nature des sources retenues au terme de l’investigation, que les documents ainsi rassemblés sont d’origine et de valeur fort variables, comme de longueur fort inégale. Textes théoriques perdus dans une chronique ou un roman, articles de presse ne valant que par la date d’emploi d’un terme, lettres personnelles, pièces de police ou de justice, polémiques par tracts, journaux ou brochures, presse clandestine, etc. constituent en effet la source littérairement hétérogène où il a fallu puiser l’information sur les vocables en question, et on ne pouvait attendre de leurs auteurs qu’ils calibrent à l’avance leur contribution parfois bien involontaire. Certains documents ne dépassent donc pas quelques lignes tandis que d’autres courent sur des pages.

Historique

Dans l’analyse elle-même et l’introduction aux différents documents j’ai été amené enfin à aborder tour à tour des problèmes aussi divers que ceux posés par l’ethnographie rurale, les luttes politiques de la Révolution, les débats sur la théorie communautaire, les interférences de la politique et de la lexicographie, passant de la biographie de tel ou tel créateur ou porteur de langage neuf à l’historique d’un groupe de partisans de la communauté, de la datation d’une brochure, d’une lettre ou d’un article de journal à une mise au point sur une grève, une prison, un procès politique. Ce qui s’explique à la fois par la diversité déjà soulignée des documents et, selon le cas, par l’existence ou l’absence de recherches antérieures auxquelles se référer ; c’est-à-dire en définitive par la diversité des problèmes posés à l’analyse du phénomène historique variable de la création, de la diffusion (synchronique) et de la transmission (diachronique) de ce langage communautaire par des hommes souvent obscurs ou inconnus mais très concrets, dans des situations et sous des régimes aussi divers que ceux qui, des Lumières ou du joséphisme à la monarchie bourgeoise, couvrent trois quarts de siècle de révolution industrielle et politique en Europe.

Il me faut encore signaler — le but de la présente recherche étant de dater l’apparition des vocables communautaires en français, en anglais et en allemand et de les présenter en situation — qu’il était exclu de procéder à une traduction des termes eux-mêmes, des citations ou des documents, « traduction » qui non seulement aurait été plus que jamais peut-être une « trahison », mais surtout aurait tourné aussi sûrement qu’à Babel à la « confusion des langues ».

[1] La formule est de MONSELET (1854), cité d’après RIVES CHILDS, p. 67. À ce livre indispensable sur RESTIF, on ajoutera LACROIX, Bibliographie (1875), et TESTUD (1977).

[2] Dans l’ordre chronologique la production restivienne des « Idées singulières » est la suivante : Le Pornographe (1769), La Mimographe (1770), L’Educographe également appelé par l’auteur Le Nouvel-Emile (1770-1774), Les Gynographes (1777), L’Andrographe appelé aussi L’Anthropographe (1782), Le Thesmographe (1790), Le Glossographe inachevé (1797 dans Mr-Nicolas). On se reportera à RIVES CHILDS pour ces titres.

[3] Ces jugements sont rassemblés dans RIVES CHILDS, p. 15-196.

[4] NOILLIAC [i.e. Restif], Le Plus Fort des Pamphlets, p. 9-10, 13, 42, 65, 67. Cette brochure est inconnue de Lacroix comme de Rives Childs, mais l’attribution à Restif ne pose pas de problème particulier. Le contenu en est en quelque sorte signé : ainsi RESTIF, Le Thesmographe, p. 7, propose-t-il la représentation politique des femmes dans une adresse aux États généraux rédigée en des termes identiques à ceux du Pamphlet ; il prône la communauté des biens et des travaux à l’exemple des Othomacos et des Alibamons tant dans le Pamphlet (p. 12) que dans Le Paysan perverti, L’Andrographe, Le Thesmographe, Mr-Nicolas, etc. ; il avoue enfin son pamphlet paysan en faisant à son accoutumée (p. 8) de la publicité pour ses propres œuvres et en donnant son identité à mots couverts (p. 69). Cf. COURBIN.

[5] MONSELET, cité par RIVES CHILDS, p. 67.

[6] VILLEGARDELLE, Histoire, p. 193.

[7] MALON, « Rétif » (1889), p. 661 et 671.

[8] LICHTENBERGER, Le Socialisme au XVIIIe siècle, p. 206-220.

[9] LICHTENBERGER, Le Socialisme et la Révolution, p. 46. LICHTENBERGER, Le Socialisme utopique, n’apporte aucun élément nouveau.

[10] Pour la richesse de la langue de Restif, cf. BRUNOT, VI/2, p. 1145, qui note entre autres créations théocratisme, intellectualité, etc. Les datations d’éditer et de mutualité sont empruntées à BRUNOT, VI/2, p. 1145 ; celles de communiste, communisme et anarchisme sont inédites.

[11] RESTIF, Les Françaises, vol. 1, p. 184.

[12] RESTIF, Mr-Nicolas, épigraphe de la 13e partie, p. 3603.

[13] RESTIF, Le Paysan, vol. 4, p. 192-208.

[14] MANCERON, vol. 1, p. 276.

[15] Cf. GRÜNBERG, « Der Ursprung » (1906 et 1912) ; DEVILLE, « Origine » (1908) ; GRÜNBERG, « L’origine » (1909) ; BESTOR, « The Evolution » (1948) ; DESROCHE, « À propos de l’origine » (1955) ; MÜLLER, Ursprung (1967) ; SCHRÖDER, « Utopischer Sozialismus » (1969 et 1974).

[16] Un travail exhaustif de ce type a été effectué par DUBOIS, Le Vocabulaire politique (1962), pour la période restreinte autour de la Commune de Paris, de 1869 à 1872. Il n’existe malheureusement rien de semblable pour celle de la conjuration babouviste (encore qu’on dispose d’ouvrages importants pour l’ensemble de la période révolutionnaire, FREY, BRUNOT, etc.), ni pour le renouveau néo-babouviste. Les deux documentations évoquées ci-dessus : ANDRÉAS/GRANDJONC/PELGER, Anfänge, et Das Scheitern, sont consacrées aux problèmes organisationnels et théoriques de l’internationalisme des années 1840.

[17] QUEMADA, vol. 1, p. 6.

[18] Cf. KÖRNER, « Andréas Riedel » ; KÖRNER, Die Wiener Jakobiner ; SCHUH, Franz Hebenstreit.

[19] FEBVRE, « Civilisation », p. 1 ; in FEBVRE, Pour une histoire, p. 481.

[20] NERVAL, « Les confidences de Nicolas » (1850), p. 585 ; Nerval intitule un de ses chapitres : « Restif communiste » (p. 1087). Cf. MONTÉPIN, « Les communistes en 1780 » ; LEROUX, « Lettres sur le fouriérisme » (1850).

[21] LINDEMANN, « Restif de la Bretonne » (1913).

[22] LACROIX, Bibliographie, p. 209-210. C’est chez Lacroix que l’ont relevé LICHTENBERGER, LE SOCIALISME AU XVIIIE SIÈCLE, p. 341, et NETTLAU, Der Vorfrühling, p. 18. Ce dernier donne d’ailleurs une date arbitraire (1782 au lieu de 1785) qui provient sans doute du fait qu’il confond les dates de parution du second volume des Contemporaines, dans la première et la deuxième édition.

[23] PRINGAULT, p. 738.

[24] Cf. IOANNISSIAN à l’index bibliographique. Le dernier ouvrage de VOLGUINE sur le communisme utopique en France (Moscou, 1979, en russe) fait état, p. 74-76, de l’emploi de communisme par Restif et renvoie aux volumes 15 et 16 de Mr-Nicolas.

[25] Ainsi le communisme de Restif manque-t-il dans les ouvrages de VILLEGARDELLE (1845), de LAFARGUE (1894), de même que dans la meilleure introduction et anthologie existante du mouvement babouviste et néo-babouviste, HÖPPNER/SEIDEL-HÖPPNER (1975). Malgré son titre, POSTER, The Utopian Thought of Restif de la Bretonne (1971), effleure à peine le problème. TESTUD (1977), p. 190, annonce deux études à paraître, de David COWARD, The Political and Social Thought of Restif de la Bretonne, et de Pierre BOURGUET, La Pensée de Restif, qui devraient traiter de cette question et justifier peut-être, avec un demi-siècle de retard, la formule osée de BÉGUÉ, p. 246 : « Le communisme de Restif a déjà été étudié. »

[26] BESTOR, « The Evolution », p. 260, note 6.

[27] C’est le cas de Billington qui date l’emploi de communauté de 1779 (alors que le terme est d’usage courant depuis le XIIe siècle) et communisme de 1793 qu’il prétend avoir trouvé chez Restif dans un texte qui ne comporte que le terme « communauté ».

[28] MORELLY, Code, p. 7.

[29] Cf. Advielle, vol. 2, p. 42, 53. Deux connaisseurs du babouvisme aussi compétents que Dommanget et Daline ont déjà souligné l’absence d’emploi de « communiste/communisme » par Babeuf. Ainsi Daline : « Comme le remarque M. Dommanget, il existait quatre ou cinq formules qui signifiaient le communisme à cette époque où ce mot n’existait pas encore. Une de ces formules, la plus souvent employée par Babeuf en 1795-1796, était “le bonheur commun” » (DALINE, G. Babeuf, p. 404).

[30] Cf. SCHULZ, « Communismus ». Dès 1847 E.O. Weller, éditeur et auteur proche des milieux communistes, faisait la critique de la méthode (ou plutôt de l’absence de méthode) de Schulz : « In seiner geschichtlichen ziemlich dürftigen Darstellung der communistischen Entwicklung wendet Herr Schulz die neuen Begriffe auf die alten Gebräuche an und bezeichnet die jüdische Sabbathsfeier sowie die griechischen gemeinschaftlichen Mahlzeiten als communistisch. Er spricht von asketischem, kirchlichem, krassem, wiedertäuferischem Communismus » (WELLER, « Unpolitische Bemerkungen », p. 155).

[31] La formule est empruntée à [HESS], Die europäische Triarchie, Leipzig, 1841.

[32] Pour l’apparition de comunismo et de comunista en espagnol, la date de 1843 est celle fournie par COROMINAS, vol. 1 (1954). En portugais les mêmes termes sont répertoriés pour la première fois dans VIEIRA (1871). En ce qui concerne le roumain, comunism et comunisti n’apparaissent pas avant 1848, en même temps d’ailleurs que socialism et socialisti, cf. BOCHMANN, p. 143-144.

[33] A. L. MAZZINI, De l’Italie dans ses rapports avec la liberté et la civilisation moderne, 2 vol., Paris, 1847. Cf. BRAVO, Les Socialistes, vol. 3, p. 190-200.

[34] Cf. par exemple la correspondance de Bakounine, Annenkov, etc., in Annenkov i iego drugia, Saint-Pétersbourg, 1892.

[35] Ainsi le journal Fœdrelandet publie en 1843 une série d’articles consacrés au mouvement social en France : en février « De socialistiske Theorier i Frankrig » (Les théories socialistes en France), en mai « De communistiske Bevœgelser i Frankrig » (Les mouvements communistes en France) et il traite en novembre la presse démocratique de « cosmopolitisk Donqvixote » qui va sur sa rossinante tourner autour des « communistiskrepublikanske Veirmoller » (les moulins à vent communistico-républicains) ! Cité d’après STENDER-PETERSEN, p. 39.

[36] Au cours de l’été 1846 paraît un petit volume d’extraits des œuvres de Cabet sous le titre Upplysningar om kommunismen (Instructions sur le communisme) chez Hierta à Stockholm. La traduction de WEITLING, Garantier for harmonien og friheden, par Peter Rasmussen Andresen, paraît début 1847 à Christiania (Oslo). Et à l’automne de la même année la commune de la Ligue des communistes à Stockholm publie sous le titre Om proletariatet och dess befrielse genom den sanna kommunismen (Du prolétariat et de son émancipation par le vrai communisme) un document composite emprunté au compte rendu du premier Congrès de la Ligue des communistes (juin 1847), à la Kommunistische Zeitschrift de septembre 1847 et à Cabet. Cf. Gamby, Per Götrek, p. 108-120, 133-212.

[37] [ENGELS], « Die Lage Englands », in Vorwärts !, Paris, 31 août 1844, n° 70, p. 2/II ; MEGA2, 1/3, p. 541.

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  141. RUBEL Maximilien (1947) : Karl Marx et le socialisme populiste russe
  142. RUBEL Maximilien (1980) : Le socialisme réellement inexistant
  143. SCHEIDEMANN Philipp (1924) : Bericht über den 9. November 1918
  144. SCHMIDT Véra (1923) : Éducation psychanalytique en Russie soviétique
  145. SOREL Georges (1899) : L’éthique du socialisme
  146. SOREL Georges (1906) : Le caractère religieux du Socialisme
  147. SOVNARKOM (1918) : La patrie socialiste est en danger !
  148. SPD (1914) : Aufruf zum Massenprotest gegen die Kriegsgefahr
  149. SPD (1914) : Resolution der Berliner Arbeiterschaft gegen das Ultimatum Österreich-Ungarns an Serbien
  150. SPD Württembergs (1914) : Bericht über eine öffentliche Versammlung mit Karl Liebknecht
  151. TROELSTRA (1914) : Kautsky und der Zusammenbruch der II. Internationale
  152. TROTSKI Léon (1910) : Les intellectuels et le socialisme
  153. TROTSKI Léon (1916) : Salut à Franz Mehring et Rosa Luxemburg
  154. TROTSKI Léon (1919) : Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg
  155. TROTSKI Léon (1929) : Paris et Zimmerwald
  156. TROTSKI Léon (1939) : Un nouveau grand écrivain, Jean Malaquais
  157. TROTSKI Léon et al. (1915) : Manifeste de Zimmerwald
  158. TROTZKI Leo et al. (1915) : Das Zimmerwalder Manifest
  159. VOLINE (1939) : La naissance des « Soviets » ( janvier - février 1905 )
  160. VOLINE (1939) : Souvenirs sur Gapone et Janvier 1905
  161. WEIL Simone (1933) : Déclaration à la conférence d’unification des groupes de la gauche communiste
  162. ZETKIN Clara (1914) : Resolution für den Kampf gegen den Krieg