
Fils de paysan, mécanicien de précision, au parti en 1899. Militant actif, il passera six en prison et près de quatre en exil. Pendant la guerre, il organise une « Union » de soldats et est actif à Moscou en 1917.
Pendant la guerre civile, responsable politique de la V° armée, l’armée qui repoussa Koltchak et les légionnaires tchèques. Il est appelé par Lénine « la conscience de la révolution », puis soviétise la Sibérie.
Secrétaire de l’Opposition à partir de 1923, pour deux ans. Sa « capitulation » de 1929 a pour objectif de rompre l’isolement et de renouer avec le coeur du parti. Réintégré, il fonde un groupe d’une centaine de personnes, qui inquiète les dirigeants. Arrêté après avoir animé la création du Bloc des oppositions, il est exécuté en 1936.
Larissa Reisner écrit à son sujet : « ... il incarnait l’éthique révolutionnaire (...) La pureté et la probité exceptionnelles du camarade Smirnov s’imposèrent même à la masse des soldats sans parti et aux communistes qui ne le conaissaient pas avant. » Ecarté du Commissariat du Peuple aux P.T.T., en 1927, il commente : « Cela nous ferait du bien à tous de rentrer pour quelques temps dans le rang » et sans le sou, va s’inscrire au chômage. Sur la fiche, en face de « dernier emploi occupé », il écrit : « Commissaire du Peuple aux P.T.T. » (Les bolcheviks par eux-mêmes, p. 218).
Bibliographie indicative :
— BROUE Pierre, Communistes contre Staline, Fayard, 2003, pp. 224-238 ;
— HAUPT Georges & MARIE Jean-Jacques, Les bolcheviks par eux mêmes, BS n°13, Paris, Maspero, 1969 ;