AccueilPublicationsBilan (1933-1938)
Dernière mise à jour :
lundi 20 novembre 2017
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 35d : La tragédie espagnole
Septembre - Octobre 1936 / p. 1147 - 1151
1er novembre 2014 par eric

Dans le numéro 33 de « Bilan » a paru une étude très approfondie sur l’Espagne. Les événements y étant exposés sous une forme spécifiquement théorique, j’ai jugé opportun de contribuer à les éclairer à la lumière du développement du mouvement ouvrier moderne qui prit naissance dans ce pays lors de la première chute des Bourbons, en 1868.

Comme on sait, la chute d’Isabelle II — qui s’enfuit l’étranger comme Alphonse XIII, en 1931 — fut suivie d’une période mouvementée dont les phases successives sont les suivantes : tout d’abord, en octobre 1868, le gouvernement provisoire de Serrano qui, après que les Cortès constituantes de février 1869, se furent prononcées pour une monarchie démocratique, céda la place au roi Amédée de Savoie. Puis, provoquée par cette nomination, éclata la seconde guerre « carliste » (1872-1876), fomentée par la branche proscrite des Bourbons.

Ensuite, c’est l’abdication d’Amédée en 1873 et l’instauration de la première République des Pi Y Margall, des Salmeron et des Castelar, qui dut lutter contre les Carlistes (en Biscaye et en Catalogne) et la révolte « cantonaliste » de Séville, Cadix, Grenade, Malaga, Carthagène et Valence.

Enfin, Serrano revient au pouvoir et prépare le coup d’État Militaire qui remet de nouveau sur le trône les Bourbons en janvier 1875.

Le Conseil Général de Londres (Première Internationale) eut très peu de rapports directs avec l’Espagne, bien qu’il y eut un Secrétaire désigné pour ce pays et qui était Paul Lafargue du fait que par hasard il était né à Cuba. Le manifeste lancé par le Conseil Général en octobre 1868, après la chute d’Isabelle, pour inviter les ouvriers espagnols à faire partie de l’Internationale, resta sans écho. Ce furent, au contraire, les républicains fédéraux de la nuance Pi Y Margall qui obtinrent l’appui des ouvriers, organisés jusqu’alors dans de simples sociétés coopératives.

La première agitation directe en Espagne fut le fait de l’« Alliance » de Bakounine qui, à la fin de 1868, envoya Joseph Fanelli créer les noyaux de la Fédération Espagnole de l’Internationale. C’est ce qui explique, d’ailleurs, que celle-ci resta toujours fidèle à la conception collectiviste anarchiste, en opposition avec le « communisme-autoritaire » de Marx et du Conseil Général de Londres. Même, quand plus tard (en 1876), la Fédération italienne de l’Internationale, sous l’impulsion de Malatesta, Cafiero et Covelli, adopta le « communisme anarchiste », c’est-à-dire que non seulement la terre et l’outillage, mais aussi le fruit du travail devait appartenir aux communautés, les internationalistes espagnols restèrent fidèles à leur vieille conception. On verra, par après, quand en 1910 surgit la C.N.T., qu’on employa la terminologie anarcho-syndicaliste par ce que « collectivisme » désignait désormais les marxistes, les partis socialistes de la IIe Internationale.

C’est ainsi que le premier Congrès de la Fédération régionale espagnole (régionale signifiait pour l’Espagne : nationale) tenu à Barcelone en 1870, adopta une position apolitique. Dans le domaine économique, sa position fut tout aussi peu favorable aux mouvements de grèves. Il n’envisageait que le but final, c’est-à-dire « la liquidation sociale et le devenir libre ».

Pour tous les internationalistes autoritaires — pour les Fédérations d’Espagne et d’Italie, comme pour les Jurassiens en Suisse et pour les ouvriers de la Vallée de la Vesdre (Verviers, Belgique), le but unique de l’association était de provoquer l’insurrection qui renverserait les gouvernements, abolirait la propriété privée, mettrait à la libre disposition des travailleurs la terre, l’outillage et substituerait à l’organisation étatiste de la bourgeoisie la libre fédération des communautés et des groupes producteurs autonomes.

Quand, en 1873, à la suite de la proclamation de la République fédéraliste (Pi y Margall) se développa ce puissant mouvement « cantonaliste », si l’Internationale dans son ensemble, resta en dehors des événements qu’elle jugeait « politiques », en même temps, elle autorisa ses membres à participer aux gouvernements locaux issus de ce mouvement parce qu’elle considérerait la décentralisation (ou « cantonalisation ») de l’État comme propice au bouleversement social. Mais Serrano dissout l’Internationale qui, bien qu’elle déclarait compter déjà alors des dizaines de milliers de membres s’adapta sans résistance à la situation en répondant uniquement à l’ordre de dissolution par... un Manifeste de protestation adressé aux ouvriers espagnols. Et ils rentrèrent dans l’ombre jusqu’en 1881, quand les conservateurs firent place à un gouvernement plus libéral. Les Internationalistes sortirent alors de l’illégalité en créant une Fédération des travailleurs de la région espagnole, basée, elle aussi, sur le collectivisme anarchiste et qui atteignit, dès ses débuts, un certain développement. Une aile terroriste, mieux connue sous le nom de « Main Noire » se développa surtout en Andalousie et provoqua les persécutions de 1884.

En 1888, un Congrès, qui eut lieu à Valence, dissout définitivement la Fédération Régionale et lui substitua des groupes anarchistes libres.

Ce n’est qu’en Octobre 1910, au cours d’un Congrès qui se tint à Barcelone, réunissant des organisations ouvrières de Catalogne et d’Andalousie, que fut décidée la constitution de la Confédération Nationale du Travail, à caractère syndicaliste antiparlementaire et partisan de l’action directe.

Comme nous l’avons déjà dit, la Fédération de l’Internationale, en Espagne, à part l’épisode de Lafargue, fut toujours antiautoritaire, contre Marx et le Conseil Général de Londres.

Lafargue avait réussi à gagner la majorité du Conseil Fédéral mais, exclu, il ne put que regrouper neuf membres dans la nouvelle Fédération de Madrid qu’il représenta au Congrès de La Haye (1872). Parmi ces neuf membres figurait le typographe Pablo Iglesias, le futur fondateur du Parti Ouvrier socialiste en Espagne. Ce parti, créé clandestinement, en 1879, fut définitivement fondé au Congrès de Barcelone, en août 1888, année dans laquelle les socialistes créèrent aussi leur centrale syndicale, l’U.G.T. Celle-ci était étroitement rattachée au Parti et Iglesias en était le Président, du parti et de l’organisation syndicale en même temps.

Le parti politique participa, dès ses début, à l’action politique, mais il ne remporta jamais un succès électoral. Iglesias n’entra au Parlement qu’en 1910, suite à la première coalition entre républicains et socialistes contre le gouvernement réactionnaire de Maura et l’expédition marocaine.

Le P. S. O. B. eut un caractère « ouvriériste » et anti-intellectuel ; il considérait les intellectuels comme des trublions, bons uniquement à introduire en son sein les discussions théoriques, inutiles, selon lui. À part quelques brèves et sporadiques apparitions d’intellectuels, comme Unamuno — aujourd’hui partisan de Franco — le Docteur Vera fut pendant longtemps l’unique fidèle au mouvement. Ce ne fut que peu de temps avant la guerre qu’on vit arriver en plus grand nombre les intellectuels au parti socialiste. Parmi eux, Besteiro, Ovejeroi, Luis Araquistain sont aujourd’hui des dirigeants du « Front Populaire ».

Le parti socialiste ouvrier espagnol, somme toute, eut depuis ses débuts, une couleur locale qu’en se plut à appeler « pablisme » du nom de Pablo Iglesias qui mourut en 1925, à 75 ans, après avoir été depuis cinquante ans l’éducateur politique des cadres du Parti et de l’U.G.T. Cette particularité du Parti ouvrier espagnol, d’après Andrade dans son intéressante étude du réformisme, a revêtu le caractère d’une organisation du type philanthropique donnant l’accent sur le caractère moral et produisant ce type d’ouvrier que Primo de Rivera se plaisait à décorer pour « de bons et loyaux services » à ses maîtres.

Cet « ouvriérisme » rudimentaire du pablisme, était le reflet, dans le domaine économique, de la situation arriérée de l’Espagne où dominait surtout l’artisanat. (Non seulement Pablo Iglesias était comme nous l’avons déjà vu un ouvrier typographe, mais pendant longtemps tout le Comité Central du Parti fut, dans son entièreté, composé de typographes). Et , dans le domaine politique, il reflétait une notion élémentaire de la lutte des classes qu’aucune discussion théorique n’était venue enrichir.

Ce réformisme accentué fut une des principales causes du développement de l’anarchisme, sous des différents noms, et le fait que les ouvriers les plus avancés et les masses les plus-combattives se sont ralliées à la C.N.T. a pu faire croire que l’anarcho-syndicalisme représentait une forme plus révolutionnaire alors qu’en réalité son existence même était la preuve de l’état arriéré, du point de vue classiste, du prolétariat espagnol.

Pour bien comprendre la situation actuelle, il importe d’analyser la période qui suivit la chute de Primo de Rivera — en janvier 1930, c’est-à-dire la période d’une année de son successeur, le général Bérenguer, et le court gouvernement de concentration monarchique de l’amiral Aznar, de février 1931 jusqu’aux élections municipales d’avril de la même année et qui amenèrent une seconde chute des Bourbons.

C’est, en effet, au cours de cette période que, dans le parti socialiste, se cristallisa une crise intérieure qui aboutit à la création de deux fractions. Comme on sait, après l’instauration, en 1923, de la dictature de Primo de Rivera, le parti socialiste et l’U.G.T. pratiquèrent une politique d’adaptation au nouveau régime. En échange de cette « neutralité bienveillante », Primo de Rivera laissa aux socialistes une certaine liberté de propagande et les fit entrer dans les organes consultatifs du régime et dans les comités paritaires, tous postes largement rétribués et d’autant mieux acceptés que la faiblesse du mouvement ouvrier, en Espagne, avait jusqu’alors été un obstacle à la formation d’une bureaucratie appointée comme c’était le cas dans des pays où le mouvement ouvrier était plus développé.

Le collaborationnisme arriva jusqu’à tolérer que LLargo Caballero, toujours secrétaire de l’U.G.T. fut nommé conseiller d’État. Et même, en ce qui concerne l’offre des sièges au sein de l’Assemblée nationale corporative, dont le gouvernement envisageait la création, il se révéla une unanimité pour l’acceptation, au cours des débats, du Conseil national. Seule, la crainte dune réaction des masses ouvrières empêcha le Conseil de se prononcer par un vote pour l’acceptation.

On assista à une véritable idylle social-dictatoriale. À Madrid, où à l’U.G.T. existait une opposition de communistes non encore dégénérés, les dirigeants de cette opposition se voyaient appelés à la Sûreté où quand ils n’étaient pas invités à entrer au Parti socialiste, on les défiait de continuer cette opposition sous menace d’arrestation.

Dans certaines localités de la région minière de la Biscaye, les Maisons du Peuple qui étaient aux mains des communistes, avaient été saisies par la Dictature, qui les avait attribuées aux socialistes.

Un courant « gauchiste », conduit par Prieto, se manifesta contre la politique de collaboration intime avec la Dictature, pratiquée par les Caballero, Saborit et la direction du Parti. Mais la crise ne vint à la surface que pendant la période suivante : celle de la dictature que continua Bérenguer.

D’un côté, Besteiro et Saborit, qui s’appuyaient sur la bureaucratie syndicale, restaient fidèles à la politique traditionnelle du « quiétisme », sous prétexte de ne pas faire courir d’aventures au mouvement ouvrier. En réalité, ils entendaient sauvegarder les sinécures que la dictature leur avaient données. C’est ainsi qu’ils allèrent jusqu’à saboter la préparation de grève générale qui devait éclater en décembre 1930.

D’autre part, les « gauchistes » — Prieto et de los Rios, auxquels vint se joindre Caballero qui quitta de ce fait la clique « pabliste » —, accentuèrent leur tactique de rapprochement avec les républicains. Ils participèrent à la préparation de la révolte militaire qui devait éclater en décembre 1930, avec l’appui de la grève générale. On sait que le soulèvement prématuré de la garnison de Jaca fit échouer ces projets.

Déjà alors, Prieto, Caballero et de los Rios firent partie du gouvernement provisoire qui avait été projeté en cas de succès. Ce furent les mêmes qui entrèrent dans le gouvernement d’Alcala Zamora en avril 1931.

Malgré cet opportunisme ou plutôt cette trahison des intérêts révolutionnaires de la classe ouvrière, le mouvement ouvrier restait toujours très faible : le parti socialiste avait, en 1930, 12 815 membres et l’U.G.T., 277 011.

Quant à la C.N.T., on sait que lors de l’instauration de la dictature, elle dissout « volontairement » les syndicats. Cette formule sauvait le principe, mais n’en signifiait pas moins l’adaptation sans résistance au nouveau régime. Ses effectifs atteignaient alors, d’après elle, un million de membres, mais n’oublions pas que pour les anarchistes espagnols ce chiffre était pour eux comme l’hécaton (cent) pour les anciens grecs : une quantité indéfinie, mais qui, en tout cas, doit donner une impression de nombre.

Déjà pendant la dictature, au sein de la C.N.T., le courant révisionniste des syndicalistes — de la nuance Pestana — s’était renforcé et était entré en lutte ouverte avec les anarchistes purs de la F.A.I. Les « F.A.Istes » étaient, au cours de cette période, rentrés dans l’ombre — comme leurs aînés internationalistes-anti-auto-ritaires après la répression de 1874 — et, on doit le reconnaître, seuls les révisionnistes avaient manifesté, pendant la dictature, quelque activité. Ces « révisionnistes » ou « politiciens », comme les appelaient leurs adversaires, les « anarchistes-spécifiques », se trouvaient à la tête de la C.N.T. au moment où la République fut proclamée. Leur syndicalisme « révolutionnaire » était de la même veine que celui de Jouhaux de la C.G.T. française. On leur a accolé toute la responsabilité de la politique du « bloc sans principes » avec les républicains, la collaboration étroite avec la bourgeoisie, signe caractéristique des premiers moments de la république espagnole. Ils se solidarisèrent avec le Manifeste publié à Barcelone par les partisans de la République, sur la base d’un programme d’action qui comportait : 1° la séparation des pouvoirs ; 2° reconnaissance à tous les citoyens, de droits individuels et sociaux ; 3° reconnaissance aux groupes fédérés en vertu de leur propre culture ; 4° liberté de pensée, Séparation de l’Église et de l’État ; 5° réforme agraire ; 6° réformes sociales au niveau des États capitalistes les plus avancés.

Voilà pour 1931.

En 1936, on verra les « F.A.Istes » à la tête de la C.N.T., entrer non au « Gouvernement », mais au... « Conseil » de la Généralité de Catalogne, avec un programme qui comporte : la création de milices, pour maintenir l’ordre public (lire : police !) ; des milices de guerre obligatoires (lire : armée !) ; défense de la petite propriété et des libertés « traditionnelles » de la Catalogne.

Il nous reste à parler du parti communiste. Il a surgi en Espagne, comme ailleurs, dans l’immédiat après-guerre, au travers de la transformation de la Jeunesse socialiste en Parti Communiste, à laquelle est venue se joindre une gauche socialiste. Le fait que les parrains du mouvement communiste furent Borodine — dont on connaît l’activité en Chine où il fut l’artisan de la défaite du prolétariat chinois — et le député opportuniste italien Graziadei suffisent à expliquer que ce parti devait rester un avorton que l’Internationale même considérait comme la plus insignifiante de ses sections.

En se basant sur les chiffres les plus optimistes, on ne trouve que quelques centaines de membres, si toutefois on peut employer ce mot, car en 1931, le Parti Communiste espagnol ne tenait pas encore la liste de ses affiliés. Il groupait plutôt une clique d’aventuriers incompétents et sans scrupules que l’I.C., régulièrement, venait remplacer par des éléments qui ne valaient pas mieux. Pendant toute la période de la dictature, le P.C.E. ne donna pas signe de vie et resta ignoré de presque tout le monde. Une certaine influence communiste qui se fit sentir dans les syndicats en Biscaye et aux Asturies, n’était qu’une activité de quelques éléments de la base, en dehors de toute directive des chefs.

À Barcelone, principal centre industriel de l’Espagne, le Parti Communiste, jusqu’à ces derniers temps, fut absolument inexistant (il comptait une cinquantaine de membres, tout au plus, au début des événements de cette année).

La question nationaliste, qui a tant d’importance, même dans la C.N.T. — (voir ses dernières déclarations sur les libertés traditionnelles de la Catalogne) — avait provoqué, à la veille des événements de 1931, la création d’un parti communiste catalan qui soutenait l’idée de l’indépendance de la Catalogne et pour lequel il existait, non une bourgeoisie espagnole exploitant le prolétariat espagnol, mais une bourgeoisie catalane et un prolétariat catalan tous deux exploités par l’État Central. Dans ce parti, on retrouve les premiers noyaux du bloc ouvrier et paysan de Maurin, qui joua un certain rôle au début de la République et qui, par après, devait donner naissance à l’actuel P.O.U.M.

Avec Bérenguer, qui n’a fait que prolonger Primo de Rivera, se termine la période de la « manière forte » de la bourgeoisie. Main de fer dans un gant de velours, car il faut bien dire que la férocité de la dictature n’est qu’une légende. En réalité, il n’y eut que des arrestations et même pas en très grand nombre.

Par exemple, le terrorisme à Barcelone, — exercé par ce même Anido, que la Révolution de 1936 se contenta d’emprisonner pour le laisser échapper par après — s’était manifesté auparavant, au moment de la poussée ouvrière.

La dictature fut une forme de politique instable oscillant entre les exigences des agrariens et des industries agricoles et celles des industries moyennes qui avaient pris naissance à la périphérie (l’ascension de Primo de Rivera fut poussée par l’industrie de transformation de la Catalogne).

Devant la dévaluation de la peseta, la fuite des capitaux à l’étranger, l’anarchie croissante, économique et politique (reliées à la crise mondiale), devant le danger d’une recrudescence des conflits sociaux, la bourgeoisie eut recours à une seconde manière de domination, la forme démocratique, en faisant appel à sa « réserve » : les républicains, les socialistes, les centristes.

Les événements ultérieurs démontrent à satiété, en Espagne comme ailleurs, le caractère bourgeois de l’idéologie républicaine.

On sait maintenant que les principaux leaders républicains ne considéraient pas que leur heure fût venue. Ils craignaient, disaient-ils, de paraître trop radicaux. Tout en reconnaissant que c’était le moment de recueillir les fruits d’une situation antimonarchique et antiréactionnaire, ils estimaient que cette tâche revenait surtout aux monarchistes qui venaient de se rallier à la conception républicaine : aux Zamora et aux Maura. C’est-à-dire à ceux qui envisageaient la création d’une république parlementaire, conservatrice et catholique. Le programme minimum des républicains à cette époque comportait l’acceptation de la nomination par arrêté royal aux postes de député provincial et de conseiller (système déjà en vigueur sous Bérenguer).

Tous acceptèrent une action commune avec les politiciens des diverses tendances qui n’osaient pas encore se déclarer républicains et qui, tout en continuant à se proclamer monarchistes, réclamaient la convocation des Cortès plus ou moins constituantes. Les organisations ouvrières, y compris la C.N.T. s’engageaient à soutenir cette agitation « dans la rue ».

Devant un mouvement ouvrier paralysé par la conception réformiste du « pablis-me » et la passivité des anarcho-syndicalistes, à la remorque de conceptions petites-bourgeoises — grattez l’anarchiste et vous trouverez le petit-bourgeois —, on s’explique les ravages que purent faire les illusions démocratiques.

Les événements se précipitent. Après l’échec du soulèvement de décembre 1930, le gouvernement de Bérenguer fit des démarches en vue de hâter les élections générales, espérant ainsi renforcer sa position en rentrant dans « l’ordre constitutionnel ».

La date des élections fut fixée au mois de mars 1931, mais les partis de l’opposition refusèrent d’y participer en alléguant que la loi martiale et la censure militaire leur empêchaient toute campagne électorale.

Cette menace des républicains et des socialistes de boycotter les élections s’ajoutant au fait que des milieux monarchistes toujours plus nombreux réclamaient une assemblée constituante accompagnée d’une enquête ayant pour but d’établir la responsabilité du Roi dans la dictature, provoquèrent en février 1931 la chute de Bérenguer. La tâche de constituer le nouveau gouvernement fut confiée à Sanchez Guerra, du parti libéral-historique des Romanonès, parti qui représentait les intérêts des agrariens et qui, tout en étant opposé à la dictature à cause de sa politique marocaine et extérieure, constituait le plus solide appui de la monarchie. Mais déjà, dans ce parti, quelques éléments, comme Alcala Zamora, s’étaient ralliés à la République et d’autres, comme Sanchez Guerra, étaient partisans de la convocation d’une Constituante.

Mais Sanchez Guerra échoua dans sa tentative de constituer le gouvernement, par suite du refus des républicains d’y participer.

Ce fut un gouvernement de transition qui fut constitué sous la Présidence de l’Amiral Aznar.

Tout en maintenant leur boycottage des élections parlementaires, socialistes et républicains présentèrent des listes communes aux élections municipales qui eurent lieu le 12 avril 1931. On en connaît les résultats : la défaite écrasante des monarchistes dans presque toutes les grandes villes. Les campagnes étaient restées fidèles aux partis monarchiques, mais cela n’empêcha pas le dénouement de la situation : le départ du roi Alphonse XIII et la formation d’un Gouvernement provisoire, dont Alcala Zamora fut le Président et auquel participaient trois socialistes.

Le fait que le général Sanjurjo, alors directeur général de la garde civile (gendarmerie) fut celui qui régla la conversion pacifique de la monarchie en république, était en soi déjà tout un programme.

Nous ne tarderons pas à le vérifier au cours d’un prochain article.

GATTO MAMMONE

Autres articles de cette rubrique
  1. BILAN 00 : Sommaire des numéros de la revue "Bilan"
  2. BILAN 01a : Note liminaire
  3. BILAN 01b : Introduction
  4. BILAN 01c : Seizième anniversaire de la révolution russe
  5. BILAN 01d : Vers l’Internationale deux et trois quarts... ?
  6. BILAN 01e : Projet de constitution d’un bureau international d’information
  7. BILAN 02a : Massacre des travailleurs en Espagne
  8. BILAN 02b : Six communistes décapités dans les prisons de Cologne
  9. BILAN 02c : Une victoire de la contre-révolution mondiale - Les États-Unis reconnaissent l’Union Soviétique
  10. BILAN 02d : Désertions, trahisons et difficultés réelles de la doctrine marxiste
  11. BILAN 02e : Le principe démocratique - première partie
  12. BILAN 02f : Vers la construction d’une véritable fraction de gauche en France
  13. BILAN 02g : Pas de « Bordiguisme »
  14. BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
  15. BILAN 03b : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent - Socialistes et centristes applaudissent
  16. BILAN 03c : Pour les funérailles des victimes du « Diana »
  17. BILAN 03d : Résolution de Ligue des Comunistes Internationalistes sur la IVe Internationale
  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche