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Dernière mise à jour :
samedi 22 septembre 2018
   
Brèves
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Mise à jour de la bibliographie de Nicolas Boukharine
mardi 27 mai
Il manquait à la bibliographie des œuvres de Boukharine en langue française les articles publiés par Smolny dans l’ouvrage La revue Kommunist (Moscou, 1918). Oubli réparé.
Rosa Luxemburg : bibliographie française
mardi 15 avril
Mise à jour et toilettage complet de la notice bibliographique des œuvres de Rosa Luxemburg en langue française.
Capital, valeur, plus-value et exploitation du travail
jeudi 15 novembre
La deuxième séance du cycle de formation « Pourquoi le marxisme au XXIe siècle ? » se tient ce jeudi soir 15 novembre 2012 à 20h30 au local FSU , 52 rue Jacques Babinet, immeuble Peri-ouest, 2° étage (Métro Mirail Université à Toulouse).
Mise à jour de la bibliographie...
dimanche 9 septembre
... de la série Historical Materialism Books, depuis le numéro 26 jusqu’au numéro 40.
Sur le Web
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
canutdelacroixrousse
L’histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts. Ce Blog est une mine d’informations sur les canuts allant de pair avec une connaissance très fine de Lyon / Croix-Rousse. Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !
Les Amis de Daumier
Créée en 1994, l’Association des Amis d’Honoré Daumier se propose par ses statuts de promouvoir, en France et à travers le monde, l’œuvre multiforme - dessins, peintures et sculptures - de cet immense artiste.
Parti Communiste International (Il Programma Communista)
Publie en France les Cahiers internationalistes, consultables en ligne sur le site depuis le numéro 6. Présentation : Ce qui nous distingue : la ligne qui va de Marx à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie (Livourne, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l’Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" et la contre-révolution stalinienne, et au refus des fronts populaire et des blocs partisans et nationaux. La dure œuvre de restauration de la doctrine et de l’organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, dehors de la politique personelle et électoraliste.
Démocratie Communiste
Site luxemburgiste, dont voici le manifeste minimal : Démocratie communiste s’inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte : pour l’abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ; pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ; pour une société socialiste-communiste ; pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ; contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l’abolition de toutes les frontières. Textes d’actualité et thématiques (peu nombreux).
Les Amis de Spartacus
Edition fondée par René Lefeuvre en 1934. A publié Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Boris Souvarine... Un fond exceptionnel et incontournable.
DIE ROTE FAHNE - Le Drapeau rouge
Journal du groupe Spartacus puis du KPD ( 1918 - ? )
31 août 2006 par jo

Le 9 novembre, un petit groupe - Liebknecht en tête - occupe le local du Berliner Lokalanzeiger et oblige l’imprimeur à publier le premier Rote Fahne. Mais, dès le lendemain, typographes et lynotypistes, par fidélité à leur direction, arrêtent le travail. Malgré l’appel éloquent de Rosa et du Comité exécutif de Berlin, l’éditeur, couvert par Ebert, refuse tout compromis.

Le groupe Spartacus est obligé de conclure un accord financier très défavorable. Le journal ne peut paraître régulièrement que le 18 novembre (celui de l’USPD, Freiheit, ne sort que le 16). De plus, les journaux radicaux ne reçoivent qu’une faible quantité de papier, leur diffusion étant ainsi fortement limitée.

Dans ce numéro, Rosa écrit : « La révolution a commencé. Il n’y a pas lieu de chanter victoire (...) mais il faut faire une autocritique sévère et rassembler énergiquement ses forces pour poursuivre l’oeuvre commencée. Car nous avons accompli peu de choses et l’ennemi n’est pas renversé. » (p. 704 Nettl)

Et, le 24 novembre, face à l’accusation sans cesse répétée que Spartacus était un parti de terreur, elle répond : « Les Reventlow, Friedberg, Erzberger, qui ont envoyé sans sourciller un million et demi d’hommes et d’adolescents allemands à la tuerie - pour conquérir Longwy, Briey ou de nouvelles colonies ; les Scheidemann-Ebert, qui ont approuvé quatre ans durant tout ce qui a permis la plus grande saignée que l’on connût de mémoire humaine - tous ces gens s’enrouent à crier en choeur contre la « terreur », la prétendue terreur dont les menace la dictature du prolétariat ! Que ces messieurs relisent leur propre histoire. » (p. 708 Nettl)

Rosa tenait à lire la moindre ligne du journal avant l’impression. Elle écrit ainsi à Marta Rosenbaum, qui pendant sa détention avait été sa confidente : « Ma chère petite Marthe ! Avec mille pensées, je vous envoie enfin le premier numéro de la Rote Fahne qui m’a tenu en haleine du matin au soir tous ces jours derniers. » (4 janvier 19, in Nettl, p. 740)

Le 6 décembre, des groupes de soldats occupent provisoirement la rédaction de Die Rote Fahne, essaient d’arrêter le Comité exécutif des Conseils, et proclament Ebert président de la République.

Lors des évènements de janvier, Rosa écrit encore alors que Liebknecht s’est fourvoyé dans une entreprise désespérée : « Quand on est engagé dans une lutte très dure contre le gouvernement d’Ebert-Scheidemann, on ne s’empresse pas d’ouvrir des « négociations » avec ce même gouvernement (...) Les masses sont prêtes (...) à traverser feu et flammes pour la cause du socialisme. Il faut leur donner des mots d’ordre clairs et leur proposer une attitude conséquente et résolue (...) L’Allemagne était jusqu’ici la terre classique de l’organisation, et surtout du fanatisme de l’organisation ; disons le, on en faisait parade (...) et aujourd’hui, que voyons-nous ? Au moments décisifs de la révolution, ce « talent d’organisation » tant vanté fait fiasco de la plus piteuse façon qui soit (...) L’expérience des trois derniers jours crie à voix haute aux organes directeurs des ouvriers : « Ne parlez pas ! Ne négociez pas ! Agissez ! » (Die Rote Fahne, 8 janvier 19, in Nettl p. 744)

Le 14 (« L’ordre règne à Berlin ») et le 15 janvier (« Malgré tout »), ce sont les derniers articles de Rosa et de Karl. C’est aussi la dernière fois que paraît légalement le journal avant de plonger dans la clandestinité. Il ne reparaît officiellement qu’en février et se donne pour tâche de dépister les assassins et les commanditaires des deux « ailes ». Mais de nouveau, il va cesser de paraître, de mai à décembre 1919.

Ainsi, dans les vagues de grèves de février à avril, dans la répression du mois de mars, il ne jouera aucun rôle. La voix du KPD, au moment le plus déterminant, est alors quasiment étouffée !


Bibliographie indicative :

— NETTL John Peter, La vie et l’oeuvre de Rosa Luxembourg, t. II, Editions François Maspero, Bibliothèque Socialiste n°22, 1972 ;