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Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
Janvier 1934 / pp. 75 - 80
13 septembre 2006 par eric

La canonisation du chef prolétarien représente l’annulation de son œuvre, de son rôle, de sa vie. Ni Lénine, ni Liebknecht, ni Luxemburg, ne représentent des génialités « accidentelles », individus isolés possédant des vertus intrinsèques, surhommes gigantesques faisant brusquement irruption dans l’arène sociale pour en modifier l’aspect selon leurs intentions et d’apres la capacité de leur génie. Ces grands chefs, dont nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire, le chef prolétarien en général, ne représentent pas des entités mystérieuses, transcendantes, qui échappent à toute tentative d’interprétation, mais sont des produits d’une époque historique, l’expression la plus claire des forces révolutionnaires d’une époque déterminée.

Le fait primaire de la sociabilité de l’espèce humaine donne à tout cerveau une expression collective : la pensée de l’individu lui-même n’étant, en définitive, que le reflet de son milieu social. La production intellectuelle, qui est unitaire dans les premières formes de la société, parce que celles-ci, ne comportant pas encore d’antagonismes économiques, se dirige par conséquent vers la conservation et le développement du patrimoine commun, contre les attaques extérieures.

Comme il n’existe pas, dans cette période, de différenciation économique à l’intérieur de la tribu nous assistons à une utilisation sociale et harmonieuse des différentes capacités intellectuelles et naturelles des individus. L’apparition des classes brise toute possibilité d’harmonisation de l’individu dans la société, et nous assisterons à la formation d’autant d’idéologies, d’autant de chefs, qu’il y aura de classes. La. dynamique de ce combat entre les classes permettra aux classes fondamentales de s’assimiler, d’absorber, toute l’activité économique, politique, intellectuelle, des couches intermédiaires. Le chef prolétarien est donc celui qui synthétise, au nom de la classe prolétarienne et autour d’elle, l’effort de libération de tous les opprimés : la délivrance de l’humanité elle-même contre la classe exploiteuse qui défendra sa domination, au risque d’un effondrement de toute convivance humaine.

Individus, chefs, sont donc des données, des expressions moléculaires de la classe ; la signification et le rôle d’individus et de chefs, ne sont concevables qu’en fonction de la classe : le plus grand génie, l’individu le plus courageux, s’ils sont séparés de leur classe et de son évolution historique, ne peuvent représenter que des expressions sociales transitoires. Par contre, individu et chef, reliés à la classe et à son processus de développement, représenteront autant d’éléments physiologiques de cette classe. La gestation de cette dernière se produit au travers d’un mécanisme fort complexe ; et pour cela, la consommation d’énergies humaines, leur décomposition, leur passage à l’ennemi, ne déterminent pas immédiatement la naissance de nouvelles expressions synthétisant la classe.

Mais le rôle historique de la classe ne cesse pas du fait de la désertion, de la trahison de ses militants ou de ses chefs ; l’évolution de son développement peut s’en trouver provisoirement compromise, mais de nouvelles énergies surgiront en fonction de ces expériences négatives - certainement salutaires pour la vie et le développement de la classe.

L’individu et le chef ne relèvent, par conséquent, que de 1a classe à laquelle ils appartiennent, au service de qui ils auront mis leur vie et leur intelligence. En aucun cas, ils ne représenteront des personnalités ,faisant cadeau à la classe des matériaux idéaux ou intellectuels qu’ils seraient parvenus à réaliser en leur sein.

Lénine, Liebknecht et Luxemburg resteront dans l’histoire en tant qu’expression de la classe prolétarienne et de moments particuliers de son ascension, et non en tant que génialités ou héros ayant doté la classe ouvrière des qualités particulières à leur personnalité. D’autres cervaux, bien plus puissants dans le domaine politique, d’autres héros plus imposants que ces chefs prolétariens, disparaîtront de la scène historique seulement parce qu’ils ne concrétisent pas les besoins de la classe prolétarienne et de sa lutte. Le chef prolétarien est donc celui qui annule toute individualité et se proclame redevable de toute son activité intellectuelle et générale de la classe prolétarienne.

***

Les chefs de la révolution bourgeoise se trouvaient dans des conditions historiques énormément plus favorables. Cela à cause du rôle historique de la bourgeoisie qui devait simplement opérer une substitution de classes privilégiées et, sur cette base, réorganiser la société. Bien plus compliquée est la tâche du chef de la révolution prolétarienne. Le mécanisme économique ne laissant plus de place à la constitution de nouveaux privilèges et de nouvelles exploitations, la tâche de la révolution prolétarienne réside dans la libération de l’humanité toute entière de la sujétion des forces économiques. L’évolution industrielle pose les conditions nécessaires à l’abolition des classes ; le prolétariat n’a donc pas devant lui - comme les classes révolutionnaires qui le précédèrent et qui devinrent réactionnaires après leur accession au pouvoir - des tâches de transformations sociales pour la réalisation de privilèges économiques. Son rôle est essentiellement politique et consiste à refouler de l’histoire, à la fois la bourgeoisie et toute les forces régressives qui veulent laisser en vie, avec le capitalisme, la sujétion du vieil ordre et de l’emprise des forces économiques sur l’homme.

La tâche politique du prolétariat se manifestera essentiellement dans les solutions qu’il parviendra à donner aux différentes situations, pour canaliser autour de la lutte révolutionnaire toutes les réactions produites par les antagonismes sociaux et par leur éclosion. Cette tâche politique résulte directement de l’effort intellectuel que doit réaliser le parti et sa hiérarchie. L’ennemi capitaliste serait certainement voué à l’échec, pour la défense de son régime, s’il devait compter uniquement sur des données matérielles. Infime minorité de la société, le capitalisme, pour la construction de tout son appareil de domination et de répression, ne peut avoir recours qu’à des millions d’hommes provenant des classes qu’il exploite. Si donc, au cours de la lutte révolutionnaire du prolétariat, pendant la gestation de la société communiste, l’on pouvait établir une relation directe entre l’antagonisme social et la lutte pour sa suppression, le capitalisme n’aurait plus aucune possibilité de rester à la direction de la société : le soldat, l’agent de police, le gendarme, le juge, le fonctionnaire, seraient autant d’éléments qui s’apercevraient de l’absence d’un intérêt pour la conservation de la bourgeoisie et qui auraient conscience de l’intérêt économique contraire, c’est-à-dire de la suppression du régime actuel.

Mais le capitalisme parvient à intervenir directement ou indirectement dans la formation et le développement des couches intermédiaires du prolétariat et du parti de la classe ouvrière lui-même ; c’est là sa seule chance de salut. Aux heures du danger suprême, ce n’est pas surtout la violence contre la classe ouvrière qui sauvera la bourgeoisie, mais c’est la corruption du parti de la classe ouvrière et de ses chefs qui la sauvera.

***

Les armes pour la lutte prolétarienne résident dans une série de formules centrales qui permettront une intervention victorieuse des prolétaires dans tous les mouvements de masses déterminés par les antagonismes sociaux. La production de ces formules centrales représente un travail pénible embrassant plusieurs années ; ce n’est pas dans une bibliothèque, et suivant les procédés d’un Précis de Logique que le prolétariat pourrait arriver à indiquer ses solutions aux problèmes de la lutte. Le matériel avec lequel doit agir la classe ouvrière jaillit de cette double expérience historique : d’un côté la bourgeoisie pouvant parvenir à contenir et écraser toutes les réactions de classe produites par son régime, de l’autre côté le prolétariat parvenant à extraire la signification de ces réactions, au cours des événements, pour donner un but positif et concret aux luttes des classes exploitées. Tout ce travail ne peut dépendre de la libre volonté ou de la génialité d’individus, fussent-ils tous des ouvriers. Il faut un Organisme où se condense tout cet effort, il faut des règles pour conditionner ce travail, il faut une hiérarchie coordonnant cette activité, il faut des organismes exécutifs, il faut des chefs, il faut un chef.

Organisme, règles, hiérarchie, dépendent de conditions sociales et historiques et ne sont pas des élucubrations d’individus ou de génies. Les parti est donc l’organisme où se détermine l’effort incessant de la classe ouvrière pour donner une expression et une signification aux luttes de classe. Programme, politique et tactique du parti seront des expressions tangibles des différentes époques historiques ou des différentes situations. Hiérarchie signifiera le guide pouvant diriger les armées prolétariennes. La lutte de classe et son mécanisme représenteront la matière sur laquelle agira le parti, et qui conditionnera la structure du parti lui-même.

Le pouvoir du capitalisme s’établit sur la base d’une ramification s’étendant dans tout le pays. Celle-ci consiste dans des pouvoirs locaux et répressifs, lesquels ne représentent pas, vis-à-vis de l’Etat, autant de morceaux épars et discordants, mais bien des rouages de l’organisme central. Le prolétariat ne peut fonder sa structure d’organisation que sur une base analogue. A sa tête un organe central ayant réalisé la plus grande compréhension historique des besoins du prolétariat ; à sa base autant d’organismes, de comités, représentant des rameaux de l’organisme central. Celui-ci et les organismes locaux : le parti dans son ensemble, représentant l’ossature de la classe ouvrière, le guide pour les luttes contingentes et la lutte finale. Dans toute la lutte, aussi bien qu’au moment suprême, la rapidité de solution et de décision ne peut appartenir qu’à un cercle très restreint et parfois à un seul individu ; aussi dans le parti, les situations décisives n’appelleront-elle souvent que l’intervention d’une seule personnalité. En effet, pendant des moments très brefs, l’évolution des luttes sociales se précipite dans ses phases décisives ; en des heures, et bien souvent en quelques heures, se résolvent le destin des classes. La nuit du 7 novembre fut décisive pour les événements en Russie : ceux-ci n’auraient pu trouver aucune solution prolétarienne sur la base d’une consultation, si restreinte soit-elle, ne fut-ce que du parti : il fallait qu’à la rapidité des situations qui se déroulaient avec la rapidité et la violence de la foudre correspondit une décision centralisée, rapide et foudroyante : Lénine a répondu à cette tâche. En Italie, par contre, le conseil du parti et de la Confédération syndicale discutant pendant sept jours lors de l’occupation des usines alors que l’histoire empruntait la voie des tempêtes révolutionnaires, constitue la consécration de la voie opposée qui devait assurer la victoire du capitalisme.

Nous avons déjà indiqué comment et pourquoi ce problème de la nécessité de la hiérarchie et du chef se situe en dehors et contre les considérations de l’individualité ou du génie. Que Lénine ait été absent la nuit du 7 novembre, ou qu’une congestion se soit produite dans son organisme, ne signifient pas fatalement l’écrasement de la révolution. L’oeuvre de la classe qui avait produit Lénine avait aussi produit d’autres éléments, restés effacés par la présence de Lénine au cours des événements et qui auraient surgis avec moins ou autant de capacité, et vraisemblablement cette même nuit historique du 7 novembre.

Pour nous, il ne peut donc être question que d’une personnalisation de la classe dans son chef et non de l’inverse, c’est-à-dire du débordement du chef dans la classe. Le mécanisme de l’organisation du parti, celui qui détermine la hiérarchie, nous permet encore mieux de voir comment se produit la spécification intellectuelle au sein du parti. Ici ce n’est pas le militant doué du plus grand nombre de qualités intellectuelles qui se trouvera dans les instances supérieures du parti, mais, par contre, ce sera la capacité politique des militants qui déterminera leur accès aux organes locaux et centraux. Au reste, il est assez fréquent de constater qu’un ouvrier détienne des charges et se trouve de ce fait dans la possibilité de donner des directives à un professeur d’université se trouvant au sein du parti.

***

C’est au point de vue mondial que se déterminent les conditions particulières de la formation et du développement de la classe ouvrière des différents pays. Un prolétariat peut se trouver dans la condition de fournir un travail théorique d’envergure mondiale. La classe ouvrière, en Russie, se développait dans des conditions particulières : coexistence d’un pouvoir féodal et d’un jeune capitalisme fortement concentré, paysannerie retardataire et prolétariat extrêmement dense dans les centres industriels et les grandes villes. Ce prolétariat pouvait s’inspirer des expériences que les travailleurs avaient fait dans les autres pays, au cours de leur lutte contre le pouvoir capitaliste, et cela pour pouvoir neutraliser l’opposition du capitalisme au tsarisme, pour réaliser un bond, afin de passer du féodalisme à la dictature du prolétariat, sans l’intervalle d’une période de domination bourgeoise. C’est dans de telles conditions historiques que la classe ouvrière mondiale situe sa gestation en Russie, dans la période impérialiste du capitalisme. Lénine, favorisé par ces conditions objectives, écouta, et attentivement, la voix de l’histoire de la classe ouvrière mondiale et russe, parvint à construire le parti bolchevik. Il en devint le chef parce qu’il parvint à traduire dans ses travaux théoriques, la volonté de la classe ouvrière et à en concrétiser les buts.

Ce n’est certes pas une infériorité intellectuelle, celle qui place R. Luxemburg au deuxième rang par rapport à Lénine. La classe ouvrière allemande avait occupé, avant la classe ouvrière russe, la première place dans la lutte pour les intérêts du prolétariat mondial. Au temps de la Première Internationale surtout, ce sont ses militants qui se trouvèrent au premier rang des guides de la lutte prolétarienne mondiale. Rosa et Liebknecht auront certainement fait preuve d’un dévouement et d’un travail intellectuel aussi intense que Lénine lui-même, pour être assassinés avant de pouvoir récolter les fruits de leur travail révolutionnaire. A ce moment, le capitalisme allemand traversait sa phase ascendante et pouvait (à l’encontre du capitalisme russe qui n’avait pas de perspective devant lui) traîner à sa suite toutes les formations dirigeantes du mouvement prolétarien. Dans une telle situation, la lutte de Luxemburg acquiert une importance et une signification immense, bien que cette lutte ne fut pas couronnée de succès. C’est en 1903 que Lénine aborda les problèmes constitutifs du parti bolchevik et il s’appliqua à sa construction pendant 15 ans, au travers de la révolution de 1905, de sa défaite et de la critique de sa défaite. C’est seulement en décembre 1918 que Luxemburg et les spartakistes passent à la fondation du parti communiste, alors que auparavant le Spartakusbund ne s’était pas assigné - au point de vue de l’organisation et au point de vue théorique - des tâches de fraction au sein de la social-démocratie, ainsi que l’avaient fait les bolcheviks en Russie. En janvier et mai 1919, les mouvement grévistes de Berlin et le soulèvement bavarois se produisirent en l’absence d’un parti communiste qui puisse les guider vers la victoire révolutionnaire. Par ailleurs, le capitalisme allemand avait fait une expérience en mars 1917 et en avait tiré des enseignements. Il avait alors fourni le fameux wagon plombé qui devait conduite le chef de la Révolution d’Octobre en Russie. Lorsque la situation en Allemagne devint volcanique, travaillé par des convulsions et des éruptions sociales, le capitalisme avait compris qu’il lui faudrait décapiter le prolétariat et son jeune parti communiste. Un travail de longue haleine n’avait pu être fait et le parti communiste était trop jeune pour pouvoir remplacer immédiatement ses chefs assassinés. La classe ouvrière allemande se trouvait, après l’exécution bestiale de Luxemburg et de Liebknecht, dans l’impossibilité de reconstruire son ossature au rythme des tempêtes révolutionnaires de 1919-21 et de 1923.

***

Dans la situation actuelle de crise profonde du mouvement communiste, la conclusion que l’on retire faussement des anniversaires que nous commémorons est celle de la nécessité de créer, en une fois, des codes, des états-majors, des chefs. Lénine est présenté comme le chef qui a produit les bouleversements sociaux qui se sont conclu en octobre 1917. Par conséquent, il suffirait de former - à la lumière de sa politique - d’autres états-majors, d’autres chefs, et le prolétariat pourrait reprendre tranquillement le chemin de sa lutte révolutionnaire. Tout le problème du chef prolétarien est ainsi posé sur une base renversée : en une période de reflux révolutionnaire, il n’y a pas de chefs qui puissent transformer le déroulement des situations ; le communiste doit - suivant l’exemple de Lénine - s’adonner à l’oeuvre de reconstruction des cadres des partis révolutionnaires. Le problème révolutionnaire n’est pas un problème d’individus, mais de classe, et la modification de la situation ne peut dépendre que de la reconstruction de l’organisme de la classe ouvrière. Lénine lui-même, s’il avait survécu à la défaite du prolétariat allemand, n’aurait pu, sur commande, déterminer une autre évolution des événements que celle que nous avons connue. Il aurait contribué à la reprise de la lutte révolutionnaire dans les différents pays, car, certainement fidèle à son passé intègre et inaltérable, au lieu de considérer les événements d’Allemagne comme une confirmation des positions politiques qu’il avait défendues (en expliquant la défaite de 1923 par des erreurs d’organisation ou de Brandler) il aurait remis sur le métier toutes les données politiques expérimentées dans la lutte, et au prix d’une dissection impitoyable, il aurait rétabli les conditions pour la continuité de la lutte révolutionnaire. La défaite de 1923 ayant signifié un déplacement de grande importance à l’avantage du capitalisme, Lénine aurait été probablement battu et aurait connu le sort de Trotsky, de Bordiga et de tous les autres communistes bannis des rangs de l’Internationale gagnée au centrisme.

***

Le drapeau du prolétariat est aujourd’hui piétiné par la bourgeoisie. Sur les membres de la classe ouvrière battue par un capitalisme qui a pu gagner à sa cause l’Etat prolétarien lui-même, on échafaude la sanctification des chefs que nous commémorons. Lénine, vidé de sa signification communiste et internationale, serait devenu l’apôtre du socialisme en un seul pays. Pour le centrisme, il n’est pas difficile, à la faveur de phrases tirées frauduleusement de leur contexte, d’attribuer au chef de la Révolution d’Octobre, la paternité gratuite de la politique qui est appliquée actuellement au sein des partis communistes. Vidé de sa puissante signification de lutteur contre toutes les équivoques de la démocratie, Lénine est aussi considéré comme l’apôtre des mots d’ordre démocratiques. Pourtant, nul plus que lui ne s’est tellement attaché à rechercher le contenu de classe des institutions, des organismes et de l’Etat. Il n’est pas difficile, au surplus, de répéter pour n’importe qui cette escroquerie par l’emploi de phrases détachées de leur réalité historique et de leur contexte. Luxemburg, elle aussi, est métamorphosée en un apôtre de la démocratie, alors qu’elle fut assassinée sur l’ordre des forces de la contre-révolution démocratique.

Tout comme pour Marx et Engels, pour Lénine et Luxemburg, on pourrait « trouver » une contradiction flagrante entre leurs déclarations de principe et leurs affirmations politiques correspondant à des contingences particulières. En réalité il n’existe nullement de contradictions : les déclarations de principe embrassant toute une époque historique, se concluant dans l’insurrection du prolétariat, les formulations politiques contingentes et d’agitation, servant à relier autour de l’avant-garde communiste la masse des travailleurs et des classes moyennes. Mais le rôle des formations politiques intermédiaires n’est nullement immuable et se déplace dans une direction réactionnaire dans la mesure où s’accroît la possibilité révolutionnaire pour l’action du prolétariat.

Lénine a continué Marx parce qu’il a révisé la position contingente que ce dernier avait appliqué en 1848-49 vis-à-vis de la démocratie, devenue une force réactionnaire de tout premier ordre dans la nouvelle phase de l’impérialisme capitaliste. Ceux qui continuent Lénine, Luxemburg, Liebknecht, seront ces révolutionnaires qui, après une analyse réelle de la fonction des forces sociales en présence, dans la situation des guerres et des révolutions, arriveront à une conclusion autre que celle préconisée pour les contingences où avaient vécu nos chefs. Ceux-ci nous laissent en héritage des déclarations de principe, que nous devons rechercher là où ils se sont appliqués à les proclamer. Nous ne ferions que les dénaturer, les fouler aux pieds si, sur la base de formules d’agitation passagères, nous en déduisions des positions de principes qui se trouveraient ainsi opposés à ceux qu’ils ont soulignés dans leurs oeuvres fondamentales. Marx écrivait dans le « 18 Brumaire » : « la révolution du XIXe siècle doit laisser les morts enterrer leurs morts pour réaliser son propre objet. Autrefois, la phrase débordait le contenu, maintenant c’est le contenu qui déborde la phrase ». La lutte du prolétariat est toute dans l’avenir : ses phases successives s’enchaînent non comme des anneaux similaire d’une chaîne, mais comme des phases différentes de son ascension. La canonisation des chefs prolétariens ne peut signifier que la canonisation de formules contingentes d’agitation qui, parce qu’elles ne correspondent plus aux nouvelles réalités, facilitent le plan de conservation du capitalisme. Le prolétariat ne peut inspirer ses gestes, ses positions, que de son expérience douloureuse et il ne trouve une inspiration dans son passé que s’il parvient à comprendre qu’à chaque période de son ascension, de nouveaux problèmes politiques se posent devant lui et qu’il ne peut les résoude qu’à la condition de les comprendre.

La Deuxième Internationale a traîné le prolétariat mondial au service du capitalisme pour la réalisation de sa guerre, en essayant de faire servir les noms de Marx et Engels à la trahison qu’elle consommait. Le centrisme s’apprête à répéter dans la période actuelle la même trahison et, pour cela, se servira du nom de Lénine afin de porter à son extrême conséquence la politique du socialisme en un seul pays. Mais le prolétariat reconnaîtra ses chefs, et lorsque - grâce à la reconstruction de son parti de classe dans les tourmentes sociales de la guerre - il se ressaisira, il saura, comme les bolcheviks en 1917, trancher les mains des nouveaux traîtres qui veulent s’accrocher à Lénine, Luxemburg et Liebknecht.


Si donc nous avons été battus, il ne nous reste qu’à reprendre par le commencement. Le temps et le repos, probablement fort court, qui nous est accordé entre la fin du premier et le début du second acte du mouvement nous donne, heureusement, le loisir pour une partie vraiment nécessaire de notre tâche : l’étude des causes qui ont déclenché la dernière explosion et en ont, en même temps, amené l’échec. Et ces causes, il ne faut pas les chercher dans de simples éléments accidentels : efforts, talents, fautes, erreurs, trahisons de quelques chefs, mais dans l’état social général et les conditions d’existence de chacune des nations intéressées dans l’agitation révolutionnaire.

MARX-ENGELS (Révolution et contre-révolution en Allemagne).

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  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche