AccueilNoticesThéma
Dernière mise à jour :
mercredi 3 mai 2017
   
Brèves
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Mise à jour de la bibliographie de Nicolas Boukharine
mardi 27 mai
Il manquait à la bibliographie des œuvres de Boukharine en langue française les articles publiés par Smolny dans l’ouvrage La revue Kommunist (Moscou, 1918). Oubli réparé.
Rosa Luxemburg : bibliographie française
mardi 15 avril
Mise à jour et toilettage complet de la notice bibliographique des œuvres de Rosa Luxemburg en langue française.
Capital, valeur, plus-value et exploitation du travail
jeudi 15 novembre
La deuxième séance du cycle de formation « Pourquoi le marxisme au XXIe siècle ? » se tient ce jeudi soir 15 novembre 2012 à 20h30 au local FSU , 52 rue Jacques Babinet, immeuble Peri-ouest, 2° étage (Métro Mirail Université à Toulouse).
Mise à jour de la bibliographie...
dimanche 9 septembre
... de la série Historical Materialism Books, depuis le numéro 26 jusqu’au numéro 40.
Sur le Web
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
canutdelacroixrousse
L’histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts. Ce Blog est une mine d’informations sur les canuts allant de pair avec une connaissance très fine de Lyon / Croix-Rousse. Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !
Les Amis de Daumier
Créée en 1994, l’Association des Amis d’Honoré Daumier se propose par ses statuts de promouvoir, en France et à travers le monde, l’œuvre multiforme - dessins, peintures et sculptures - de cet immense artiste.
Parti Communiste International (Il Programma Communista)
Publie en France les Cahiers internationalistes, consultables en ligne sur le site depuis le numéro 6. Présentation : Ce qui nous distingue : la ligne qui va de Marx à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie (Livourne, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l’Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" et la contre-révolution stalinienne, et au refus des fronts populaire et des blocs partisans et nationaux. La dure œuvre de restauration de la doctrine et de l’organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, dehors de la politique personelle et électoraliste.
Démocratie Communiste
Site luxemburgiste, dont voici le manifeste minimal : Démocratie communiste s’inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte : pour l’abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ; pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ; pour une société socialiste-communiste ; pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ; contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l’abolition de toutes les frontières. Textes d’actualité et thématiques (peu nombreux).
Les Amis de Spartacus
Edition fondée par René Lefeuvre en 1934. A publié Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Boris Souvarine... Un fond exceptionnel et incontournable.
Soviets - Conseils Ouvriers ( 1905 - 1921 )
Surgissement des organes unitaires de la lutte du prolétariat
6 novembre 2006 par jo

A première vue, la révolution de 1905 fut un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Le capitalisme semblait rayonnant, la situation ouvrière ne pouvait que s’améliorer à travers le réformisme. Le temps des combats de rue, de la Commune, semblaient appartenir au passé. Soudain, le 9 janvier 1905 (dimanche rouge), la répression sanglante d’une manifestation pacifique conduite par le prêtre-flic Gapone allumait la mèche d’une vague de grèves massives à travers l’immense empire du tsar. Une année entière d’effervescence sociale allait culminer par la naissance du Soviet de St-Petersburg et par l’insurrection armée de décembre. Ces évènements n’ont pas surgi du néant. Les misérables conditions de travail, d’existence des ouvriers russes, à l’origine de leur modeste pétition au Tsar, avaient été rendues encore plus intolérables par la guerre contre le Japon de 1904. De plus, les mouvements de grève s’étaient accumulés depuis les années 1890.

Le développement tardif du capitalisme en Russie va mettre au prises un prolétariat hautement concentré et un appareil policier omniprésent qui ne lui laissait le choix que de s’organiser soit clandestinement soit dans et à travers la lutte - comme en Pologne en 1956, 1970, 1976 et 1980. « Dans la révolution, quand la masse apparaît elle-même sur la scène politique, la conscience de classe est pratique, active. Aussi une année de révolution a-t-elle donné au prolétariat russe cette “formation” que trente années de luttes parlementaire et syndicale n’ ont pu artificiellement donner au prolétariat d’ Allemagne » (R. Luxemburg, Grève de masses .)

« Qu’était-ce donc que le soviet ? Le conseil des députés ouvriers fut formé pour répondre à un besoin pratique : il fallait avoir une organisation jouissant d’ une autorité indiscutable, libre de toute tradition, qui grouperait du premier coup les multitudes disséminées et dépourvues de liaison (...) ; l’essentiel enfin, c’était de pouvoir la faire surgir dans les 24 heures (...) Pour avoir de l’ autorité sur les masses, le lendemain même de sa formation, elle devait être instituée sur la base d’ une très large représentation. Quel principe devait-on adopter ? La réponse venait toute seule. Comme le seul lien qui existât entre les masses prolétaires, dépourvues d’organisation, était le processus de production, il ne restait qu’à attribuer le droit de représentations aux entreprises et usines. (...) Le 13 octobre au soir eut lieu la première séance du futur soviet. Il n’ y avait pas plus de 30 à 40 délégués. On décida d’appeler immédiatement le prolétariat de la capitale à la grève générale et à l’élection des délégués (...) Il y avait un délégué par groupe de 500 ouvriers. Les petites entreprises s’ unissaient pour former des groupes d’électeurs » (Trotsky, 1905 , p 99, Editions de Minuit).

D’autres soviets ont surgi en Hongrie (1956), en Pologne (surtout en 1980), d’autant plus facilement que l’appareil syndical apparaissait plus visiblement rattaché à l’Etat.

A la fin des années 1980 apparaissent, principalement en France, les « coordinations » :
-  des agents de conduite (dite de Paris-Nord) ;
-  intercatégorielle (dite de Paris Sud-Est), lors de la grande grève des cheminots de décembre 86 ;
-  des instituteurs (février 1987) ;
-  Inter-Snecma, lors du conflit dans cette entreprise aéronautique (printemps 88) ;
-  des infirmières (octobre 88).

Ces organes, censés dépasser les syndicats, stérilisent en fait l’énorme combativité ouvrière dans le corporatisme le plus dur. Ainsi, non seulement, dans le mouvement « des infirmières » il existait deux coordinations bien distinctes - la « Coordination du personnel de santé » et la « Coordination infirmière » - mais à aucun moment elles n’ont vraiment essayé de déborder le cadre hospitalier !


Bibliographie indicative :

— ADLER Max, Démocratie et conseils ouvriers, Maspéro Bibliothèque Socialiste n° 10, 1967 ;

— ANWEILER Oskar, Les Soviets en Russie (1905-1921), Gallimard, 1972 ;

— AUTHIER Denis et DAUVE Gilles, Ni parlement, ni syndicats : les Conseils ouvriers !, Les nuits rouges, 2003 ;

— CCI, Bilan de la lutte des infirmières (octobre 1988), 1989 ;

— FERRO Marc, Des Soviets au communisme bureaucratique, Gallimard, 1980 ;

— POTEL Jean-Yves, Scènes de grèves en Pologne, Noir sur Blanc, 2006 ;

— VOLINE, La révolution inconnue (Russie, 1917-21), Editions Verticales, 1997 ;


Sur Budapest 1956 :

— ANDERSON Andy, Hongrie 1956, les Conseils ouvriers, Spartacus, 1986 ;

— FARKAS André, Budapest 1956 : la tragédie telle que je l’ai vécue, Tallandier, 2006 ;

— GIRAUD Henri-Christian, Le printemps en octobre : une histoire de la révolution hongroise, Editions du Rocher, 2006 ;

— LENDVAI, Les Hongrois, Noir sur Blanc, 2006 ;

— LESSING Erich, Budapest 1956 : la Révolution, Biro, 2006 ;

— LORANT André, Le Perroquet de Budapest, Editions Viviane Hamy, 2006 ;