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Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
Mars 1934 / pp. 160 - 165
8 novembre 2006 par albin

L’étude dont nous commençons la publication a pour but de donner - pour autant que possible - une analyse historique de la phase actuelle de la lutte de classe, afin de situer les problèmes essentiels surgissant de cette situation au cours de la lutte ouvrière. Encore une fois : la compréhension des événements est la condition indispensable pour permettre l’action. Les militants qui ne posent pas catégoriquement la nécessité de se donner à eux-mêmes, et de donner au prolétariat, une explication fondamentale aux événements historiques qui ont accompagné la première expérience de gestion d’un État prolétarien luttant pour la révolution mondiale, ne font que devenir les prisonniers de la vague de réaction que le capitalisme fait déferler sur le monde entier. Car s’il est parfaitement exact que la théorie du socialisme dans un seul pays n’est pas la filiation légitime et nécessaire d’octobre 1917, il est tout aussi certain que ce n’est pas au travers d’un simple déplacement politique des organisations communistes actuelles, afin de les remettre sur la base des positions occupées en 1917, que le prolétariat retrouvera la voie de son salut. Outre le fait que le déplacement est absolument impossible, des phénomènes politiques et sociaux d’une importance colossale se sont produits entre 1919 et 1934, et il faut les soumettre à une étude aussi complète que le firent, en leur temps, les bolcheviks, pour les problèmes issus de la transformation de l’économie capitaliste dans sa phase impérialiste. Le secret réel de la victoire des bolcheviks réside dans leur réaction rigoureuse contre tous les courants de la Deuxième Internationale : les véritables mouvements de masse se préparent au feu d’une série de scissions pour forger l’organisme appelé à diriger le prolétariat autour des formulations de la lutte révolutionnaire. Toute autre tentative de mobiliser les masses en dehors de ce travail principiel [1] - et les courants de gauche du mouvement allemand l’ont prouvé péremptoirement - devait conduire à la situation de 1919 où les ouvriers allemands en armes cherchèrent vainement l’organisme qui les aurait conduit à la victoire : cet organisme ne pouvait pas surgir spontanément mais devait être le résultat d’un travail opiniâtre et analogue à celui des bolcheviks.

Pour centraliser en une formule ce que s’efforce d’effectuer notre bulletin théorique, nous dirons que l’intervention réelle du groupe pouvant prétendre représenter la classe prolétarienne, n’est possible que sur la base de la résolution des problèmes politiques propres à une époque historique donnée.

* * *

Le socialisme dans un seul pays est à la fois la conséquence de l’incapacité du prolétariat international à réaliser plus qu’avaient donné les bolcheviks en 1917, et l’expression politique de l’insuffisance - s’exprimant au travers des événements postérieurs à 1917 dans le monde entier - de la clarification historique conquise en octobre. Les principes jaillis de la révolution russe et de la fondation de la IIIe Internationale, ne peuvent nullement être considérés comme un point final, mais comme une marche dans l’ascension que le prolétariat doit effectuer pour atteindre sa libération. Une marche qui aurait pu être suivie par une progressivité constante à la seule condition que les mouvements révolutionnaires des autres pays enregistrent avec la victoire du prolétariat, de nouvelles bases idéologiques s’ajoutant au patrimoine historique du prolétariat mondial. En elles-mêmes, les défaites qui survinrent ne devaient évidemment pas signifier que les principes sur lesquels se basait le prolétariat étaient faux ou insuffisants. Les défaites pouvaient résulter du rapport de force entre les classes qui s’était montré défavorable au prolétariat, d’erreurs d’application de ces principes, ou d’incapacités tactique ou stratégique des organes dirigeants du parti. Mais qu’aujourd’hui, en 1934, quand la situation prouve qu’à la suite d’innombrables défaites dans le monde entier - Russie y comprise - nous assistons à l’écrasement du prolétariat dans tous les pays en même temps que s’épanouit le développement industriel de l’U.R.S.S. et qu’on essaye d’individualiser les causes de cette situation dans la mauvaise application « de la ligne » comme le font les centristes, ou de personnaliser cette cause en Staline et le « stalinisme » comme le fait le camarade Trotsky, ce procédé conduit à réduire le sanglant tribunal où se jouent les batailles historiques de classe, en une mesquine plaidoirie devant un juge de paix de village.

L’étude dont nous commençons la publication ne peut représenter qu’une contribution, d’ailleurs très faible, pour élucider ce qui nous semble être le problème central de l’époque actuelle. Fort probablement nous ne pourrons qu’indiquer une nécessité , et non fournir la réponse adéquate, car cette dernière ne ressortira que d’une révolution triomphante et d’un effort international des différents groupements issus de la dégénérescence du mouvement communiste. Ce dernier s’était polarisé autour du prolétariat russe qui a désormais épuisé sa fonction de guide international du prolétariat, et cela à cause des organes dirigeants du prolétariat de tous les pays, insectes grouillant sur le corps de la classe ouvrière russe et de ses formations dirigeantes, de Lénine et de Trotsky, aussi bien que de Staline.

Après le 15e Congrès du parti russe s’était ouverte une situation où un travail politique international aurait peut-être permis au prolétariat de faire l’économie d’une nouvelle guerre, de sauvegarder l’État russe au prolétariat mondial afin de traduire les immenses enseignements des défaites de l’après-guerre, au travers d’une victoire de la gauche marxiste au sein de l’Internationale Communiste. Notre voix, à ce moment, a été suffoquée au sein de l’Opposition de gauche et contre nous ont triomphé les braillards proclamant notre sectarisme et leur capacité ( ! ) pour concrétiser immédiatement de grandes victoires contre le centrisme. Il serait instructif de faire le bilan des anciennes polémiques : pour le moment, nous ne voulons que rappeler de quel côté se trouvent les responsabilités politiques de la déconfiture actuelle.

Notre travail ne cesse pas d’avoir sa raison d’être parce que, pratiquement, le sort du prolétariat est déjà irrémédiablement joué et que le capitalisme pourrait aboutir à la guerre. Les événements d’Autriche prouvent que les masses ne se résignent nullement à devenir la proie du capitalisme : cela signifie que sur le fond de la perspective capitaliste, des occasions peuvent se produire pour une reprise victorieuse de la lutte du prolétariat. Mais, pour assurer cette victoire, aussi bien que pour faire aboutir la guerre dans le triomphe de la révolution, le travail que nous proposons et que nous ne pourrons, encore une fois nous le disons, effectuer isolément, représente la condition préjudicielle et indispensable.

* * *

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire des luttes de classes » (Manifeste du Parti Communiste).

Cette notion fondamentale sert à caractériser le marxisme par rapport à toutes les autres écoles historiques qui l’ont précédé Mais qu’il s’agisse de la délimitation de la classe en général et en particulier dans la situation actuelle où le prolétariat s’est trouvé appelé à exercer son pouvoir, qu’il s’agisse de la détermination de l’organe pouvant représenter cette classe, et qu’enfin il s’agisse de déterminer les bases sur lesquelles la classe et l’organe de la classe doivent agir, nous nous trouverons devant la nécessité de retirer des événements l’élément substantiel qui permettra de définir les notions théoriques, et de configurer les postulats pour la lutte du prolétariat dans les situations actuelles.

Pour ce qui est de la classe en général, nous assistons actuellement à une floraison bigarrée de théories qui, ou bien conduisent directement à la suffocation des classes sur le front commun des intérêts de la classe régnante, ou à la modification du rôle des classes fondamentales de la société pour attribuer aux classes moyennes des fonctions se substituant à la fois au capitalisme et au prolétariat ; ou encore menant à l’inversion du processus de la lutte des classes qui ne conduira plus la classe ouvrière d’un pays à lutter au sein même du prolétariat mondial, mais condamnera - et pour cela même l’annulera - la classe ouvrière à réaliser, dans le cadre de ses frontières étatiques, les tâches qui ne peuvent revenir qu’au prolétariat et à la révolution internationale.

Fascisme : par l’étranglement de la classe prolétarienne ; démocratie : par la corruption du prolétariat, ces deux formes d’organisation de la société capitaliste, semblent avoir annulé la substance de la théorie marxiste sur les classes, alors qu’en réalité le marxisme trouve, dans la situation actuelle, la plus lumineuse confirmation : l’une ou l’autre forme de l’annulation de la classe prolétarienne correspond à l’incapacité absolue de la société actuelle de maîtriser, de diriger, de contrôler l’évolution des forces productives. La seule classe pouvant s’acquitter de ce rôle historique, le prolétariat, ayant été anéanti, la société se trouve incapable de contrôler les forces économiques et ne retrouvera une issue qu’à la condition d’une reconstruction de l’ossature de la classe prolétarienne et de sa victoire révolutionnaire.

* * *

Ce n’est pas seulement au point de vue géographique que le centrisme a représenté une révision de la signification de la classe en général et de la classe prolétarienne en particulier. C’est au point de vue substantiel que le centrisme a modifié la notion théorique de classe. Le socialisme en un seul pays peut paraître une artificieuse entreprise pour séparer l’État soviétique, où l’on réaliserait le socialisme, du monde capitaliste restant la proie des crises économiques et des convulsions sociales ; en réalité, puisque la classe est une notion historique et mondiale, l’État prolétarien, qui se dissocie du processus de l’évolution du prolétariat mondial, devient, dans ses frontières mêmes, l’instrument de la classe capitaliste mondiale et un coefficient d’une grande importance dans cette involution qui conduit à l’anéantissement de la classe prolétarienne mondiale.

Pour ce qui est de l’organe pouvant condenser et représenter la classe, une différence d’ordre social réside dans les fonctions qui reviennent au prolétariat par rapport à la bourgeoisie, au féodalisme, ou aux propriétaires d’esclaves de l’Antiquité. En définitive, toute forme d’organisation sociale représente un moment particulier que traverse l’humanité dans le contrôle progressif sur les forces de production. Au début, chaque organisation sociale représentait un progrès sur la précédente, progrès obtenu grâce à une révolution. Par après, cette même organisation se transforme en une tentative de freiner le développement productif qui après l’avoir appelé, désormais le condamne. Et c’est au prix d’une nouvelle révolution que la marche progressive peut reprendre. Nous ne pourrons classifier historiquement les sociétés qu’en fonction de la délimitation par rapport à la classe régnante. Cette classe se fonde concrètement sur la base d’une forme particulière qui la reliera aux forces de production. Et ici nous trouvons simultanément une forme particulière de l’appropriation des moyens de production, en général, et un aspect spécifique de la position où se trouvera le travailleur qui, lui aussi, tant qu’existent les classes, n’est qu’un moyen de production. Dans l’économie esclavagiste, c’est l’attribution personnelle des moyens de production aussi bien que de l’esclave. L’ensemble de la société vit et se reproduit sur la base de la continuité de la classe et des castes qui la composent. A cette époque, le faible développement des moyens de production ne permettra qu’une production pouvant suffire à la satisfaction des besoins d’une minorité infime de la population. L’économie du servage, tout en laissant subsister le caractère personnel de l’attribution des moyens de production, va permettre une plus grande distribution de ces derniers, et cela parce que le mécanisme productif ne peut plus supporter la sujétion à la caste, mais détermine une spécification du travail qui doit déjà obéir aux lois d’un marché plus étendu.

L’économie capitaliste triomphe quand une modification radicale et sans précédent s’est déjà effectuée : les moyens de production aussi bien que le travailleur lui-même ont définitivement perdu toute possibilité d’être attribués à des individus, et la production à chacun de ses moments prend un caractère collectif. Le divorce qui s’opère entre le caractère collectif et social des moyens de production, et le type d’appropriation de ces moyens, qui reste personnel, ne disparaîtra que lorsque les nouveaux rapports sociaux s’établiront en réflexe du mécanisme productif qui ouvre la phase de l’histoire consciente de l’humanité.

* * *

Tant que les moyens de production se prêtaient à une attribution aux individus ou à la caste, la lutte de classe se déroulait autour de la possession des instruments permettant de garantir le privilège de la formation ayant le pouvoir, et de conformer ainsi tout le développement économique et politique autour de la défense de l’organisation sociale existante. A un certain point de vue, pour toute l’histoire qui précède la révolution prolétarienne, nous pouvons développer la formule de Marx : l’histoire n’a été que l’histoire des luttes de classes, par cette autre formule : l’histoire n’a été que l’histoire des classes pour s’emparer du pouvoir de l’État. Ce dernier représente, en effet, un instrument nécessaire aussi longtemps que la production ne suffit que pour une minorité de la population (minorité se retrouvant dans la classe qui, à cette fin, établira un type donné de société). D’autre part, nous assisterons également à une modification des classes qui se trouvent à la direction de la société, mais une continuité subsistera pour ce qui concerne l’organe de l’État qui, tout en se transformant dans les différentes époques, tout en se basant sur des formules différentes, n’en restera pas moins l’organe permettant l’oppression des classes travailleuses, et un organe historiquement nécessaire, au point de vue général.

Il est évident que l’État ne peut pas être considéré comme un démiurge au-dessus des classes, et l’élément de discrimination dans l’évolution historique : la classe reste toujours le moteur du mouvement, mais jusqu’à la période où les forces de production appellent le prolétariat au pouvoir, les classe livrent leur lutte autour de l’enjeu que représente l’État.

Pour ce qui concerne la féodalité par rapport à l’économie esclavagiste, ou la bourgeoisie par rapport à la féodalité, puisqu’il s’agit de différents types de privilèges et de régimes d’oppression sur les travailleurs, nous assisterons d’abord à une coexistence entre les deux types d’économie et à la pénétration progressive, au sein de l’ancienne économie aussi bien que de l’ancien État, des éléments appartenant à la nouvelle classe. Ensuite seulement se produira la lutte révolutionnaire qui fondera la nouvelle organisation sociale. La révolution n’est pas le point de départ pour la bourgeoisie, mais son point final : dans les trois siècles qui ont précédé sa victoire, la bourgeoisie avait déjà réalisé d’immenses progrès par une pénétration progressive d’ordre économique aussi bien que politique. Les succès qu’elle avait remportés au sein de l’État ne lui suffisaient pas, elle devait avoir tout l’appareil entre ses mains et elle obtint ce résultat par des mouvements révolutionnaires. Cependant, il n’en reste pas moins vrai que Richelieu, Colbert et Turgot représentent des pas intermédiaires et nécessaires vers le but final. La pénétration du capitalisme dans l’État féodal est donc un fait que l’on rencontre dans toutes les révolutions bourgeoises, lesquelles devant se conclure par un type plus avancé d’institution de privilèges, mais devant toujours aboutir au maintien du privilège, à la persistance de la division de la société en classes, permettant à la bourgeoisie, au travers de l’État, de réaliser ses tâches historiques.

* * *

Il en est tout autrement pour le prolétariat. Engels expliquait la nécessité de l’institution de la dictature du prolétariat en invoquant le caractère transitoire de l’État prolétarien, de cet État qui, reflétant la mission de la classe prolétarienne, luttant pour la disparition des classes, se fondera sur la notion principielle de son dépérissement et de sa mort. Cette notion d’Engels nous paraît reposer sur une notion plus générale d’après laquelle le dépérissement des classes et de l’État ne peut résulter que d’une élévation gigantesque de la production capable d’assurer le libre épanouissement des besoins du monde entier. Nous sommes séparés de cette situation ultime par toute une époque de profondes modifications dans la structure économique, où le prolétariat ne pourra agir qu’avec une direction centralisée qui doit tenir en vue, non pas des intérêts particuliers de localités ou de corporations, mais l’intérêt collectif du prolétariat en tant que classe représentant l’ensemble de la société. Et c’est à cet effet que le prolétariat aura besoin de l’appareil étatique, et c’est seulement sur la ligne de l’épanouissement croissant de la production que se manifestent concrètement les conditions pour le dépérissement et l’anéantissement de l’État.

Pour le prolétariat au pouvoir, l’État reste quand même une nécessité, mais sur un tout autre plan que pour les classes précédentes : pour le capitalisme, l’État représentait l’organe de domination sur les classes opprimées et dans sa phase de déclin, sur les forces de production également ; pour le prolétariat, au contraire, l’État n’est qu’un organisme d’appoint, nécessaire seulement pour orienter l’ensemble des travailleurs vers les solutions d’intérêt général, alors qu’inévitablement les masses pourraient subir l’attrait de solutions contingentes en opposition avec le but final : un développement concret tellement intense que les conditions seraient réalisées pour la disparition des classes.

Dès sa formation, le prolétariat ne luttera pas contre l’État capitaliste dans le but d’y pénétrer. S’il le faisait, il arriverait jusqu’à renier non seulement ses buts spécifiques et historiques, mais aussi à sacrifier ses intérêts immédiats pour la résistance à l’exploitation capitaliste. Féodalisme et bourgeoisie croissaient dans la mesure où se développait l’influence de leur classe au sein de l’ancien régime et des institutions mêmes de l’ancien régime ; le prolétariat ne peut se former et croître que dans la mesure où il concentre, sur son front de lutte, les plus puissantes énergies pour livrer la lutte pour la destruction de tout le régime capitaliste et pour fonder un État sur la base du programme complètement opposé que nous avons indiqué.

Pour le capitalisme, l’État pouvait suffire avant sa victoire comme après. Par contre, pour le prolétariat, il n’y a qu’un programme de destruction de l’État capitaliste avant sa victoire et l’État ne peut représenter qu’un simple organisme d’appoint après celle-ci.

L’organe où se constitue et se développe la classe prolétarienne est le parti de classe, l’Internationale. En correspondance avec la nature collective des moyens de production qui appellent le prolétariat à la direction de la société, et qui débordent aussi bien les limites des corporations, de professions, que les frontières des États, le chemin d’ascension du prolétariat ne peut se condenser que dans les tentatives successives de réalisation - par la construction d’une Internationale - des positions centrales autour desquelles la bataille peut être livrée pour la destruction de l’État capitaliste.

Au feu de la lutte pour la destruction de l’État se réalise, en définitive, la lutte du prolétariat pour anéantir, avec l’État capitaliste, toutes les forces séculaires qui s’opposent à la libération de l’homme des forces économiques. Historiquement, nous constatons une série progressive de positions centrales autour desquelles se construisent les organisations internationales du prolétariat.

* * *

Au cours de notre étude, nous analyserons la position occupée par le prolétariat au cours de la révolution française. Pour le moment, il nous suffira d’indiquer que c’est sur la base des révolutions de 1848 que se prépare la Première Internationale, laquelle parvient à établir la nécessité de poser la lutte du prolétariat sur une base politique et d’organisation indépendante de la bourgeoisie, alors qu’en 1848 - même après le « Manifeste du Parti Communiste » - Marx entrevoyait la nécessité de participer à la lutte sur la base d’un bloc avec les forces progressives de la bourgeoisie.

La Commune de Paris, si elle prouva la possibilité de l’instauration de l’État prolétarien, devait aussi prouver que la victoire du prolétariat ne pouvait être garantie qu’au travers d’une lutte se généralisant non seulement au-delà de Paris, à toute la France, mais jusqu’à embrasser l’ensemble des luttes du prolétariat des différents pays. Au cause du degré de développement économique et politique de cette époque, la Commune, glorieuse anticipation historique, ne pouvait qu’entraîner la chute de la Première Internationale.

La phase du mouvement ouvrier qui y succéda devait connaître la période d’essor du capitalisme, et par là-même rendre très difficile au prolétariat des pays capitalistes de traduire les enseignements de la Commune dans les indications positives et principielles permettant la victoire de l’insurrection prolétarienne.

La Deuxième Internationale ne se posera pas le problème de la prise du pouvoir, mais en correspondance aussi avec les caractères particuliers des situations, elle déterminera le prolétariat à emprunter un chemin radicalement opposé à sa tâche historique. De l’écrasement de la Commune, la Deuxième Internationale retirera la conclusion que le prolétariat doit désormais abandonner le programme de la destruction de l’État et devra se borner à des tentatives de pénétration - par le canal des réformes - dans la forteresse étatique du capitalisme : le prolétariat devait finir par être écrasé par l’État qu’on lui proposait de conquérir graduellement. Par contre, ce sont les bolcheviks qui s’appliqueront à l’étude des événements de la Commune et qui parviendront à faire de ces enseignements les armes pour les révolutions de 1905 et 1917.

La position de Marx de 1848, l’autre contenue dans le 18 Brumaire, la Première Internationale, la Commune, la Deuxième Internationale et, enfin, la Troisième, représentent autant d’étapes progressives dans le chemin de l’élévation du prolétariat. Chacune de ces étapes se concrétise en une formulation centrale caractérisant la position que le prolétariat doit occuper pour la victoire de l’insurrection et le triomphe de la révolution mondiale.

Octobre 1917 s’est produit alors que les conditions idéologiques et politiques ne pouvaient pas être réalisées pour permettre de conduire vers la victoire des mouvements révolutionnaires qui se vérifièrent dans les pays capitalistes, afin de garder au prolétariat mondial l’État soviétique. Des défaites essuyées par le prolétariat mondial est né le centrisme qui s’est emparé de la direction des partis communistes, de l’État prolétarien lui-même, et qui répète, pour la Troisième Internationale, le même rôle qu’a joué le réformisme au sein de la Deuxième Internationale.

Après la Commune, encore une fois, la Russie Soviétique a prouvé que l’État prolétarien ne peut garder sa fonction révolutionnaire qu’à la condition d’être relié aux luttes du prolétariat international. Plus que la Commune de Paris, la Commune russe a prouvé que dès que l’État prédomine le parti, les conditions se trouvent posées pour la dégénérescence et enfin la victoire de l’ennemi. C’est seulement dans le parti et dans l’Internationale que le prolétariat peut réaliser sa conscience de classe et sa capacité révolutionnaire.

* * *

Notre opinion est que les problèmes inhérents à la gestion de l’État prolétarien doivent être analysés sur la base de l’expérience soviétique et que la reprise des luttes révolutionnaires, aussi bien que le salut des révolutions futures, sont reliés à l’effort que les fractions de gauche doivent effectuer dans cette direction.

Voici les chapitres qui seront publiés successivement : 1° La Classe et sa signification ; 2° Classe et État ; 3° Classe et Parti ; 4° Classe et Internationale ; 5° L’État démocratique ; 6° L’État fasciste ; 7° L’État soviétique ; 8° Thèses.

[1] Poursuivant sa méthode coutumière, le camarade Trotsky, dans un de ses derniers articles, « Le Centrisme et la 4ème Internationale » dédie quelques lignes à notre mouvement - lui qui écrit des volumes sur des querelles de militants qui, sans crainte de ridicule, s’intitulent « bolcheviks-léninistes » - et parle de « la passivité de propagande abstraite » de ceux qu’il appelle les « bordiguistes » (la mode n’est-elle pas aux « ismes » qui dispensent d’analyses sérieuses). Évidemment pour le camarade Trotsky, la « pureté principielle, la clarté de position, l’esprit de conséquences dans la politique, la netteté de l’organisation », tout cela réside dans cette entreprise de confusion, de manœuvre, de maquignonnage, qui s’intitule pompeusement 4ème Internationale. Dans l’avant-guerre, Lénine (duquel nous nous inspirons), devait-il être considéré comme un champion de la propagande abstraite, selon le camarade Trotsky ?

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  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
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  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
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  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
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  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche