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Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
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Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
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BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
Juin 1934 / pp. 286 - 292
7 décembre 2006 par albin

Dans le Manifeste des Communistes, là où il explique le rôle historique du prolétariat, Marx, après avoir indiqué le caractère éphémère du triomphe des ouvriers dans leur lutte revendicative et après avoir expliqué que « les véritables résultats de ces luttes est moins le succès immédiat que la solidarité croissante des travailleurs », précise et dit que « l’organisation du prolétariat en classe et donc en parti politique est sans cesse détruite par la concurrence que se font les ouvriers entre eux ». La dernière partie de cette phrase pourrait prêter à équivoque et laisser entendre qu’il s’agirait d’une tendance organique des ouvriers à se livrer une concurrence. Mais le Manifeste des Communistes explique immédiatement et très clairement que la tendance des ouvriers est de faire « renaître toujours et toujours plus forte, plus ferme, plus formidable » leur organisation en classe. Il est donc évident que cette concurrence résulte d’une réaction de l’ennemi au sein de l’organisation de la classe ouvrière qui connaît un chemin hérissé de difficultés, de désagrégations, de dissolutions, de trahisons.

Ce qui nous intéresse, dans le passage cité, c’est que Marx indique que l’organisation du prolétariat se réalise uniquement dans le parti et qu’il explique par ailleurs pourquoi les autres formes d’organisation que se donneront les ouvriers ne réaliseront pas leur constitution en classe. Qu’il ne s’agisse pas de déclarations incidentelles du Manifeste, il est possible de le prouver par une rapide analyse de la position occupée par Marx, à l’époque où il vécut, pour ce qui est de l’organisation du prolétariat. Nous réservant de traiter les problèmes historiques que ce sujet soulève dans le chapitre suivant destiné à l’Internationale, nous nous bornerons à marquer ici que si Marx a participé à la constitution de la Ligue des Communistes et prit ensuite, en 1864, l’initiative de la constitution de la Première Internationale, il a aussi, en conséquence de la défaite de 1848, préconisé la dissolution de la Ligue des Communistes et, avec Engels, en 1872, au Congrès de La Haye, après l’écrasement de la Commune de Paris, proposé le transfert du Conseil Général à New York, ce qui équivalait à la dissolution de l’Internationale, d’ailleurs prononcée en 1876. En outre, nous voudrions aussi mettre en évidence le fait que Marx s’opposa à ce que le seul parti subsistant, après la dissolution de la Première Internationale, la social-démocratie allemande (Eisenachiens) fusionna dans la confusion totale avec les lassaliens. Dans sa lettre à Bracke, Marx écrira à ce propos : « si donc on se trouvait dans l’impossibilité de dépasser le programme d’Eisenach - et les circonstances ne le permettaient pas - on devait se borner à conclure un accord contre l’ennemi commun ».

Un autre fait très caractéristique est, également, l’opinion d’Engels concernant le mouvement français. Dans une lettre adressée à Bebel, le 28 octobre 1882 [1], il se félicite que « la scission depuis longtemps attendue en France » se soit opérée.

« Le développement du prolétariat, dit Engels dans cette lettre, progresse partout au travers des luttes intérieures et la France, où maintenant pour la première fois est créé un parti ouvrier, n’est pas une exception ». Et cette scission entre la tendance de Guesde-Lafargue et celle de Malon-Brousse, au Congrès de St-Etienne, le 25 septembre 1882, est approuvée parce qu’il s’agissait, écrit Engels, « d’une lutte purement principielle ».

Les maîtres du socialisme scientifique nous apparaissent donc à la fois des fondateurs du parti et aussi des promoteurs de scissions ou même de dissolutions du parti qu’ils avaient fondé. C’est en saisissant d’une façon synthétique leur activité - à première vue contradictoire - qu’il nous sera possible de relier le problème de la construction du parti de la classe ouvrière aux notions fondamentales de la théorie qui sert d’instrument pour la lutte prolétarienne. Il nous revient donc de comprendre les raisons pour lesquelles ceux qui créèrent cette théorie d’une valeur universelle, prirent la responsabilité de proclamer la fin de la Ligue des Communistes, de la Première Internationale et loin de soutenir des fusions impossibles (Gotha) ou d’entretenir une unité de confusion (France), appuyèrent des courants prolétariens qui ne se rattachaient pas toujours à des mouvements de masse, se séparant de tous les confusionnistes possédant une influence éphémère sur la classe ouvrière (Lassalle, Malon-Brousse).

Il nous faut maintenant préciser à nouveau la notion de classe (voir à ce sujet « Bilan », N° 6 : « La Classe »). Ainsi que le remarquait Bordiga, dans un article traitant de la classe et du parti [2], la « conception de classe ne doit donc pas évoquer devant nous une image statique, mais un tableau dynamique. Quand nous découvrons une tendance sociale, un mouvement poursuivant des finalités données, nous pouvons alors reconnaître l’existence de la classe dans sa véritable signification. Mais alors existe aussi en substance, sinon encore au point de vue formel, le parti de classe ». Dans le premier chapitre de cette étude - auquel nous renvoyons nos lecteurs - nous avions marqué la distinction existant entre formation de classe et classe. Nous voulions indiquer par là qu’une communauté d’intérêts économiques donne toujours naissance à une formation de classe, alors que seule une possibilité historique d’action élèvera une formation donnée de classe au rang de classe.

Pour ce qui regarde la société capitaliste en particulier, nous pensons que le prolétariat y existe toujours en tant que formation de classe, mais non toujours en tant que classe. Par exemple, les grandes défaites révolutionnaires entraînent dans leur tourbillon le parti prolétarien, cet organisme en dehors duquel il est impossible de concevoir la classe. Il en a été ainsi après la défaite de 1848, de 1871, après la trahison des partis socialistes en 1914 ; il en est de même aujourd’hui après la défaite de la classe ouvrière mondiale, en Allemagne, lors de la victoire du fascisme.

La source de la formation de classe peut être trouvée dans le mécanisme économique, de telle sorte que nous pouvons dire qu’il existe une relation de cause à effet entre l’organisation d’une société donnée et toutes les formations de classe antagonistes qui en résultent. Mais la relation entre le mécanisme économique et la seule classe appelée à réaliser une forme supérieure d’organisation sociale devient de beaucoup plus complexe. D’autres facteurs vont intervenir, que nous appellerons « politiques », en opposition aux facteurs purement économiques engendrant les formations de classe. Ces facteurs politiques se concentrent autour d’un axe essentiel : le programme historique que se donnera le prolétariat pour réaliser sa tâche finale, la fondation de la société communiste.

Le programme historique, avant la victoire du capitalisme dans le monde entier, consistait à prôner la transformation de la révolution bourgeoise en une révolution prolétarienne. Cette thèse inspire non seulement les statuts de la Ligue des Communistes, mais aussi toute la tactique préconisée par Marx, lors des révolutions de 1848-49 en Europe [3]. Le parti de la classe ouvrière, à cette époque, est donc un produit de ces situations historiques, et sa fonction, et son programme, se trouveront au point final des possibilités existantes ; il ne sera plus bloqué avec la bourgeoisie, comme Marat et Babeuf, en 1789 (ce dernier, après Thermidor, le comprit parfaitement et c’est sur cette base que s’organisa d’ailleurs la « Conspiration des Egaux »), en croyant cette classe capable de réaliser une société où puisse triompher l’égalité réelle de tous les citoyens, mais Marx escomptera pouvoir utiliser les mouvements accompagnant la révolution bourgeoise pour pousser cette dernière à des solutions permettant l’entrée en lice de la classe prolétarienne.

Après les massacres de juin 1848 en France, Marx comprit l’impossibilité de réaliser ce schéma. Et il écrivit alors : « La Révolution de Février était la belle révolution, révolution ayant la sympathie générale parce que les antagonismes qui l’avaient armée contre la royauté n’étaient pas encore développés et sommeillaient en bonne intelligence les uns à côté des autres, parce que la guerre sociale qu’elle menait après elle n’avait encore qu’une réalité nébuleuse, la valeur d’une phrase, d’un mot. La Révolution de Juin est la révolution haïssable, la révolution répugnante, parce que la chose prend la place du mot, parce que la République découvre la face de monstre en brisant la couronne qui le couvrait et le cachait. »

« Ordre ! tel était le cri de guerre de Guizot. Ordre ! s’écriait le Guizotin Sébastini quand Varsovie devint russe. Ordre ! crie Cavaignac, écho brutal de l’Assemblée Nationale et de la bourgeoisie républicaine. Ordre ! grondèrent ses cartouches en déchirant les entrailles du prolétariat. Depuis 1789, aucune des nombreuses révolutions de la bourgeoisie française n’avaient attenté à l’ordre, car elles laissaient subsister la domination d’une classe, l’esclavage de l’ouvrier, l’ordre bourgeois en un mot, si souvent qu’ait pu changer la forme politique de cette domination et de cet esclavage. Juin a touché à cet ordre. Malheur à Juin » (Neue Rheinische Zeitung, 29 juin 1848) ».

D’autre part, dans son livre sur « La lutte des Classes en France », Marx ajoutait encore : « Au lieu des revendications, excessives de forme, mesquines de contenu, bourgeoises encore, dont il voulait arracher la concession à la République de Février, s’éleva (en juin) un cri de guerre audacieux, révolutionnaire : A bas la bourgeoisie ! Dictature de la classe ouvrière ! ».

C’est sur la base de ces événements de 1848, et après un long travail d’élaboration théorique, allant de 1850 à 1862, que fut fondée la Première Internationale qui mit à sa base la notion de l’indépendance de la classe ouvrière pour réaliser sa révolution. Mais entre 1848 et 1862, une évolution s’était aussi vérifiée dans le cours des événements : la bourgeoisie « révolutionnaire », de 1789 à 1848, était devenue le bourreau sanglant défendant son régime dans des hécatombes de prolétaires.

Il est clair qu’entre 1850 et 1864, les situations ne permettaient pas à la classe ouvrière, se relevant de ses premières défaites, de poser sa candidature à la destruction de la classe capitaliste : le parti ne pouvait pas être fondé à cause de cela. C’est donc à la Bibliothèque de Londres que Marx continue la fonction historique du prolétariat, cette fonction qui pour ce qui est de l’effet direct sur les événements avait été brisée par les massacres de 1848. La reconstruire par la fondation d’un parti aurait été un procédé artificiel qui, loin de faciliter la reprise de la lutte prolétarienne, aurait constitué un nouvel élément de trouble. En définitive, cela aurait retardé la reconstruction d’une organisation réelle de la classe ouvrière. En effet, même dans l’hypothèse que le travail que Marx a accompli en quatorze années aurait pu être accompli en un temps plus limité, qu’il eût fini le « Capital » et le programme de la Première Internationale en 1851 au lieu de 1864, le cours des événements n’en aurait nullement été changé, car au cours de ces quinze années se produisit l’épuisement historique de la classe bourgeoise en tant que force pouvant harmoniser l’ensemble de la société sous sa direction, et le rôle progressif de cette classe se renversa en rôle négatif. Nous avons émis cette hypothèse pour poser plus amplement le problème, mais en réalité, puisque les notions politiques ne sont, en définitive, que l’expression du processus de l’évolution de la situation historique, il est évident que les travaux théoriques de Marx apparurent seulement au moment où la maturation de cette évolution permettait la compréhension de la situation objective et des tâches revenant au prolétariat. Mais, ce que nous voulons surtout mettre en évidence, c’est qu’après la défaite de 1850, le problème de la construction de nouveaux partis prolétariens se posait ainsi : inventaire des données historiques précédentes, élaboration, sur la base des défaites subies, des nouvelles conceptions fondamentales en vue de la fondation du parti de demain. Ce travail théorique, s’effectuant en liaison avec la marche des situations qui découlaient de 1848, avançait dans la mesure où le cours contradictoire des événements permettait à la fois d’explorer le nouveau chemin que le prolétariat devait parcourir et déterminait - parallèlement à l’apparition des contrastes contenant les éléments de leur éclosion - les conditions réelles pouvant permettre la reprise des luttes prolétariennes. Substituer à ce travail la fondation immédiate d’un parti aurait signifié incruster l’édifice de demain dans un milieu social et politique relié physiologiquement au même chemin qui conduisit à la défaite de 1848. Il est clair que notre analyse des phases successives de la lutte prolétarienne et de la phase actuelle tient compte des conditions historiques mêmes et nullement des affirmations ou des proclamations de volonté que l’on serait tenté d’émettre au sujet de la fondation de nouveaux partis. D’autre part, quand nous affirmons que la proclamation hâtive d’un parti empêche sa réelle préparation, nous visons ces courants qui prétendent fonder un parti pour féconder le travail théorique et qui tombent, par là, dans une contradiction stridente : le parti étant une organisation de combat et non un atelier de travail théorique.

Après l’écrasement de la Commune de Paris se déroule une période de temps bien plus longue que celle qui sépara la Ligue des Communistes de la Première Internationale. Il faudra dix-sept ans avant d’arriver à la fondation de la Deuxième Internationale dont les bases politiques furent d’ailleurs seulement jetées au Congrès d’Erfurt de 1891 [4]. Pendant la période qui s’écoule entre la fin de la Première et la fondation de la Deuxième Internationale, nous n’assisterons plus à un travail théorique analogue à celui qui précéda la Première Internationale. Cela ne tient pas à un épuisement des facultés scientifiques de Marx et Engels (si Marx est mort en 1883, Engels vécut jusqu’en 1895), mais au fait qu’une modification historique d’une importance définitive s’était manifestée dans l’enchaînement des événements qui relie 1871 à 1889. En effet, la Commune clôture la phase où le prolétariat pouvait encore escompter réaliser sa libération au cours des bouleversements sociaux accompagnant la destruction du régime féodal ; mais les massacres du Père Lachaise installent le capitalisme au pouvoir et bientôt il a devant lui une période où il pourra réaliser son hégémonie sur la société en mâtant le prolétariat, ne se trouvant plus dans la possibilité de mener une lutte révolutionnaire. Le programme d’Erfurt, bien qu’il reprenne le passage du Manifeste des Communistes caractérisant en tant que « politique » toute lutte contre l’exploitation capitaliste, dira cependant que : « la classe ouvrière ne peut pas mener ses luttes économiques et ne peut pas développer son organisation économique sans droits politiques. Elle ne peut pas réaliser le passage des moyens de production en la possession de la collectivité sans être entrée en possession de la puissance politique ». Cette pensée reflétait admirablement les nouvelles situations d’épanouissement du capitalisme et les perspectives qu’elles ouvraient pour une classe ouvrière venant d’être battue au travers de la Commune de Paris. Marx avait tiré les enseignements les plus essentiels de cette défaite et, par après, grâce au fait que les masses ouvrières purent lutter pour améliorer leurs conditions de vie dans cette période d’essor capitaliste, expliquent cette lutte pour « les droits politiques » et l’inutilité d’effectuer un travail théorique analogue à celui qui précéda la Première Internationale. Le révisionnisme marxiste, qui devait s’épanouir dans pareille situation, se rattache également à ce passage du programme d’Erfurt. Nous ne prétendons pas qu’il existe une filiation entre Erfurt et le réformisme, mais c’est sur cette base qu’il proclama son rattachement au capitalisme corrompant les organismes ouvriers et passant à la conquête du monde sans être menacé par le danger des insurrections prolétariennes. Les difficultés mêmes traversées par les gauches marxistes au sein de la Deuxième Internationale confirment les caractères de l’époque. Il était vraiment difficile de maintenir intact le drapeau du socialisme au moment où le capitalisme pouvait permettre un certain relèvement du niveau de vie des ouvriers, car ce relèvement pouvait évidemment être déguisé en « réformes » permettant l’avènement graduel du socialisme. C’est d’un milieu où cette situation n’existe pas qu’arrivera la régénérescence du marxisme. Les bolcheviks russes avaient leur comité directeur à l’étranger, au milieu de la gangrène opportuniste, décomposant le mouvement ouvrier. Mais ils agissaient en fonction d’un milieu social où le capitalisme était loin de pouvoir jouir d’une situation analogue à celle rencontrée dans les autres pays ; les ouvriers et les paysans russes devaient poser le problème du pouvoir comme condition primordiale pour briser l’exploitation qui pesait sur eux. Ce double concours de circonstances objectives fermentera le génie de Lénine et posera ainsi les conditions pour la victoire révolutionnaire.

La victoire du réformisme au sein des partis de la Deuxième Internationale ne détermine donc ni les conditions pour la fondation de nouveaux partis, ni celles pour la constitution des cadres des partis de demain. Les conditions pour la création d’un nouveau parti pouvaient seulement surgir de l’explosion des contradictions sur lesquelles s’était basé l’épanouissement du capitalisme après 1870. Cette explosion fut la guerre de 1914 quand devait également se vérifier le passage à l’ennemi d’une direction réformiste gagnée au cours d’une période où les luttes revendicatives des ouvriers furent certes des brèches faites au sein du système capitaliste, mais jamais, comme le prétendirent les réformistes, des succès socialistes qui devaient dispenser les masses de poser le problème de la conquête du pouvoir.

La trahison de 1914 ne mit pas immédiatement à l’ordre du jour le problème de la construction d’une nouvelle Internationale ou de nouveaux partis. A cette époque, le seul courant capable d’aborder les circonstances de la guerre est le parti bolchevik qui pourra le faire parce qu’il aura, après la défaite de 1905, fait ce que Marx fit après 1848, c’est-à-dire un profond travail de reconstruction théorique. Les bolcheviks en récoltèrent les fruits en 1917 lorsqu’ils parvinrent à diriger l’insurrection des masses.

La guerre a représenté l’aboutissement des situations sur lesquelles le capitalisme avait vécu dans sa période d’ascension, et a déterminé l’ouverture des nouvelles phases où le problème du pouvoir s’est posé pour le prolétariat. Mais, cette fois, c’est sur une base extrêmement plus avancée que celle de 1848 : c’est uniquement par une lutte sans merci, non seulement contre le capitalisme, mais aussi contre tous ses agents, qu’il sera possible de réaliser la victoire révolutionnaire. L’axe autour duquel se fonderont les nouveaux partis sera, par conséquent, celui de la conquête du pouvoir au travers de l’insurrection prolétarienne. Et, au deuxième Congrès de l’Internationale Communiste, les thèses sur le rôle du parti, le programme de celui-ci, ne peuvent se réaliser que par sa séparation de tous les courants social-démocrates, dans une séparation aussi profondément correspondante que celle qui existe entre la période du capitalisme ascendant et la nouvelle période des révolutions prolétariennes. La thèse trois dit notamment : « les notions de parti et classe doivent être distinguées avec le plus grand soin » ; et plus loin encore : « la confusion entre ces deux notions, de parti et de classe, peut conduire aux fautes et aux malentendus les plus graves ». Il ressort de ces thèses que la tâche des communistes ne consiste plus dans la conquête des droits politiques (programme d’Erfurt), mais dans « l’élévation de toute la classe ouvrière au niveau de l’avant-garde communiste ». Le facteur de la conscience intervient donc comme un élément capital, parce qu’il correspond à une situation où l’élément essentiel est constitué par la conquête du pouvoir politique, où cette conquête devient le « droit politique » primordial de la classe ouvrière.

Mais, encore une fois, l’ennemi de classe devait avoir raison de l’effort du prolétariat qui était parvenu à se forger, dans l’Internationale Communiste, l’organe pouvant devenir l’instrument de sa libération mondiale. Et nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation où, à nouveau, il faut reconstruire les cadres du parti de demain. A notre avis, le chemin qu’a suivi Marx d’abord, Lénine ensuite, ne résulte pas de circonstances fortuites et destinées à disparaître, mais représente bien le chemin que doit suivre le prolétariat pour préparer les conditions pour la victoire de demain, une fois que l’ennemi a pu lui arracher le succès révolutionnaire.

* * *

L’analyse que nous avons faite de la période succédant à 1848 nous a permis de voir comment la classe engendre le parti sur la base du « comment » la situation engendre la révolution prolétarienne. Poser le problème ainsi nous permettra d’écarter toutes les solutions qui veulent nous déterminer à réagir immédiatement à la situation en construisant des nouveaux partis. Ce qui, en définitive, ne peut nous conduire que sur le chemin déjà parcouru et qui aboutit à la défaite de 1933. Le parti, en effet, est un produit complexe de deux situations, mais qui est appelé à réaliser une synthèse dans la direction de l’avenir. Il est tout d’abord un résultat de la contingence dans laquelle il se trouve : par exemple, l’Internationale Communiste ne posait pas le problème de la prise du pouvoir d’une façon abstraite, mais comme une répétition d’Octobre 1917 et cela autour de la Russie Soviétique. L’I.C. était, de ce fait, incrustée dans tous les facteurs agissant dans les différents pays, et si elle possédait le sang novateur de la victoire révolutionnaire en Russie, elle aspirait aussi tous les miasmes provenant des pays capitalistes. En définitive, la lutte entre le capitalisme et le prolétariat pouvait se concentrer, à cette époque, autour de l’alternative suivante : ou bien la poussée des révolutionnaires russes se reliait avec les circonstances favorables dans tous les pays, pour faire de l’Internationale Communiste l’organe de la victoire mondiale, ou bien les défaites révolutionnaires des autres pays minaient les bases de cet organisme mondial et les bolcheviks russes eux-mêmes étaient emportés par le courant de la contre-révolution mondiale.

Nous comprendrons mieux la situation actuelle, le problème des rapports entre le parti et la classe, quand nous aurons rappelé le rôle historique du prolétariat et le mécanisme qui peut relier son parti à la cause de l’ennemi. Comme nous l’avons déjà expliqué dans les chapitres précédents, l’élément indispensable pour la réalisation de la tâche historique du prolétariat, n’est pas une série d’organisations économiques (manufactures, comptoirs de commerce, etc., etc.), comme pour la bourgeoisie et les autres classes qui la précédèrent, mais uniquement le parti où se réalisera progressivement la conscience du prolétariat. Et cette conscience n’est pas donnée par l’élargissement des positions économiques des prolétaires, mais dans le développement des armes idéologiques à sa disposition. Cette progression idéologique, qui permet en même temps d’ébranler tout le système sur lequel s’installe le pouvoir du capitalisme détermine, au point de vue matériel, une disposition du prolétariat à prendre les armes pour mener la bataille révolutionnaire et aussi la possibilité d’une rupture de l’appareil de domination de la bourgeoisie, poussent fonctionnaires, soldats, gendarmes à déserter le camp bourgeois pour se joindre, par après, au prolétariat marchant à la victoire. Lors de la fondation de l’I.C., ses positions politiques se soudaient à une situation exprimant directement la poussée des masses pour la conquête du pouvoir. A ce moment, ce ne furent pas les formations militaires et d’extrême-droite qui brisèrent la victoire, mais le repli du capitalisme sur des positions d’extrême-gauche pouvant voiler la vision de la nécessité de la prise du pouvoir. Cela prouve que même lorsqu’existent les conditions les plus favorables pour l’assaut des masses, le parti n’est pas certain du succès, car à ce moment le danger ne réside pas dans le corps à corps de l’armée prolétarienne contre les forces de l’ennemi, mais dans la désagrégation que l’ennemi parviendra à déterminer au sein du parti, n’osant pas se décider à emprunter le chemin de la lutte autonome et unique du prolétariat et se laissant emporter dans des propositions d’alliance avec des partis ennemis.

Après la prise du pouvoir, ainsi que l’expérience russe le prouve, le danger extrême se révèle être surtout une pénétration progressive dans le parti de positions politiques qui le détourneront progressivement de son but, qui altéreront sa conscience jusqu’à la dissoudre dans les cadres du système capitaliste.

Parce qu’il est un élément qui relève des situations où il se fonde, le parti n’est nullement préservé du risque de devenir une partie intégrante du système qui concrétise la domination du capitalisme, perdant ainsi toute capacité de réaliser la conscience indispensable pour le succès de sa lutte. Lorsque la contamination de l’organisation du parti en arrive à la victoire d’un courant opportuniste qui modifie son programme initial, il s’ensuit également une modification dans la position réelle de ce dernier et loin d’appeler le prolétariat à emprunter le chemin de la victoire, il le dirigera vers une impasse où il deviendra la proie du capitalisme. A partir de ce moment, toute analyse marxiste devra tenir compte du fait que, dans l’intérêt de l’ennemi, joue la puissance de ce parti dégénéré et que le sort de ce dernier est relié au sort du capitalisme. Cela jusqu’au moment où l’éclosion des contradictions fera éclater l’ensemble du système. Notre pensée est d’ailleurs parfaitement confirmée par le renforcement de la Russie Soviétique, contemporain au renforcement du capital dans les différents pays.

Si la faillite d’un parti à sa tâche est la manifestation d’une incapacité initiale à embrasser tout le chemin que devra parcourir la classe jusqu’à sa libération, il en résulte que la ligne progressive qui, de la Ligue des Communistes de 1848, nous a portés à la Première Internationale puis à la Deuxième et enfin à la Troisième, est le reflet du cours des événements qui ont connu les victoires du capitalisme, les succès et les insuccès du prolétariat.

On ne résout évidemment pas le problème de la continuité de la conscience prolétarienne en affirmant que la Ligue des Communistes aurait pu produire tous les matériaux qui furent élaborés seulement après. Il faut, au contraire, tenir compte du fait que tout au long du parcours suivi par le prolétariat, des forces ennemies se sont introduites au sein de son parti, empêchant celui-ci de s’orienter vers la consolidation des positions autour desquelles il aurait pu gagner ses batailles. L’incapacité initiale à résoudre tous les problèmes dépend du fait que la conscience des tâches à réaliser ne peut s’épanouir que dans la mesure où les situations mûrissent les nouveaux événements. Mais il serait tout aussi erroné d’affirmer qu’on ne fondera le parti que lorsque tous les problèmes seront résolus, que de dire que le parti peut surgir indépendamment des conditions historiques d’une époque donnée.

Tout en sachant d’avance que notre programme est sujet aux modifications qui lui seront données par les nouvelles situations historiques, nous pouvons néanmoins poser un point préalable, au sujet duquel aucune hésitation ou concession ne sont possibles. Si le parti a fait faillite à sa tâche, si actuellement la Russie Soviétique peut être admise dans le concert du capitalisme mondial, c’est que tout un système sur lequel le prolétariat avait basé la vision de ses luttes se trouve être épuisé. Le devoir des communistes consiste donc à vérifier, pour le parfaire, l’ensemble des positions programmatiques surgies en 1917-21, en tenant compte de cette nécessité essentielle : il ne sera plus possible de rebrousser chemin, ou d’aller en deçà des programmes et des forces historiques qui ont été liquidés par l’évolution historique. Il y a là, évidemment, une série de difficultés énormes à franchir. Mais le meilleur moyen de voiler ces difficultés est d’affirmer qu’un parti sera fondé pour les éliminer.

Cependant, l’histoire du mouvement prolétarien est là : c’est le chemin des fractions qui rétablit la continuité de la pensée prolétarienne en vue de la lutte révolutionnaire. Ainsi que Marx, Engels, Lénine nous l’ont montré, avant que la situation historique n’ait présenté un bilan de liquidation des forces et des positions politiques qui conduisirent à la défaite, le parti se fonde dans les milieux où l’on reconstruit les cadres, là où, pour réaliser ce travail, on s’oppose aux manœuvres de confusion, vers une constitution immédiate de nouveaux partis destinés à décourager des énergies révolutionnaires et à s’effondrer inévitablement.

[1] Marx-Engels : Briefe an A. Bebel, W. Liebknecht, K. Kautsky und andere, 1870-1886 (édité par l’Institut Marx-Engels-Lénine à Moscou).

[2] Publié en français par « Contre le Courant », en 1928.

[3] Voir à ce sujet le livre de Riazanov : « Marx et Engels ».

[4] Congrès de la social-démocratie allemande.

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  8. BILAN 02b : Six communistes décapités dans les prisons de Cologne
  9. BILAN 02c : Une victoire de la contre-révolution mondiale - Les États-Unis reconnaissent l’Union Soviétique
  10. BILAN 02d : Désertions, trahisons et difficultés réelles de la doctrine marxiste
  11. BILAN 02e : Le principe démocratique - première partie
  12. BILAN 02f : Vers la construction d’une véritable fraction de gauche en France
  13. BILAN 02g : Pas de « Bordiguisme »
  14. BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
  15. BILAN 03b : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent - Socialistes et centristes applaudissent
  16. BILAN 03c : Pour les funérailles des victimes du « Diana »
  17. BILAN 03d : Résolution de Ligue des Comunistes Internationalistes sur la IVe Internationale
  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche