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Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
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Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
Juillet 1934 / pp. 322 - 327
8 décembre 2006 par albin

Dans les chapitres précédents, nous avons analysé des idées centrales qu’il s’agit maintenant de confronter avec l’expérience du mouvement prolétarien. Ainsi nous déterminerons les positions sur lesquelles la classe ouvrière pourra reconstruire l’organisme qui la guidera dans la réalisation de sa mission historique : l’Internationale Communiste.

La marche des événements historiques est échelonnée par différentes étapes de l’évolution de la technique de production qui représentent autant de formes et de moments de la domination de l’homme sur les forces de la nature. Les phases successives de cette évolution productive donnent vie aux classes, à la lutte des classes. L’insuffisance de l’ensemble de la production, devant les besoins des collectivités humaines, permet à une minorité de s’approprier la maîtrise et le contrôle des moyens de production au travers de l’institution d’un type de société capable d’établir sa domination. Par là elle deviendra la classe dominante dans une époque donnée de l’évolution historique. Cependant, le développement de la technique de production se manifeste au point de vue mondial. Par suite, les phénomènes de bouleversement social qu’elle engendre ne peuvent être circonscrits à un pays donné. Il n’existe pas de séparation étanche qui brise l’unité mondiale en permettant qu’une époque historique soit caractérisée par la mixture de plusieurs régimes sociaux ayant un poids égal et correspondant à l’extension des territoires respectifs. Ce qui détermine l’évolution historique de toute une époque, c’est la classe qui est appelée au pouvoir par le degré atteint par la technique productive. Cette classe construit une société correspondante à ses intérêts, même si elle n’englobe qu’une partie restreinte du territoire mondial ; elle représente le pôle de concentration de toute la vie sociale. Les pays européens, où fermente la classe prolétarienne révolutionnaire, la force historique appelée à construire la société communiste, représentent actuellement le centre autour duquel se développent les événements mondiaux de notre époque.

Les caractéristiques spécifiques d’une classe, c’est-à-dire les tâches historiques qu’elle s’assigne, déterminent la structure de son organisation mondiale et de l’instrument devant servir à son expansion. Aussi longtemps que l’évolution de la production ne permet que la domination d’une minorité, tant qu’il s’agit d’établir un type particulier de domination et d’institution d’un privilège social, la coexistence de régimes donnés où la classe au pouvoir diffère, mais qui établissent tous une domination particulière sur les classes travailleuses, est parfaitement possible. Cette coexistence se rattache à une impossibilité d’universaliser immédiatement l’évolution productive : la formation du capital résulte d’un ensemble de facteurs qui ne se trouvent pas dans la même mesure dans tous les pays, mais seulement là où les conditions naturelles et politiques ont permis la création d’entreprises industrielles. Au surplus, la classe qui prend le pouvoir pour asseoir son privilège, qui crée des forces entraînant le développement d’une autre classe, qui crée son propre fossoyeur, qui devient un frein à la marche ascendante du mécanisme économique, au lieu de s’assigner pour but la création universelle de types de société analogues au sien, essayera d’établir son contrôle sur des territoires (les colonies) où elle s’efforcera d’arrêter l’évolution économique et industrielle. Au moment même où cette classe exploiteuse établira sa domination sociale, elle devra étendre sa domination mondiale et l’instrument de son expansion sera la guerre, seul moyen pour conquérir des marchés à ses produits, pour évincer ses concurrents et réaliser une course aux profits.

Il en est tout autrement pour le prolétariat qui apparaît lorsque la technique de production peut s’épanouir dans toute son ampleur et satisfaire pleinement les besoins des producteurs, en même temps qu’elle exige la suppression de la classe bourgeoise. La société sans classe que désire le prolétariat ne peut admettre aucun anachronisme ; c’est uniquement sur le terrain mondial qu’elle peut s’établir. Même dans ces pays où l’évolution industrielle est loin de permettre l’institution d’une société sans classe, le prolétariat mondial ne peut s’assigner pour but de favoriser le triomphe des classes bourgeoises afin de poser ensuite sa candidature au pouvoir. Il ne peut qu’appuyer les forces du prolétariat local qui, quoique numériquement très restreintes, représenteront quand même la seule force sociale ayant un poids progressif. D’autre part, sa mission historique n’étant pas de construire une domination spécifique et particulière, le prolétariat ne pourra pas, comme les classes qui l’ont précédé, avoir recours à la guerre comme instrument de son expansion, mais devra s’appuyer sur les luttes sociales dans tous les pays afin de les faire évoluer vers le triomphe du prolétariat mondial.

La « guerre révolutionnaire » de l’État prolétarien peut évidemment apparaître comme un aspect de l’activité de cet État, mais seulement si les conditions concrètes existent pour le déclenchement de mouvements révolutionnaires dans les pays capitalistes. La « guerre révolutionnaire » est un produit de circonstances historiques particulières ; elle représente donc un facteur secondaire, subordonné aux événements sociaux et aux mouvements de classe qui sont l’élément essentiel des situations. La guerre révolutionnaire qu’aurait dû mener l’armée rouge lors de l’avènement d’Hitler, position courante dans les milieux communistes dits de « gauche », n’a donc aucun rapport avec la mission historique du prolétariat et fait partie de la politique de décomposition qui gangrène le mouvement prolétarien.

* * *

Il s’avère donc que « l’internationalisation » de toutes les classes précédant le prolétariat fut, avant tout, un phénomène d’extension de la puissance d’un privilège acquis. Pour le prolétariat, l’Internationale est la forme de l’exercice de son pouvoir et représente la forme supérieure de sa lutte, l’expression d’une maturité pour réaliser ses objectifs historiques. Il en résulte que l’Internationale prolétarienne, loin de pouvoir résulter d’un programme ou d’une coordination de volontés militantes, est le produit direct de situations qui permettent la réalisation de la victoire prolétarienne. Si les situations ne permettent pas la victoire de la classe ouvrière, les conditions n’existent pas pour la construction d’une Internationale. Dans ce cas, toutes les tentatives qui pourraient s’effectuer ne seraient qu’entreprises de confusion et, ce qui est plus grave (comme nous le montrerons par la suite), empêcheraient le travail préliminaire indispensable à la reconstruction de l’Internationale.

Une différence essentielle existe entre le parti et l’Internationale, bien qu’évidemment les matériaux pour la construction d’un parti ne peuvent résider que dans des considérations internationales qui forment l’essence de la théorie marxiste. En effet, le parti surgit d’un milieu social bien déterminé, d’une ambiance de luttes de classes qui oppose directement le prolétariat à un État qui lutte journellement contre ses conditions de vie. C’est l’évolution même de cette lutte de la classe ouvrière atteignant sa forme supérieure, posant le problème de l’insurrection, qui posera le problème de la construction de l’organisme capable de généraliser la victoire dans le monde entier, c’est-à-dire l’Internationale Communiste. Évidemment, nous ne voulons pas affirmer ici que les événements devront fatalement s’ordonner dans un ordre qui portera tout d’abord à la construction des partis dans le monde entier et ensuite à la fondation de l’Internationale, celle-ci restant impossible sans des étapes préalables et formelles : les partis. Bien au contraire, l’entrelacement des faits est continu et dialectique : le cours menant à la victoire du prolétariat dans un ou plusieurs pays est le même qui détermine la construction progressive de l’Internationale. Mais nous voulons seulement indiquer que lorsque l’on pose le problème de la fondation d’une Internationale, il faut poser le problème ainsi : reconstruction des capacités et des possibilités de victoires révolutionnaires internationales. Si l’on intervertit les données du problème en affirmant que, pour atteindre la victoire, il faut construire l’Internationale, non seulement l’on s’engage dans une entreprise impossible, mais on empêche la marche du prolétariat vers la reprise de ses luttes.

Les situations révolutionnaires expriment à la fois un rapport de forces très favorable à la lutte insurrectionnelle, et la capacité du prolétariat à regrouper idéologiquement, sous son drapeau, toutes les masses travailleuses échappant à l’emprise des appareils de domination de l’ennemi. Mais les expériences de ces situations ne profitent pas seulement au prolétariat ; les organismes de répression du capitalisme grandissent sur cette base, grâce à leur perfectionnement et, surtout, du fait de l’intervention de l’ennemi au sein même des masses parmi lesquelles s’agiteront alors avec succès les formations politiques qui les trahissent.

La bourgeoisie actuelle est toute autre qu’en 1848. Le prolétariat n’a de chances de victoires qu’à la condition d’être lui aussi, au point de vue de sa lutte matérielle aussi bien qu’idéologique, tout autre que les prolétaires de 1848. En outre, le capitalisme d’aujourd’hui est tout à fait différent de ce qu’il fut en 1918. Le prolétariat ne peut donc vaincre qu’à la condition de suivre, à son tour, un chemin progressif.

Les questions de principe autour desquelles s’établit le programme concret de l’insurrection prolétarienne (qui représentent aussi la base de la fondation de l’Internationale), s’incorporent avec la force sociale appelée à renverser le capitalisme. Aussi, les « Soviets » sont l’arme de la révolution en Russie, parce que dirigés par les bolcheviks, mais représentent une formulation permettant le triomphe de la contre-révolution en Allemagne, où les indépendants en proposent l’insertion dans la Constitution de la République bourgeoise. Programme et organisme constituent, par conséquent, un tout organique.

Il s’agit maintenant de bien déterminer la position historique avec laquelle peut croître la force sociale agissant pour la révolution prolétarienne. De 1789 à la situation actuelle se vérifie une progression ininterrompue qui élève chaque fois les formules de la lutte ouvrière, qui rejette du camp de la révolution des formations politiques qui avaient pu agir précédemment dans l’intérêt du prolétariat et qui sont devenues, par après, un chaînon de la contre-révolution bourgeoise. Chaque défaite révolutionnaire montre, en même temps que l’incapacité du prolétariat à réaliser, au cours même des mouvements insurrectionnels, une pleine conscience historique de la voie à suivre, la nécessité de percevoir un horizon plus vaste qui permettra la reprise des luttes et la victoire communiste.

Aussi, en conséquence des défaites de l’immédiat après-guerre, la première condition pour reconstruire l’Internationale est de remettre sur le chantier tout le programme sur lequel s’était basée la perspective du déclenchement de la révolution en 1917-20. Il faut, dans ce travail, considérer qu’une forme supérieure du programme politique ne peut être atteinte qu’au travers d’une filiation aux forces historiques qui luttèrent pour la révolution en 1917-20, c’est-à-dire au travers des fractions de gauche, réactions directes et prolétariennes à la dégénérescence centriste. Ceux qui, aujourd’hui, prennent une position formellement plus avancée se lancent à l’aventure, en voulant construire une nouvelle Internationale, devront faire appel aux forces de la social-démocratie, que l’évolution historique a définitivement rejeté dans le camp de la réaction et de la contre-révolution capitaliste. D’autre part, au point de vue politique, les « constructeurs » d’Internationales ne pourront que reprendre intégralement des positions programmatiques qui ont engendré le centrisme, la défaite et la trahison, et tout cela pour reconstruire les capacités de lutte ( ?) de la classe ouvrière. Encore une fois, les continuateurs des fondateurs du socialisme scientifique, des chefs de la révolution russe, se trouveront parmi les militants qui se baseront sur la nécessité d’extraire des terribles défaites du prolétariat les règles programmatiques qui accompagneront la reprise de sa lutte, et non parmi ceux qui transformeront les grands chefs prolétariens en des icônes à qui l’on prête des opinions politiques que l’on ne pourrait justifier par une analyse principielle.

* * *

Un rapide examen historique nous permettra de constater la progression des notions programmatiques de la lutte prolétarienne et le fait de l’apparition du prolétariat, en tant que force révolutionnaire, parallèlement à l’éclosion des grands bouleversements sociaux. La révolution de 1789 ne portera pas au pouvoir la classe ouvrière, pourtant déjà appelée à la direction de la société, par le caractère des instruments de production devenus collectif (s’opposant ainsi à l’appropriation individuelle et à l’institution du privilège bourgeois), mais c’est le capitalisme qui prendra le pouvoir. Les idéologues de la révolution française exprimeront bien ce caractère contradictoire caractérisant l’avènement au pouvoir de la bourgeoisie. Ainsi, Robespierre et Marat dépassent le programme réel de la bourgeoisie, sans pouvoir atteindre la compréhension que Babeuf seul (seulement après Thermidor) pu atteindre et qui en fit un précurseur du mouvement communiste. La « Conspiration des Égaux » de Babeuf représente déjà une rupture avec la confusion du programme de « liberté, égalité, fraternité » de 1789, mais elle n’est encore qu’une expression embryonnaire d’un prolétariat qui doit encore s’appuyer sur la bourgeoisie, ou du moins sur certaines de ses couches, afin de revenir à la Constitution de 1793, renversée par Thermidor. Le premier balbutiement prolétarien de cette époque exprime bien la situation historique car le prolétariat, extrêmement faible, se joint à la bourgeoisie et ne s’affirme pas en tant que classe indépendante luttant pour ses intérêts propres.

Il faut passer à un stade plus avancé, c’est-à-dire à un moment où le développement de la bourgeoisie au pouvoir détermine l’opposition du prolétariat et qu’un contraste profond se creuse de plus en plus entre bourgeois et ouvriers, pour trouver les premières formulations de la lutte ouvrière. En France, c’est la révolte des canuts en 1831 ; en Angleterre, c’est le mouvement des chartistes. Ces deux mouvements se caractérisent par le fait qu’ils naissent d’une révolte ouvrière contre le capitalisme et Blanqui, par l’organisation de ses « coups de main », caractérise bien cette conception qui devait subsister jusqu’en 1848 : le prolétariat veut se regrouper autour de positions de lutte contre le capitalisme, mais ne parvient pas encore à concrétiser cette lutte par l’établissement d’un programme et d’une tactique pouvant ébranler l’ensemble de la société capitaliste. D’autre part, il sera encore estimé possible de s’appuyer sur la bourgeoisie libérale pour faire avancer les revendications ouvrières. C’est sur ces bases que se fondera la Ligue des Justes.

Le coup de main de 1839, organisé par « La Ligue des Justes » et Blanqui et qui échoua, comme l’on sait, représente en réalité la mesure exacte de ce que pouvait à cette époque réaliser le prolétariat encore en formation. La Ligue des Justes est son organisation de classe issue de la lutte contre un État qui exclut certaines couches de la bourgeoisie de la direction de la société, et le prolétariat tout en comprenant la nécessité de lutter pour ses revendications spécifiques, veut suppléer au manque de réaction de la bourgeoisie libérale apeurée par le prolétariat, en effectuant « un coup de main » contre l’État existant. L’échec de ses tentatives détermine évidemment la chute de son organisation de classe, comme expression de l’impossibilité de renverser l’État existant avant une pleine maturité des situations et du prolétariat lui-même.

C’est Marx qui entre alors dans la lutte avec le développement du capitalisme provoqué par le développement sur une grande échelle de la machine à vapeur et qui préside à la fondation de la Ligue des Communistes qui représente enfin un stade encore plus élevé de la lutte prolétarienne. La Ligue des Communistes représente certainement deux choses : d’une part l’expression de la lutte du prolétariat allemand ayant à ses côtés une bourgeoisie libérale luttant contre le féodalisme et d’autre part une expression des capacités de lutte du prolétariat international. Riazanov, dans son livre « Marx-Engels », affirme à ce propos que « nous avons maintenant quelques renseignements sur la composition de cette Ligue. Elle comprenait quelques belges, quelques chartistes anglais penchant vers le communisme, mais surtout des allemands ». Et il conclut en affirmant que le « Manifeste Communiste », plate-forme de la Ligue des Communistes, devait tenir compte de ces particularités.

Le statut de la Ligue des Communistes dit déjà que « le but de la Ligue est le renversement de la bourgeoisie, la domination du prolétariat, la suppression de l’ancienne société bourgeoise, basée sur l’antagonisme des classes, et la fondation d’une nouvelle société sans classes ni propriété individuelle ».

Nous voyons donc que l’organisation du prolétariat surgit à cette époque en fonction du développement de la classe capitaliste entraînant celui du prolétariat, que son programme historique se base sur la lutte contre le capitalisme dont l’avènement se caractérise par les soubresauts volcaniques qui agitent la société en 1848, tout en espérant pouvoir bénéficier de la lutte de la bourgeoisie contre le féodalisme. Au point de vue politique, la Ligue Communiste, par rapport à Babeuf, affirmera la nécessité de la lutte indépendante du prolétariat ; par rapport à Blanqui, elle posera les problèmes de la lutte de classe. Au point de vue politique, elle exprimera les caractères de l’époque historique, n’ayant pas encore montré le rôle réactionnaire de la bourgeoisie libérale sur laquelle Marx escompte encore pouvoir s’appuyer pour la révolution prolétarienne. Les révolutions de 1848-49 constituent la grande vérification historique du programme du prolétariat.

La défaite de 1848 comporte l’écrasement du prolétariat en Europe, et en 1852 se produit la désagrégation et la dissolution de la Ligue des Communistes.

C’est seulement en 1864 que se fondera la Première Internationale. Au moment de sa création la situation de l’Europe est restée volcanique. 1848 n’a pas résolu une série de problèmes essentiels pour la vie du monde capitaliste. L’Italie est restée divisée. La Hongrie a été écrasée et rattachée à nouveau à l’Autriche. La bourgeoisie française doit résoudre, au travers de Napoléon III, le problème de son expansion (guerre d’Italie contre l’Autriche, de Crimée). Par après, la guerre de sécession en Amérique provoque une crise du coton qui se répercute dans toutes les industries et détermine une crise économique aiguë. Enfin, en 1861, l’abolition du servage en Russie détermine une effervescence révolutionnaire qui s’exprime en Pologne par une insurrection rapidement réprimée. Tous ces événements constituent l’assiette sur laquelle la Première Internationale va poser ses fondements. On peut donc affirmer que la première organisation internationale du prolétariat surgit non comme l’expression de la volonté de quelques génialités, mais comme instrument de possibilités historiques de faire triompher, grâce aux situations révolutionnaires, la révolution prolétarienne dans les principaux pays d’Europe. L’extrême centralisation de la Première Internationale exprime d’ailleurs très bien le caractère que lui donnent les situations.

En conclusion, la Première Internationale renferme deux éléments fondamentaux que nous retrouvons dans la fondation de la IIIe Internationale également. En premier lieu, elle surgit d’une lutte de groupes prolétariens nationaux, étant parvenu à clarifier les problèmes essentiels de la lutte de classe contre le capitalisme au feu des événements mêmes, ensuite dans une situation de grands bouleversements sociaux. Mais si la preuve historique de la « trahison » de la bourgeoisie avait bien était faite en 1848-49, l’histoire n’avait pas encore montré les conditions réelles de la lutte du prolétariat pour le pouvoir.

La fin de la Commune de Paris devait fatalement entraîner celle de la Première Internationale sur le fond d’une période d’expansion du monde capitaliste. Le transfert du Conseil Général de la Première Internationale, en Amérique, ce qui signifia en fait sa liquidation, s’explique par le fait qu’après la Commune de Paris, Marx était encore indécis sur le cours ultérieur des événements. Peut-être espérait-il encore une reprise de la lutte révolutionnaire en Europe. Le fait que cette reprise ne se produisit pas, et qu’au contraire le capitalisme se consolida partout, en Allemagne avec l’aide de Bismarck, qui fit une révolution bourgeoise « par en haut », en France, où la bourgeoisie avec sa IIIe République prit enfin vigoureusement les rênes du pouvoir en main, en Italie, l’unification se faisant sous la direction de Cavour (en 1870), ces faits, joints à un essor du capitalisme, rendirent nécessaire la liquidation complète de la Première Internationale, en tant que liquidation des possibilités de lutte pour le pouvoir du prolétariat mondial.

La disparition de la Première Internationale n’est nullement suivie par la reconstruction d’une nouvelle Internationale, fondant les nouveaux partis. Ces derniers commencent à se fonder dans différents pays et c’est seulement beaucoup plus tard que sera fondée la Deuxième Internationale. Dans une lettre à Bebel, Engels fait d’ailleurs une remarque très suggestive : « Il n’est évidemment pas nécessaire de parler de l’Internationale comme telle, dit Engels à propos du programme de Gotha, mais au moins fallait-il rester au delà du programme de 1869, et dire que bien que le parti ouvrier allemand soit obligé d’agir pour l’instant dans les limites des frontières que lui trace l’État (il n’a pas le droit de parler au nom du prolétariat mondial, et encore moins d’avancer des choses fausses) il reste conscient des liens de solidarité qui l’unissent aux ouvriers de tous les pays, et qu’il serait toujours prêt à remplir, comme par le passé, les devoirs que lui trace cette solidarité ». Engels envisage donc une période où le parti est obligé « d’agir pour l’instant dans les limites des frontières que lui trace l’État », ce qui fut d’ailleurs le cas pour les différents partis qui surgirent après la mort de la Première Internationale.

La défaite de la Commune ouvre une période où le problème du pouvoir ne se pose pas pour le prolétariat et la Deuxième Internationale ne sera en réalité qu’une « fédération des partis socialistes ». Le capitalisme qui a pris le pouvoir en Europe traverse sa période ascendante et peut faire certaines concessions aux ouvriers gagnant ainsi progressivement ses organisations. Encore une fois, ce fait ne découle pas de l’inexistence de génies du type de Marx, mais de la situation ne permettant pas de poser le problème de la révolution mondiale et ne permettant pas l’existence d’une véritable internationale, incarnant la conscience révolutionnaire du prolétariat mondial, qui passe à l’assaut du bastion capitaliste pour fonder sa société. En 1914, la IIe Internationale a disparu naturellement avec la fin de la « fédération des partis socialistes », lesquels suivirent chacun leur capitalisme respectif en passant ouvertement à l’ennemi de classe.

Les bolcheviks russes, dès que la IIe Internationale se fut effondrée, purent prendre l’initiative de la fondation de la nouvelle Internationale, parce que depuis de longues années ils avaient accompli, au travers des fractions, le travail idéologique indispensable. De plus ils furent le pilier de la nouvelle Internationale parce qu’ils avaient dirigé la révolution en Russie. Et la IIIe Internationale ne précède pas, n’accompagne pas, mais suit la victoire révolutionnaire qui a lieu en Octobre 1917. Le Premier Congrès aura lieu seulement en mars 1919 et le Congrès qui élaborera les conditions programmatiques de l’Internationale, en septembre 1920. Au point de vue politique l’Internationale révolutionnaire se fonde par une lutte impitoyable contre Kautsky, qui prétendait appliquer la même tactique que Marx défendit en 1848, ce qui devait permettre à la social-démocratie allemande et des autres pays d’étouffer dans le sang des prolétaires la révolution communiste. Au point de vue historique, la nouvelle Internationale est le produit direct de la situation révolutionnaire et de la marche au pouvoir du prolétariat international.

Cette rapide analyse historique confirme les conclusions de principes que nous avons émises, au début de ce chapitre, et qui sont défendues par notre fraction. La voie de Marx et de Lénine est en définitive la voie dans laquelle s’est développé le mouvement prolétarien. Actuellement, la continuation ascendante de cette voie programmatique du prolétariat, la fondation de la IVe Internationale, passe par la solution principielle des problèmes relatifs à la gestion de l’État prolétarien et de ses rapports avec le mouvement du prolétariat mondial, au travers de la critique du chemin qui a conduit à la lente incorporation de l’État Soviétique dans le système du capitalisme mondial. Cette lente incorporation prouve que les bases politiques sur lesquelles s’était établi la première expérience de gestion d’un État prolétarien, doivent être réexaminées, rectifiées et complétées. D’autre part, ce travail n’est pas le produit de discussions académiques, mais d’une rupture du mécanisme des rapports de force entre les classes, qui s’est institué après la victoire des centristes au sein des partis communistes. Ces rapports ébranlés profondément par les contrastes qui le minent, sera détruit par les luttes pour la révolution communiste qui se concluront par une victoire, à la seule condition que les fractions de gauche effectuent dès maintenant le travail idéologique et politique qui les rendra aptes à diriger l’insurrection prolétarienne.

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  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche