AccueilPublicationsBilan (1933-1938)
Dernière mise à jour :
jeudi 12 octobre 2017
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
Janvier - Février 1935 / pp. 517 - 521
19 décembre 2006 par albin

Nous avons employé précédemment les formulations suivantes : État démocratique, État fasciste, en soulignant leur signification contingente et non historique ou théorique. Ce que nous poursuivons dans cette étude, c’est l’analyse des circonstances ambiantes qui donnent vie à ces formes étatiques particulières, alors que nous maintenons, évidemment, la position centrale du marxisme qui fait de l’État une notion inséparable de l’idée de la classe.

Dans les premiers chapitres de ce travail, nous avons voulu mettre en évidence le fait que les formes revêtues par les organisations sociales primitives ne donnent pas lieu à la construction de l’État : c’est seulement beaucoup plus tard que surgit ce dernier. La hiérarchie sociale primitive qui se construit sur la base du mécanisme démocratique (les fonctions étant établies sur la base d’une délégation élective) manque encore de fondements politiques, car l’autorité confiée aux chefs des premières « gens » 1 ne signifie pas une possibilité de jouissance d’un pouvoir et d’un privilège, mais comporte plutôt des risques pour les « basileus » appelés à des fonctions de défense de la collectivité ou de direction dans les entreprises dangereuses de la chasse et de la pêche. Dans ces sociétés, le procédé électif existe, mais les fondements d’une véritable démocratie sont inexistants. En effet, sa substance réside dans l’attribution d’un certain pouvoir politique et économique (a priori considéré inévitable dans la société et même utile pour une rationnelle organisation de cette dernière : dans l’intérêt « de tous »), alors que la « démocratie pure » est, en définitive, non la suppression de ce pouvoir, mais une garantie de pouvoir y accéder en dépit des différentiations de classe considérées comme inévitables. Dans les premières sociétés, l’autorité sociale résulte donc d’une délégation des charges et des risques, tandis que le régime démocratique - même dans sa conception la plus extrême - ne connaît d’autorité que là où s’établit un pouvoir économique et politique.

Bien plus tard, quand l’évolution productive aura éveillé des besoins supérieurs alors qu’elle se manifestera incapable d’assouvir les besoins de la collectivité dans son ensemble, surgira - en même temps que la nécessité de l’État - la théorie démocratique elle aussi. Et ainsi, comme nous l’avons vu, le premier État, l’État grec, qui se fonde sur l’exclusion (sanctionnée par les premières Constitutions) de la majorité de la société (les esclaves), engendre aussi la théorie de la démocratie et de l’État démocratique. Dans cette phase, déjà plus avancée de l’évolution productive, la minorité qui s’appropriera les moyens de production doit non seulement museler violemment les classes opprimées, mais aussi déterminer une situation de sujétion de ces dernières, afin qu’elles ne puissent même pas percevoir des besoins supérieurs à ceux qui conditionnent le maintien et la reproduction de leur espèce sociale représentant la force de travail.

L’État qui surgit après les premières formations de classe, et comme consécration de la division de la société en classes, ne sera donc plus que l’État d’une classe donnée, et particulièrement de celle qui se trouve - par le degré atteint par l’évolution productive - dans la possibilité de façonner l’organisation de la société toute entière en fonction des privilèges en dehors desquels elle cesserait d’exister. Et parallèlement à l’idée de l’État et de la classe dominante surgit aussi l’idée de la démocratie qui, s’élevant sur la base d’un pouvoir qu’il est impossible de supprimer, revendique le droit à l’accession au pouvoir de tous les membres de la société. Mais ce droit ne comporte même pas l’hypothèse d’une destruction du pouvoir, mais seulement la possibilité de la circulation des citoyens au sein de cette sphère dirigeante de la société. La critique marxiste, en face des théories démocratiques et libérales, de la critique faite par ces dernières des théories et des régimes absolutistes, est donc - ainsi que nos maîtres nous l’ont appris - une critique de la critique libérale, une négation de la négation démocratique. Les théoriciens bourgeois contestent le droit et le pouvoir des féodaux, pour y opposer le droit et le pouvoir capitalistes. Le prolétariat conteste non seulement la validité de l’appropriation privée des moyens de production, mais prouve la nécessité de dépasser ce stade pour atteindre une phase mûrie par les conditions objectives de la production - où les fonctions économiques des hommes ne pourront plus se concrétiser dans un pouvoir politique et social ; où l’horizon ne sera plus d’atteindre la sphère privilégiée des dirigeants, mais d’arriver à un stade plus élevé où pourront s’épanouir les besoins et leur satisfaction.

Pour nous limiter à l’époque actuelle, il ne nous sera possible de traiter dans ce chapitre - au point de vue historique et théorique - que des États dirigés par les classes fondamentales de notre société : l’État capitaliste et l’État prolétarien. Si nous acceptons les formulations « État démocratique » et « État fasciste », c’est uniquement parce que nous nous assignons pour but celui d’expliquer et d’analyser les circonstances contingentes qui donnent vie, dans une phase donnée de l’évolution de la société capitaliste, aux deux formes d’État qui, tout en étant manifestation d’une même classe et des besoins de cette dernière, ne peuvent toutefois être considérées comme identiques.

* * *

L’État démocratique sous ses différentes formes (monarchie, république, etc.) jaillit d’un milieu historique bien déterminé : le capitalisme qui, tout en détenant le pouvoir, ne se trouve pas encore en face d’un développement de la production qui puisse menacer les bases de sa domination. L’existence de débouchés extra-capitalistes : le marché capitaliste n’atteignant pas encore son degré de saturation, l’économie agraire non encore bouleversée par l’installation des procédés de l’industrialisation, en un mot, voilà encore un vaste champ ouvert à l’initiative capitaliste qui va écouler ainsi la masse de la production, car la capacité d’achat, le montant des salaires, n’ont pas atteint les proportions infimes actuelles représentées par la force humaine du travail dans la composition du prix de production.

La baisse tendancielle du taux de profit empêche évidemment que se réalise un équilibre définitif de la société capitaliste (équilibre impossible étant donné les bases de cette société), mais la crise qui survient permet de liquider un stade de l’évolution capitaliste et productive alors que s’ouvrira une nouvelle phase. Dans cette période, la société capitaliste n’a pas encore atteint ce point de saturation que nous vivons aujourd’hui où, tout en étant soumise au pouvoir de la bourgeoisie, cette dernière ne peut maintenir sa domination qu’à la condition de comprimer l’appareil productif et de déverser dans une destruction - la guerre - la masse de la production et des instruments productifs ayant dépassé à jamais les limites d’un régime fondé sur la propriété privée.

Au point de vue économique, il existe donc une situation où les capitalistes peuvent trouver des zones à exploiter et le succès appartiendra à ceux d’entre eux qui détiennent la plus grande puissance alors que, formellement, chaque entrepreneur se trouvera dans la possibilité d’acquérir de nouvelles positions. L’échelon supérieur, dans la pyramide capitaliste, est accessible à n’importe qui, mais seuls y parviendront ceux qui possèdent les moyens financiers et industriels qui assurent la puissance définitive. Tout comme dans le mécanisme démocratique où il existe une sorte de « lieu sacré », reconnu indispensable et où s’exerce le pouvoir directif de la société, dans le mécanisme économique il existera également un centre où seront réunies les conditions de la grande exploitation capitaliste et où tout le monde aura le droit de pénétrer, bien qu’y règnent en maîtres les grands magnats car eux seulement détiennent le pouvoir économique pour y rester.

Au point de vue politique, nous assistons à un cours analogue. Les différentes couches opprimées par le capitalisme, et le prolétariat lui-même, étant encore des facteurs utiles de l’économie bourgeoise (leur entretien et leur reproduction ne représentent pas encore une valeur excédant la proportion du travail humain vis-à-vis du capital constant ou plus-value accumulée), des possibilités existeront pour l’amélioration des conditions de vie des exploités. L’État capitaliste prend figure d’administrateur au-dessus des classes et le mécanisme démocratique agit pleinement parce qu’objectivement les conditions existent pour laisser aux différentes couches sociales une perspective, une disposition laissant entrevoir leur élévation que le capitalisme présentera - au travers du réformisme - comme indéfinie jusqu’à la suppression des inégalités sociales.

Mais, tout comme le mécanisme économique, le mécanisme politique et social est inévitablement porté à atteindre son point de saturation : la technique de production trop développée ne pourra plus être exploitée pleinement et son fils légitime, le prolétariat, ne pourra plus être entretenu ni au point de vue économique en tant que salarié (l’armée des chômeurs devient un élément organique de la société capitaliste dans les situations actuelles), ni au point de vue politique et toutes ses organisations de classe devront être anéanties.

Nous avons plusieurs fois remarqué que la prétendue liaison entre « institutions démocratiques » et « organisations ouvrières » non seulement n’existe pas, mais tant au point de vue théorique qu’historique une opposition inconciliable existe entre la démocratie qui suppose la classe et un pouvoir de classe, et l’organisation ouvrière qui, en surgissant, brise l’unité de la société capitaliste et ne peut s’assigner d’autre but que celui de la suppression (en même temps que les bases mêmes de la société de classes) du procédé démocratique dont l’essence consiste dans l’accès au centre dirigeant de la société ou dans l’acquisition d’une position supérieure quand restent debout toutes les différenciations sociales : le postulat démocratique ne fonctionnant qu’à la condition de reconnaître, dans l’intérêt individuel, le stimulant pour l’évolution collective.

Le procédé démocratique - tant au point de vue économique que politique - accompagne toute une époque du capitalisme ascendant, et lorsque la situation change profondément et que les conditions historiques se présentent pour la nouvelle forme d’organisation socialiste de la société, le capitalisme doit s’en séparer et renier les notions qu’il avait pu épouser à un moment où elles représentaient la forme d’organisation sociale répondant à l’évolution de la technique productive. Mieux, nous pouvons dire que - au point de vue politique - ce mécanisme démocratique se révèle encore pleinement capable d’assurer la victoire du capitalisme et c’est seulement à la suite des défaites révolutionnaires que la bourgeoisie se trouve forcée d’avoir recours à des mouvements de réaction violente se revendiquant de l’anti-démocratie. Pour les soi-disant communistes qui prétendent faire épouser (fut-ce provisoirement) la cause de la démocratie par le prolétariat et qui, comme nous l’avons expliqué, donnent aux ouvriers des positions annulées par l’évolution historique, nous ajouterons encore que la cause essentielle de la défaite ouvrière ne réside nullement dans le succès des bandes réactionnaires ou des forces armées de la bourgeoisie, mais bien dans le succès que cette dernière a pu obtenir en brouillant les frontières de classe et les institutions prolétariennes noyées dans les Constitutions démocratiques ou ultra-démocratiques qui permirent d’émousser, d’estomper la conscience du prolétariat qui ne sera plus une force historique et révolutionnaire, mais se dissoudra à nouveau au sein de la société capitaliste remportant ainsi la victoire qu’aucune violence ne lui aurait assurée.

* * *

Au point de vue économique, le régime démocratique laissant formellement les différentes entreprises capitalistes dans leur position d’égalité, fera place, dans tous les États actuels, au système de « l’économie dirigée » consistant en une intervention toujours croissante de l’État dans le domaine de l’initiative privée. Plus ou moins prononcés, nous retrouverons ces procédés en Allemagne, aux États-Unis, en Italie, en France, en Angleterre. L’accentuation de la crise économique et la base plus restreinte qu’offrent des États capitalistes obligent ces derniers - en Allemagne et en Italie surtout - à recourir à de nombreuses initiatives de l’État. Mais, partout ailleurs, cette même tendance se révèle, en France, par exemple Flandin qui affiche son attachement à Waldeck-Rousseau, rendra hommage aux théories libérales de ce dernier par ses projets sur le blé et sur le vin, qui représentent une participation notable de l’État à l’avantage essentiel des grandes institutions capitalistes, mais Flandin dira qu’il s’agit là d’une « contre-intervention » de l’État en vue de favoriser les conditions de la reprise économique. Ainsi dans la perspective certaine de la continuation de la crise, Flandin a laissé toute la substance des lois précédentes consacrant l’intervention étatique dans le domaine économique. Si, en Angleterre, les signes de la participation de l’État ne sont pas si marquants, cela tient surtout au fait que - par la conférence d’Ottawa et l’abandon du libre-échange - l’économie anglaise trouve désormais l’État à la tête des leviers de commande. Aux États-Unis, la tendance est d’autant plus forte que la crise économique y revêt des formes particulièrement graves.

Le mouvement qui, au sein de la social-démocratie, se concentre autour du « planisme » n’est, en définitive, que l’adaptation de cette organisation aux nouvelles nécessités de l’économie capitaliste. Il ne rentre pas dans les cadres de cette étude d’établir si cette transformation comporte un amoindrissement du pouvoir des capitalistes. A notre avis, la société actuelle n’est pas bourgeoise parce qu’elle assure la pleine expansion de la puissance de chaque individualité capitaliste, mais elle est telle parce qu’elle réalise les intérêts de l’ensemble des exploiteurs même si cela doit avoir pour conséquence que certaines facultés attribuées jadis à l’initiative privée doivent désormais appartenir à l’organe qui synthétise les intérêts de l’économie bourgeoise dans son ensemble : à l’État. Remarquons, en passant, que dans chaque pays, ces interventions étatiques se feront jour pour libérer les grandes puissances financières des dangers et des difficultés qu’elles subissent en conséquence des débâcles essuyées par les industries qu’elles subventionnaient.

Au point de vue économique, cette altération des caractéristiques de l’État capitaliste et démocratique est générale et, pour autant que l’expression puisse être employée, la fascisation embrasse tout aussi bien l’Allemagne et l’Italie que la France, l’Angleterre et les États-Unis.

Au point de vue politique, nous constatons une orientation générale et commune qui arrive à son expression ultime et définitive dans certains pays et qui paraît s’arrêter à des points intermédiaires dans d’autres. Mais l’objectif est toujours le même : expurger la société capitaliste de ces organisations de classe qui, pouvant se greffer avec des conditions objectives de maturation de la société socialiste, ne représentent plus une simple menace localisée sur le terrain du marché du travail afin d’obtenir de meilleurs salaires, mais représentent une menace directe sur le terrain historique où elles tendent à déclencher la lutte pour la victoire révolutionnaire.

C’est uniquement au point de vue mondial que nous pouvons considérer tous les mouvements - y compris la révolution russe - éclos dans l’après-guerre, comme c’est uniquement par des données internationales que nous pourrons saisir l’épilogue des terribles situations actuelles.

En Italie et en France, l’objectif du capitalisme est le même : anéantir la classe prolétarienne, détruire sa cohésion politique et en faire un amas informe de chômeurs ou d’exploités qui en sont réduits à supputer le moindre changement dans la situation qui leur garantisse au moins le maintien du subside ou du salaire de famine et les sauvegarde d’une nouvelle diminution de leurs conditions de vie : en attendant, sans doute, que, dans la situation de demain, ces masses d’ouvriers soient emportées dans le cyclone qui les jettera dans le nouveau carnage impérialiste. Seulement, l’objectif que le capitalisme s’assigne sur le terrain mondial, la dispersion du prolétariat révolutionnaire et sa suppression en tant que classe, tiendra compte des conditions politiques existantes dans les rapports de classe. Or, ces dernières se différencient de pays à pays et résultent surtout du degré de violence des événements, du caractère extrême qu’ils ont révélé. C’est ainsi que, en Italie, comme en Allemagne, où la tension des conflits sociaux avait atteint un point culminant, le problème qui se posait - pour ces prolétariats - n’était pas d’établir la possibilité ou l’impossibilité de l’insurrection et de lutte du pouvoir, car ils avaient déjà posé ces revendications. Mais le problème était autre : établir, sur la base de l’expérience acquise des possibilités de batailles révolutionnaires, les données politiques qui - par la critique de la défaite - pouvaient engendrer les conditions pour la victoire. Dans ces conditions concrètes, la persistance de la moindre organisation élémentaire menaçait de se placer sur le terrain de la bataille dirigée directement vers la lutte insurrectionnelle. Il suffira, à ce sujet, de rappeler que le parti communiste, en Italie, fondé seulement en janvier 1921, pouvait réaliser des progrès considérables, jusqu’à menacer sérieusement les positions de tous les courants contre-révolutionnaires, et cela en quelques mois, sur la base d’un plan politique se rattachant aux revendications élémentaires du prolétariat.

Ailleurs : en France, Belgique, Angleterre, par exemple, le prolétariat tout en ayant vécu, par reflet, les expériences révolutionnaires des autres pays, ne se trouve pas, comme les ouvriers italiens et allemands, dans la position qu’avaient occupée les ouvriers russes avant la guerre et qui purent retirer de leur défaite de 1905 les armes pour construire le guide de la victoire révolutionnaire en octobre 1917. Dans ces pays, où une lutte révolutionnaire ne s’est pas produite, nous constatons actuellement, par exemple, que les ouvriers peuvent être mobilisés autour de programmes et de « plans » dressés sur la base de l’impossibilité, ouvertement affirmée, d’une bataille insurrectionnelle. Ici, le capitalisme trouve en face de lui, non un prolétariat qui a déjà fait l’expérience d’une attaque révolutionnaire, mais une classe ouvrière qui peut être encore détournée de cette issue ; à cette fin, il s’agira surtout d’embrigader l’avant-garde en dehors du terrain de classe en arrivant ainsi à opérer le déplacement de l’ensemble des ouvriers pour les rendre incapables de résister à l’offensive déclenchée.

Cette œuvre de purification que la société capitaliste accomplit en déracinant les positions de classe du prolétariat peut donc traverser le chemin de la violence fasciste qui déclenche sa terreur et détruit les organismes ouvriers, ou bien emprunter le chemin de la progression qui conduit ces organismes ayant une base de classe à devenir des appendices de l’État capitaliste. Un processus de ce genre se constate clairement en Belgique au travers des institutions de l’assurance sociale et particulièrement du chômage ; en France, par le canal du Conseil Économique, tandis qu’en Angleterre - ainsi que le prouvent les derniers Congrès des Trade-Unions et du Labour Party - une orientation encore plus marquée se manifeste dans cette direction au travers du programme corporatif.

Il existe une filiation légitime de l’État démocratique en État fasciste. Nous avons déjà remarqué qu’au point de vue théorique aucune contradiction n’existe entre ces deux formes d’État capitaliste. L’une et l’autre excluent, en principe, la fondation d’organismes de classe et c’est de haute lutte que les ouvriers ont conquis un droit à leurs organisations, au sein des États démocratiques, en portant ainsi directement atteinte aux bases mêmes des Constitutions bourgeoises qui élargissent les droits des organisations, mais pour aiguillonner, dans l’enceinte des organismes étatiques, les mouvements sociaux. Si l’État démocratique a pu subsister malgré la fondation des institutions de classe qui lui étaient opposées, ce n’est pas grâce à ses caractères spécifiques qui étaient irrémédiablement hostiles au prolétariat, mais parce que la situation historique du capitalisme ascendant pouvait tolérer la présence de ces formations. D’autre part, dès leur victoire, les ouvriers qui avaient fondé leurs organismes, voyaient leur conquête directement menacée par l’œuvre de corruption qui voulait faire déboucher leurs institutions dans le cadre du régime étatique du capitalisme.

D’ailleurs, les événements de l’après-guerre nous montrent - en Allemagne d’une façon encore plus marquée qu’en Italie - qu’après la défaite révolutionnaire et en vue d’empêcher le prolétariat d’en retirer les enseignements, la manœuvre bourgeoise devant porter à la victoire du fascisme s’accomplit sous la forme d’une évolution qui permettra au fascisme de balayer toutes les forces et les partis qui, autrefois, représentaient les piliers du régime capitaliste. Ces derniers n’auront aucune base sur laquelle appuyer leur opposition au fascisme, car ils ne peuvent pas se réclamer des intérêts historiques de la seule classe qui, par son assaut révolutionnaire, a forcé le capitalisme à recourir au fascisme, de la seule classe qui pourra, demain, déclencher l’insurrection pour abattre le capitalisme dans sa nouvelle forme d’organisation fasciste. Qu’il y ait - en liaison avec les innombrables épisodes de la lutte héroïque des ouvriers contre le fascisme - des éléments ayant appartenu ou se revendiquant des idéologies démocratiques, cela ne prouve nullement une opposition inconciliable entre l’État démocratique et l’État fasciste. Cela prouve seulement que la tourmente sociale peut déterminer des expressions glorieuses même dans des milieux idéologiques et politiques qui ont représenté - et escomptent encore pouvoir représenter - le dernier bastion de la défense du régime capitaliste.

Autres articles de cette rubrique
  1. BILAN 00 : Sommaire des numéros de la revue "Bilan"
  2. BILAN 01a : Note liminaire
  3. BILAN 01b : Introduction
  4. BILAN 01c : Seizième anniversaire de la révolution russe
  5. BILAN 01d : Vers l’Internationale deux et trois quarts... ?
  6. BILAN 01e : Projet de constitution d’un bureau international d’information
  7. BILAN 02a : Massacre des travailleurs en Espagne
  8. BILAN 02b : Six communistes décapités dans les prisons de Cologne
  9. BILAN 02c : Une victoire de la contre-révolution mondiale - Les États-Unis reconnaissent l’Union Soviétique
  10. BILAN 02d : Désertions, trahisons et difficultés réelles de la doctrine marxiste
  11. BILAN 02e : Le principe démocratique - première partie
  12. BILAN 02f : Vers la construction d’une véritable fraction de gauche en France
  13. BILAN 02g : Pas de « Bordiguisme »
  14. BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
  15. BILAN 03b : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent - Socialistes et centristes applaudissent
  16. BILAN 03c : Pour les funérailles des victimes du « Diana »
  17. BILAN 03d : Résolution de Ligue des Comunistes Internationalistes sur la IVe Internationale
  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche