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Dernière mise à jour :
lundi 20 novembre 2017
   
Brèves
Mardi 21 mai - La Revue Z à Terra Nova
lundi 20 mai
Mardi 21 mai 2013 à 19h, rencontre à la Librairie Terra Nova de Toulouse avec l’équipe de la revue Z à l’occasion de la parution du dernier numéro Thessalonique & Grèce, aux éditions Agone. Après une enquête collective au nord de la Grèce, la revue Z viendra présenter son dernier numéro : Thessalonique dans la dépression européenne. Bricolages quotidiens et résistances insolvables.
Groupe de Liaison pour l’Action des Travailleurs
lundi 6 février
Le sommaire des articles de la revue Lutte de classe, publiée par le GLAT, a été largement augmenté, notamment sur la période 1971-1975. Pour tous les numéros listé, une version PDF est maintenant accessible en ligne. Bonnes lectures !
Mise à jour du catalogue du fonds documentaire
jeudi 1er septembre
Une nouvelle version mise à jour du Catalogue du Fonds Documentaire Smolny, très largement étendue (une vingtaine d’entrées supplémentaires) est en ligne ce jeudi 1er septembre 2011. Merci aux contributeurs. D’autres titres à suivre...
Ouverture des archives numériques du CERMTRI
lundi 15 août
Le CERMTRI a décidé de créer une bibliothèque numérique avec l’objectif de numériser le maximum de ses archives et de ses collections. Pour démarrer : La revue « Bulletin Communiste » (1920-1933) ; le journal « La Vérité » (1957-1958) ; la revue des « Cahiers du mouvement ouvrier » (2002-2011). Soit déjà 428 documents ce qui représente 6395 pages. Bravo pour cette excellente initiative !
Sur le Web
[infokiosques.net]
Nous nous auto-organisons et nous montons un infokiosque, une sorte de librairie alternative, indépendante. Nous discutons des publications, brochures, zines et autres textes épars qui nous semblent intéressants ou carrément nécessaires de diffuser autour de nous. Nous les rassemblons dans cet infokiosque, constituons ainsi nos ressources d’informations, et les ouvrons au maximum de gens. Nous ne sommes pas les troupes d’un parti politique, ni les citoyen-ne-s réformateurices de nos pseudo-démocraties, nous sommes des individus solidaires, qui construisons des réseaux autonomes, qui mettons nos forces et nos finesses en commun pour changer la vie et le monde.
Premiers pas sur une corde raide Montreuil (93) : concert de soutien au Rémouleur, samedi 11 octobre 2014 qcq Tout mais pas l'indifférence Crise, totalitarisme, luttes sociales et de classe en Grèce Bruxelles : programme de septembre 2014 au local Acrata
Bibliolib
Catalogue de textes d’origine libertaire ou anarchiste, sans habillage particulier (pas de commentaire, d’édition critique, de note). Les textes bruts donc avec une liste d’auteurs qui commence à être significative. Un bon point d’entrée donc pour ceux qui savent à l’avance ce qu’ils cherchent. Attention : ce site s’est fait subtilisé sa précédente adresse par un site pornographique. Notre propre lien a donc été incorrect quelque temps. Nous en sommes désolé.
Pelloutier.net
Sur l’histoire du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme, avec des études, documents et synthèses intéressantes sur Pelloutier, Monatte, La Vie Ouvrière (1909-1914) et sur les mouvements syndicalistes en France, Europe, USA...
Balance
Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier international et de la Guerre d’Espagne. Nombreux articles en espagnol. Textes de Bordiga, entre autres.
Classiques des sciences sociales
Une bibliothèque numérique entièrement réalisée par des bénévoles, fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, sociologue. Comprend de très nombreuses oeuvres du domaine public. La section des "auteurs classiques", en particulier, est une véritable mine, où l’on trouve Bebel, Bordiga, Boukharine, Engels, Fourier, Gramsci, Kautsky, Labriola, Lafargue, Lukacs, Luxemburg, Marx, Trotsky et bien d’autres.
JANOVER Louis (1981) : Actualité de Panaït Istrati
Article paru dans « Le Monde diplomatique », janvier 1981
7 janvier 2007 par eric
Article paru dans Le Monde diplomatique de janvier 1981. Si depuis, Panaït Istrati a fait l’objet de plus nombreuses attentions (ses Oeuvres ont été publiées en trois volumes aux éditions Phébus en 2006), ce texte n’en demeure pas moins exemplaire par les clés politique et éthique qu’il donne à la lecture de l’oeuvre d’Istrati, la chute du mur n’ayant pas diminué, mais renforcé la charge de mensonges aidant à la bonne conscience des ci-devant défenseurs du « socialisme réellement existant » tout en maintenant l’occultation sur les éléments prolétariens qui furent - et sont restés - les seuls critiques véritables de ce système.

Le rayonnement de son oeuvre littéraire a sauvé de l’oubli l’écrivain Panaït Istrati ; mais seuls quelques initiés se souvenaient encore de son oeuvre de critique politique. La réédition de Vers l’autre flamme [1] comble cette lacune et va permettre au lecteur de connaître enfin le vrai visage de ce révolté de toujours. Panaït Istrati est né à Braïla (Roumanie) en 1884. Après avoir quitté l’école primaire, il exerce le métier de peintre en bâtiment et s’engage dans l’action socialiste et syndicale. Une vie de vagabondage le mène en Suisse où il étudie le français. La publication en 1924 de Kyra Kyralina lui apporte la célébrité, mais sa carrière littéraire, désormais assurée, ne le détourne pas de la lutte sociale. Après un voyage « officiel » à Moscou, il effectue d’août à décembre 1928 un « long périple à travers l’U.R.S.S. », et cette fois en dehors des chemins balisés par les autorités. Dans le récit de ce voyage, publié en octobre 1929, Istrati décrit l’exploitation impitoyable des travailleurs par une bureaucratie prête à tout pour défendre ses privilèges. Dès lors, son destin politique est scellé. Le « nouveau Gorki balkanique » (Romain Rolland) devient du jour au lendemain le partisan d’un « nationalisme antisémite », un véritable « chien enragé ». On peut suive le combat désespéré de Panaït Istrati contre la calomnie en lisant les documents réunis comme « deuxième partie » dans cette réédition (« Documents annexes », pp. 197-346). Épuisé par cette lutte inégale et sans issue, Istrati, qui s’est réfugié en Roumanie, meurt, terrassé par la tuberculose, le 16 avril 1935.

Son témoignage, maintenant vieux de plus de cinquante ans, sur la Russie post-révolutionnaire en proie à la bureaucratie, n’est plus de nature à déchaîner les passions politiques, mais il n’en conserve pas moins une incomparable fonction critique. Et tout d’abord, il ne manquera pas d’embarrasser tous ceux pour qui la lutte contre le « stalinisme » n’a commencé qu’après la mort de Staline et cette intervention de la Providence qu’il est convenu d’appeler déstalinisation. Toute la casuistique justificatrice mise au point par les staliniens repentis et les militants déstalinisés - ils sont légion, attelés à ce labeur ingrat - ne résiste pas un instant à la lecture de ce réquisitoire publié en 1929, jamais réédité depuis. La réponse que Panaït Istrati a fournie à ses détracteurs de l’époque démolit par anticipation tout le système de défense tendant à présenter l’engagement de la quasi-totalité de l’intelligentsia de gauche comme une « erreur », regrettable certes, mais historiquement justifiée, alors que les premiers critiques du pouvoir bolchevique auraient, en dépit de leurs intentions souvent louables, apporté de l’eau au moulin de la contre-révolution et de l’impérialisme.

Cette argumentation fallacieuse déjà exploitée par Romain Rolland (« Documents... », p. 252, 317 sq.), et reprise sous de multiples formes par la suite, a perdu aujourd’hui tout crédit. C’est ainsi que Claude Prévost, dans un compte-rendu paru dans l’Humanité du 21 avril 1978, préfère «  reconnaître à Panaït Istrati le rôle glorieux (mais ingrat !) du pionnier » (« Documents... », p. 342). On s’étonne d’autant plus de sentir sa présence dans la biographie bienveillante que Monique Jutrin-Klener a consacrée à Panaït Istrati : en voulant « n’être ni à droite ni à gauche, à égale distance du communisme et du fascisme », Istrati aurait « involontairement... fait le jeu de la droite [2] ». Pour donner quelque poids à ce genre de raisonnement, il faudrait préalablement prouver que la vérité désespère plus que le mensonge, que la défense, même conditionnelle, de l’État dit prolétarien a, si peu que ce soit, servi la cause du communisme et affaibli, si peu que ce soit, le fascisme et la droite ; et que la critique de la bureaucratie « soviétique » se drapant dans les oripeaux de la « révolution » signifie l’abandon, voire la négation de l’idéal communiste. Curieuse manière de donner « des armes à la bourgeoisie » (p. 48) que d’offrir des armes à ceux qui luttent contre leur propre « bourgeoisie » ! Ce que nous apprend Istrati, c’est que les « mensonges » destinés à présenter cette nouvelle figure de l’exploitation sous le masque du socialisme n’étaient, en fait, que la manifestation de la volonté de puissance et de domination, l’expression idéologique des intérêts de ce « mal social : la bureaucratie » (p. 49).

« A côté de l’ouvrier conscient »

Or, il n’est pas une page de son oeuvre où Panaït Istrati ne réaffirme avec éclat que lutter pour les idéaux de l’émancipation humaine c’est prendre parti pour la classe ouvrière, pour sa classe, dans un combat où la « révolution », la « gauche » et la « conscience révolutionnaire » appartiennent toujours au prolétariat, alors que la contre-révolution et la « droite » sont désormais incarnées par une caste qui a usurpé le langage de la révolution pour masquer sa fonction répressive. Et si Panaït Istrati n’a pas toujours su éviter le piège du double langage, parlant de « communisme », de « dictature du prolétariat » et d’ « État prolétarien » à propos d’un pouvoir qui « n’est plus, depuis longtemps déjà, un pouvoir prolétarien » (p. 274), il n’en a pas moins jamais confondu « les deux déceptions en une seule » au point de faire « table rase de tout esprit révolutionnaire » (p. 276) ; il s’est bien gardé de tout mesurer à l’aune de son amertume, sauf en de courts instants de découragement (p. 292).

En dénonçant la contre-révolution qui se développait en Russie et dans le monde sous les auspices des P.C. Et des intellectuels à leur dévotion ou à leur service, Panaït Istrati ne condamnait pour autant ni le communisme ni l’activité révolutionnaire ; il n’a pas davantage centré toute sa critique sur la défense des « droits de l’homme » et de la « conscience humaine outragée » (Mermoz-Golfetto, « Postface », p. 340). Non qu’une inspiration éthique de portée universelle soit absente de ce cri de révolte (p. 195) ; mais cet écrasement de la conscience humaine n’est, aux yeux d’Istrati, qu’une conséquence d’un phénomène d’oppression plus profond et « originel » : l’exploitation de l’homme par l’homme s’exerce, en Russie comme ailleurs, contre une classe, car c’est toujours « la classe ouvrière qui est le plus frappée en U.R.S.S. » (p. 150). C’est la terreur qui s’abattait sur cette classe dont il se sentait solidaire, dont il était, la classe des travailleurs manuels soumise aux impératifs de l’accumulation primitive dite socialiste par les idéologies au service du nouveau pouvoir, qui est au coeur de ce récit.

La même flamme que celle qui, pendant la révolution, avait poussé un instant la masse des déshérités sur le devant de la scène, cette même flamme continue de brûler dans ces pages : la nécessité impérieuse d’en finir par tous les moyens révolutionnaires avec cet esclavage. Sa critique de la bureaucratie soviétique atteint donc, au delà des formes spécifiques d’encadrement de la force de travail mises en place en Russie, la barbarie de toutes les méthodes d’exploitation et de de domination destinées à maintenir les masses dans leur état séculaire de servitude matérielle et morale. La désillusion et le désenchantement qui percent dans ces pages s’adressent avant tout à ceux-là mêmes qui lui reprochaient sa « trahison » : les idéologues devenus complices de ce système d’exploitation dont ils justifieront au nom du socialisme les pires excès, quitte à déclarer par la suite qu’ils ignoraient tout.

Or, en Russie comme dans le reste du monde, « même à un sourd-muet la vérité est accessible lorsqu’on la cherche » (p. 56) ; les intellectuels cille Gorki n’avaient rien besoin d’apprendre, car ils savaient tout et ont tout caché. Il existe deux possibilités pour forcer les « portes de la vérité » d’un régime de classe protégé par le mur du mensonge élevé par la propagande officielle : se livrer à l’analyse critique de la structure socio-économique des rapports de classe de cette société au moyen des critères d’analyse matérialistes conformes au socialisme scientifique dont se réclamaient les dirigeants ; ou interroger soi-même cette société en se plaçant « à côté de l’ouvrier conscient qui a fait la révolution » (p. 374) et non de cette « caste » qui monopolise les moyens d’existence et qui, comme toute classe d’exploiteurs, se sert de l’idéologie pour dissimuler la source de son pouvoir et de ses privilèges (p. 192).

« Ouvrier authentique » continuant à mener « une vie de rue » (p. 314) parmi les ouvriers russes au lieu de mener la « vie de palace » des intellectuels vivant à Moscou, Panaït Istrati a emprunté la seconde voie, celle du « révolutionnaire sentimental qui a soudé son destin à celui des vaincus » du « Potemkine », à celui de tous les vaincus auxquels il a dédié l’autre flamme. Il a trouvé dans cette solidarité de classe assez de lucidité et de force pour s’élever, quasi seul à l’époque, en des termes qui n’ont rien perdu de leur puissance de dénonciation, contre l’exploitation que subissaient ses « frères de malheur » soumis, comme sous le régime capitaliste, aux impératifs de l’accumulation et à l’arbitraire d’ « une nouvelle et monstrueuse caste qui raffole de fordisme, d’américanisation... » (p. 192), et foule aux pieds les idéaux révolutionnaires.

Le capital, rapport social, a besoin pour exister que la majorité de la population laborieuse, ouvrière ou paysanne, soit détachée de ses conditions d’existence objectives et subjectives, dépossédée de ses instruments de travail qui sont monopolisés par une section déterminée de la société. Le socialisme, a fortiori, ne peut exister quand une « infime minorité d’hommes » (p. 155), membres des syndicats « rouges » et du parti unique, détient « tous les moyens par lesquels un travailleur pourrait gagner sa vie » et ne distribue « le travail que selon la façon dont pense celui qui veut manger en travaillant » (ibid.) ; il ne peut exister là où cette bureaucratie monopolise « tous les moyens d’existence » et réduit l’ouvrier à sa fonction de « bras » [3].

C’est en appliquant cette leçon matérialiste toute simple à la société soviétique que Panaït Istrati, plus fidèle en cela à Marx que les « révolutionnaires bourrés de doctrine » (p. 363), a réussi à montrer que la disparition du patronat, la suppression juridique du droit de propriété et son remplacement, au bénéfice de la bureaucratie, par la propriété collective des moyens de production, ne mettaient nullement fin à l’exploitation de l’homme par l’homme : privé de tout pouvoir sur son existence quand il est privé de ses moyens d’existence et contraint de vendre sa force de travail, l’ouvrier restait dans ce système un « bras de l’usine » (p. 314), soumis comme auparavant au despotisme de la fabrique. Révolutionnaire sentimental, Panaït Istrati n’était pas armé théoriquement pour percer le secret de ce « mensonge déconcertant » qu’Anton Ciliga résumait ainsi : « les relations sociales se développent dans un sens diamétralement opposé à celui que proclamait la révolution d’Octobre [4] ».

Ceux qui « proclamaient » n’étant pas ceux qui « faisaient », ce « mensonge » est celui de l’idéologie, « point d’honneur spiritualiste » (Marx) d’une révolution qui, dans le cadre tracé par les bolcheviks, n’eut de socialiste que le nom et la phraséologie dont les révolutionnaires professionnels l’habillèrent. Ces « organisateurs » d’un travail « trop bien organisé » contre le prolétariat (p. 298) accomplirent une tâche en tout point identique à celle que Marx met au compte de la bourgeoisie en Occident : l’accumulation primitive, le « fond nécessaire » pour réaliser une industrialisation accélérée, étant prélevée sur le travail des paysans expropriés.

Exploitation de classe

Le « militant-racaille » qui se « prétend supérieur à la masse » et qui, comme le syndicaliste social-démocrate d’hier, donne « des ordres au nom de la classe ouvrière... l’évangile pseudo-marxiste en mains » (p. 46), « monopolise... la contradiction et se fabrique des contradicteurs » ; ce militant dont Panaït Istrati dénonce - avec quelle verve vengeresse - la soif de pouvoir et de privilèges, n’était pas seulement membre d’ « funeste appareil bureaucratique » (p. 266) « traître » aux idéaux révolutionnaires ; il était avant tout la personnification et le support du capital d’État, le représentant d’une classe dont la fonction sera d’assurer les fondements socio-économiques de sa domination en développant la grande industrie et en collectivisant l’agriculture à l’aide des méthodes héritées d’un despotisme barbare ou empruntées au capitalisme privé le plus raffiné. C’est ce mélange qui a imprimé une marque spécifique à ce « fascisme communiste » (p. 191) fasciné par l’ « américanisme » et la « mécanisation d’outrance » (p. 271). Dans de telles conditions, l’ouvrier et le paysan expropriés ne pouvaient que rester les « bras de l’usine », et la classe ouvrière dans son ensemble la catégorie sociale « la plus frappée ».

Animé de cette « foi révolutionnaire qui jamais ne devient profession » (p. 264), Panaït Istrati a parfaitement saisi la nature de classe de cette exploitation et des nouvelles différenciations sociales ; mais, trompé par le mythe de l’Octobre socialiste, il n’a pu découvrir l’origine socio-économique de ce phénomène. En attendant « le jour où les vaincus auront voix au chapitre », d’autres ont complété sa critique et continué le combat de ce « soldat passionné... franc-tireur de la mêlée sociale » (p. 290) ; Ils ont prouvé, sans doute possible, qu’en n’ « adhérant à rien » de ce qui s’édifiait alors en Russie sous le masque du socialisme, Panaït Istrati n’avait jamais cessé, en fait, de défendre les intérêts des déshérités et d’adhérer à la cause du communisme, que ses détracteurs, habiles à inverser les rôles, l’accusaient de trahir.

[1] Vers l’autre flamme, après seize mois dans l’U.R.S.S. 1927-1928 (Confession pour vaincus), par Panaït Istrati. Introduction de Marcel Mermoz, UGE 10/18, Paris 1980, 348 pages. Des trois volumes publiés en 1929 sous le seul nom de Panaït Istrati, seule cette Confession pour vaincus est de sa plume ; le deuxième tome a pour auteur Victor Serge, le dernier Boris Souvarine. Cette « confession » a été tirée en 1977, hors commerce et à un très petit nombre d’exemplaires, par la Fondation Panaït Istrati, enrichie de documents et de lettres qui sont repris et complétés dans la présente édition.

[2] Panaït Istrati. Un chardon déraciné, F. Maspero, Paris 1970, p. 110. M. Jutrin-Klener fait ici allusion à la lettre de Panaït Istrati à Claude Chautems : « Notre chemin politique est celui de nous tenir à une égale distance du fascisme, du communisme et de l’antisémitisme » (p. 221).

[3] Les plus récentes analyses d syndicalisme organisé sur le « modèle soviétique » ne font que vérifier l’étonnante justesse de ces aperçus. Voir l’article de Bruno Groppo, « Un agent de surveillance de la main-d’oeuvre pour le compte de l’État », Le Monde, 27 septembre 1980.

[4] Au pays du mensonge déconcertant, UGE 10/18, Paris 1977, p.

Documents joints à cet article :
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  96. LUXEMBURG Rosa (1918) : Die kleinen Lafayette
  97. LUXEMBURG Rosa (1918) : Die Nationalversammlung
  98. LUXEMBURG Rosa (1918) : Eine Ehrenpflicht
  99. LUXEMBURG Rosa (1918) : L’Achéron s’est mis en mouvement
  100. LUXEMBURG Rosa (1918) : L’Assemblée nationale
  101. LUXEMBURG Rosa (1918) : Les petits Lafayette
  102. LUXEMBURG Rosa (1918) : Nationalversammlung oder Räteregierung ?
  103. LUXEMBURG Rosa (1918) : Parteitag der Unabhängigen SP
  104. LUXEMBURG Rosa (1918) : Protestresolution gegen das Vorgehen der deutschen Regierung im Osten
  105. LUXEMBURG Rosa (1918) : Schlussrede
  106. LUXEMBURG Rosa (1918) : Un devoir d’honneur
  107. LUXEMBURG Rosa (1918) : Unser Programm und die politische Situation
  108. LUXEMBURG Rosa (1918) : Korreferat zur Politik der USPD
  109. LUXEMBURG Rosa (1918) : Les masses « immatures »
  110. LUXEMBURG Rosa (1919) : Der erste Parteitag
  111. LUXEMBURG Rosa (1919) : Das Versagen der Führer
  112. LUXEMBURG Rosa (1919) : Die Ordnung herrscht in Berlin
  113. LUXEMBURG Rosa (1919) : Kartenhäuser
  114. LUXEMBURG Rosa (1919) : L’ordre règne à Berlin
  115. LUXEMBURG Rosa (1919) : Versäumte Pflichten
  116. LUXEMBURG Rosa (1919) : Was machen die Führer ?
  117. LÖWY Michael (1969) : Le marxisme révolutionnaire de Rosa Luxemburg
  118. MALATESTA Errico & COLLECTIF (1915) : L’Internationale anarchiste et la guerre
  119. MARAT Jean-Paul (1791) : Sur la loi Le Chapelier
  120. MARTOV Julius (1907) : La leçon des événements russes
  121. MARTOV Julius (1908) : Le Marxisme en Russie
  122. MARTOV Julius (1918) : À bas la peine de mort !
  123. MARTOV Julius : La Troisième Douma et les socialistes
  124. MARX Karl & ENGELS Friedrich (1848) : Le Manifeste du Parti Communiste
  125. MARX Karl (1852) : Pauperism and Free Trade. - The approaching commercial crisis
  126. MARX Karl (1856) : Appel au prolétariat anglais
  127. MARX Karl (1865) : Salaire, Prix et Plus-value
  128. MATTICK Paul (1960) : Anton Pannekoek, une biographie politique
  129. MATTICK Paul (1977) : Interview à Lotta Continua
  130. MEHRING Franz (1914) : Ein Protest
  131. MÜHSAM Erich (1918) : Revolutionäre, internationalistisch gesinnte kommunistische Arbeiter und Soldaten !
  132. O’CASEY Sean : The Story of the Irish Citizen Army
  133. PANNEKOEK Anton (1933) : L’acte personnel
  134. PANNEKOEK Anton (1933) : La destruction comme moyen de lutte
  135. PÉRET Benjamin (1945) : Le déshonneur des poètes
  136. PIATAKOV, BOSCH, BOUKHARINE (1915) : Thèses sur le droit des nations à l’autodétermination
  137. PIECK Wilhelm ( 1918) : Arbeiter, Soldaten, Genossen !
  138. POSPOLOV Pavel (1938) : Aperçu historique - La lutte de Boukharine contre Lénine et le Parti
  139. PROUVOST Léon (1921) : Le code bolchevik du mariage
  140. PYATAKOV, BOSCH, BUKHARIN (1915) : Theses on the right of nations to self-determination
  141. RADEK Karl (1919) : Nachruf auf Karl Liebknecht
  142. RUBEL Maximilien (1947) : Karl Marx et le socialisme populiste russe
  143. RUBEL Maximilien (1980) : Le socialisme réellement inexistant
  144. SCHEIDEMANN Philipp (1924) : Bericht über den 9. November 1918
  145. SCHMIDT Véra (1923) : Éducation psychanalytique en Russie soviétique
  146. SOREL Georges (1899) : L’éthique du socialisme
  147. SOREL Georges (1906) : Le caractère religieux du Socialisme
  148. SOVIET DE PETROGRAD (1917) : Prikaz Numéro 1
  149. SOVNARKOM (1918) : La patrie socialiste est en danger !
  150. SPD (1914) : Aufruf zum Massenprotest gegen die Kriegsgefahr
  151. SPD (1914) : Resolution der Berliner Arbeiterschaft gegen das Ultimatum Österreich-Ungarns an Serbien
  152. SPD Württembergs (1914) : Bericht über eine öffentliche Versammlung mit Karl Liebknecht
  153. TROELSTRA (1914) : Kautsky und der Zusammenbruch der II. Internationale
  154. TROTSKI Léon (1910) : Les intellectuels et le socialisme
  155. TROTSKI Léon (1916) : Salut à Franz Mehring et Rosa Luxemburg
  156. TROTSKI Léon (1919) : Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg
  157. TROTSKI Léon (1929) : Paris et Zimmerwald
  158. TROTSKI Léon (1939) : Un nouveau grand écrivain, Jean Malaquais
  159. TROTSKI Léon et al. (1915) : Manifeste de Zimmerwald
  160. TROTZKI Leo et al. (1915) : Das Zimmerwalder Manifest
  161. VOLINE (1939) : La naissance des « Soviets » ( janvier - février 1905 )
  162. VOLINE (1939) : Souvenirs sur Gapone et Janvier 1905
  163. WEIL Simone (1933) : Déclaration à la conférence d’unification des groupes de la gauche communiste
  164. ZETKIN Clara (1914) : Resolution für den Kampf gegen den Krieg