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Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
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dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
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Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
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Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
Février 1934 / pp. 140 - 147
30 janvier 2007 par flo

De la trahison totale de la Deuxième Internationale et de la victoire révolutionnaire en Russie surgirent, comme expression de la volonté révolutionnaire des masses, les partis communistes, les nouveaux instruments de la lutte prolétarienne pour la prise du pouvoir. Aujourd’hui, en face de la mort de la Troisième Internationale, le même problème de la reconstruction des partis de classe, capables de réaliser leur mission historique, se pose comme une nécessité essentielle pour la reprise de la lutte révolutionnaire, dans une situation objective beaucoup plus défavorable. Dans l’après-guerre existait, en effet, une situation très instable de la bourgeoisie encore bouleversée par les conséquences de la guerre, alors que l’État prolétarien luttait pour la réalisation de la révolution mondiale en liaison étroite avec le mouvement ouvrier en essor des autres pays.

A l’heure actuelle, la bourgeoisie, malgré la crise économique la plus profonde qu’elle ait connue, dispose d’un appareil étatique beaucoup plus renforcé, a la possibilité d’abattre une répression sanglante ; le prolétariat est partout battu et ses organisations de classe anéanties dans plusieurs pays ; l’état prolétarien, au lieu de représenter le centre propulseur pour la lutte révolutionnaire, a sanctionné son divorce avec le prolétariat mondial et est entré dans le jeu des compétitions impérialistes.

Dans une telle phase de profonde régression du mouvement ouvrier et de désarroi idéologique, il est sans doute utile de rappeler le processus suivi dans la fondation du Parti Communiste Italien dont le treizième anniversaire vient de s’écouler. Des problèmes d’une portée fondamentale se relient au procédé de formation de ce parti et nous croyons devoir les mettre en évidence parce qu’il nous paraît utile, pour le mouvement international, que les considérations ayant présidé à la formation du Parti Communiste en Italie soient connues dans la phase que nous traversons de reconstitution des bases idéologiques des nouveaux partis prolétariens. Il pourrait paraître prétentieux que nous affirmions que si la lutte opiniâtre du centre de l’Internationale Communiste contre la direction de gauche du P.I.C. ne s’était pas vérifiée, fort probablement les méthodes que nous préconisions et les positions politiques que nous défendions auraient pu déterminer les conditions pour garder au prolétariat mondial la conquête révolutionnaire en Russie et l’organisation de l’I.C..

Ce qui frappe, dans l’examen du chemin suivi pour la fondation du P.C.I., c’est que les bolcheviks ont combattu un système d’organisation du Parti qu’ils avaient, d’autre part, revendiqué et pratiqué dans l’organisation de leur parti en Russie. En 1903, le parti bolchevik se fonde sur une délimitation, sur une scission qui porte non seulement sur les questions politiques, mais aussi sur les questions organisationnelles, ou mieux, qui donnent aux questions d’organisation une valeur essentielle de principe. C’est dire que les bolcheviks, lors de la constitution des bases de leur parti, poussèrent leur souci de délimitation jusqu’à l’extrême, et, à notre avis, c’est justement grâce à cette cristallisation initiale que les bolcheviks se sont préparés à pouvoir diriger les batailles révolutionnaires de 1917. En Italie, la gauche ne voulait pas procéder autrement pour la constitution du Parti Communiste, bien que - pour des considérations internationales et historiques que nous examinerons plus loin - elle ne pouvait pas pousser cette délimitation à un degré aussi extrême que l’avaient fait les bolcheviks en 1903. Et pourtant, quelques années après la fondation du Parti Communiste, c’est de la Russie que part le reproche « scission trop à gauche » ; c’est de Russie que part la directive pour le Congrès de fusion à Halle entre les Spartakistes et les Indépendants, c’est encore de Russie que part le mot d’ordre de tolérance pour le Congrès de Tours du Parti français, jusqu’à admettre dans son sein des éléments social-patriotes tels que Cachin et Frossard.

Il est évident qu’il ne s’agit pas là d’une soudaine conversion des bolcheviks à un autre procédé de formation des Partis Communistes, mais essentiellement d’une perspective historique qui prévoyait la possibilité d’éluder le chemin difficile parcouru pour la fondation du Parti Bolchevik. Lénine et les bolcheviks escomptaient, en 1918-1920, le déclenchement immédiat de la révolution mondiale et, de ce fait, concevaient la fondation des Partis Communistes dans les différents pays comme autant d’appoints à l’oeuvre révolutionnaire de l’État russe qui leur apparaissait l’élément essentiel du bouleversement du monde capitaliste.

L’expérience et l’évolution de l’I.C. et de l’État ouvrier devaient prouver, encore une fois, que la perspective et la contingence, quelle que soit leur importance, ne peuvent porter atteinte aux questions de principe. Mais, en 1920, il revient au mérite exclusif du camarade Bordiga d’avoir soulevé, même en face de Lénine, la nécessité de garder, pour tous les pays, l’expérience appliquée victorieusement par les bolcheviks.

La fraction abstentionniste du Parti Socialiste Italien se proposa donc de suivre le procédé de sa formation en Parti pour opérer la scission au sein du Parti Socialiste et pour fonder la section italienne de l’I.C. Mais il lui était impossible de faire triompher ses vues particulières dans la situation de 1920 et cela parce que, contrairement à 1903, la gauche se trouvait en face de l’I.C. et de la fondation de l’État ouvrier en Russie. Les considérations internationales devaient évidemment primer, et la concentration du prolétariat italien pour fonder son parti ne pouvait se faire que sur la base des mêmes notions qui avaient donné naissance à l’I.C. Ce qui est parfaitement exact, c’est que le courant du mouvement italien, qui conflua dans la même direction que les bolcheviks, fut la fraction abstentionniste. Cette dernière, en effet, avait soutenu les positions de Lénine sur la guerre impérialiste et, la première, souleva, en Italie, la réalité communiste de la révolution russe présentée suivant les conceptions fondamentales du marxisme.

Les éléments dont s’est servi l’Exécutif de l’Internationale pour ses manoeuvres au cours de sa lutte contre la gauche, n’ont nullement lutté pendant la guerre avec Bordiga, à l’intérieur du Parti Socialiste, et, dans l’après-guerre, ont présenté la révolution russe comme un démenti aux positions essentielles et de classe du marxisme, alors que sur la question de la fondation du Parti, ils n’avaient fait que refléter en Italie - par l’ « Ordine Nuovo » - un mouvement analogue à celui qui s’était déterminé en Angleterre et aux États-Unis, pour annuler surtout la signification du Parti et y substituer les Conseils d’Usines pouvant réaliser, même au sein de la société capitaliste, une transformation organique évoluant vers le socialisme.

Sur la base de l’adhésion à l’ I.C. va se fonder le Parti Communiste en Italie. La chronique des rapports de l’Exécutif de l’Internationale avec les différents courants du Parti Socialiste a permis une équivoque qui n’a pu être exploitée par les centristes uniquement à cause de leur compromission antécédente, et par l’évidence de l’apport éclatant fourni par la fraction abstentionniste, pour la fondation du Parti. Lénine écrivit une lettre au groupe de l’ « Ordine Nuovo » se solidarisant avec les conclusions politiques d’une de ses résolutions, où étaient inclues les positions défendues par la fraction abstentionniste, et où l’on ne parlait nullement de la théorie des Conseils d’Usines et de l’unité du Parti, y compris les réformistes : deux thèses chères au groupe de l’ « Ordine Nuovo ».

Il serait tout à fait arbitraire de reprocher à la fraction abstentionniste d’avoir composé avec le groupe de l’ « Ordine Nuovo » pour la fondation du Parti en Italie. D’abord, il n’y avait pas de possibilité de composition, puisque le groupe de l’ « Ordine Nuovo » ne faisait qu’adhérer au matériel idéologique produit par la fraction abstentionniste, à laquelle il devait rester d’ailleurs hypocritement fidèle jusqu’en 1922, quand il approuvait les thèses de Rome. Au point de vue général, la fraction abstentionniste ne pouvait pas procéder à une délimitation envers les positions anciennement défendues par l’ « Ordine Nuovo », d’autant plus que la base de constitution des nouveaux partis communistes ne pouvait provenir que du centre situé dans le creuset de la révolution mondiale. La fraction abstentionniste ne pouvait que déplacer, sur l’échelle internationale, l’opposition politique qu’elle ne pouvait pas résoudre dans les cadres limités du Parti Italien. Ce que, d’ailleurs, elle fit immédiatement après la fondation du Parti, en poussant l’I.C. à l’ouverture d’une polémique sur toutes les questions litigieuses et en repoussant la voie des manoeuvres et des compromis qui auraient suffoqué, et les divergences politiques, et le possibilités mêmes de les élucider.

* * *

Examinons donc l’action de la fraction communiste abstentionniste - en réalité le premier et unique courant communiste dans le mouvement ouvrier italien - dans ces mois décisifs de 1919-1920.

Le mouvement ouvrier italien n’avait, en effet, presque jamais connu de luttes basées sur des thèses de principe. La contribution très limitée par l’Italie au bagage théorique international est symptomatique : à l’exception des excellents, mais brefs Essais d’Antonio Labriola, et de la contribution de la « Critique Sociale », qui eut principalement le caractère d’une vulgarisation du marxisme, on ne peut noter que les écrits de l’école syndicaliste, d’Arturo Labriola et de Leone qui, d’ailleurs, furent fortement influencées par Sorel.

Le Parti Socialiste, fondé sur la base du programme d’Erfurt, n’eut comme propre apport que le programme de revendications minimum et un essai de programme agraire. Les divergences « historiques » entre Turati et Ferri, qui occupèrent les travaux de maints congrès, se réduisirent au problème d’une plus ou moins grande intransigeance électorale, ou de la participation ou non aux gouvernements bourgeois. Si l’on relisait aujourd’hui les polémiques précédant les congrès, l’on serai grandement surpris de la pauvreté des argumentations.

La gauche du P.S.I. qui, sous le nom de « Socialistes intransigeants révolutionnaires », obtint la victoire au Congrès de 1912 à Reggio Emilia, n’eut pas davantage de substance théorique : Bissolati et ses camarades furent expulsés pour leur appui à l’expédition de Tripoli et leur visite à la Cour. L’intransigeance au sujet des élections communales et l’exclusion des éléments adhérant à la franc-maçonnerie, furent les thèmes de la discussion au Congrès d’Ancône.

Par rapport au problème même de la guerre, la formule du P.S.I. : ni favoriser ni saboter, était extrêmement équivoque.

La création de la fraction abstentionniste dans l’immédiat après-guerre change radicalement cet état de choses.

Le P.S.I. donne, en mars 1919, son adhésion formelle à l’I.C., sans rien changer, ni dans sa structure, ni dans ses méthodes de lutte. On est à la veille du Congrès qui doit prendre des positions définitives vis-à-vis de l’I.C. et de la révolution russe.

La fraction abstentionniste présente une motion demandant que le parti prenne le titre de Parti Communiste Italien et, comme corollaire de cette transformation, exclut de ses rangs tous ceux qui proclament la possibilité de l’émancipation du prolétariat dans les cadres du régime démocratique et qui répudient les méthodes de la lutte armée contre la bourgeoisie pour l’instauration de la dictature du prolétariat.

La motion demande également que le parti s’abstienne des luttes à caractère électoral, tout en participant activement aux campagnes électorales pour expliquer les raisons communistes de son attitude. Le parti doit mobiliser toutes ses forces afin : 1° de préciser et répandre dans la classe ouvrière la conscience historique de la réalisation intégrale du programme communiste ; 2° de créer les organes ouvriers et les moyens pratiques d’action et de lutte nécessaires afin de réaliser les étapes successives qui mènent au but final.

Cette motion est développée dans une série d’articles parus dans le « Soviet », organe de la fraction à cette époque :

« Le prolétariat qui lutte contre les pouvoirs de la bourgeoisie est représenté par son parti de classe. Mais, pour pouvoir accomplir sa tâche, le parti doit abandonner toute élection de ses représentants dans les organismes de la démocratie bourgeoise, les motifs de cette affirmation sont évidents. Le parti doit être composé d’éléments préparés aux responsabilités et aux dangers de la lutte qui surgissent dans les périodes d’insurrection et de réorganisation sociale. Le parti de classe ne peut avoir cette réelle signification, ni être en mesure d’effectuer l’assaut au pouvoir bourgeois pour substituer au régime parlementaire de la démocratie, le système soviétique, s’il ne renonce pas à déléguer ses représentants au sein des organismes bourgeois ».

Le Congrès national du Parti Socialiste se tint à Bologne en octobre 1919. La cocagne électorale est à l’ordre du jour. Tous les délégués, qui aspiraient au moins au titre de conseiller municipal, constituent un bloc compact contre les « trouble-fêtes » formés de quelques représentants de la minorité abstentionniste, bloc qui - de Turati, en passant par Serrati jusqu’au groupe de l’ « Ordine Nuovo » - est pour la participation aux élections, mais, en même temps, contre toute scission et, en conséquence, contre la création d’un véritable parti de classe.

En novembre, 156 députés socialistes entrent au parlement et, peu après, les élections municipales donnent 2500 mairies « rouges » au parti socialiste.

Le « Soviet » analyse ainsi ces résultats (3e année, n°1, 4 janvier 1920) : « les conditions positives révolutionnaires qui se trouvent dans la préparation de l’avant-garde du prolétariat et dans sa conscience du développement historique, les seules qui peuvent conduire le prolétariat à la victoire dans sa lutte contre la bourgeoisie et dans la lutte successive contre les difficultés de l’organisation du nouvel ordre social, dans quelles mesure existent-elles et sont-elles accrues ? Nous ne voyons pas un avantage dans ce sens par la victoire électorale, par le nombre de groupes parlementaires socialistes : des succès de ce genre ne peuvent être appréciés que par des socialistes plus superficiels et certaines couches petites bourgeoises. La condition essentielle pour le succès du mouvement révolutionnaire c’est l’existence d’un vrai et solide parti communiste, qui englobe et anime les meilleures énergies de la casse ouvrière. Ce parti se forme seulement au travers de la désagrégation des partis ouvriers traditionnels et de la liquidation du socialisme à caractère bourgeois et transigeant d’avant-guerre.

Or, quand le Parti Socialiste Italien, tout en étant composé en majorité et dirigé par des « maximalistes » se refuse à se séparer des réformistes anti-communistes pour se garantir un grand succès électoral, cela signifie que nous sommes encore loin de la constitution d’un véritable parti communiste. »

Dans son message au Congrès Socialiste de Bologne, l’I.C. - et pour elle Zinoviev - écrivait : « Ce qu’il faut, c’est la clarté des buts et des programmes. La dictature du prolétariat dans la forme des soviets, la destruction des parlements bourgeois démocratiques, qui sont les armes de la dictature bourgeoise, la création de l’armée rouge, telles sont les tâches pour lesquelles s’unissent les prolétariats révolutionnaires internationalement. »

Le Congrès de Bologne répondait, à la demande de clarté des principes, avec une adhésion en bloc qui conservait, au sein du parti, Turati et consorts, qui proclamaient ouvertement que la tactique communiste était, ou bien de l’enfantillage, ou bien de la folie.

A la question de la destruction d’institutions démocratiques, il répondait avec les bacchanales électoralistes destinées à créer des illusions sur les possibilités légales, surtout dans un prolétariat comme celui d’Italie qui, dans sa majorité, avait une conscience de classe pas trop développée et déjà fortement infectée de la contagion électoraliste.

Pour ce qui concerne la constitution des Soviets, Gramsci et le groupe de l’ « Ordine Nuovo » affirmaient qu’ils existaient déjà à Turin... dans la forme des Conseils d’Usines (d’autres affirmaient que les municipalités socialistes représentaient les noyaux constitutifs des futurs Soviets).

Le « Soviet » a mené une longue polémique contre cette infatuation des camarades de Turin, laquelle leur faisait perdre de vue la tâche primordiale et essentielle de la création du parti de classe à l’échelle nationale. - « Le groupe de l’ « Ordine Nuovo » surestime le problème du contrôle ouvrier en le considérant comme une conquête directe que le prolétariat, avec la nouvelle méthode d’organisation par usine, peut arracher à la bourgeoisie et réaliser ainsi une forme économique communiste avant la conquête politique du pouvoir, dont le parti est l’organe spécifique.

Un réel contrôle ouvrier sue la production n’est pas possible avant que le pouvoir soit passé dans les mains du prolétariat.

L’Etat bourgeois peut seulement admettre un pseudo-contrôle, exercé par les Conseils d’Usines, et qui, en réalité représente une manoeuvre réformiste dont le but est de paralyser l’action révolutionnaire du prolétariat. »

Les camarades de Turin n’hésitèrent pas, lors des batailles ouvrières en avril 1920, à poser la question de « principe » du contrôle ouvrier sur la production.

Ces grèves de Turin, en avril 1920, ne furent, par leur évolution, qu’une anticipation de ce qui devait se vérifier dans le second mouvement de septembre 1920 et qui devait aboutir à l’occupation des usines.

Les camarades de Turin s’insurgèrent contre la trahison des réformistes, contre la défaillance du parti socialiste, au lieu de réciter le « mea culpa » car, en définitive, tout cela était le dénouement logique, dont ils étaient eux-mêmes responsables, pour ne pas s’être attelés au travail de la constitution du parti communiste et avoir toléré un parti socialiste corrompu par la pratique réformiste, suffoqué par le fétichisme de l’unité et par la préoccupation des soucis électoraux.

* * *

En mai 1920, la Fraction communiste abstentionniste tient sa Conférence Nationale à Florence. Encore à ce moment, les interventions des camarades Gramsci, pour le groupe « Ordine Nuovo » et Gennari, pour la majorité maximaliste, n’aboutirent à aucune possibilité d’accord ; la fraction élabore ses thèses qui soulignent de nouveau la nécessité de la constitution du parti communiste sur l’échelle nationale.

Le second Congrès de l’Internationale Communiste, qui a lieu en juillet 1920, marque une étape décisive dans le travail préparatoire de la constitution de ce parti.

Bordiga est invité directement par l’Internationale Communiste à participer à ce Congrès, où il présente sa thèse anti-parlementaire en demandant qu’en partant des partis marxistes, l’agitation pour la dictature prolétarienne, dans les pays où le régime démocratique est depuis longtemps développé, soit basé sur le boycottage des élections et des organes démocratiques bourgeois.

La trop grande importance, ajoutait-il, qu’on donne, en pratique, à l’action électorale, comporte un double danger : d’une part, elle donne l’impression que c’est là l’action essentielle ; de l’autre, elle absorbe toutes les ressources du parti et conduit à l’abandon presque complet de l’action et de la préparation dans les autres domaines du mouvement.

Ce qu’il faut à la révolution, c’est un parti centralisé qui dirige l’action prolétarienne. Le vieux masque démocratique doit être déchiré pour pouvoir passer à l’action directe révolutionnaire.

Ainsi qu’on le sait, Lénine prit, lui aussi, position contre la thèse anti-parlementaire de Bordiga et la participation aux élections fut approuvée par une très forte majorité de délégués.

Au Congrès même, dans sa réplique, Bordiga déclara qu’une fois que l’Internationale repoussait la thèse de l’appui du prolétariat à la démocratie, la gauche italienne était prête à se soumettre à ses résolutions.

En accord avec cette déclaration, sous le titre « La discipline dans l’Internationale », le « Soviet » (N°27 du 31 octobre 1920), marquait sa pleine adhésion au second Congrès de l’I.C. et déclarait que les abstentionnistes, une fois réellement constitué un parti communiste, participeraient aux élections sans aucune réserve.

A Moscou, on avait enfin posé les bases de la constitution d’une fraction communiste unitaire du parti socialiste italien, formée par notre fraction abstentionniste, le groupe de l’ « Ordine Nuovo » et une partie des maximalistes. Cette constitution était rendue plus difficile à cause de la rupture définitive avec Serrati qui, à Moscou, s’était prononcé contre l’exclusion des réformistes et en faveur d’une simple épuration, en demandant même, pour cela, le droit de choisir le moment le plus favorable pour qu’elle soit utile à la révolution que nous préparons en Italie !

Ce fut à la Conférence d’Imola, en novembre 1920, que se constitua définitivement la fraction communiste du parti socialiste italien, qui se donna pour tâche d’organiser le travail préparatoire au Congrès National du Parti Socialiste, qui devait se tenir à Livourne en janvier 1921 et donner naissance au Parti Communiste d’Italie.

Notre action n’a pas été infructueuse. Si le Parti Communiste, malgré tous ses efforts, n’a pu être constitué que très tard - dans une période où il ne s’agissait plus de conduire le prolétariat à la victoire, mais de protéger sa retraite afin d’éviter la débâcle - nous avons néanmoins donné au nouveau parti l’empreinte idéologique et la méthode d’organisation, tout en ne représentant numériquement qu’une faible minorité.

* * *

La fondation du Parti Communiste Italien - en janvier 1921, à la suite de la scission de Livourne - signifiait le rattachement du prolétariat italien au prolétariat international en lui donnant le guide indispensable pour l’instauration de sa dictature de classe. Cette fondation s’est produite au lendemain de celle du Parti Communiste allemand à Halle et du parti français à Tours, mais les principes qui furent posés à la base de la fondation du parti italien étaient tout à fait différents de ceux des autres partis. Notre scission fut la première pratiquée réellement à gauche, sans obéir à des calculs opportunistes qui ont été payés, par après, chèrement par les autres partis.

En Italie, comme partout, on a procédé à la fondation du parti en fonction de l’attitude prise à l’égard de la guerre, mais c’était là une position contingente et qui entraînait comme conséquence l’incorporation, au sein des partis communistes, d’éléments purement pacifistes. Il y avait aussi l’attitude à l’égard de la Révolution Russe, position beaucoup plus fondamentale. Mais on se trouvait encore dans la phase du blocus et de l’attaque contre le premier État prolétarien de la part du capitalisme coalisé, et l’État prolétarien lui-même représentait encore une nébuleuse indéfinie et symbolique qui pouvait attirer dans le parti communiste les sympathies d’éléments sentimentaux et superficiels.

On avait au second Congrès de l’I.C., voté les 21 conditions qui devaient être des fils barbelés contre les opportunistes, mais qui ne purent, dans la pratique, empêcher ces opportunistes de se glisser à travers l’insuffisance et l’atténuation de ces conditions et de continuer, sous l’étiquette du marteau et de la faucille, la même politique de compromis et de collaboration avec la bourgeoisie.

En Italie, nous avons, comme on l’a vu, essayé de parer à ces dangers par la pratique de l’abstentionnisme et par la réalisation de la scission à gauche pratiquée à Livourne.

Nous insistons sur la question de l’abstentionnisme quoiqu’elle n’ait plus qu’une valeur historique, mais parce qu’elle reste un argument affectionné de nos adversaires.

On oublie qu’au moment où nous avons lancé ce mot d’ordre en Italie, nous étions dans une phase où la prise du pouvoir était, ou nous semblait être à l’ordre du jour et, par conséquent, il s’agissait de ne pas détourner la poussée révolutionnaire vers les luttes électorales appelées à donner aux ouvriers l’illusion qu’on pouvait, à l’aide de la méthode légale, obtenir des conquêtes radicales. Les faits ont démontré la justesse de notre appréciation : après l’élection de 156 députés, les ouvriers attendirent tout, mais ces députés n’ont rien fait et n’auraient rien pu faire.

On peut nous accuser aujourd’hui, et cela est très facile maintenant que les évènements se sont accomplis, d’avoir eu une perspective fausse et trop optimiste sur les possibilités du moment, mais en tous cas, nous pouvons toujours répondre en montrant l’exemple que la bourgeoisie donne elle-même en balayant toutes ses institutions démocratiques pour instaurer la nouvelle forme de sa dictature de classe.

Reste l’autre problème de la scission à gauche - trop à gauche comme il nous fut reproché - et qui se rattache au problème du parti de masse. Il est évident que parti de masse ne signifie pas parti pléthorique à tout prix, mais un parti qui, avant tout, possède une capacité révolutionnaire. Le problème de la masse ne peut se poser d’un point de vue numérique des adhérents au parti, autrement même le parti bolchevik, avec ses deux ou trois millions d’adhérents, n’est pas un parti de masse par rapport aux 160 millions d’habitants. Le vrai parti de masse est le parti qui sait traîner à sa suite des couches toujours plus nombreuses de travailleurs en établissant une liaison intime de leurs intérêts immédiats et pratiques de la lutte quotidienne avec l’intérêt plus général de l’ensemble de la classe vers la réalisation de l’anéantissement du régime d’oppression capitaliste.

Au moment de la fondation du P.C., il n’y avait pas que les droitiers de l’I.C. qui considéraient Serrati comme un « vrai » révolutionnaire et qui avaient une « très fâcheuse opinion » des dirigeants du nouveau Parti et de Bordiga en particulier et qui s’accrochaient aux Bombacci, Gradiezi, etc.

Ceci était la conséquence de l’incompréhension dont a toujours fait preuve l’I.C. de la situation réelle en l’Italie, dont un exemple frappant réside dans le fait que dans les moments décisifs, elle eut un représentant qui brillait surtout par sa nullité et son apathie, et qui, par suite, ne pouvait être qu’un exécutant fidèle des ordres de Moscou.

Au lendemain même du Congrès de Livourne, le Comintern manoeuvrait pour substituer dans l’Exécutif du parti communiste Gramsci à Bordiga, parce qu’il savait très bien que Gramsci était un élément susceptible d’être gagné à la politique pratiquée par l’I.C..

Si Tasca, envoyé par Moscou, alors qu’il était déjà en disgrâce (on pourrait dire uniquement afin d’effectuer une « révision » des archives du Parti), se décidait à publier les documents dont il prit copie, l’on pourrait aujourd’hui constater le travail accompli par Gramsci sous la pression de l’Exécutif de l’I.C., dans le but de constituer la fraction centriste dans le Parti Communiste Italien, exemple typique d’une fraction créée par le sommet contre la volonté de toute la base ainsi que le démontre la Conférence d’Organisation de 1924, qui donna une très grande majorité à la gauche. A cette époque, la gauche n’était plus, et depuis longtemps, à la direction du Parti. Déjà, au IVème Congrès de l’I.C. de novembre 1922, elle resta à la tête du Parti pour des raisons de discipline, (dont elle donna beaucoup de preuves) et bien qu’elle était le premier courant en divergence avec l’I.C., elle fut la dernière à se constituer en fraction ouverte. En réalité, déjà à cette époque, ce fut la ligne orthodoxe qui fut imposée au Parti Italie et qui devait trouver sa conclusion dans l’élimination, à l’insu du Parti, de la direction de gauche dont les militants étaient dans les geôles fascistes et se préparaient, avec le fameux procès de Rome, à enrichir le prolétariat international d’un splendide exemple d’attitude des révolutionnaires devant la justice bourgeoise.

Progressivement on eut la preuve que le ligne léniniste, sans Lénine, n’était qu’une ligne convergente vers celle de la droite. C’était le début de l’ère des défaites prolétariennes marquée par la honteuse retraite de 1923 en Allemagne, et le commencement, en Russie, de l’hégémonie de la bureaucratie centriste qui devait aboutir, en 1927, à l’exclusion de l’Opposition de Gauche, prémices nécessaires et indispensables à la situation qui est en train de se conclure : la trahison totale des intérêts de la révolution mondiale et l’intégration de l’État prolétarien dans le jeu des compétitions impérialistes, qui ne peuvent avoir d’autre issue qu’un nouveau carnage.

* * *

La Gauche Communiste a donc affronté la lutte idéologique à l’échelle internationale, à partir du IIème Congrès de l’I.C. et a tenté, comme nous l’avons vu, dans le cadre national, de parer aux dangers de l’opportunisme par les normes organisatoires et les thèses de Rome.

Ces thèses, votées au IIème Congrès du P.C.I., en mars 1922, représentaient l’apport de l’expérience du prolétariat italien, mis au service du prolétariat international, apport indispensable pour ses luttes révolutionnaires.

La Gauche fut battue à l’échelle internationale et une telle défaite provoqua le renversement des positions au sein du Parti, qui passa dans les mains de ceux qui devaient devenir ses fossoyeurs.

Toutefois, malgré eux, ce furent ces principes communistes qui présidèrent à la formation du Parti Communiste Italien, qui permirent au prolétariat, dans les moments les plus difficiles de la guerre civile et du triomphe de la dictature fasciste, d’opposer une résistance que le centrisme a frauduleusement présenté comme la conséquence de sa ligne politique.

Et aujourd’hui, fidèles à cette tradition dont nous nous considérons comme les légitimes continuateurs, nous n’avons pas hésité, malgré les attaques et l’incompréhension - à apporter notre contribution au travail idéologique indispensable pour la reconstruction des cadres révolutionnaires. Contribution qui ne peut être que critique, quand nous assistons au phénomène alarmant qui ne veut pas tenir compte de l’expérience du passé et recommencer les erreurs qui entachèrent l’I.C. dès sa création.

Déjà, à Moscou, au IIème Congrès, Bordiga avait indiqué comme une tâche fondamentale celle de préparer les partis et le prolétariat à l’inévitable situation révolutionnaire à travers un profond travail idéologique accompagné de la lutte sans quartier contre toutes les manifestations qui avaient conduit à la trahison des intérêts du prolétariat.

Nous avons, au contraire, assisté, dans ces derniers temps, au sein du mouvement international de gauche, à une politique qui a abouti à la récente tentative de la création d’une IVème Internationale destinée à ne pas connaître de lendemain, mais qui jetterait de nouveau dans le prolétariat des débris de formations idéologiques et politiques déjà périmées.

Gatto Mammone.

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  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche