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Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
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dimanche 5 août
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Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
Novembre - Décembre 1934 / pp. 451 - 456
8 mars 2007 par albin

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Nous avons observé, dans la première partie de cette étude, que c’était une chose particulièrement difficile pour la jeunesse de parvenir à s’incorporer dans un mouvement social, après en avoir extrait et saisi la signification réelle. Ces difficultés résultent, d’une part, de la période d’apprentissage ou, si l’on veut, de formation de la pensée qu’elle traverse et, d’autre part, de son extrême sensibilité, qu’on a toujours considéré comme étant de la conscience révolutionnaire, alors que la jeunesse est toujours dominée par la conscience et la position des classes qui s’affrontent dans les situations historiques. A défaut de pouvoir déverser son énergie nerveuse et musculaire dans l’étude des problèmes sociaux, dont les exigences l’exaspèrent et la rebutent, elle s’oriente généralement vers des foyers où règne la fièvre de l’action, réclamant peu d’effort intellectuel de sa part. De là son admiration et son enthousiasme tapageur à l’égard des tribuns au verbe violent et audacieux et l’attirance irrésistible qu’elle éprouve pour les parades et le nombre.

Nous avons également souligné que si l’existence d’une société créait une espèce de cercle matériel et idéologique au milieu duquel se façonne et se modèle l’esprit de la jeunesse, il était cependant possible à cette dernière d’en sortir grâce au concours d’un mouvement révolutionnaire capable de renverser les obstacles créés par les classes dominantes et que la jeunesse ne sait surmonter par ses propres forces. Toutefois, quel que soit le contenu social d’un mouvement, il ne parviendra à absorber la jeunesse qu’à la condition d’être favorisé par la contingence historique en fonction de laquelle il peut affirmer un plan d’action, dont la mise en pratique est possible immédiatement ; par contre, s’il est obligé de se limiter, en raison d’une contingence défavorable à la classe qui inspire son action révolutionnaire, à un travail d’analyse théorique et d’étude, la jeunesse s’en écartera pour rejoindre les mouvements qui peuvent, dans cette situation, agir avec succès. Et, si l’on essaye de lui imposer sa collaboration à cette besogne, dont le caractère abstrait est contraire à sa nature, elle réagira dans le sens opposé.

Ce n’est donc pas tant la position qu’elle occupe dans la production qui détermine l’activité de la jeunesse ouvrière que sa disposition à se jeter éperdument dans n’importe quelle entreprise sociale, pourvu que celle-ci ait la possibilité de s’affirmer par des actes effectifs. Même pour ce qui concerne la jeunesse dite intellectuelle, dont la pensée est disciplinée par l’étude méthodique des matières scientifiques, elle aussi juge les événements d’après son degré d’impulsivité personnelle et imaginative. Elle se tourne d’ordinaire vers les systèmes tout faits et adopte de préférence les opinions aux conclusions faciles. Dans le cas où elle s’oriente vers le parti, la méthode de pensée et d’analyse marxiste devient vite, entre ses mains, une doctrine à bon marché. Car pour accomplir le rôle que l’histoire lui assigne le prolétariat doit avoir à sa disposition des éléments capables d’acquérir l’intelligence des événements, éléments devant posséder et actionner, par un long usage, la méthode d’investigation marxiste, sans laquelle le prolétariat ne sait parvenir à la compréhension de ses tâches. Or, la jeunesse intellectuelle, dépourvue de matériaux issus de l’expérience mûrie de la lutte prolétarienne, n’ayant pu se familiariser, au sein des institutions bourgeoises, à l’usage de l’instrument méthodique du parti pour l’analyse des situations et son esprit n’étant pas suffisamment porté à la critique, elle viendra au parti incertaine d’elle-même et avec des critères assez vagues.

Par conséquent, s’il est vrai que c’est au prix de tels errements, tamisés au travers des situations, que les jeunes en général réussissent finalement à adopter une conception sociale déterminée et à lutter pour sa réalisation pratique, il est incontestable que cette période de leur vie, faite de fermentation et d’incubation des idées de l’époque, provoque dans leur cerveau un chaos permanent d’où ne peut jaillir une cohésion intellectuelle que beaucoup plus tard, laissant, en attendant, le champ libre aux sentiments fortuits et spontanés.

Sous cet angle, si l’on perce à jour les artifices et les subterfuges des démagogues qui ont transformé, à différentes reprises, les mouvements de jeunesse en tremplins et pépinières d’arrivistes, nous pourrons facilement mettre en évidence que la jeunesse se jette toujours dans le champ d’activité qui prédomine dans les situations.

Ayant pour cause la phase ascensionnelle du mouvement ouvrier provoquant l’affluence inévitable des éléments les plus combatifs de la classe ouvrière et particulièrement de la jeunesse, ce problème a été posé d’une façon absolument différente dès l’origine des mouvements de jeunes. Mais si, par après, ce problème est resté sans solution vraiment prolétarienne, cela est dû uniquement à l’intronisation de l’opportunisme au sein des organisations ouvrières. En laissant ce problème en suspens, il a réussi à exercer sur la jeunesse une influence qui a contribué et contribue encore à dénaturer et à étouffer les possibilités réelles que celle-ci peut offrir au mouvement ouvrier. Par ailleurs, liée étroitement à la lutte pratique, elle devait nécessairement révéler, avec une acuité particulière, les malaises ressentis par sa classe quand, sous l’influence de l’opportunisme, le parti perdait peu à peu son contenu révolutionnaire. L’opportunisme s’efforçant, en effet, de brider et de détourner le prolétariat de la lutte réelle, pour arriver, en fin de compte, à l’égarer totalement dans les rangs de la réaction, la jeunesse qui stimule et aiguillonne sans cesse la lutte, se dressait, en tout premier lieu, contre les conséquences de ces manœuvres.

Elle donnait ainsi l’apparence d’être la fraction la plus révolutionnaire du prolétariat ; et, se basant sur cette fougue, mais aussi sur l’inconstance de la jeunesse, les opportunistes ont pu facilement répandre, au sein de la classe ouvrière, cette énonciation absolument inexacte, qui voit dans les jeunes générations un élément pouvant, par lui-même, influencer le parti en déterminant, à l’intérieur de celui-ci, un déplacement des forces à l’avantage du courant révolutionnaire. Ce qui signifierait que l’histoire ne serait plus conditionnée par les classes qui s’affrontent dans une époque déterminée, et que les transformations sociales seraient possibles et déterminées par les générations et par l’âge des hommes.

En réalité, les réactions de la jeunesse dans les conditions qui viennent d’être énoncées, trouvent leur source principale dans leur besoin d’action qui rencontre alors une certaine résistance de la part des opportunistes. Mais le contraste ne résidera pas dans les questions théoriques, et cela est tellement vrai que leurs réactions seront rapidement captées dans un autre champ d’activité. D’ailleurs, les éloges et les considérations les plus outrancières, dont elle fut si souvent l’objet, ont toujours caché et cachent encore des manœuvres grossières et hypocrites, provenant des éléments dirigeants qui réussissent, par ce moyen, à ce que les opportunistes s’en servent comme simple instrument d’opération de leur dessein contre-révolutionnaire. Et si elle se prête, plutôt de bon gré, aux complaisances et aux flatteries que l’on a à son égard, c’est surtout parce que, au travers de ces louanges, on lui fait entrevoir la possibilité d’effectuer une quelconque activité pratique.

Pour démasquer le mieux possible la mystification des opportunistes en ce qui concerne le rôle social qu’ils ont attribué à la jeunesse et qu’ils ne cessent de prêcher et de proclamer bien haut à la seule fin de s’en faire un allié assuré, il faut pouvoir, au travers des flux et des reflux de la lutte des classes, retirer et comprendre les réflexes réels de la jeunesse et alors, seulement, nous parviendrons à situer comment et sous quelle forme s’expriment et s’exprimeront les côtés positifs et négatifs de son activité au cours des luttes ouvrières.

Dans les périodes où la lutte des classes s’exprime sous une forme plutôt atténuée, causée généralement par des circonstances économiques relativement prospères, permettant aux opportunistes et aux contre-révolutionnaires avérés d’exercer leur influence dissolvante au sein de la classe ouvrière, le parti parvient à influencer directement la jeunesse pour autant qu’il peut, dans les situations, encadrer les mouvements de classe déployés par le prolétariat. Mais précisément parce que, dans ces périodes de stabilisation économique, le capitalisme peut accorder, sans danger, certaines concessions au prolétariat et manœuvrer les forces politiques qui lui sont indispensables pour corrompre et paralyser les rangs de ce dernier, ces mouvements ne peuvent être que de courte durée. Et la jonction qui a pu se réaliser durant ce cours favorable à la lutte ouvrière, entre l’extrémisme et le radicalisme de la jeunesse et la position d’avant-garde occupée par le parti, sera rompue aussitôt que la lutte cessera. Du moment où il ne peut plus s’identifier avec les mouvements de classe, le parti perd immédiatement son influence sur la jeunesse, laquelle retombe dans l’ambiance constitutive de la société où elle se meut. Au surplus, son inexpérience, son manque de préparation théorique résultant à la fois de son âge et de l’impossibilité réelle qu’elle a de s’assimiler au travail du parti, lequel élabore les données idéologiques nécessaires afin de pouvoir relier les expériences précédentes avec celles du mouvement actuel, et aussi parce qu’elle a participé à la lutte par le goût de celle-ci, elle sera incapable de tirer le moindre enseignement de l’expérience qu’elle aura vécue. Son énergie se répandra, la lutte finie, dans l’inconscience ; son activité deviendra folle et sauvage et exercera ses effets à l’aventure, hors de la réalité nouvelle qui se pose devant sa classe et du contrôle de la réflexion.

Dès lors, quelle sera la situation qui pourra relier, d’une façon durable, la jeunesse à la force progressive qui agit dans la société ? A notre avis, une situation révolutionnaire débouchant nécessairement vers la prise du pouvoir et, partant, favorable au parti, peut, seule, déterminer un mouvement capable d’absorber la jeunesse et d’atténuer fortement son inconstance.

Les effets de ces prodigieux bouleversements de l’édifice social ont, en effet, une influence énorme et décisive, non seulement sur la jeunesse ouvrière, mais aussi sur celle des classes adverses ; de ce fait, les mouvements de jeunes prennent un caractère de masse inconnu jusque-là par le mouvement ouvrier. En même temps qu’elle devient un instrument enthousiaste, faisant preuve d’une abnégation allant jusqu’au mépris de la mort pour la cause prolétarienne, sa sensibilité qui la pousse à vouloir donner une impulsion toujours plus considérable à la lutte, trouvera de quoi s’alimenter largement aux remous profonds qui secouent et agitent violemment la vieille société. Aucun répit, aucune indécision, aucune compromission n’étant admis par la rigueur des conflits, la situation sera propice pour aider les jeunes à reconnaître, au milieu des différents courants agissant au sein de la classe ouvrière, celui qui préconise le chemin de la victoire. En effet, qu’est-ce qui départage, au fond, dans ces circonstances, le courant révolutionnaire des autres courants opportunistes et contre-révolutionnaires, si ce n’est la précipitation, la surtension des antagonismes de classe, balayant impitoyablement toutes les illusions et les demi-mesures répandues par les fractions politiques dirigeant encore certaines couches arriérées de la classe ouvrière. D’un côté, il y aura les opportunistes qui proclament la nécessité de ne pas déclencher la lutte sous prétexte d’une modification graduelle de la société vers le socialisme, de l’autre côté le courant révolutionnaire qui proclame que le seul moyen pour réaliser la victoire du socialisme c’est l’insurrection prolétarienne. Grâce à ce courant qui poursuit résolument la guerre civile jusqu’à la prise du pouvoir, se détermineront les conditions permettant à la jeunesse d’acquérir la compréhension et la clarification indispensables pour mener une activité, non plus en fonction de son goût spécial de l’action pour l’action, mais en fonction des objectifs historiques du prolétariat. Son radicalisme et son intolérance pourront bien encore lui faire commettre des actions allant à l’encontre des intérêts du prolétariat, mais elles seront sans grande conséquence grâce à la position occupée par le parti qui sera en mesure d’intervenir rapidement pour briser et immuniser ces réactions malheureuses.

D’ailleurs, il est probable que ces réactions auront pour mobile un répit forcé et stratégique de la lutte, donnant la faculté à certains groupements anarchistes d’influencer la jeunesse, mais ce sera sans doute pour une durée fort courte, car ces répits étant momentanés, ces groupements finiront par se désagréger sous l’action victorieuse du parti et, en conséquence, la jeunesse affluera à nouveau vers ce dernier.

Malgré quelques expériences infructueuses de ce genre, le rôle de la jeunesse reste considérable durant cette période. Même à l’égard de la génération qui, à l’intérieur du parti, représente le capital des expériences précédentes, elle agira dans un sens vraiment positif. Cette génération est, en effet, menacée du danger - en partie relié aux conséquences de l’âge - d’être influencée par un excès de conscience à l’égard de ses responsabilités ; d’une part, la situation, et, d’autre part, leur méditation sur l’opportunité et sur le caractère à donner à la lutte, occasionnent chez eux une indécision et une hésitation très compréhensibles, mais pouvant dangereusement compromettre l’avenir du prolétariat. Néanmoins, sous la pression de la situation, sous l’expérience de cette joute pratique exigeant une ferme orientation du parti et forts de leur formation de militants, aidée en plus de cela par l’activité déployée par la jeunesse en qui elle trouvera un appui et un soutien effectifs, cette génération parvient à surmonter ces flottements. Au surplus, en s’élevant énergiquement contre les oscillations surgissant à certains moments dans la lutte pratique, elle révèle au parti, tel un baromètre, l’état d’esprit qui anime le mouvement et les capacités réelles du prolétariat dans l’accomplissement de sa mission historique.

Ainsi donc, la jeunesse agira, dans cette situation, non seulement en raison de son poids spécifique, mais aussi en tant que réactif vigoureux et inévitable à toutes les conséquences négatives qui ont pour effet d’affaiblir la génération dirigeante du parti et, par contrecoup, la lutte prolétarienne elle-même.

Il apparaît donc clairement que, pour avoir un intérêt positif et durable au profit de la cause prolétarienne, son activité doit nécessairement se croiser avec des situations de lutte révolutionnaire permettant l’expansion de sa sensibilité dans un cours naturellement progressiste.

Si ces conditions font défaut et que la jeunesse afflue, malgré tout, vers le parti, cela signifiera invariablement que celui-ci commence, sous l’influence du courant opportuniste, d’identifier sa pratique à celle de la classe ennemie, pratique qui la conduit inéluctablement à altérer sa base idéologique au plus grand profit de la réaction.

C’est qu’en réalité la croûte idéologique de la société appelée à disparaître ne peut fondre que sous l’action triomphante du prolétariat et du parti, sinon la culture de classe dominante continue à imprégner plus ou moins profondément les classes exploitées. La culture et le mode de pensée ne tombent pas du ciel ; comme, d’ailleurs, tous les produits de l’activité humaine, ils se forment par le milieu social existant. Il n’existe donc pas de cloisons fermées séparant en idéologie distincte la pensée des individus d’une époque donnée ; il y a, au contraire, entre eux, une interpénétration incessante, continue, résultant des rapports sociaux, eux-mêmes déterminés par le système productif, fondation matérielle de la conscience et de la culture des individus. Même après s’être emparé du pouvoir, le prolétariat ne sait pas supprimer comme par enchantement les vestiges de la culture bourgeoise ; cette idéologie persistera tant que le prolétariat n’aura pas achevé sa mission qui est de préparer les conditions de sa propre disparition et sur lesquelles doit s’élever la société sans classe.

Si l’on admet que l’idéologie unitaire de la société capitaliste peut être ébranlée pour autant que la classe prédestinée lutte pour transformer révolutionnairement cette société et que cela ne lui est possible qu’à la condition d’avoir un parti, il n’est pas difficile de comprendre que la jeunesse, irréfléchie et à la merci d’une sensibilité excessive, s’oriente vers le parti dans la mesure où elle peut y trouver l’activité qu’elle recherche. Or, le parti ne présente ces conditions qu’à des moments de lutte effective. Dans d’autres conditions, il parviendra à se rattacher la jeunesse au prix d’une modification de sa structure constitutive et révolutionnaire.

Si dans une situation révolutionnaire que, par rapport à l’évolution historique, nous pourrions appeler jeune, le rôle de la jeunesse est certainement positif, parce que les conditions existent pour le triomphe du prolétariat, il en est tout autrement pour ce qui concerne les situations réactionnaires. Produit des situations, les réactions de la jeunesse poussent celle-ci à embrasser le mouvement qui contient, plus que les autres, des possibilités immédiates de lutte. Pendant ces périodes de désordre, d’anarchie économique et de dégénérescence du parti, les jeunes étouffant dans une atmosphère d’incohérence et de stérilité, n’ayant plus rien à attendre des aînés de leur classe, se laissent entraîner par ceux qui prétendent, démagogiquement, vouloir modifier cette situation. Alors, la jeunesse agira non pas dans le but de préserver sa classe de la corruption, de l’aventure et de la régression, mais, sous l’influence de la contingence historique défavorable au parti qui peut, seul, parvenir à l’intelligence de l’action prolétarienne et la faire progresser, elle jettera le trouble dans les esprits, elle aggravera les erreurs et égarera totalement sa classe dans les rangs de la réaction.

Et cela d’autant mieux que leurs aînés, voyant les vieux préceptes contredits, s’accrocheront à des activités étrangères aux nouvelles réalités, se replieront sur eux-mêmes et reporteront une grande partie de leurs espoirs sur la jeune génération.

Un phénomène semblable à celui qui se produit lors de la phase révolutionnaire se répète également ici ; la jeunesse ouvrière se mêle et confond son activité avec celle de la classe bourgeoise ; toutes deux révèlent une étonnante identité de réflexe devant la situation ; elles se battent contre n’importe quoi, pour se prouver leur vitalité, risquant leur vie pour lui donner une valeur, allant dans les bagarres et les tueries à seule fin de se détacher de l’atmosphère ennuyeuse, pourrissante et médiocre de l’époque et de l’esprit conservateur des vieilles générations. En fait, elles sont absorbées par l’idéologie de la classe dominante et cela est très explicable si l’on ramène ces considérations aux conditions naturelles et immédiates. En effet, l’action dévoyée de la classe prédestinée provoquant des convulsions et des tiraillements parmi toutes les classes de la société, offre un champ particulièrement fécond pour rendre possible l’agrégation idéologique nécessaire en vue d’amener la société capitaliste à engloutir les forces humaines et intellectuelles dans l’arène destructive de la guerre impérialiste. Dépourvus de guide, inaptes à édifier, eux seuls, les notions théoriques et politiques correspondantes à la situation et nécessaires pour pouvoir sauvegarder la continuité de la lutte révolutionnaire, les jeunes, au contraire, fort aptes à l’action, agiront là où il existe une volonté et une possibilité de lutte, même si son caractère et son esprit avaient été, autrefois, repoussés par eux. Au sein des organisations ouvrières gagnées par l’opportunisme, ils s’accrocheront à ce courant qui pourra leur donner l’illusion de pratiquer immédiatement la lutte.

A vrai dire, les opportunistes y parviendront en pratiquant une phraséologie révolutionnaire. Néanmoins, les jeunes se laisseront entraîner à des manifestations contre lesquelles ils avaient réagi auparavant, telle, par exemple, la propagande électorale. Quant au parti, par suite de la décomposition et de la désorientation du prolétariat, il se trouve dans la nécessité de procéder à un nouvel inventaire des positions politiques sur lesquelles doit se baser la reprise de la lutte prolétarienne et traverse une phase douloureuse, faite de déchirements intérieurs et de scissions. L’ennemi de classe en profitera pour faire appel à la jeunesse, que les difficultés du parti laissent indifférente, afin de l’enrégimenter dans des organismes destinés à reconstituer et renforcer les positions de la classe réactionnaire.

Au travers des modifications survenues dans les rapports de force entre les classes antagonistes, à l’avantage de la classe dominante, celle-ci soulèvera les nouveaux objectifs issus de la nouvelle contingence et qui se rapportent surtout à la mobilisation patriotique et la nécessité de préparer les conditions de cette victoire. Et parce qu’elle peut sérier ces objectifs de lutte pendant une période assez longue, elle réussira à encadrer jusqu’aux jeunes qui avaient milité naguère aux premiers rangs du mouvement prolétarien.

Le résultat de cet état de choses sera que le courant révolutionnaire, réduit à une proportion infime, et déchiré par les luttes intestines ne trouvera plus, ou à de très rares exceptions, d’adeptes parmi la jeunesse. Celle-ci manifestera au contraire sa colère et sa violence contre ce courant qui ose lui montrer la réalité et qui essaye de détruire en elle l’illusion que la lutte et la victoire sont possibles avec la direction opportuniste des organisations ouvrières ou avec les démagogues de la contre-révolution. Même pour les jeunes qui, exceptionnellement, rejoignent dans cette situation le noyau révolutionnaire, dont la tâche essentielle n’est rien d’autre, en réalité, que défendre le patrimoine idéologique acquis par le prolétariat et d’œuvrer à la confection du matériel idéologique exigé pour la continuité de la lutte révolutionnaire et des cadres nécessaires pour guider le prolétariat dans la nouvelle situation, ils se trouveront dans l’obligation de sauter les étapes - que les « vieux » appartenant à ces groupes auront vécues soit par l’expérience, soit par l’étude théorique - afin de pouvoir collaborer au travail effectué par ces derniers. Autrement, ne pouvant fournir aucun travail de diffusion ou de vulgarisation des idées, ils ne tarderont pas à se détacher de ces îlots révolutionnaires dont la voix n’a pas d’échos parmi le prolétariat, pour s’égarer dans les méandres de l’idéologie bourgeoise ou dans les organisations ouvrières devenues ou en train de devenir des obstacles à l’action prolétarienne. D’ailleurs nous pensons que, sans réaliser un quelconque contingentement à l’intérieur de ces groupes, la situation du moment balayant impitoyablement les faibles, les pleutres, les timorés, interviendra, qu’on le veuille ou non, pour éliminer carrément une énorme partie de ces jeunes qui essayeront de remonter le courant réactionnaire du mouvement ouvrier. En somme, continuer l’œuvre de la révolution c’est, dans les périodes de réaction, comprendre, prendre conscience de la réalité sociale et cela ne dépend nullement de la cohabitation des jeunes et des vieux au sein de ces groupements, mais dépend uniquement du capital idéologique détenu par les individus qui s’y trouvent et leur capacité d’extraire des rapports sociaux les notions théoriques sur lesquelles le prolétariat pourra s’appuyer pour la reprise de sa lutte.

Ainsi donc, dans cette situation, les particularités de la jeunesse persistent, mais les conditions pour les relier à un cours d’événements dirigé vers la victoire prolétarienne font défaut. Par conséquent, ce que l’on appelle couramment l’idéalisme de la jeunesse n’est, en définitive, que la difficulté qu’elle éprouve à méditer avant d’agir. Quand la situation n’oblige pas à la réflexion, elle trouve la possibilité de faire profiter sa classe du besoin d’action qui la déborde. Mais lorsque, au contraire, les circonstances exigent l’examen minutieux et pénible des problèmes politiques en vue de contrecarrer les forces de destruction et de corruption du mouvement ouvrier et d’œuvrer à la reconstruction des bases politiques et organiques du prolétariat, alors elle se trouvera désorientée et la répulsion qu’elle a pour des concepts théoriques déterminera son activité non pas vers le courant révolutionnaire qui ne joue et ne saurait jouer, dans ces moments, un rôle prépondérant dans l’action, mais vers ces courants qui lui laissent entrevoir la possibilité de continuer la lutte en même temps qu’ils proclament l’inutilité des confrontations et des disputes théoriques.

Ainsi comprise comme un élément essentiellement actif, la jeunesse nous apparaît donc comme une partie de la classe et puisque les positions de celle-ci sont déterminées par des causes relevant des situations historiques générales et du rôle qui y est tenu par le parti, son activité sera progressive ou négative selon que le parti est ou n’est pas en mesure d’intervenir au travers des flux et des reflux des mouvements de classe du prolétariat, menant le prolétariat vers des défaites ou des victoires. Dès lors, l’harmonisation de ses caractéristiques se réalisera au sein des institutions imprégnées de l’idéologie de la classe dominante, jusqu’au moment où son régime s’écroulera sous l’action triomphante du prolétariat, ou bien au sein des organisations ouvrières de masse, pendant les périodes limitées des mouvements de classe qu’elles entreprennent et d’une façon permanente au sein des institutions prolétariennes, quand le parti sera en possession de la machine étatique actionnée par la dictature du prolétariat et qu’il pourra ainsi, à son tour, alimenter de son idéologie révolutionnaire ces nouvelles institutions.

Nous examinerons dans un prochain article, au travers de ce point de vue, l’histoire des mouvements de jeunes, lesquels, placés dans leur cadre normal, ainsi que nous l’avons indiqué au cours de cette étude, nous permettront de tirer quelques conclusions et de tracer, pour la période actuelle, les conditions politiques à défendre dans l’intérêt de la jeunesse politique et l’ensemble de la classe ouvrière.

HILDEN


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  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche