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Dernière mise à jour :
samedi 25 mars 2017
   
Brèves
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Mise à jour de la bibliographie de Nicolas Boukharine
mardi 27 mai
Il manquait à la bibliographie des œuvres de Boukharine en langue française les articles publiés par Smolny dans l’ouvrage La revue Kommunist (Moscou, 1918). Oubli réparé.
Rosa Luxemburg : bibliographie française
mardi 15 avril
Mise à jour et toilettage complet de la notice bibliographique des œuvres de Rosa Luxemburg en langue française.
Capital, valeur, plus-value et exploitation du travail
jeudi 15 novembre
La deuxième séance du cycle de formation « Pourquoi le marxisme au XXIe siècle ? » se tient ce jeudi soir 15 novembre 2012 à 20h30 au local FSU , 52 rue Jacques Babinet, immeuble Peri-ouest, 2° étage (Métro Mirail Université à Toulouse).
Mise à jour de la bibliographie...
dimanche 9 septembre
... de la série Historical Materialism Books, depuis le numéro 26 jusqu’au numéro 40.
Sur le Web
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
canutdelacroixrousse
L’histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts. Ce Blog est une mine d’informations sur les canuts allant de pair avec une connaissance très fine de Lyon / Croix-Rousse. Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !
Les Amis de Daumier
Créée en 1994, l’Association des Amis d’Honoré Daumier se propose par ses statuts de promouvoir, en France et à travers le monde, l’œuvre multiforme - dessins, peintures et sculptures - de cet immense artiste.
Parti Communiste International (Il Programma Communista)
Publie en France les Cahiers internationalistes, consultables en ligne sur le site depuis le numéro 6. Présentation : Ce qui nous distingue : la ligne qui va de Marx à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie (Livourne, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l’Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" et la contre-révolution stalinienne, et au refus des fronts populaire et des blocs partisans et nationaux. La dure œuvre de restauration de la doctrine et de l’organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, dehors de la politique personelle et électoraliste.
Démocratie Communiste
Site luxemburgiste, dont voici le manifeste minimal : Démocratie communiste s’inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte : pour l’abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ; pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ; pour une société socialiste-communiste ; pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ; contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l’abolition de toutes les frontières. Textes d’actualité et thématiques (peu nombreux).
Les Amis de Spartacus
Edition fondée par René Lefeuvre en 1934. A publié Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Boris Souvarine... Un fond exceptionnel et incontournable.
HILFERDING Rudolf ( 1877 - 1941 )
Economiste et social-démocrate austro-allemand
18 mars 2007 par jo

Né à Vienne dans une famille juive, Hilferding avait un père employé dans une compagnie d’assurances. Dès l’âge de quinze ans, il adhéra à l’Association des étudiants socialistes. Il fit des études de médecine et obtint le doctorat en 1901. Mais il se consacra moins à l’exercice de la pédiatrie qu’à l’étude de l’économie politique et des problèmes financiers. Dès l’âge de vingt-deux ans, il publia des articles traduits en français dans le Mouvement socialiste et à partir de 1902, parurent des articles dans Die Neue Zeit, revue dirigée par Kautsky avec qui il entretint dès lors une correspondance régulière.

Hilferding participa, à partir de 1903, au grand débat sur la grève de masses, occupant une position intermédiaire entre ceux qui excluaient tout recours à cette arme à des fins politiques et ceux qui, comme Rosa Luxemburg, lui accordaient une place privilégiée.

En 1904, il fonda avec Max Adler les Marx-Studien, collection dont la publication marqua l’apparition de ce qu’on a appelé l’austro-marxisme. Le premier volume s’ouvrait sur un long essai polémique de Hilferding, Böhm-Bawerks Marx Kritik, étude où l’auteur critiquait la théorie subjective de la valeur.

En 1906, Hilferding fut appelé par Bebel comme professeur d’économie politique à l’Ecole du parti qui venait d’être créée, mais la police prusienne interdisant aux étrangers toute activité pédagogique, il dut être remplacé par Rosa Luxemburg en 1907. Il resta à Berlin comme « rédacteur étranger » du Vorwärts. En même temps, il achevait la rédaction de son ouvrage théorique, Das Finanzkapital, qui devait paraître en 1910 et que l’on pu appeler le IV° livre du Capital, parce qu’il appliquait la méthode marxienne à l’étude de phénomènes économiques peu développés à l’époque de Marx, tels la concentration capitaliste poussée à l’extrême et conduisant au capitalisme financier et ses implications politiques, l’impérialisme et la guerre.

Le 4 août 1914, lorsque le groupe social-démocrate au Reichstag vota les crédits de guerre, Hilferding fut de cette minorité qui, avec la rédaction du Vorwärts, adressèrent une protestation au Comité directeur du SPD. Il ne quitta le Vorwärts qu’à la suite d’un conflit au sein de la rédaction, en 1915, date à laquelle il fut mobilisé dans l’armée austro-hongroise. Jusqu’à la fin de la guerre, il dirigea un lazaret [1] à proximité de la frontière italienne. La guerre finie, Hilferding retourna à Berlin, adhéra à l’USPD, devint membre du Comité directeur et fut nommé rédacteur en chef de l’organe du parti, Die Freiheit. Opposé à l’aile spartakiste de l’USPD, Hilferding fit voter, le 15 décembre 1918, une résolution invitant à organiser de toute urgence les élections pour la future Assemblée nationale. A partir de novembre, membre de la « commission de socialisation », il se déclara opposé à toute socialisation hâtive sauf pour les industries « arrivées à maturité ». Ces prises de position contribuèrent à hâter la rupture avec les spartakistes. Lors du congrès de Halle en 1920, au cours duquel se produisit la scission de l’USPD, Hilferding fut le leader de la fraction minoritaire qui refusait d’adhérer à la III° Internationale et une joute oratoire l’opposa à Zinoviev.

Cependant, resté fidèle à une tendance « centriste », Hilferding participa aux activités de l’Union des partis socialistes pour l’action internationale dite encore Internationale deux-et-demie (UPS), notamment à la conférence constitutive qui se tint à Vienne en février 1921. Il y protesta contre les réparations imposées à l’Allemagne et ceci d’un point de vue non pas nationaliste, mais internationaliste. Mais l’UPS n’eut qu’une vie brève et en 1923, Hilferding participa au congrès d’unification de l’Internationale deux-et-demie et de la II° Internationale. De même, en 1922, au congrès de Nuremberg, il se rallia au SPD ainsi qu’une fraction importante de l’USPD, évoluant de ce fait toujours plus vers la droite.

Naturalisé allemand en 1919, il fit carrière dans le Parti social-démocrate unifié. Ministre des Finances du cabinet Stresemann en 1923, s’agissant de mettre fin au conflit de la Ruhr et de juguler l’inflation. Hilferding tenta en vain d’indexer le mark mais la grande industrie, représentée par la Deutsche Volkspartei exigea sa démission. En 1924, il fut élu au Reichstag où il resta jusqu’en 1933. En même temps, il dirigeait la revue théorique Die Gesellschaft qui remplaçait Die Neue Zeit. En 1928, il fut élu pour la seconde fois ministre des Finances, dans le cabinet de grande coalition du socialiste Müller. Il fut contraint de démissionner en décembre 1929, pour protester contre les agissements du tout puissant directeur de la Reichsbank, Schacht, qui contrecarrait l’action du gouvernement.

Après la guerre et surtout à partir de 1922-1923, Hilferding avait développé la théorie du « capitalisme organisé » où il pensait pouvoir démontrer que le capitalisme abandonnait le terrain de la concurrence. Il ne fallait plus, selon lui, s’attendre à un effondrement du capitalisme, mais à une reconstruction totale dont les socialistes pourraient ensuite profiter. Un Etat démocratique pourrait contrôler l’économie, l’objectif de la social-démocratie serait de ce fait atteint. Nul besoin de révolution pour réaliser ce programme, la démocratie sociale se ferait au moyen de réformes (cf. discours au congrès de Kiel, 1927) ;

En 1933, Hilferding évaluait mal la menace représentée par Hitler et, comme beaucoup d’autres socialistes, il estimait la durée de son pouvoir à 7 ou 8 semaines. Il dut se rendre à l’évidence. En mars, le SPD organisa son départ pour le Danemark, d’où il passa en Suisse. Il vécut surtout à Zurich jusqu’en 1938. Collaborateur régulier du journal de l’émigration Neuer Vorwärts, il publia sous le pseudonyme de Richard Kern plus de 3 articles sur des questions d’actualité. En même temps il assumait la rédaction de la Zeitschrift für Sozialismus qui paraissait à Karlsbad. Il rédigea le manifeste de Prague pour la direction du SPD émigrée en Tchécoslovaquie. En 1938, il rejoignit à Paris son mari Breitscheid. Lors de la débâcle, en 1940 il s’enfuit vers le midi de la France. Les autorités de Vichy l’assignèrent à résidence à Arles. Il y travailla à un essai, qui resta inachevé, intitulé Das historische Problem, sur le rôle de la violence dans l’histoire. Les autorités allemandes réclamèrent plusieurs fois son extradition. Enfin, le 8 février 1941, alors qu’une place était réservée pour lui sur un bateau en partance pour la Martinique, Hilferding fut arrêté par la police française, puis le 11 février livré, ainsi que Breitcheid à la Gestapo, qui les transféra à la prison de la santé. On ne connaît pas exactement le lieu ni les circonstances de la mort de Hilferding en 1941, quelques jours après son arrestation.

On peut distinguer trois phases dans l’évolution de sa pensée et de son œuvre théorique. Dans la première, avant guerre, il se consacra à l’analyse du « capital financier ». Dans l’ouvrage qui porte ce titre, Hilferding analysait ce qu’il estimait être le phénomène essentiel du capitalisme au XX° siècle, à savoir la concentration croissante du capital. Il définissait une nouvelle forme du capitalisme, le capital bancaire au service de l’industrie et lié à celle-ci par une fusion quasi-organique et il en montrait l’influence sur la politique nationale. Selon lui, l’impérialisme, l’expansion mondiale du capital dans les colonies ou les sphères d’influence étaient l’expression moderne d’un fait économique nouveau. Il mettait l’accent sur l’exportation des capitaux, sur la recherche du super-profit, le transfert de la concurrence à l’échelle internationale. S’il est vrai que l’effondrement catastrophique d’une telle forme de capitalisme n’avait, selon lui, plus rien d’inéluctable, Hilferding pensait néanmoins qu’il s’agissait là de la phase ultime de son développement. La ruine du système capitaliste serait provoquée par la lutte politique de la classe ouvrière. Ce livre eut une énorme influence sur la pensée marxiste du début du XX° siècle, notamment sur Lénine qui reprit certaines thèses du Capital financier et les développa, avec des conclusions différentes, dans l’Impérialisme, stade suprême du capitalisme.

La deuxième phase de la pensée de Hilderfing peut être résumée par la formule du « capitalisme organisé ». Après la guerre, surtout après 1923, Hilferding considéra qu’il avait surestimé la combativité de la classe ouvrière. Non seulement la faillite du système capitaliste n’était pas inévitable, mais encore la restructuration, la régulation d’une économie de plus en plus organisée pourrait se faire par le truchement d’un Etat démocratique, au moyen de réformes pacifiques.

Dans la dernière phase, il écrivit surtout des études ayant trait à la politique étrangère et à l’analyse des rapports entre l’économie et la politique dans l’Etat national-socialiste.


Au sortir de cette biographie quelque peu « académique », telle qu’on peut la trouver dans le « Maitron », on ne peut résister à remettre un zeste de poil à gratter d’un contemporain,Trotsky, qui raconte dans son autobiographie, Ma vie, son séjour chez les austro-marxistes :

« En octobre 1907, je me trouvais déjà à Vienne. J’y fus bientôt rejoint par ma femme qui ramenait notre enfant. Dans l’attente d’une nouvelle montée du flot révolutionnaire, nous nous installâmes en banlieue, à Hutteldorf. Nous devions attendre longtemps. Sept ans plus tard, ce qui nous éloigna de Vienne, ce ne fut pas le flot de la révolution, ce fut une tout autre marée, celle qui a imprégné de sang humain toutes les terres de l’Europe. Pourquoi avions-nous choisi Vienne en 1907, alors que toute l’émigration russe se concentrait en Suisse et à Paris ? C’est qu’en cette période j’étais surtout porté vers la vie politique allemande. Je n’aurais pu m’établir à Berlin, à cause de la police.

Nous optâmes donc pour Vienne. Mais, pendant les sept années qui s’écoulèrent, je suivis beaucoup plus attentivement la vie de l’Allemagne que celle de l’Autriche qui rappelait par trop les évolutions d’un écureuil dans sa roulette. Je connaissais depuis 1902 Victor Adler qui, de l’aveu de tous, était le grand leader. Le temps était venu de me mieux renseigner sur son entourage et sur l’ensemble du parti.

Je fis la connaissance d’Hilferding pendant l’été de 1907, chez Kautsky. Hilferding en était alors à son plus haut période d’élan révolutionnaire, ce qui ne l’empêchait pas de détester Rosa Luxembourg et de parler avec dédain de Karl Liebknecht. Mais, en ce qui concernait la Russie, il était disposé à adopter alors, de même que bien d’autres, les vues les plus extrémistes. Il fit l’éloge de certains de mes articles que la Neue Zeit avait publiés, avant mon évasion, sur des traductions faites d’après les textes russes, et, d’une manière tout à fait inattendue, dès le début de l’entretien, me proposa le tutoiement. Nos rapports prirent donc une apparence d’intimité. Cette familiarité n’avait aucune base, ni morale, ni politique. Hilferding, en cette période, traitait avec un grand mépris la social-démocratie allemande, inerte et passive, lui opposant l’activité des Autrichiens. Ce n’était, cependant, que de la critique en chambre. Officiellement, Hilferding se conduisait en rédacteur appointé du parti allemand, - et n’allait pas au delà. Quand il vint à Vienne, Hilferding me rendit visite et me conduisit un soir dans un café, où il me présenta à ses amis austro-marxistes. Lors de quelques brefs séjours à Berlin, j’allais voir Hilferding. Nous eûmes, lui et moi, une entrevue avec Mac Donald, dans un café berlinois. Ce fut Eduard Bernstein qui servit d’interprète. Hilferding questionnait, Mac Donald répondait. Je ne me souviens actuellement ni des questions ni des réponses, qui n’eurent rien de remarquable sinon par leur banalité. Je me demandais seulement quel était celui des trois qui s’éloignait le plus de ce que j’appelais socialisme, et je ne savais comment me répondre à moi-même. Durant les pourparlers de Brest-Litovsk, je reçus une lettre d’Hilferding. Je ne pouvais m’attendre à rien de remarquable, mais j’ouvris l’enveloppe avec curiosité. Depuis la révolution d’Octobre, c’était le premier écho qui nous parvenait de l’Occident socialiste. Et que trouvai-je ? Hilferding me demandait seulement de rendre la liberté à un docteur, de la race si nombreuse des médecins de Vienne. Pas un mot sur la révolution. Pourtant, Hilferding me tutoyait dans sa lettre. Je connaissais assez bien l’extérieur de cet homme. Il me semblait que je ne m’étais fait aucune illusion sur son compte. Et pourtant je n’en croyais pas mes yeux. [...]

Hilferding me mit en relations, tout d’abord, avec ses amis de Vienne : Otto Bauer, Max Adler et Karl Renner. C’étaient des hommes très instruits, qui, dans divers domaines, en savaient plus que moi. J’écoutai avec le plus vif intérêt, on pourrait presque dire avec respect, leur entretien au "Café central". Mais bientôt des doutes me vinrent. Ces gens-là n’étaient pas des révolutionnaires. Ils représentaient même le type opposé à celui du révolutionnaire. Cela se voyait en tout : dans leur façon d’aborder les. questions, dans leurs réflexions sur la politique, dans leurs appréciations psychologiques, dans la satisfaction - je ne dis pas dans l’assurance - qu’ils avaient d’eux-mêmes, et je crus même reconnaître l’accent du philistin dans le timbre de leurs voix. Ce qui me frappa, c’est que ces érudits du marxisme étaient absolument incapables de posséder la méthode de Marx dès qu’ils abordaient les grands problèmes de la politique et surtout ses tournants révolutionnaires. [...]

L’austro-marxiste n’était que trop souvent un philistin qui étudiait telle ou telle partie de la théorie de Marx, comme un autre aurait étudié la science du droit, et qui vivait sur les intérêts du Capital. A Vienne, vieille cité impériale, hiérarchisée, pleine de vaine agitation et de vanité, les académiciens du marxisme se donnaient délicieusement l’un à l’autre de l’Herr Doktor. Assez souvent, des ouvriers appelaient les académiciens de la révolution : Genosse Herr Doktor.

Durant les sept années que j’ai passées à Vienne, je n’ai pas pu converser une seule fois à coeur ouvert avec un des membres de cette élite : pourtant, j’étais inscrit dans la social-démocratie autrichienne, j’allais à ses réunions, participais à ses manifestations, collaborais à ses publications et faisais parfois de courtes conférences en allemand. Devant les leaders, j’avais la sensation d’être en présence d’étrangers, et, en même temps, je trouvais sans la moindre peine une langue commune avec les ouvriers social-démocrates que je voyais aux réunions ou à la manifestation du 1er mai. [...]

A Berlin, l’esprit qui régnait n’était peut-être pas beaucoup meilleur, mais il était différent. On n’y sentait presque pas le mandarinisme ridicule des académiciens du socialisme viennois. Les rapports étaient plus simples. Il y avait à Berlin moins de nationalisme, ou du moins, le nationalisme n’avait pas de motifs de se manifester d’une façon aussi fréquente et aussi criante que dans l’Autriche peuplée de races différentes. Le sentiment national se dissolvait en quelque sorte, pour un temps, dans un orgueil de parti : l’Allemagne était le plus puissant parti social-démocrate, le premier violon de l’Internationale !... » (pp. 247-254)


Oeuvres :

— HILFERDING Rudolf, Böhm-Bawerks Marx-Kritik, in Marx-Studien. Blätter zur Theorie und Politik des wissenschaftlichen Sozialismus. Band 1, Wien, 1904 ;

— HILFERDING Rudolf, Das Finanzkapital, in Marx-Studien. Blätter zur Theorie und Politik des wissenschaftlichen Sozialismus. Band 3, Wien, 1910 ;

— HILFERDING Rudolf, Organisierter Kapitalismus. Referate und Diskussionen vom Sozialdemokratischen Parteitag 1927, Kiel, 1927

— HILFERDING Rudolf, Le capital financier : étude sur le développement récent du capitalisme ; trad. de l’allemand par Marcel Ollivier ; introd. par Yvon Bourdet ; Paris, Editions de minuit, 1979 ;


Sources :

— DROZ Jacques, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Allemagne, Les Editions Ouvrières, Paris, 1990 ;

— TROTSKY Léon, Ma vie, Gallimard, folio, Paris, 1989 ;


Bibliographie indicative :

— GOTTSCHALCH Wilfried, Développement et crise du capitalisme dans la pensée de Rudolf Hilferding, in Histoire du marxisme contemporain, volume II, UGE 10/18, Paris, 1976 ;

— CCI, De l’austro-marxisme à l’austro-fascisme, in Révolution Internationale n°10, juin 1977 ;

[1] poste où l’on contrôle et l’on isole les arrivants d’un pays infecté par une maladie contagieuse.

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  83. FARRELL James Thomas ( 1904 - 1979 )
  84. FERRY Jules ( 1832 - 1893 )
  85. FORTICHIARI Bruno ( 1892 - 1981 )
  86. FREUD Sigmund ( 1856 - 1939 )
  87. FREUND Hans ( 1912 - 1937 ), dit MOULIN
  88. FRUNZE Mikhaïl ( 1885 - 1926 )
  89. GALILEO Galilei ( 1564 - 1642 )
  90. GAPONE Guéorgui ( 1870 - 1906 )
  91. GARCIA OLIVER Juan ( 1901 - 1980 )
  92. GAUVRIT Philippe ( 1948 - 2003 )
  93. GEOFFROY Clara ( 1917 - 2006 )
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  98. GROENER Wilhelm ( 1867 - 1939 )
  99. GROSZ George ( 1893 - 1959 )
  100. GUESDE Jules ( 1845 - 1922 )
  101. GUILLAUME Ier ( 1797 - 1888 )
  102. GUILLAUME II ( 1859 - 1941 )
  103. HAASE Hugo ( 1863 - 1919 )
  104. HAENISCH Konrad ( 1876 - 1925 )
  105. HAFFNER Sebastian ( 1907 - 1999 )
  106. HAUSSMANN Georges ( 1809 - 1891 )
  107. HAXTHAUSEN August Franz Ludwig Maria von ( 1792 - 1866 )
  108. HEERBRANT Henri, dit HILDE ou HILDEN ( 1912 - 1982 )
  109. HELPHAND Alexander Israel, né LAZAREVITCH, dit PARVUS ( 1867 - 1924 )
  110. HILFERDING Rudolf ( 1877 - 1941 )
  111. HILL Joe - Hägglund Joe Emmanuel, dit ( 1879 - 1915 )
  112. HINDENBURG Paul ( 1847 - 1934 )
  113. HITLER Adolf ( 1889 - 1945 )
  114. HOBSBAWM Eric John ( né en 1917 )
  115. HORTHY DE NAGYBANYA Miklós ( 1868 - 1957 )
  116. IAROSLAVSKI Emelian, dit Goubelman ( 1878 - 1943 )
  117. ISTRATI Panaït ( 1884 - 1935 )
  118. ITKINE Sylvain ( 1908 - 1944 )
  119. ITURBE Lola ( 1902 - 1990 )
  120. JAURES Jean ( 1859 - 1914 )
  121. JELEZNIAK Anatoli G., dit JELEZNIAKOV ( 1895- 1919 )
  122. JOFFE Adolf Abramovitch ( 1883 - 1927 )
  123. JOGICHES Leo, dit Tyszka ( 1867 - 1919 )
  124. Josef Strasser ( 1870 - 1935 )
  125. JOUHAUX Léon ( 1879 - 1954 )
  126. KAÏOUROV Victor ( 1876 - 1936 )
  127. KAMENEV, Lev Borisovitch Rosenfeld, dit ( 1883 - 1936 )
  128. KAPP Wolfgang ( 1858 - 1922 )
  129. KAUTSKY Benedikt ( 1894 - 1960 )
  130. KAUTSKY Karl ( 1854 - 1938 )
  131. KAUTSKY Luise ( 1864 - 1943 )
  132. KERENSKI Aleksandr ( 1881 - 1970 )
  133. KIBALCHICHE Victor, dit Victor SERGE ( 1890 - 1947 )
  134. KINDLINGER Johannes Nikolaus, frère VENANTIUS ( 1749 - 1819 )
  135. KOESTLER Arthur ( 1905 - 1983 )
  136. KOLLONTAÏ Aleksandra ( 1872 - 1952 )
  137. KOLLWITZ Käthe ( 1867 - 1945 )
  138. KORNILOV Larv Gueorguievitch ( 1870 - 1918 )
  139. KORSCH Karl ( 1886 - 1961 )
  140. KOSSIOR Vladimir Vikentiévitch ( 1891 - 1938 )
  141. KOTZIOUBINSKI Iouri Mikhaïlovitch ( 1897 - 1937 )
  142. KOUÏBYCHEV Valerian Vladimirovitch ( 1888 - 1935 )
  143. KOVALEVSKI Maxime Maximovitch ( 1851 - 1916 )
  144. KRESTINSKI Nicolai Nicolaiévitch ( 1883 - 1938 )
  145. KROPOTKINE Pierre ( 1842 - 1921 )
  146. KÖBIS Alwin ( 1892 - 1917 )
  147. LABOURBE Jeanne ( 1877 - 1919 )
  148. LAFARGUE Paul ( 1842 - 1911 )
  149. LANGE Dorothea ( 1895 - 1965 )
  150. LARGO CABALLERO Francisco ( 1869 - 1946 )
  151. LAUGIER Lucien ( 1915 - 1989 )
  152. LAVELEYE Emile Louis Victor de ( 1822 - 1892 )
  153. LAZIMIR Pavel Evgenevich ( 1891 - 1920 )
  154. LEDEBOUR Georg ( 1850 - 1947 )
  155. LEFEBVRE Raymond ( 1891 - « disparu » en 1920 )
  156. LEFEUVRE René ( 1902 - 1988 )
  157. LEGIEN Carl ( 1861 - 1920 )
  158. LENINE Vladimir Ilitch Oulianov, dit ( 1870 - 1924 )
  159. LENSKY Julian Leszcynski, dit G. Iouline ( 1889 - 1937 ? )
  160. LEO André ( 1824 ? - 1900 )
  161. LEOPOLD II ( 1835 - 1909 )
  162. LEPETIT Jules ( 1889 - 1920 )
  163. LEVI Paul ( 1883 - 1930 )
  164. LEVINÉ Eugen ( 1883 - 1919 )
  165. LIEBKNECHT Karl ( 1871 - 1919 )
  166. LIEBKNECHT Wilhelm ( 1826 - 1900 )
  167. LLOYD GEORGE David ( 1863 - 1945 )
  168. LOMOV A. , Gueorgui Ippolitovitch OPPOKOV, dit ( 1888 - 1938 )
  169. LONDON Jack ( 1876 - 1916 )
  170. LOUTOVINOV Mikhail Ivanovitch ( 1887 - 1924 )
  171. LUDENDORFF Erich ( 1865 - 1937 )
  172. LUXEMBURG Rosa ( 1871 - 1919 )
  173. LÖBE Paul ( 1875 - 1967 )
  174. LÖWY Michael ( né en 1938 )
  175. MADDISON Angus ( né en 1926 )
  176. MALAQUAIS Jean, pseudonyme littéraire de MALACKI Vladimir ( 1908 - 1998 )
  177. MALATESTA Errico ( 1853 - 1932 )
  178. MARCHLEWSKI Julian, dit Karski ou Johannes Kämpfer ( 1866 - 1925 )
  179. MARKINE Guéorguuiévitch Nikolaï ( 1893 - 1918 )
  180. MARTINET Marcel ( 1887 - 1944 )
  181. MARTINEZ Alfredo ( ? - 1937 )
  182. MARTOV Jules ( 1873 - 1923 )
  183. MARTY André ( 1886 - 1956 )
  184. MARX Karl ( 1818 - 1883 )
  185. MATTICK Paul ( 1904 - 1981 )
  186. MAXIMOVSKI Vladimir Nikolaïevitch ( 1887 - 1941 )
  187. MEHRING Franz ( 1846 - 1919 )
  188. MÉLIS Jean, dit MITCHELL ou JEHAN ( 1892 - 1945 )
  189. MERGES August ( 1870 - 1945 )
  190. MERRHEIM Alphonse ( 1871 - 1925 )
  191. METT Ida née Gilman ( 1901 - 1973 )
  192. MEYER Ludwig, dit Bergmann
  193. MIASNIKOV Gavril Illitch ( 1888 - 1946 )
  194. MICHEL Louise ( 1830 - 1905 )
  195. MILIOUKOV Pavel ( 1859 - 1943 )
  196. MINKOV Mark Ilyitch ( 1895 - 1938 )
  197. MONATTE Pierre ( 1881 - 1960 )
  198. MONTSENY Federica ( 1905 - 1994 )
  199. MORGAN Lewis Henry ( 1818 - 1881 )
  200. MORGARI Oddino ( 1865 - 1944 )
  201. MORRIS William ( 1834 - 1896 )
  202. MULLER Hermann ( 1876 - 1931 )
  203. MUNIS Grandizo ( 1912 - 1989 )
  204. MUNZENBERG Willi ( 1889 - 1940 )
  205. MUSSOLINI Benito ( 1883 - 1945 )
  206. MÜLLER Richard ( 1880 - 1943 )
  207. MÖSER Justus ( 1720 - 1794 ) 
  208. NETCHAIEV Sergueï ( 1847 - 1882 )
  209. NGÔ VAN Xuyet ( 1913 - 2005 )
  210. NICOLAS II ( 1868 - 1918 )
  211. NIN Andreu ( 1892 - 1937 )
  212. NOSKE Gustav ( 1868 - 1946 )
  213. OEHLER Hugo ( 1903 - 1983 )
  214. ORWELL George, Eric Blair dit ( 1903 - 1950 )
  215. OSSINSKI Nikolai dit OBOLENSKY Valerian ( 1887 - 1938 )
  216. OURITSKI Moisséi Salomonovitch ( 1873 - 1918 )
  217. PANKHURST Sylvia ( 1882 - 1962 )
  218. PANNEKOEK Anton, dit Horner ou Harper ( 1873 - 1960 )
  219. PASCAL Pierre ( 1890 - 1983 )
  220. PASTEUR Louis ( 1822 - 1895 )
  221. PEIRATS José ( 1908 - 1989 )
  222. PELLICER José ( 1912 - 1942 )
  223. PELLOUTIER Fernand ( 1867 - 1901 )
  224. PEREZ COLLADO Concha ( 1915 )
  225. PERRONE Ottorino, dit VERCESI ( 1897 - 1957 )
  226. PFEMFERT Franz (1879 - 1954)
  227. PIATAKOV Gueorgui Leonidovitch, dit Kievsky ou Arvid ( 1890 - 1937 )
  228. PIECK Wilhelm Reinhold ( 1876 - 1960 )
  229. PILSUDSKI Jozef ( 1867 - 1935 )
  230. PINCUS Gregory Goodwin ( 1903 - 1967 )
  231. PLATTEN Fritz ( 1883 - 1942 )
  232. PLEKHANOV Georges ( 1856 - 1918 )
  233. POINCARE Raymond ( 1860 - 1934 )
  234. POTRESSOV Alexandre NikolaÏevitch ( 1869 - 1934 )
  235. POTTIER Eugène (1816 - 1887 )
  236. PREOBRAJENSKY Evgenii Alekseievitch ( 1886 - 1937 )
  237. RADEK Karl ( 1885 - 1939 )
  238. RAKOVSKI Khristian ( 1873 - 1941 )
  239. RAPPOPORT Charles ( 1865 - 1941 )
  240. RASCH Fritz ( avant 1900 - après 1923 )
  241. RASKOLNIKOV Fedor, dit PETROV ( 1892 - 1939 )
  242. RAVITCH Sarra Naumovna « Olga » ( 1879 - 1957 )
  243. REBULL Daniel, dit REY David ( 1890 - 1959 )
  244. RECLUS Elisée ( 1830 - 1905 )
  245. REICHENBACH Bernard ( 1888 - 1970 )
  246. REICHPIEZTSCH Max ( 1894 - 1917 )
  247. REISNER Larissa Mikhaïlovna ( 1895 - 1926 )
  248. REPOSSI Luigi ( 1882 - 1957 )
  249. RIAZANOV David Borissovitch ( 1870 - 1938 )
  250. RICARDO David ( 1772 - 1823 )
  251. RIOUTINE Martemian Nikititch ( 1890 - 1937 )
  252. ROCHAL Semën Grigoriévitch ( 1896 - 1917 )
  253. ROCKFELLER John Davison ( 1839 - 1937 )
  254. ROLLAND Romain ( 1866 - 1944 )
  255. ROOSEVELT Théodore ( 1858 - 1919 )
  256. ROSENFELD Kurt ( 1877 - 1943 )
  257. ROSMER Alfred ( 1877 - 1964 )
  258. ROVIRA CANALS Josep ( 1902 - 1968 )
  259. RUDE Fernand ( 1910 - 1990 )
  260. RÜHLE Otto ( 1874 - 1943 )
  261. SACHSE Willy ( 1896 - 1944 )
  262. SAPRONOV Timotei Vladimirovitch ( 1887 - 1939 )
  263. SCHEIDEMANN Philipp ( 1865 - 1939 )
  264. SCHIPPEL Max ( 1859 - 1928 )
  265. SCHRÖDER Karl ( 1884 - 1950 )
  266. SCHULZ Heinrich ( 1872 - 1932 )
  267. SCHWAB Alexander ( 1887 - 1943 )
  268. SEDOVA - TROTSKY Natalja ( 1882 - 1962 )
  269. SMIRNOV Ivan Nikititch ( 1881 - 1936 )
  270. SMIRNOV Vladimir ( 1887 - 1937 )
  271. SMITH Adam ( 1723 - 1790 )
  272. SOMBART Werner ( 1863 - 1941 )
  273. SOREL Georges ( 1847 - 1922 )
  274. SORGE Friedrich Adolf ( 1828 - 1906 )
  275. SOSNOVSKI Lev Semenovitch ( 1886 - 1937 )
  276. SOUVARINE Boris ( 1895 - 1984 )
  277. SOUYRI Pierre ( 1925 - 1979 )
  278. STADTHAGEN Arthur ( 1857 - 1917 )
  279. STALINE Joseph ( 1878 - 1953 )
  280. STROUVE Petr Bernardovich ( 1870 - 1944 )
  281. SVERDLOV Iakov Mikhaïlovitch ( 1885 - 1919 )
  282. SZAMUELY Tibor ( 1890 - 1919 )
  283. TARNOW Fritz ( 1880 - 1951 )
  284. TCHAADAÏEV Piotr Iakovlevitch ( 1794 - 1856 )
  285. TCHERNOV Viktor Mikhaïlovitch ( 1873 - 1952 )
  286. TCHITCHÉRINE Boris Nikolaïevitch ( 1828 - 1904 )
  287. Théophile Massart ( 1840 - 1904 )
  288. THIERS Adolphe ( 1797 - 1877 )
  289. THOMAS Albert ( 1878 - 1932 )
  290. THOMPSON Edward Palmer ( 1924 - 1993 )
  291. TREINT Albert ( 1889 - 1972 )
  292. TROTSKY Lev Davidovitch Bronstein, dit ( 1879 - 1940 )
  293. VALLÈS Jules ( 1832 - 1885 )
  294. VAN DER LUBBE ( 1909 - 1934 )
  295. Van OVERBERGH Cyrille ( 1866 - 1959 )
  296. VARDINE Ilya, K. Mgéladze, dit ( 1890 - 1943 )
  297. VERDARO Virgilio dit MAMMONE Gatto ( 1885 - 1960 )
  298. VICTORIA Ière ( 1819 - 1901 )
  299. VOLODARSKY Moisseï Marcovitch Goldstein, dit ( 1890 - 1918 )
  300. WELS Otto ( 1873 - 1939 )
  301. WINNING August ( 1878 - 1956 )
  302. WOLFSTEIN Rose ( 1888 - 1987 )
  303. YAKOVLEVA Varvara Nikolaevna ( 1884 - 1941 ? )
  304. YARTCHOUK ou Efim ( 1886 - 1937 )
  305. ZAMIATINE Evguéni ( 1884 - 1937 )
  306. ZASSOULITCH Véra Ivanovna ( 1849 - 1919 )
  307. ZETKIN Clara ( 1857 - 1933 )
  308. ZINN Howard ( né en 1922 )
  309. ZINOVIEV, Gregori Evséiévitch Radomylsky, dit ( 1883 - 1936 )
  310. ZOUBATOV Sergueij Vasilyevitch ( 1864 - 1917 )