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Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
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BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
Avril - Mai 1935 / pp. 622 - 628
15 mars 2007 par albin

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La guerre impérialiste exigeant nécessairement l’apport maximum de forces jeunes, d’énergies neuves et ardentes, la jeunesse, durant cette période, était pour ainsi dire sans aînés car, à la faveur d’une situation d’unité nationale absolue et active, elle pouvait se passer du soutien moral des aînés et prendre positivement leur place se chargeant, par exemple, de stimuler la lutte entreprise au profit de la bourgeoisie même lorsque les prétextes soulevés afin de déclencher le conflit s’effondrèrent devant la réalité sociale. C’est avec un égal mépris et la même violence que les jeunes socialistes, de même que l’ensemble des jeunes ouvriers qui firent cause commune avec le capitalisme, considérèrent les embusqués, les pacifistes et ceux qui, restant fidèles à la cause prolétarienne, cherchèrent refuge dans les pays neutres, loin des champs de bataille, pour continuer malgré la tourmente le travail idéologique nécessaire afin de comprendre les causes réelles de la catastrophe et pour aider les prolétaires à se ressaisir et reprendre leur lutte contre la bourgeoisie. A côté de la répression qui poursuit, emprisonne, assassine les militants révolutionnaires, cette jeunesse, par son ardeur chauvine, complétait admirablement la procédure de cette répression.

Aussi longtemps que les groupes révolutionnaires exercèrent leurs efforts sans vue d’ensemble, leur pensée, leurs appels n’ont pas d’écho parmi les jeunes. Quant à ceux qui, par exception, étaient restés adversaires de la guerre, ils devaient, isolés comme ils l’étaient des milieux révolutionnaires, céder au découragement, au désespoir et recourir à des solutions pessimistes. Lorsque les multiples tentatives en vue de rétablir un contact entre ces différents groupes aboutirent à un premier résultat, une Conférence pu se tenir à Zimmerwald en Septembre 1915 dans le but d’y déterminer une action commune contre la guerre. C’est seulement alors que les jeunes socialistes se rencontrent, à leur tour, à une Conférence qui se tient à Berne la même année. Ce n’était pas la première fois qu’ils avaient conscience de la nécessité de cette rencontre, mais ce fut l’intervention préalable des adultes essayant de se donner une plateforme capable de regrouper pendant la guerre tous ceux qui se revendiquaient encore de l’internationalisme qui favorisa les initiatives des jeunes socialistes. D’ailleurs, leur Conférence ne se borne pas aux discussions, ni à la rédaction de manifestes. Elle s’efforce, au contraire, de mettre en pratique les décisions prises à Zimmerwald. Dans ce but, elle décide l’organisation d’une « Journée Internationale de lutte » comme première manifestation publique contre la guerre. Par cette attitude radicale, véritable défi jeté à la face des responsables de la guerre et de leurs suppôts social-démocrates, elle veut se différencier nettement de l’esprit ergoteur et pacifiste auquel les bolcheviks s’opposèrent à Zimmerwald. Bientôt, sous la poussée des circonstances et d’éléments révolutionnaires, une seconde Conférence se tient à Kienthal en avril 1916. Deux tendances essentielles s’affrontent pendant cette assemblée. D’une part la droite pacifiste qui, tout en flétrissant l’attitude de la direction de la Deuxième Internationale, ne se prononce pas pour l’obligation absolue de rompre avec elle et croit encore possible l’alliance avec les traîtres repentis. D’autre part la gauche révolutionnaire, surtout les bolcheviks, affirme comme définitive la déchéance de l’Internationale socialiste et se prononce pour la formation d’une nouvelle Internationale. Or la jeunesse en Occident, malgré le caractère plus bruyant de son opposition, s’inspire des positions défendues par la droite. Il y avait bien en Allemagne une partie de la jeunesse socialiste qui s’affirmait sur des positions plus avancées mais ce n’était pas sous l’influence des bolcheviks mais du noyau spartakiste en formation. La présence des bolcheviks à Zimmerwald et plus tard à Kienthal ne leur a pas permis comme on le croit habituellement d’influencer les jeunes socialistes d’Occident. Cela s’explique tout d’abord parce que l’activité pratique des bolcheviks s’effectuait surtout en Russie, ensuite dans les pays où ils s’étaient réfugiés, leur travail idéologique dépassait par ses résultats la compréhension des prolétaires de ces pays, enfin la jeunesse se réveillait à la vie politique suivant le développement d’une situation historique bien différente de celle vécue par la jeunesse en Russie. Là où la progression révolutionnaire s’opérait plus rapidement qu’ailleurs, les jeunes parviennent à acquérir une conscience en rapport avec cette situation et nullement grâce à des capacités intellectuelles plus grandes. Ainsi en Russie on peut suivre en l’espace de quelques mois l’origine et le développement des organisations de jeunesse, chose qui avait été vécue par la jeunesse ouvrière d’Occident en une vingtaine d’années. Le premier mouvement de jeunesse s’affirme directement sous l’influence de la révolution de mars 1917 parmi la jeunesse intellectuelle, les étudiants, les élèves des écoles supérieures, et est surtout idéaliste. C’est encore la période où les bolcheviks sont peu connus et où prédomine l’influence de la petite bourgeoisie cultivée. Mais peu à peu, à côté des efforts du prolétariat russe pour se libérer de la tutelle des politiciens phraseurs et couards, la jeunesse ouvrière crée au sein des organisations socialistes des organisations propres ayant pour but de procurer à ses membres des connaissances du socialisme et des récréations. Petit à petit la propagande bolchevique se propage dans les masses dont les luttes s’amplifient et l’on assiste alors à une lutte pour l’autonomie des organisations de jeunes. Sous la pression des événements et l’influence des bolcheviks, ces organisations se développent à un rythme accéléré et à Moscou se fonde « la Jeunesse de la Troisième Internationale » qui, en août 1917, réunit une Conférence où 125 sections sont représentées par 22 000 membres. Cette Conférence crée « l’Union générale des jeunesses communistes de Russie » et fait paraître l’organe « La jeunesse communiste ». C’était là le fruit naturel des conditions dans lesquelles luttait le prolétariat russe et du labeur théorique fourni par la fraction la plus avancée de ce prolétariat et même du prolétariat international : les bolcheviks. Tandis que la jeunesse révolutionnaire en Russie faisait siens les mots d’ordre des bolcheviks, en Occident elle reprenait ceux préconisés par les éléments politiques de la gauche qui ne pouvaient, par le développement même des situations, saisir plus que l’expérience leur apportait. Mais une fois que les bolcheviks furent en possession du pouvoir politique, devenant de ce fait l’élément révolutionnaire prédominant de la situation internationale, le croisement des forces révolutionnaires du monde se réalise et se couronne par la fondation de la Troisième Internationale. La jeunesse socialiste de tous les pays reconnaît alors dans la Révolution Russe l’idéal révolutionnaire pour lequel elle avait lutté si courageusement, au prix de sa vie, pendant la guerre : c’est le phare autour duquel elle se rassemble avec enthousiasme.

Dans tous les pays d’Occident, le sentiment qui domine la réaction des jeunes socialistes devant cette formidable expérience fut le désir d’entendre comment les anciens justifiaient leur trahison de 1914 et comment ils entendaient considérer la Révolution Russe. Ils ne tardèrent pas à constater que le conflit qui les dressait depuis si longtemps était le conflit qui oppose la révolution à la contre-révolution. Dès lors, ils comprennent qu’il leur faut marcher seuls et alors, les yeux tournés vers la Russie de Lénine, ils font le grand saut dans l’inconnu, confiants en la force des idées qu’ils défendent. Toutefois, il faut l’avouer, cet attachement passionné pour les bolcheviks procède plus de son tempérament impulsif que de la connaissance des théories profondément marxistes de ces derniers qui, avant Octobre, étaient ignorés des masses ouvrières d’Occident et même de militants de rang de la Deuxième Internationale. Il est donc évident que, sans la Révolution d’Octobre 1917, le mouvement de révolte manifesté par la jeunesse ouvrière pendant la guerre n’aurait pas eu une telle portée.

Après la Russie, en Allemagne, de violents conflits surgissent et font apparaître hors des rangs de l’Internationale déchue la phalange des jeunes révolutionnaires, guidés par Liebknecht, qui fut sans doute la figure la plus glorieuse, avec Rosa Luxembourg, des gauches allemandes qui, avec leur poignée de jeunes, luttèrent bravement, risquant le bagne et la mort, contre la guerre impérialiste et pour l’insurrection prolétarienne. Dans les autres pays, malgré les faibles réactions du prolétariat, les jeunes socialistes ne restèrent certainement pas inactifs. Mais cette activité se déploya surtout dans le domaine éducatif : il s’agissait de faire comprendre à des prolétariats non travaillés par des tempêtes révolutionnaires la signification des événements historiques de 1917 poussant, par leur rayonnement, les sections de jeunes socialistes derrière l’Internationale Communiste pour fonder l’I.C.J.

Aujourd’hui que l’I.C.J. a suivi l’I.C. pour aboutir, avec elle, dans les filets de la bourgeoisie internationale, c’est un fait remarquable à notre avis que, pendant les événements qui ont échelonné les étapes de cet écroulement, nous n’ayons assisté à aucune opposition durable mettant en question le problème de la jeunesse comme ce fut le cas dans la Deuxième Internationale. A aucun moment les gauches marxistes n’ont eu l’appui des jeunes communistes dans la lutte contre le centrisme. Il n’est pas moins remarquable de constater que le seul mouvement de jeunesse communiste existant réellement se trouve en U.R.S.S. Si, alors que partout ailleurs ce mouvement existe seulement sur les rapports envoyés à Moscou par des secrétaires dont toutes les initiatives accélèrent toujours davantage le discrédit du communisme. Pour dégager les causes d’une pareille situation, il faut d’abord relever les traits essentiels des conditions sociales dans lesquelles évolue la jeunesse ouvrière après la guerre et ensuite analyser les solutions apportées par l’I.C. au mouvement de jeunesse dans cette période. On ne peut aborder cette étude autrement que par l’examen préalable de la jeunesse en Russie qui était et est encore l’axe du mouvement de la jeunesse communiste dans le monde.

Après la fondation de l’I.C. et l’I.C.J., les jeunes communistes russes, qui avaient joué pendant le communisme de guerre un rôle très actif, voient, après la « NEP », quand cette lutte se posa avec moins d’acuité, apparaître une sorte de trêve, de répit au cours duquel leur énergie est captée dans un sens éducatif, productif et militaire. Dans ce but, on crée des Universités ouvrières, des écoles professionnelles, et on adopte en même temps un enseignement militaire afin de faire de chaque jeune communiste un soldat discipliné de l’armée rouge. Mais la trêve devait fournir, selon la pensée des chefs bolcheviks, la possibilité de rendre les jeunes communistes à même de comprendre les différents problèmes que la Révolution Russe et la situation générale du monde capitaliste posaient devant l’I.C. dont ils faisaient partie. Tout d’abord, une constatation s’impose : le principe d’organisations spécifiques de la jeunesse au sein des partis était approuvé par toute l’Internationale. Ainsi, le calibre des partis était déjà faussé, comme à l’époque de la Deuxième Internationale. Car, en adoptant ce principe, il fallait nécessairement admettre le caractère de masse exigé par ces organisations pour être viables. Dès lors, si on considérait que chaque jeune communiste pouvait être un soldat du parti au même titre qu’un adulte, on devait ouvrir les assises du parti à un nombre illimité d’éléments qui ne pouvaient posséder les qualités, même élémentaires, acquises par les membres conscients du parti. D’ailleurs, l’éducation que l’on se propose de donner durant la trêve aux jeunes communistes qui avaient rejoint le parti pendant la Révolution prouve qu’inévitablement ce principe devait aboutir à dénaturer la fonction du parti. L’étude des problèmes révolutionnaires ne procède nullement de la pédagogie, même si on la qualifie de communiste. La pédagogie est, en réalité, une méthode d’enseignement pour apprendre à comprendre. Or, s’il fallait astreindre les jeunes communistes à un enseignement semblable, il est certain qu’ils n’étaient communistes que de nom et, qu’ayant tout à apprendre, ils n’étaient donc pas en état de participer, sinon à de rares exceptions, au travail d’un parti dont le fonctionnement dépend de l’expérience accumulée par ses composants, expérience détenue évidemment par une faible minorité comme l’étaient, d’ailleurs, les bolcheviks avant le triomphe de la Révolution. Bien sûr, la Révolution a permis à bien des ouvriers de saisir la signification du parti, mais la plupart de ceux qui ont rallié ses rangs avaient agi sous l’ambiance de la situation révolutionnaire et, par cette adhésion, ils n’avaient nullement comblé le fossé qui les séparait théoriquement des cadres constitutifs et expérimentés du parti. Sans aucun doute, il fut très difficile d’opérer une sélection parmi ces ouvriers, quoique cela eut lieu dans bien des cas, mais il existait incontestablement la possibilité d’orienter les jeunes vers des organisations qui, tout en leur apportant par l’intermédiaire des délégués du parti les éléments d’enseignement marxiste, leur apportaient également de quoi alimenter leur besoin de mouvement et le milieu de masse qui les exaltent, les stimulent et les réconfortent. La constitution d’organisations de jeunesse dont le contenu dépendait exclusivement du travail de gestation réalisé par le parti en était le décalque, et devait provoquer les mêmes effets vécus dans la Deuxième Internationale, avec cette différence que le matériel dont disposa l’opportunisme de la Troisième Internationale était infiniment plus fructueux pour séparer les jeunes des courants de gauche qui surgirent en son sein. Le centrisme pu exploiter à son maximum, en Russie, le caractère propre des organisations de jeunes et, notamment, le fait que leur intérêt était surtout absorbé par le travail productif, brigades de choc, l’éducation militaire et les parades qui en résultent, plutôt que vers les discussions politiques pour lesquelles ils avaient dédain et aversion.

Trotsky, pas plus que Lénine d’ailleurs, n’auraient rien pu changer à un cours de choses qui était le produit d’un moule organique dont ils avaient eux-mêmes préconisé l’exécution. Les jeunes jouent un rôle conscient au point de vue révolutionnaire uniquement dans la mesure où leur manque d’expérience est compensé par les situations créant les conditions d’un éclaircissement immédiat, tangible et vivant. Quand ces situations sont dépassées et que s’ouvre une période de recul, les jeunes sont inaccessibles à la lutte qui se continue mais sous une forme plus réfléchie et moins visible extérieurement. Mais, dans ces périodes, la jeunesse réclame toujours un champ d’activité. C’est du caractère de celui-ci que dépend son incorporation au travail intellectuel du parti. Or l’opportunisme, en altérant la fonction du parti, peut grâce aux situations qui le fécondent, diriger cette activité dans un sens qui masque la réalité de la situation. En U.R.S.S., l’opportunisme eut, nous le répétons, de telles possibilités de déguiser son action contre-révolutionnaire que, d’une façon générale, les jeunes ne purent un seul moment se rendre compte du chemin qu’ils parcouraient sous la direction des centristes. Ainsi l’appui que les gauches marxistes d’avant-guerre trouvèrent chez les jeunes socialistes, appui qui, en définitive, ne coïncidait pas avec une compréhension de la corruption des partis socialistes, est un facteur qui ne se manifesta pas contre le centrisme, grâce aux possibilités matérielles et morales dont il disposa avec le concours de l’État prolétarien et la tradition du bolchevisme. Loin d’emprisonner les gauches, comme ce fut le cas avant-guerre dans les partis socialistes, le centrisme consacra son triomphe par leur exclusion de l’IC. En somme, la rupture entre la gauche et la jeune génération, résultant d’un cours contre-révolutionnaire, a été favorisée d’une part à la faveur des organisations de jeunesse vivant nécessairement sur le travail pratique qu’on parvenait à leur offrir et, d’autre part, devait être une rançon historique de la politique des gauches dont l’activité fut facilement présentée comme un élément destiné à mettre en danger les conquêtes d’Octobre et, par ricochet, l’I.C. elle-même.

Pour ce qui est des autres sections de l’I.C.J., on constate qu’elles se sont écroulées avec l’expulsion des gauches des rangs de l’I.C. Là où les P.C. n’ont pu influencer le prolétariat et, notamment dans les pays où les organisations syndicales restèrent sous l’emprise de la social-démocratie, cette dissolution fut plus rapide qu’ailleurs.

Aussi longtemps que l’I.C. assuma, en Occident, la tâche d’élargir la lutte soutenue par les ouvriers russes contre toutes les réactions coalisées, la jeunesse ouvrière se plaça avec enthousiasme sous le drapeau de l’I.C.J. C’était la période héroïque du communisme de guerre et de la vague révolutionnaire du prolétariat mondial. Et la jeune génération, qui s’organisa spontanément dans l’I.C.J., avait la conviction qu’une fois créés les organes pouvant conduire le prolétariat vers la révolution mondiale, il ne lui restait plus qu’à appliquer les décisions des instances de l’I.C. C’est d’ailleurs sur cette base que les organisations de jeunes communistes sont constituées au sein des partis. Mais la création des P.C. s’était réalisée, dans la plupart des pays, sous la direction des groupes de jeunes socialistes qui s’étaient, naguère, séparés des partis socialistes. Exaltés par la Révolution russe, ils avaient accepté, presque sans discussion, les principes et les formes organiques données par les bolcheviks à la dictature du prolétariat et à l’I.C. Ceci est d’autant plus facile à comprendre que l’I.C., fondée après la Révolution russe, était avant tout l’Internationale de l’action destinée à concrétiser les problèmes de la prise du pouvoir dans tous les pays. Après 1921, période de la NEP, venant préciser les difficultés rencontrées par le prolétariat russe en fonction directe avec l’état du mouvement ouvrier international, se posent au premier plan des préoccupations révolutionnaires des problèmes dont l’examen avait été débordé par le communisme de guerre et la vague de luttes du prolétariat mondial, l’axe de cette préoccupation était la gestion de l’État Soviétique et la jonction entre le prolétariat russe et le mouvement révolutionnaire d’Occident. A ce dernier sujet, comme l’I.C. s’inspire surtout de la pensée des chefs bolcheviks alors que l’apport spécifique des autres prolétariats est repoussé, la tactique communiste élaborée par les 3ème et 4ème Congrès est forcément défectueuse. Elle tend à répéter ce qui fut fait en Russie avant la révolution. Alors que les bolcheviks avaient pu tenter d’exploiter les divergences entre la démocratie bourgeoise et l’absolutisme tsariste, en appliquant la même tactique dans les pays capitalistes bien plus évolués on ne pouvait que provoquer des désastres. Cependant, si les éléments d’appréciation faisaient souvent défaut dans l’I.C., au moins la discussion était-elle encore libre et il n’apparaissait à personne que l’avenir était compromis. Par leurs mots d’ordre : « Allez aux masses ; Front unique avec les partis socialistes et le gouvernement ouvrier », les congrès internationaux marquaient jusqu’à la défaite allemande de 1923 la volonté « d’élargir » l’influence des P.C. sur lesquels devait s’appuyer le prolétariat russe et revêtaient toujours un aspect propice à déterminer une forte sympathie parmi la jeunesse ouvrière. Et alors que lentement la bourgeoisie internationale se redressait, faisant renaître en même temps l’influence de la social-démocratie, ouvrant l’ère des véritables difficultés pour le prolétariat international, difficultés moins apparentes quoique plus redoutables que l’intervention armée de la bourgeoisie, l’enthousiasme de la jeunesse organisée dans les rangs de l’I.C. n’a nullement été refroidi. D’ailleurs les courants « extrême-gauche » qui surgirent à cette époque n’ont pas été suivis un seul moment par eux tant étaient encore puissants les effets provoqués par la Révolution russe. Il faut dire cependant que ces courants, en niant la nécessité de militer dans les syndicats réformistes, se détachaient du prolétariat et, partant, de la jeunesse elle-même. Mais bientôt les luttes intestines du P.C.R. s’aggravent à la suite de la défaite des ouvriers allemands en 1923. Le reflux du mouvement révolutionnaire, la stabilisation relative du capitalisme, la mort prématurée de Lénine, joints aux difficultés du prolétariat russe, donnèrent au centrisme l’occasion de se renforcer et, dès lors son épanouissement se trahit dans tous les débats de l’I.C.

On effectue une chasse sans merci à l’opinion dissidente pour obtenir un monolithisme de pensée s’exprimant pratiquement par la soumission aux chefs et le culte de la Russie. Il va de soi qu’un tel régime, étouffant l’éclosion des ferments révolutionnaires, enlevait à la jeunesse communiste de quoi satisfaire à son besoin d’initiative et l’isolait, par la politique de scission syndicale, des organisations de masse sans lesquelles il ne lui était pas possible d’employer cette initiative. Dès lors, une désaffectation croissante s’effectue dans ses rangs et se traduit par des adhésions au mouvement de jeunes socialistes qui s’est naturellement rénové avec la consolidation du capitalisme. La jeunesse qu’il organise y trouve d’abord un mouvement qui croît sans cesse et, lors d’événements signalant les trahisons de leurs leaders, ils se placent sous la coupe des « gauchistes » dont la fonction est de rétablir, après des périodes de troubles, l’équilibre entre l’impulsion de cette jeunesse et leur cohabitation avec les traîtres au sein d’une même organisation. Cette fonction est d’autant plus facile à remplir que les P.C. et les J.C. ne représentent plus autre chose que des sous-sections du P.C.R., composées de commis-voyageurs ou d’apprentis commis-voyageurs chargés de vanter « l’édification du socialisme en URSS » sous la direction « du grand chef Staline » et sont absolument détachés de la lutte de classes de leur propre pays. Et même dans les pays où il existait de puissantes organisations de jeunesses communistes, en Allemagne par exemple, leur contenu politique était tellement avarié par le centrisme que la démagogie du fascisme a pu très facilement les métamorphoser en milices du nouveau régime. Quelques sots centristes peuvent aujourd’hui prétendre qu’ils n’ont fait que suivre le mot d’ordre des P.C. : ils ne font qu’aggraver leur cas. Au reste, les jeunes communistes adhérant d’enthousiasme au régime fasciste et applaudissant au massacre des révolutionnaires appliquent exactement le phénomène analogue qui se passe en URSS sous la direction des centristes.

Nous avons établi, dans de précédents articles, que le problème de la jeunesse se pose dans le mouvement révolutionnaire en fonction de la lutte prolétarienne. A cause de ses particularités, son goût du mouvement, son intérêt pour les organisations de masse, son manque d’expérience qui la fait agir souvent par irréflexion, tout cela crée, dans la généralité de la jeunesse, un état d’esprit d’une nature inconstante et, par là même, ne favorise pas son incorporation au sein des organes qui assurent la continuité de la pensée et de l’action révolutionnaires du prolétariat.

Aujourd’hui que l’I.C. n’existe plus pour la lutte prolétarienne et que le centrisme entraîne le prolétariat à la guerre, alors qu’il ne pourra pas prendre une attitude communiste étant donnée la participation de l’URSS à l’un ou l’autre des blocs impérialistes qui s’affronteront, la jeunesse ouvrière se détourne de plus en plus du communisme. C’est par cette constatation qu’il faut partir pour donner une solution réelle et historique au problème de la jeunesse. Au cours des études faites à ce sujet, deux positions se sont dégagées. Tout d’abord, celle qui relève de la tradition et qui voit dans la lutte pour l’autonomie un facteur de résistance à l’opportunisme ; ensuite, celle qui est la nôtre et qui, se plaçant sous l’angle des possibilités réelles de la jeunesse, la juge incapable d’intervenir d’une façon révolutionnaire, à défaut d’une maturité de la lutte prolétarienne elle-même. A grands traits, nous avons esquissé les aspects de la lutte menée par les jeunes socialistes pour leur autonomie. Nous avons vu qu’elle procédait d’une fausse interprétation du rôle de la jeunesse dans le mouvement révolutionnaire et, qu’en se groupant en organisation distincte au sein des partis, elle avait contribué à dénaturer les bases de celui-ci. Il n’était pas possible, en effet, de préciser le calibre parti aussi longtemps qu’on admettait, en son sein même, une organisation dont la viabilité dépend de son caractère de masse. Or, la lutte pour l’autonomie a contribué au maintien de ce principe organique au sein de la nouvelle Internationale et l’opportunisme a pu, favorisé cette fois par l’appui de l’État prolétarien dégénéré, utiliser et plier à ses desseins la jeunesse ouvrière organisée au sein des P.C. Au surplus, la lutte pour l’autonomie aurait encore pu se concevoir avant la mort de l’I.C., mais, depuis lors, il faut appeler tous ses membres jeunes et adultes à rejoindre les fractions de gauche. Par conséquent, cette position ne trouve même pas, dans ces conditions, un seul élément de justification. Dès lors, l’autre position apparaît comme devant correspondre à la nouvelle situation et, à notre avis, dans toutes les situations. Par sa composition sociale, la jeunesse ouvrière dont la sensibilité révèle avec excès les tendances du mouvement ouvrier représente le « baromètre politique » du prolétariat. Mais par son manque d’expérience de la lutte de classes, elle est sujette à réagir dans un sens opposé aux intérêts du prolétariat. Ses réactions dépendront exclusivement du sort de l’ensemble du mouvement ouvrier. Comme c’est par la pratique de la lutte qu’elle parvient surtout à s’assimiler la conscience prolétarienne, elle s’orientera de préférence vers les organismes de masse lesquels seront rattachés à la lutte de classes par leur action pratique. C’est là qu’elle trouvera le terrain le plus favorable à sa formation et à son besoin du nombre, sans devoir fausser les bases de l’organisation. Ainsi donc la majorité des jeunes se présente dans la lutte prolétarienne avec la même ignorance de l’action politique qu’un ouvrier inorganisé, mais avec plus d’impétuosité. Comme celui-ci, il lui faudra, pour atteindre le degré de conscience détenu par le parti, traverser, au sein des organisations de masse qui sont avant tout des organisations de combat, l’épreuve du feu, plusieurs fois répétée, de la lutte prolétarienne. Le parti n’embrigade pas, et ne pourrait le faire sous peine d’étouffer sa véritable fonction, la masse des soldats de la lutte ouvrière mais les meilleurs d’entre eux. De même qu’un état-major, il centralise, condense le pouvoir de la classe ouvrière, dirige, unifie ce pouvoir dans une action d’ensemble. Il est évident que le caractère des organismes de jeunesse est incompatible avec la nature d’un tel parti.

La renaissance des mouvements de jeunes, orientés alors vers les organisations de masse du prolétariat, dépend à l’heure actuelle du réveil du prolétariat lui-même et met les révolutionnaires devant la nécessité de reconstruire l’ossature de cette classe : son parti. Dès lors, la jeunesse qui se meut dans le camp révolutionnaire a une valeur historique, précisément dans la mesure où elle répond aux exigences de cette phase de la lutte révolutionnaire. Au sein des groupements de gauche, les jeunes doivent revendiquer le droit de lutter au même titre que quiconque à concrétiser le meilleur des enseignements de sa classe pour assurer la continuité de la lutte prolétarienne et de survivre aux événements actuels. La question des jeunes sera soulevée pour autant que cela concourt à renforcer le travail d’ensemble assumé par les groupes qui, au besoin, créeront des commissions spécialement destinées à propager les conceptions communistes parmi la jeunesse ouvrière.

La jeunesse, c’est l’avenir ! Il appartient aux révolutionnaires qui forgent les principes capables de guider le prolétariat dans de prochaines batailles de faire en sorte que cet avenir soit le résultat de la révolution mondiale.

HILDEN

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  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche