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« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
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Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
Mai - Juin 1935 / pp. 653 - 660
4 juin 2007 par albin

« LES FONDEMENTS DE LA PRODUCTION ET DE LA DISTRIBUTION COMMUNISTES » : Tel est le titre d’un petit volume dont le Groupe des Communistes Internationalistes hollandais vient d’assurer une deuxième édition revue et développée.

Les Groupes des Communistes Internationalistes descendent du courant du communisme « ouvrier » qui se développa au sein du Parti Communiste Allemand au cours des premières années d’existence de la Troisième Internationale et dont les hollandais H. Gorter (défunt) et A. Pannekoek furent les théoriciens les plus marquants. Les groupes représentant ce courant semblent avoir tiré les déductions les plus osées des critiques élevées jadis contre la théorie du parti révolutionnaire telle qu’elle fut défendue sous la prédominance de l’idéologie bolchévique, dans l’IC. Au parti révolutionnaire, forme d’organisation empruntée à la bourgeoisie, les communistes internationalistes hollandais opposent les conseils d’ouvriers. Le moins qu’on puisse dire de cette théorie, c’est qu’elle laisse subsister pas mal d’obscurité.

Mais le grand intérêt de l’ouvrage en question ne se rattache pas à cette théorie, elle n’intervient que subsidiairement en tout cas. Le but poursuivi est la recherche des principes fondamentaux sur lesquels doivent être assises la production et la consommation une fois que les travailleurs se seront emparés des moyens de production et lorsqu’ils s’efforceront de les mettre en action, non pour des exploiteurs, mais pour le compte de la communauté. Le problème est repris dès son origine, c’est-à-dire depuis que les socialistes, pour les besoins de la lutte pour le socialisme, se sont préoccupés d’y apporter une solution. Tout naturellement, l’analyse critique de l’expérience russe y occupe une place prépondérante.

Il est possible que pareil effort appelle sur les lèvres de certains un signe de commisération à l’adresse des auteurs de cette entreprise. Ne paraît-il pas vain, en effet, de se torturer les méninges à propos des règles sociales que les travailleurs auront à faire respecter, une fois la révolution accomplie, alors que les travailleurs ne marchent nullement à la lutte finale mais cèdent pas à pas le terrain conquis devant la réaction triomphante ? D’autre part, tout n’a-t-il pas été dit à ce sujet par les Congrès de l’I.C. ? Ne convient-il pas de préférer à de telles savantasseries la recherche de moyens susceptibles de pouvoir déterminer un arrêt dans le mouvement de retraite du prolétariat ? Bien sûr, à ceux pour qui toute la science de la révolution consiste à discerner toute la gamme des manœuvres à faire accomplir par les masses, l’entreprise doit apparaître particulièrement oiseuse. Mais à ceux qui considèrent que la précision des buts de la lutte est une des fonctions essentielles de tout mouvement d’émancipation et que les formes de cette lutte, son mécanisme et les lois qui la régissent, ne peuvent être mis complètement à jour que dans la mesure où se précisent les buts finaux à atteindre, en d’autres termes que les lois de la révolution se dégagent de plus en plus nettement selon que la conscience des travailleurs grandit - pour ceux-là l’effort théorique pour définir exactement ce que sera la dictature du prolétariat apparaît comme une tâche d’une primordiale nécessité.

Nous essayerons, dans un deuxième article, de formuler une appréciation sur la méthode d’exposition et les solutions apportées.

LE POINT DE DÉPART DES PRINCIPES DE LA PRODUCTION ET DE LA DISTRIBUTION COMMUNISTES

La cause de l’exploitation des travailleurs dans le régime capitaliste réside dans le fait que le travailleur se trouve séparé des moyens de production. D’une part, nous avons les moyens de production, propriété des capitalistes, d’autre part, le travailleur disposant de sa force de travail, mais qui ne peut affecter directement cette force de travail à des fins productives ; pour le faire il est forcé de vendre cette force de travail (pour un salaire) au détenteur des moyens de production, au capitaliste. Disposant des moyens de production, le capitaliste disposera aussi du résultat de l’effort productif du travailleur à qui il ne retournera comme prix de son travail qu’une partie seulement du résultat de son effort, gardant pour lui le reste. C’est donc parce que les moyens de production (outils, machines, usines, etc.) se trouvent en d’autres mains que celles qui sont appelées à les mettre en œuvre, c’est donc là la cause déterminante de l’assujettissement économique de la classe ouvrière et qui fait que, en dépit de l’égalité politique si souvent proclamée, elle reste une classe sans droits, exploitée, dominée.

Pour émanciper la classe ouvrière, il faut donc lever cette séparation entre le travail et les moyens de production entre les mains de ceux qui les actionnent, les travailleurs. Les moyens de production doivent donc devenir la propriété collective des travailleurs. Cependant il convient de remarquer immédiatement que « le régime de propriété collective des moyens de production qui ne garantirait pas aux masses le droit de disposer de ces moyens manquerait complètement son but ».

Ce n’est que le moyen pour permettre aux travailleurs de disposer des moyens de production et par là du produit du travail collectif. Il est nécessaire d’appuyer sur ce fait. Une erreur assez répandue consiste à croire que l’abolition de la propriété privée des moyens de production doit automatiquement amener la disparition de toute exploitation pour le prolétariat. Il n’en est pas ainsi. Pour que l’exploitation soit abolie, il faut que la mise en communauté des moyens de production accorde aux travailleurs le droit de disposer de ces moyens et par-là de disposer des résultats du travail. C’est alors seulement qu’il est possible de parler de la disparition du salariat. La condition essentielle pour disposer en commun de l’appareil de production, c’est de faire se dérouler la production sous le régime de la propriété collective, selon des normes générales applicables à toute forme d’activité sociale. C’est alors seulement qu’il est possible d’agir et de décider en commun. C’est seulement de cette façon qu’il est possible de jeter les bases de l’ « Association des producteurs libres et égaux ». Une telle révolution ne peut être accomplie que par la classe ouvrière organisée sur la base des organisations d’entreprises et des conseils d’ouvriers.

COMMENT LA SOCIAL-DÉMOCRATIE « RÉVISE » LE MARXISME

Le marxisme voit la socialisation du travail dans le fait que la « production de marchandises » est devenue la forme de production la plus répandue. Le nombre de producteurs (aussi dans l’agriculture) travaillant pour le marché s’accroît toujours davantage. Chacun produit des marchandises qu’il ne consomme pas lui-même. On travaille donc non pour soi, mais pour autrui, ou, pour mieux dire, on travaille pour la société. C’est dans ce sens que le capitalisme rend la société « mûre » pour le socialisme.

La social-démocratie (et les Communistes Internationalistes hollandais considèrent les bolcheviques comme un tronçon radical de la social-démocratie) a vu dans le développement des trusts, des cartels et des syndicats de production capitaliste, le fait essentiel de la socialisation de la production. En réalité, ce ne sont là que les formes qu’a prise l’organisation de la production capitaliste. La social-démocratie confondait deux choses essentiellement différentes : le développement de la production qui transformait le travail des différents producteurs, jadis indépendants, en du travail social et, deuxièmement, les formes d’organisation capitaliste de cette production. Toujours est-il que cette confusion devait se refléter dans la façon dont la social-démocratie concevait la production communiste. Le trust vertical devenait la forme idéale de cette production. Lénine s’exprimait ainsi : « L’économie entière organisée sur le modèle de la poste... telle est notre première tâche » (L’État et la Révolution). Il se rencontrait en ce point avec Parvus, Hilferding et d’autres qui concevaient la production socialiste comme le résultat final du mouvement poussant à la trustification générale à laquelle il aurait suffit d’arracher la direction capitaliste et d’y substituer une direction socialiste - ce qu’on considérait qui devait s’accomplir en plaçant la production trustifiée sous le contrôle de l’État démocratique socialiste - pour la transformer en un organisme travaillant pour le compte de la collectivité.

Quoique Marx ne se soit pas attardé à dépeindre l’organisation de la production communiste, on sait qu’il concevait la réglementation de la production « non comme une fonction de l’État, mais comme devant se réaliser par la liaison entre les associations libres de la société socialiste ». Le réformiste Cunow pensait que c’était là un emprunt fait par Marx aux courants anarcho-libéraux de son temps. Selon Marx, la gestion de la production et de la réglementation étaient dévolue aux producteurs et consommateurs eux-mêmes (sans passer par l’intermédiaire de l’État). C’était d’ailleurs à ce point de vue que se plaça la social-démocratie allemande vers 1880-90. Ce n’est que plus tard, vers 1900, sous l’impulsion de la lutte pour les réformes, que ce point de vue fut modifié et que la « nationalisation » des moyens de production figura au programme socialiste.

La révolution russe se déroula aussi selon le schéma de la « nationalisation » par l’État. Les entreprises furent classées en entreprises « mûres » pour la nationalisation et « non mûres ». En 1917, les travailleurs, sans se soucier le moins du monde de cette classification, commencèrent à exproprier les capitalistes, au grand dam du Parti Communiste qui ne voulait nationaliser que les entreprises susceptibles de pouvoir être dirigées par un organisme central de direction créé à cet effet. Le Parti Communiste édicta des mesures auxquelles les travailleurs eurent à se tenir. Toutes les entreprises qui ne pouvaient être dirigées par le Conseil Supérieur Économique devaient être remises entre les mains de leurs propriétaires. Quant aux entreprises nationalisées, la direction en fut confiée au Conseil Supérieur Économique. Le Parti Communiste s’imaginait donc qu’il suffisait de chasser les anciens capitaines d’industrie et d’en confier la direction aux « hommes de science », « intellectuels », « statisticiens » pour réaliser le communisme.

Mais une telle « nationalisation » ne peut aboutir à autre chose qu’à créer un nouvel appareil de domination du travail salarié. L’analyse marxiste du capitalisme ne laisse place au moindre doute à ce sujet. Pour Marx, la place sociale que le capitaliste occupe par rapport au salarié résulte du fait que le premier dispose du travail du second et par là dispose aussi du travailleur. Dans le socialisme ou le communisme d’État, le rôle du capitalisme échoit à l’organisation centrale chargée de la direction de la production. Cette direction est poussée au plus haut point de la centralisation, soi-disant dans le but de lutter plus efficacement contre la contre-révolution, mais en réalité pour se garantir contre toute immixtion insolite de la part des travailleurs qualifiés de contre-révolutionnaires.

Le but que se tracèrent les bolcheviques était de supprimer le salariat et, avec lui, toute exploitation de l’homme par l’homme. A cette fin, on s’appliqua à faire disparaître l’argent en procédant, de propos délibéré, à une inflation formidable. La valeur pratique de la monnaie tomba à zéro. Les conditions pour l’organisation de la production et de la distribution par le Conseil Supérieur Économique furent ainsi créées. Cet organisme tout-puissant centralisa toute la production et en même temps il fixa les normes de la consommation. L’argent devenait complètement superflu. Mais... en 1921, les bolcheviques créèrent un nouveau rouble pour remplacer l’ancien et s’efforcèrent à lui conserver un pouvoir libératoire stable. Le « communisme de guerre » avait fait faillite. Ce qui avait fait faillite en réalité c’était la tentative des communistes d’organiser une production « sociale » sans aucune unité de mesure fixant la consommation. Les premiers efforts de réorganisation de la vie économique se firent, comme de juste, en s’attachant à l’élaboration d’un plan de production. Grâce aux plans de production des divers trusts, le Conseil Supérieur Économique avait une vue d’ensemble sur la production totale. Cependant tous ses plans étaient calculés en roubles, mais comme la valeur du rouble s’effondrait de jour en jour, ces calculs perdirent toute valeur. Déjà en 1919, la nécessité de calculer les plans selon la valeur de la production fut reconnue. Et la stabilisation du rouble ne signifiait en réalité rien d’autre que le gouvernement des soviets avait appris à connaître les lois qui régissaient son économie : le capitalisme d’État consacre, tout comme le capitalisme, la séparation du travailleur des produits du travail ; le Conseil Supérieur règle la vie économique en se basant sur la valeur des produits. La valeur du travail doit aussi être calculée. Le travailleur doit être payé d’après la valeur de sa force de travail qui est représentée par le coût de sa production. Or, il y a précisément un antagonisme profond entre la valeur de la force de travail (le salaire) et ce travail même (le produit du travail). Alors que le travailleur pour toute une semaine de travail ne reçoit comme salaire que l’équivalent de, par exemple, 24 heures de travail social, il a fourni pendant cette semaine 40, 50 ou 60 heures. Pour s’émanciper, le travailleur doit faire en sorte que ce ne soit plus la valeur de sa force de travail qui détermine la paie qui lui revient de la production sociale, mais que cette part soit fixée par son travail même. Le travail : mesure de la consommation, tel est le principe qu’il doit s’efforcer de faire triompher. En rétablissant la production sur la base de la valeur du travail, les communistes russes exproprièrent les travailleurs, car ils proclamèrent que dorénavant il n’y aurait plus de rapport direct entre les biens produits et la part prise par les travailleurs à la production de ces biens. Les conséquences ne tardèrent pas à se faire sentir, ce qui amena Lénine à proférer cette amère réflexion :

« La machine nous glisse des mains ; c’est comme si quelqu’un se trouve au volant, mais la machine ne va pas dans la direction où il la dirige, elle va là où l’un ou l’autre la dirige, quelque chose d’illégal dont dieu sait d’où cela sort, l’un ou l’autre spéculateur, capitaliste privé ou on ne sait qui. La machine ne roule pas dans la direction que ceux qui se trouvent au volant désirent. Qui conduit qui ? Je doute qu’on puisse dire que les communistes mènent cette machine. Si on veut la vérité, il faut dire : ce n’est pas nous qui la menons, c’est elle qui nous mène... ».

L’UNITÉ DE CALCUL DANS LE COMMUNISME

Le réel problème du communisme est donc de faire disparaître la séparation existant entre le travailleur et la production sociale. Ce n’est pas l’un ou l’autre Conseil Supérieur de l’Économie, mais ce sont les travailleurs eux-mêmes, à l’aide de leurs organisations d’entreprises, qui doivent pouvoir disposer du produit de leur travail. Comme la technique moderne rend les diverses entreprises dépendantes les unes des autres, la révolution doit avoir pour résultat de les souder les unes aux autres, mais elle ne peut le faire qu’au moyen d’une loi économique générale s’appliquant à l’ensemble de la production. Cette loi ne fixe pas encore les formes organiques que prendra cette association générale des entreprises. Elle ne fait que déterminer les conditions, égales pour tous, sous lesquelles les producteurs réunis dans leurs organisations d’entreprises participent au grand travail productif de la société.

Tous les biens produits par le travail de l’homme se valent qualitativement, car ils représentent tous un même travail humain. Seule la quantité de travail différente qu’ils représentent les rend dissemblables. La mesure du temps que chaque travailleur individuellement consacre au travail est l’heure de travail. De même, la mesure destinée à mesurer la quantité de travail que représente tel ou tel objet doit être l’heure de travail social moyen. C’est cette mesure qui servira à établir l’ensemble des richesses dont dispose la société, de même les rapports des diverses entreprises entre elles et enfin la part de ces richesses qui revient à chaque producteur. C’est d’ailleurs ainsi que Marx et Engels l’envisageaient. Et, contrairement à ce que certains imaginent, cette comptabilité s’applique non seulement à la société communiste qui a atteint un niveau de développement très élevé, mais il s’applique à toute société communiste - donc dès le moment où les travailleurs ont exproprié les capitalistes - quel que soit le niveau qu’elle a atteint. Cette version s’appuie sur la remarque suivante tirée des « Critiques du Programme de Gotha », de Marx :

« Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est une société communiste non pas telle qu’elle s’est développée sur les bases qui lui sont propres, mais telle qu’elle vient, au contraire, de sortir de la société capitaliste ; par conséquent, une société qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l’ancienne société des flancs de laquelle elle sort. Le producteur reçoit donc individuellement... l’équivalent exact de ce qu’il a donné à la société. Ce qu’il lui a donné, c’est son quantum individuel de travail. Par exemple, la journée sociale de travail représente la somme des heures de travail individuel ; le temps de travail individuel de chaque producteur est la portion qu’il a fournie de la journée sociale du travail, la part qu’il y a prise. Il reçoit de la société un bon constatant qu’il a fourni tant de travail (défalcation faite du travail effectué pour le fonds collectif) et, avec ce bon, il retire des stocks sociaux une quantité d’objets de consommation correspondant à la valeur de son travail. Le même quantum de travail qu’il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d’elle sous une autre forme... »

« ...Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’antagonisme entre le travail intellectuel et le travail manuel, quand le travail sera devenu, non seulement le moyen de vivre, mais même le premier besoin de l’existence ; quand, avec le développement en tout sens des individus, les forces productives iront s’accroissant, et que toutes les sources de richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l’étroit horizon du droit bourgeois pourra être complètement dépassé et la société pourra inscrire sur ses drapeaux : de chacun selon ses capacités, de chacun selon ses besoins ! ».

LES PROGRÈS DANS LA MANIÈRE DE POSER LE PROBLÈME

Aussi paradoxale que la chose puisse paraître, il est un fait : les théoriciens socialistes apportèrent une extrême négligence dans la manière de poser le problème de savoir comment régler la production dans le communisme. La solution apportée par les bolcheviques dans les premières années de la révolution et qui consistait à produire sans unité de calcul apparaît comme un résultat tout naturel de cette désinvolture. L’idée qu’il suffirait de faire passer les moyens de production des mains des capitalistes privés entre celles de la collectivité pour créer du même coup une production et une consommation reposant sur des bases communistes égalitaires, cette idée était universellement répandue. La socialisation devait tout résoudre. Kautsky écrivait sentencieusement : « La valeur est une catégorie historique qui ne vaut que pour la production de marchandises ». Aussi quand on lui demandait comment la production communiste serait organisée se contentait-il de dire comment elle ne serait pas organisée : ni argent, ni valeur, ni marché, ni prix, rien de cela n’existerait. Mais on ne savait toujours pas quelles étaient les normes qui remplaceraient tout ce fourbi.

Rudolf Hilferding éleva ce négativisme à la hauteur d’une théorie. Comme toute l’activité de la société devait se résorber dans son fameux « cartel général », les entreprises cessent de s’échanger leurs produits sur la base du « prix ». Les échanges se font « en nature ». Les prix deviennent purement nominaux. L’argent cesse de jouer un rôle. « Il peut disparaître car il s’agit maintenant de faire circuler et répartir non plus des valeurs, mais des choses. Le cartel répartit le produit. Les éléments substantiels de la production se trouvent reproduits et employés pour une nouvelle production. Du nouveau produit une partie est répartie entre la classe ouvrière et les intellectuels, le reste revient au cartel qui l’utilise comme bon lui semble » (Hilferding, « Finanzkapital »). Selon Hilferding, ce sont les fonctionnaires de l’État qui, armés des données statistiques nécessaires, déterminent la production et les conditions dans lesquelles elle doit s’accomplir.

Les économistes bourgeois ne manquèrent évidemment pas de soumettre cette théorie saugrenue à une critique sévère. Et ils avaient beau jeu. Sous l’influence de ces critiques, de nombreux social-démocrates abandonnèrent leurs théories d’une économie sans mesure générale de la valeur. Kautsky dans « La Révolution prolétarienne et son programme » en revient à la nécessité de réintroduire l’argent comme « mesure pour la comptabilité et le calcul des conditions d’échange dans une société socialiste ». Ce n’est plus que dans la « deuxième phase » du communisme que l’argent pourra être supprimé.

LA PRODUCTION COMMUNISTE

Avant tout il est nécessaire d’expliquer pourquoi dans l’économie communiste il ne peut être question ni de valeur, ni d’échange. L’échange a à sa base la propriété privée des moyens de production et des valeurs. On ne peut échanger que des choses qu’on possède. Dans le communisme, toutes les entreprises sont parties intégrantes et égales d’un seul et même procès de production et de distribution. Chaque entreprise n’exécute qu’une fraction du travail nécessaire à la fabrication d’un produit et le passe ensuite à une autre entreprise et cette opération se répète jusqu’à ce que le produit achevé soit livré à la consommation. Ce transfert n’équivaut nullement à un échange parce que nous n’avons pas affaire ici à des propriétaires de marchandises. Les producteurs ne possèdent pas les produits qu’ils travaillent, ceux-ci appartiennent à la communauté. Il ne pourra donc être question d’échanger tel produit contre tel autre produit. Les diverses entreprises se passent les produits les unes aux autres. Il est possible qu’on continue à désigner cette opération du mot d’échange. L’essentiel est de comprendre que le contenu social des opérations désignées sous ce vocable a changé complètement.

En ce qui concerne la valeur, une même transformation s’opère. Les marchandises ne s’échangent entre elles que selon des proportions bien déterminées. Seules des marchandises qui se valent peuvent s’échanger entre elles. Nous savons que la valeur des marchandises est déterminée par le temps moyen de travail social dépensé à leur production. On n’échange donc que des marchandises représentant une même quantité de travail social. Dans le communisme il faudra aussi connaître exactement la quantité de travail que réclame la fabrication de divers produits. Il pourrait donc sembler ici aussi que dans la société communiste, tout comme dans le capitalisme, le mouvement des marchandises s’effectue sur la base de leur valeur. Il n’en est rien. La valeur d’un objet n’exprime pas seulement la quantité de travail social nécessaire à sa fabrication, mais elle exprime encore le fait que quoique représentant du travail social, elle est la propriété privée de quelqu’un. L’antagonisme travail social / propriété privée disparaît en régime communiste comme le fait remarquer Marx dans sa « Critique du Programme de Gotha » :

« Au sein d’un ordre social communiste, fondé sur la propriété des moyens de production, les producteurs n’échangent pas leurs produits, de même le travail incorporé dans les produits n’apparaît pas davantage ici comme la valeur de ces produits, comme une qualité réelle possédée par eux, puisque désormais, au rebours de ce qui se passe dans la société capitaliste, ce n’est plus par la voie d’un détour, mais directement, que les travaux de l’individu deviennent partie intégrante du travail de la communauté... »

« ...C’est évidemment ici le même principe que celui qui règle l’échange des marchandises pour autant qu’il est un échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d’autre que son travail et que, par ailleurs, rien d’autre que des objets de consommation individuelle ne peut entrer dans la propriété de l’individu. »

Le communisme ne connaît donc ni l’échange, ni la valeur, la circulation des marchandises ne donnant pas lieu à des transferts de propriété. Ce qui sert à exprimer la quantité de travail incorporée dans les objets, ce n’est pas à proprement parler la valeur, mais c’est le temps de travail. Il est désormais possible, à l’aide de ces données, de se représenter sur quelle base se déroule, en société communiste, la production. Chaque entreprise calcule le nombre d’heures de travail que représentent les moyens de production fixes qu’elle utilise dans la production (les bâtiments et les machines) et aussi leur coefficient d’usure. Elle calcule également la quantité d’heures de travail que représentent les moyens de production circulant (matières premières). Enfin, elle enregistre le travail vivant qu’elle y ajoute. Pour chaque entreprise, la production évaluée en heures de travail équivaut donc toujours à la somme des trois facteurs suivants calculés aussi en heures de travail : la partie des moyens de production qui peut être considérée comme consommée (et donc incorporée au produit) à la fin du cycle de production envisagé et que nous désignerons par les lettres MO, les matières premières que nous désignerons par les lettres MA et, troisièmement, le nouveau travail vivant ajouté que nous désignerons par la lettre T.

Le bordereau de production d’une fabrique de chaussures pourrait donc être libellé de cette manière par exemple :
MO (machines, bâtiment) + MA (matières premières) + T (travail) = Production P.

Si nous remplaçons ces lettres par des chiffres, nous obtenons :
MO (1.250 heures) + MA (61.250 heures) + T (62.500 heures) = P (125.000 heures)

Si la production de l’usine a été, pendant le cycle envisagé, de 40.000 paires de souliers, chaque paire coûte donc 3.125 heures de travail. Toutes les entreprises, même les entreprises de transport ou les entreprises de service publics qui ne « livrent pas de produits » mais effectuent des services, peuvent calculer de la sorte le résultat de leur activité. La communauté ne calcule pas autrement le bilan de son activité. En calculant l’ensemble de ce qui a été dépensé en moyens de production, matières premières et de travail vivant, on obtient le total de la production. Ainsi, par exemple, le bilan pourrait être le suivant :
Total MO (108 millions d’heures de travail) + Total MA (650 millions d’heures de travail) + Total P (650 millions d’heures de travail) = Total P (1.408 millions d’heures de travail).

La société a donc a sa disposition le produit de 1.408 millions d’heures de travail. Pour entamer un nouveau cycle de production, elle doit mettre de côté les 108 millions d’heures de travail qui représentent la partie des moyens de production consommée au cours du cycle qui vient de s’achever et qui doit être reconstituée si on veut que la production continue sur la même échelle, et aussi les 650 millions d’heures de travail de matières premières. Il reste donc de la production totale 650 millions d’heures qui peuvent être consommées. De cette façon, l’ensemble des entreprises a reconstitué son fonds social et est prêt pour commencer un nouveau cycle productif.

Il s’agit maintenant de savoir comment ces 650 millions d’heures de travail qui constituent le fonds de consommation vont être répartis. La répartition ne doit pas nécessairement être égale pour tous. On pourrait par exemple imaginer que l’ouvrier non qualifié reçoive pour chaque heure de travail fourni une quantité de produit équivalent à ¾ d’heures de travail social, que l’ouvrier qualifié en reçoive juste 1 heure, que l’employé en reçoive 1 heure ½ et le directeur d’entreprise, par exemple, 3 heures. Dans la comptabilité de l’entreprise, on inscrirait comme travail vivant dépensé pour une semaine de 40 heures : 30 heures pour le manœuvre, 40 pour le qualifié, 60 pour l’employé et 120 pour le directeur.

Effectivement, certains économistes ont cru qu’il convenait de faire une distinction, dans la société communiste, entre les différentes sortes de travail. Otto Neurath pensait qu’il convenait d’établir un « salaire minimum » qui équivaudrait au minimum physiologique nécessaire à l’entretien de l’homme. Ce minimum serait le salaire qu’on attribuerait au manœuvre. Les autres catégories d’ouvriers recevraient un salaire en rapport avec leur application, leur capacité et l’importance des travaux qu’ils effectuent. Kautsky estime qu’une différenciation dans les salaires doit être introduite parce qu’on « ne peut pas payer pour un travail léger et agréable le même salaire que l’on paye pour les travaux difficiles et malsains ». Il estime même devoir introduire une différenciation au sein des diverses catégories de salaires et croit que, par exemple, le système de travail aux pièces devrait être introduit.

Il faut remarquer de suite que la société qui introduirait cette différenciation dans les salaires ne mettrait nullement fin à la lutte pour l’amélioration des conditions de travail. Avec la répartition des produits sur une base antagonique, la lutte reprendrait de plus belle entre les diverses catégories pour une répartition plus favorable des produits.

L’appréciation de ces « économes » est fondée sur le fait que dans le régime capitaliste le salaire ne doit pas seulement permettre à l’ouvrier de se maintenir en vie, il doit encore lui permettre de se reproduire en élevant une famille. Or, les frais de reproduction de la main-d’œuvre non qualifiée étant inférieurs à ceux que nécessite la reproduction de la main-d’œuvre qualifiée ou de celle des membres des professions libérales, il n’est que juste que cette différence s’exprime aussi dans le salaire. Ces gens oublient que dans le communisme la reproduction de la main-d’œuvre n’incombe pas à l’individu, mais à la société. Cependant leur erreur ne trouve pas une explication suffisante dans cet oubli.

Ces « hommes de science » ont du communisme une autre conception que les prolétaires. La répartition du produit social dans le communisme n’est pas une simple reproduction de la force de travail, c’est la distribution de toutes les richesses matérielles et spirituelles que l’humanité crée grâce à sa technique. Elle doit donc dépasser la simple reproduction de la force de travail.

(A suivre)

A. HENNAUT

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  3. BILAN 01b : Introduction
  4. BILAN 01c : Seizième anniversaire de la révolution russe
  5. BILAN 01d : Vers l’Internationale deux et trois quarts... ?
  6. BILAN 01e : Projet de constitution d’un bureau international d’information
  7. BILAN 02a : Massacre des travailleurs en Espagne
  8. BILAN 02b : Six communistes décapités dans les prisons de Cologne
  9. BILAN 02c : Une victoire de la contre-révolution mondiale - Les États-Unis reconnaissent l’Union Soviétique
  10. BILAN 02d : Désertions, trahisons et difficultés réelles de la doctrine marxiste
  11. BILAN 02e : Le principe démocratique - première partie
  12. BILAN 02f : Vers la construction d’une véritable fraction de gauche en France
  13. BILAN 02g : Pas de « Bordiguisme »
  14. BILAN 03a : A propos de la commémoration de Lénine - Liebknecht - Luxemburg
  15. BILAN 03b : Van der Lubbe - Les fascistes exécutent - Socialistes et centristes applaudissent
  16. BILAN 03c : Pour les funérailles des victimes du « Diana »
  17. BILAN 03d : Résolution de Ligue des Comunistes Internationalistes sur la IVe Internationale
  18. BILAN 03e : Le principe démocratique - suite et fin
  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
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  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
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  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
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  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
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  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche