AccueilPublicationsInternationalisme (1945-1952)
Dernière mise à jour :
mardi 19 août 2014
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
INTER 00 : Présentation de la revue "Internationalisme"
Organe théorique de la Gauche communiste de France (1945-1952)
24 juin 2007 par olivier

Internationalisme est l’organe théorique de la Fraction française de la Gauche communiste puis de la Gauche communiste de France (à la fin de l’année 1945). La gauche communiste de France (GCF) provient politiquement et organiquement de la Fraction de la gauche communiste italienne reconstituée à Marseille en 1941-44, avec par exemple Marc Chirik. Cette publication parait de 1945 à l’été 1952 avec régularité jusqu’en 1950 et la guerre de Corée. Les deux derniers numéros, le 45 et 46, sont publiés durant les 2 années suivantes. Parallèlement, au cours de l’année 1945, la GCF avait publié un journal L’Etincelle dont parurent 15 numéros.

Internationalisme revêt une très grande importance politique et théorique. Il est par exemple l’ancêtre du Courant Communiste International (CCI) et les camarades fondateurs ont maintenu pendant la guerre l’internationalisme prolétarien contre les deux camps impérialistes (le démocratique et le fasciste) et contre les fronts de résistance. Son bilan politique et théorique est impressionnant :

Politiquement :

1 - Au niveau international la GCF pousse à des discussions entre le courant de la Gauche italienne et le courant conseilliste. Elle participe à une conférence internationale de contact les 25 et 26 mai 1947, conférence qui a été convoquée par le Kommunistenbund "Spartacus" et regroupa pour la Belgique des groupes apparentés au "Spartacus" de Bruxelles et de Gand ainsi que la Fraction belge de la GCI ; pour la France, outre la GCF, le Prolétaire des CR (Communistes révolutionnaires) et les RKD (Communistes révolutionnaires d’Allemagne qui étaient clandestins en France) ; pour la Suisse le groupe "Lutte de classe" ; pour l’Italie la "Fraction autonome de Turin" du PCInt (Parti Communiste Internationaliste).

2 - La GCF est un point de référence dans le milieu révolutionnaire de l’après guerre. Elle va jouer un rôle important au sein des groupes trotskistes qui vont former Socialisme ou Barbarie. Le numéro 43 d’Internationalisme rend compte de cela : une discussion est organisée entre les 2 groupes. La GCF choisit de faire un exposé sur les caractéristiques de la période : « la décadence du capitalisme et ses conséquences ». Socialisme ou Barbarie sur « la perspective révolutionnaire et les tâches actuelles de l’avant garde » (Cf. Internationalisme n° 45 - 1950 et la revue Socialisme ou Barbarie). D’autres contacts sont pris avec le groupe de Munis qui venait de rompre avec le trotskisme. Plusieurs réunions de discussions communes sont également organisées.

3- La GCF est présente au sein de la lutte des ouvriers. Elle est très active dans les luttes lors de la grande grève à Renault en avril-mai 1947 qui va entraîner le départ du Gouvernement des ministres du PCF. Un membre du groupe "Goupil" ou "Renard" participe au comité de grève. Son intervention est très concrète, elle porte sur la nécessité de s’organiser soi même dans la lutte et sur la nécessité de la généralisation des luttes. Le groupe publie trois tracts pour l’occasion, les 1, 2 et 5 mai. (cf. Internationalisme n°22 du 15 mai 1947). Après la grève la GCF s’oppose à la constitution d’un nouveau syndicat Renault dont les initiateurs sont les ancêtres du groupe trotskiste actuel Lutte ouvrière.

Théoriquement :

La revue a développé de façon plus systématique la thèse de la décadence du système capitaliste déjà présente dans Bilan à la suite de la III° Internationale. Des textes d’approfondissement importants ont été publiés comme sur le capitalisme d’Etat par exemple. Sur la question de l’Etat dans la période de transition, il est défendu l’idée que la dictature du prolétariat doit s’exercer à travers des organes spécifiques et séparés de ceux de l’Etat : les Conseils ouvriers (Cf. « Thèses sur la nature de l’Etat et la révolution prolétarienne Internationalisme » - numéro 9 avril 1946). C’est une position capitale qui influencera fortement le futur CCI (qui republiera ce texte dans sa brochure « la période de transition »). Sur la question du Parti, Internationalisme est aussi à l’avant garde de la réflexion. La GCF fait une critique des positions erronées du léninisme sur le parti dirigeant, mais également elle rejette catégorique les positions conseillistes qui aboutissent à nier le rôle fondamental du parti. Elle combat la constitution immédiate d’un nouveau parti si les conditions politiques ne sont pas réunies ce qui pourrait être de l’aventurisme dans une période contre-révolutionnaire.

Indépendamment de ces textes Internationalisme publie des études très importantes notamment le texte de "Mousso" (Robert Salama) de critique au texte de Pannekoek « Lénine philosophe ».

La fin de la GCF et d’Internationalisme :

En 1950-52 la période n’est plus aux illusions qui ont prévalu au sortir de la guerre. La période contre-révolutionnaire se perpétue. Cette situation impacte fortement les organisations révolutionnaires. Que constations nous durant ces années ? La période de scission en 1952 au sein du PCInt entre le courant de Bordiga et celui de Damen, la disparition des RKD, des CR et de l’UCI (Union des communistes internationalistes dans lequel se trouvait Maximilien Rubel) en France, la dispersion de la Fraction Française de la Gauche Communiste - FFGC (le groupe reconnu par le PCInt) avec le départ de Chazé, Lastérade, Véga et de la majorité du groupe vers Socialisme ou Barbarie. Dans les années 60, ces derniers, dont Chazé, se dirigeront vers le conseillisme et ICO (Information et Correspondance Ouvrière).

La GCF n’est pas épargné par la dure période de la "guerre froide", en particulier depuis le déclenchement de la guerre de Corée. Elle n’a publié que 4 numéros d’Internationalisme en 1950 un seul numéro en 1951 et en 1952 c’est la dispersion. La « guerre froide » allait-elle devenir une véritable guerre ? « Pour certains de nos camarades, nous vivons dans un état de guerre imminente et la question qui se pose à l’analyse n’est pas d’étudier les facteurs donnés et agissant déjà - mais, bien au contraire, d’examiner pourquoi la troisième guerre mondiale n’a pas encore éclaté à l’échelle mondiale. [...] Dans cette situation de guerre imminente, la tâche la plus impérieuse est celle de la sauvegarde physique des militants que leur présence en Europe exposerait, dans ces conditions, à l’extermination. Ce qui signifie une certaine dislocation de notre groupe, ses militants se dispersant là où ils peuvent, mais avec l’objectif d’un regroupement ultérieur appuyé, dans l’immédiat, sur d’étroits contacts. » Voilà comment se termine l’éditorial du dernier numéro d’Internationalisme (n°46).

M.O.

Consulter les sommaires des numéros 1 à 46.