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« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
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Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
Février 1934 / pp. 113 - 121
8 septembre 2007 par flo

L’INSURRECTION « SOCIALISTE » D’AUTRICHE

LES SOCIALISTES FONT ACCLAMER PAR LE PROLÉTARIAT LA DÉFENSE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Les évènements d’Autriche et de France ne coïncident pas seulement au point de vue chronologique mais s’entrelacent mutuellement pour ce qui est de leur signification et de la place qu’ils occupent dans l’évolution de la situation du prolétariat de ces deux pays, du prolétariat mondial, du capitalisme de tous les pays. Avant de procéder à une analyse de ces deux derniers évènements, nous croyons devoir confronter les positions centrales défendues par les différentes organisations agissant au sein du prolétariat, afin de pouvoir déterminer celle d’entre elles qui se trouve confirmée par le déroulement des expériences en Autriche et en France.

A toute première vue, les positions centrales qui semblent être confirmées, sont celles de la social-démocratie et de l’Opposition Internationale de Gauche. En France, ce sont les social-démocrates qui réalisent autour d’eux la concentration des ouvriers pour la grève générale du 12 février ; en Autriche, c’est le Schutzbund socialiste qui « répond, par l’insurrection, aux attaques liberticides du chancelier Dolfuss » (« Peuple » belge du 14-2-1934). En France et en Autriche, l’opposition démocratie-fascisme s’exprime par le déclenchement d’une grève générale « pacifique » (pour la France), d’une grève générale « armée » (pour l’Autriche) : la thèse centrale de l’Opposition de Gauche, du conflit entre la démocratie et le fascisme se trouverait donc être pleinement confirmée par ces évènements, et le prolétariat aurait tout avantage à bloquer, à se laisser même diriger par les forces de direction de la social-démocratie, car c’est ainsi qu’il pourrait réaliser le front de défense et de combat contre le déclenchement de l’assaut fasciste. Cependant, ainsi que nous l’expliquerons dans la suite, la grève pacifique et la grève armée de ces derniers jours, ne font que confirmer la position fondamentale du communisme, qui affirme que démocratie et fascisme sont deux formes de gouvernement de la même classe capitaliste, que leur opposition ne contient pas la possibilité, pour le prolétariat, de se concentrer autour de la démocratie, dans la perspective de pouvoir passer par après à sa lutte révolutionnaire pour le renversement du capitalisme. A notre avis, le seul fait que les socialistes aient pu prendre une position de direction dans les mouvements autrichien et français, prouve que la classe ouvrière n’a nullement affirmé une position de réelle défense, n’a point gravi une marche dans son chemin révolutionnaire, et, qu’en fin de compte, c’est le capitalisme qui peut célébrer la bacchanale sur les cadavres accumulés en Autriche et en France, et sur la grève du 12 février, où les socialistes ont pu jeter, sur la lutte des masses, le drapeau de la défense de la République, fécondée dans le sang des trente mille communards massacrés au Père-Lachaise et qui, tout récemment encore, au Maroc et en Indochine, réalisa sa puissance sur les corps des révoltés, mitraillés au nom de la civilisation et de la démocratie.

* * *

Les social-démocrates auraient tenu parole. N’avaient-ils pas dit que leurs efforts de composition avec Dolfuss avaient pour contre-partie la défense du régime démocratique en Autriche et que si l’heure venait où Dolfuss passerait à l’attaque contre les libertés et le régime parlementaire, ils auraient résisté par les armes ? N’avaient-ils pas dit, en France, que « la réaction fasciste ne passera pas », et qu’ils auraient appelé le prolétariat à la lutte pour s’opposer à la menace fasciste ? Si l’on analyse superficiellement les derniers évènements, on ne pourrait répondre que par l’affirmation suivante : les évènements d’Allemagne ont donné leur fruit, la social-démocratie ne se laisse pas écraser, Noske est enterré pour toujours ; Blum et Deutsch sont les dirigeants de la nouvelle social-démocratie pouvant représenter un point d’appui pour la lutte révolutionnaire du prolétariat. Mieux encore, la social-démocratie, après les évènements d’Allemagne, reconnaît son ennemi principal « à droite », et puisque la force fondamentale du capitalisme se trouve bien à droite, les communistes auront pour devoir d’appuyer la résistance pacifique ou armée des socialistes, lesquels, à leur tour - pour ne pas être écrasés par le fascisme - n’ont d’autre appui que le prolétariat révolutionnaire. L’évolution des luttes révolutionnaires aurait donc changé de fond en comble ; ce qui l’aurait fait changer, c’est la victoire fasciste en Allemagne, et, sans hésitation, il deviendrait possible de fixer ainsi la perspective du développement de la révolution mondiale ; ce n’est plus la lutte sur deux fronts, contre la démocratie et contre le fascisme, c’est le bloc du prolétariat autour de la démocratie qui entraînera la victoire révolutionnaire du monde entier.

Cependant, où trouvons-nous le moteur véritable de l’évolution historique ? Est-ce dans la composition sociale des forces qui passent à la lutte, ou est-ce dans la direction que prennent ces différentes forces sociales ? Si l’on pose ainsi le problème, les derniers évènements, au lieu de déterminer une modification substantielle dans l’analyse que les communistes ont donnée, après 1917, du rôle historique qui revient à la social-démocratie dans l’époque des révolutions prolétariennes, au lieu de faire jaillir une opposition fondamentale entre Noske et Blum-Deutsch, ils relieront, en une puissante synthèse - la seule réelle d’ailleurs - , le matraqueur des Spartakistes allemands avec le défenseur de la République française, et le dirigeant de l’insurrection « socialiste » de Vienne.

Il nous suffira, en outre, de situer le plan politique sur lequel se déterminent, et la lutte armée et la lutte pacifique, les évènements d’Autriche et ceux de France, pour repérer, au-delà de la brume superficielle de la situation, le cours réel de l’évolution historique, la position que devrait occuper le prolétariat, les succès que remporte le capitalisme contre le prolétariat révolutionnaire.

En effet, quelle était la position centrale des socialistes autrichiens et des socialistes français ? Les derniers évènements confirment-ils cette position centrale, ou bien représentent-ils un changement fondamental, une sorte d’auto-critique social-démocrate, après laquelle nous pouvons nous attendre à un déplacement de la social-démocratie dans une direction pouvant permettre les luttes et les victoires de la classe ouvrière ?

Les socialistes autrichiens, l’aile gauche de la Deuxième Internationale (qui avait donné naissance à l’école de « l’austro-marxisme », une variante du révisionnisme social-démocrate imposée par la densité du prolétariat autrichien, après la victoire fasciste en Allemagne, et dans le brasier qu’était devenue l’Autriche où s’entrecroisaient les visées de l’impérialisme italien, allemand, français), avait affirmé cette thèse centrale : orienter Dolfuss vers l’impérialisme français, et, à la faveur de l’influence que les socialistes gardaient dans le parlement français, où ils représentaient la force indispensable au maintien du gouvernement de gauche, assurer le maintien du régime de la démocratie, encore une fois confondu avec la défense des institutions de classe du prolétariat, et de leur signification prolétarienne. Paul-Boncour, voilà le point central de toute la politique des socialistes autrichiens. Pour vérifier cette affirmation, il suffira de revoir la collection des journaux socialistes de la dernière année, d’y relire l’éclat donné aux résolutions de la Commission des Affaires Étrangères de la Chambre française, où Jean Longuet faisait admettre, comme condition pour l’octroi des emprunts à l’Autriche, le respect de la part de Dolfuss de la Constitution autrichienne. Et, plus récemment encore, la tournure des situations en Autriche : à la veille des derniers événements, Daladier constitue son gouvernement, première édition, en écartant Paul-Boncour et se dirige vers une majorité parlementaire centre-droite, Dolfuss croit le moment venu pour passer à l’attaque contre les organisations ouvrières, mais le samedi 4 février, Daladier s’oriente à nouveau vers la majorité de gauche, Paul-Boncour est rappelé, Dolfuss se décide à remettre son plan d’attaque et à rassurer l’ambassade de France qu’aucune menace n’existe contre la Constitution, qu’aucune offensive n’est prévue contre la social-démocratie. Le nouveau changement de la situation en France détermine le déchaînement de l’assaut du capitalisme autrichien contre les organismes de classe du prolétariat.

La thèse à éclaircir est la suivante : le prolétariat peut-il, dans n’importe quelle situation, sous n’importe quelle impression d’avantage ou de soutien - fussent-ils aussi puissants que le gouvernement « démocratique » de France - lier son sort, s’attendre à une défense, même limitée, de ses intérêts de classe par le capitalisme et renoncer à baser ses luttes sur des postulats de classe ? La réponse à telle question ne fait aucun doute : c’est la manifestation des Camelots du Roy du 6 février, portant à la formation du ministère Doumergue, d’un ministère de droite dans un parlement de gauche et faisant voler en éclat tout le plan politique des socialistes français et autrichiens. Et pourtant, au point de vue de la compréhension réelle des situations, c’est bien là la thèse générale des socialistes que nous devons considérer : cela nous permettra d’expliquer également l’insurrection « socialiste » en Autriche. Si, par contre, nous désintégrons les derniers événements du système général, où ils sont incorporés - malgré leur expression contradictoire - nous n’arriverons pas à justifier la position prise par les socialistes qui, en France, parlent de « l’écrasement de la Commune de Vienne », lancent le cri de « Vive la Commune », comme s’il était possible d’établir une similitude entre la Commune des insurgés parisiens et l’administration communale de Seitz au sein de l’Autriche du chancelier Dolfuss. De leur côté, les socialistes belges lancent dans leur journal des titres analogues : « La Révolution gronde en Autriche », « Une armée ouvrière marche sur la capitale », « Les insurgés viennois ont repoussé l’ultimatum de Dolfuss et le bombardement a repris de plus belle », changeant de fond en comble le langage qu’ils étaient habitués à tenir sur la légalité et la nécessité pacifique des luttes ouvrières.

La semaine sanglante d’Autriche, placée dans l’ensemble de la politique socialiste de l’après-guerre, et même dans le cadre plus limité de la position que les socialistes prennent en face de l’attaque du capitalisme, loin d’infirmer la thèse communiste sur la social-démocratie, la confirme pleinement ; le prolétariat autrichien, parce-qu’il n’a pas su s’opposer au plan socialiste qui faisait dépendre son sort de l’impérialisme français, se trouve aujourd’hui devant l’amas de ruines de ses institutions que Dolfuss a pu bombarder alors que l’ambassadeur autrichien déclarait à Barthou que « l’ordre régnait enfin en Autriche et que le gouvernement avait solidement la situation en mains ».

Pour nous borner aux antécédents directs des derniers événements, nous croyons que la base de départ se trouve dans l’écrasement de l’insurrection de juillet 1927. En face de la première attaque fasciste, l’acquittement des assassins d’ouvriers, membres du Schitzbund, les prolétaires de Vienne répondent par une insurrection et par l’assaut du Palais de Justice de Vienne, indiquant nettement par là que seulement l’attaque révolutionnaire contre le pouvoir étatique de la bourgeoisie peut étrangler le fascisme. A ce moment, les socialistes prennent position ouvertement contre l’insurrection et s’ils assurent la direction de la grève générale, c’est pour la détourner de son but initial et révolutionnaire, la canaliser vers son dénouement dans les bras de la bourgeoisie. Par après, les socialistes ne poseront jamais le problème du déclenchement des luttes ouvrières basées sur un programme de classe et de défense des salaires et des institutions prolétariennes, mais appelleront le prolétariat, devenu un client de l’impérialisme français, à faire des sacrifices pour la réalisation de ses visées françaises contre l’impérialisme allemand. C’est dans ce plan général qu’il faut situer la position adoptée par le Parti socialiste autrichien dans la dernière situation qui s’est conclue par l’écrasement des organismes de classe du prolétariat.

Tout d’abord, il faudra remarquer que les socialistes ne se départent pas de leur attitude générale ; c’est seulement après des démarches auprès du gouvernement français qu’ils prendront des initiatives. Mais l’initiative de la lutte, la seule qui importe, ne revient nullement aux socialistes, mais à Dolfuss, lequel, depuis le mois d’octobre dernier, avait établi son plan d’organisation corporative, du triomphe du fascisme en Autriche. Voici d’ailleurs comment Bauer et Deutsch, dans une interview publiée dans le « Peuple » de Bruxelles, du 18 février, relatent les faits : « Depuis de nombreux mois, nos camarades avaient enduré des provocations de toute espèce, espérant toujours, contre toute espérance, que le gouvernement ne pousserait pas les choses à l’extrême et qu’une collision fatale pourrait être évitée. Mais la dernière provocation, celle de Lindz, mit le comble à l’exaspération de nos camarades et rompit leur patience. On sait, en effet, que les Heimwehren avaient mis en demeure le gouverneur de Lindz de leur remettre ses propres fonctions et de décapiter toutes les municipalités à majorité socialiste. On comprend, dès lors, que lundi matin, lorsque les Heimwehren attaquèrent à main armée la Maison du Peuple de Lindz, nos camarades refusèrent de se laisser désarmer sans coup férir et se défendirent avec énergie. Dès lors, la direction centrale du Parti ne pouvait qu’obéir à ce signal de lutte (souligné par nous). C’est pourquoi elle lança l’ordre de grève générale et de mobilisation du Schutzbund ».

Il est encore trop tôt pour établir si les détails mêmes du déroulement des événements confirment la position que défend notre fraction contre ceux qui confondent démocratie et organismes de classe du prolétariat. Peut-être sera-t-il possible de prouver plus tard que le mouvement a son origine, non pas dans les atteintes de Dolfuss à la démocratie, mais dans l’attaque contre la Maison du Peuple de Lindz. D’ailleurs, que cette confusion ne soit pas possible, cela est prouvé par les événements de France, où le fonctionnement régulier de la démocratie ne s’arrête nullement et le parlement de gauche qui avait donné une majorité importante au ministère Daladier le 6 février, donnera une majorité éclatante au ministère Doumergue, à ce ministère qui est représenté par les socialistes comme le produit de « l’émeute » fasciste, et par « La Vérité », comme le « nouveau Bonaparte » [1].

« Schutzbund » et « Parti Socialiste » ne pouvaient donc qu’obéir au signal de lutte donné par les ouvriers. Nous avons déjà expliqué que, pour ce qui concerne la lutte, les socialistes avaient bien pris une initiative en 1927, mais c’était alors pour l’écrasement de l’insurrection. D’autre part, au point de vue politique, les socialistes avaient bien, pendant cinq ans, pris des initiatives, mais uniquement pour des manoeuvres se situant dans le jeu des forces impérialistes, pour le service du capitalisme français. Le cours contradictoire de l’évolution historique peut comporter des épisodes - tels en Autriche - où des forces radicalement opposées à l’emploi de la violence sont emportées par l’éruption de la volonté de la classe appelée à employer la violence ; elles ne pourront que constater l’impossibilité de faire autrement et la nécessité catégorique d’obéir au « signal » des ouvriers.

* * *

Le devoir des communistes était, évidemment, de se joindre à la lutte des ouvriers autrichiens, mais toujours dans des formations de combat détachées de l’organisation du Schutzbund. Et cela, parce que le rôle des social-démocrates et des communistes est fondamentalement opposé, et parce qu’entre eux se trouve l’abîme qui sépare la révolution de la contre-révolution. Il est évident que les communistes ne pouvaient réduire cette opposition fondamentale au jeu de cette polémique de commérages qui semble sauvegarder l’intransigeance du Parti grâce à la formule (proclamée par le Parti, mais revendiquée aussi par l’Opposition de gauche) : « combats communs », avec « droit de critique », comme s’il était possible de mener une action - de l’envergure et avec les difficultés présentes en Autriche, par exemple - dans la confusion produite par les attaques du Parti contre la social-démocratie, qui ne peut que présenter comme traîtres les socialistes, car s’il procédait autrement, il renoncerait à sa position fondamentale et à son rôle. Par contre, les conditions réelles de la bataille et du succès résident dans la déclaration sans équivoque du Parti affirmant que les ouvriers ne doivent pas conditionner le déclenchement de la lutte à une direction communiste du mouvement, que le fait que la social-démocratie dirige le combat, menace le sort de la bataille, que les communistes n’entendent pas se substituer à cette direction par un simple tour de mains, qu’ils appellent les ouvriers à réaliser le plus puissant front de combat, car l’élan dans l’action constitue la première condition pour bannir demain les traîtres dirigeant aujourd’hui la lutte. Les communistes affirment donc qu’ils surveillent l’évolution de la lutte, que tout disciplinés qu’ils puissent être devant la direction, bien qu’elle soit social-démocrate, ils passeront ouvertement à l’évincement des traîtres, ils proclament aussi qu’ils assumeront la direction du mouvement si, évidemment, la phase favorable se présente où il est possible de pousser à l’action vers des objectifs révolutionnaires qui ne permettent plus la présence de la social-démocratie, mais qui nécessitent, par contre, son écrasement, ou bien ils pousseront à l’action vers les objectifs initiaux du mouvement que les dirigeants s’apprêteraient à abandonner ou à trahir. Séparation initiale dans la responsabilité de la direction et aucun bloc dans les formations qui commandent la lutte, appel à la réalisation de la plus grande unité et combativité, discipline dans le mouvement, rupture par le démasquement ou par l’éviction de la direction social-démocrate, voilà celles qui paraissent être les conditions possibles d’une bataille en substitution du leitmotiv, du bloc à la direction du mouvement, conditionné par la liberté de critique qui est l’absence de toute possibilité de discipline, leitmotiv qui part de la confusion pour jeter le trouble au sein des masses au moment où la plus haute cohésion est nécessaire pour obtenir le succès.

Au point de vue de la situation en Autriche, la lutte héroïque des ouvriers ne pouvait pas trouver d’issue. D’après ce que nous avons dit, il nous paraît établi que l’enjeu réel du mouvement, ce n’était plus la simple défense des institutions ouvrières contre une attaque du capitalisme autrichien, mais la partie se jouait entre le capitalisme international et coalisé atour de Dolfuss, et le prolétariat autrichien isolé et obligé de faire face à cette puissante attaque avec ses forces seules. Le capitalisme international, pour réaliser une nouvelle condition pouvant lui assurer la préparation de la guerre, devait arriver à écraser les organisations de classe du prolétariat autrichien. Ce dernier ne pouvait parvenir à défendre ses organismes de classe qu’à la condition de devenir le pivot autour duquel se réalisait la mobilisation du prolétariat des différents pays pour reprendre le chemin de la lutte pour la révolution, seule alternative pouvant s’opposer au plan que développait Dolfuss pour le compte de la bourgeoisie de tous les pays. La brutale disproportion des positions des deux protagonistes : capitalisme de tous les pays contre prolétariat autrichien, devait préjuger du résultat de la bataille ; mais non de façon fatale. En effet, le prolétariat international aurait pu, au feu des événements autrichiens, et par ses luttes de solidarité avec les héros de Lindz et de Vienne, reconstruire ses organismes de classe, son Internationale révolutionnaire. Historiquement, les ouvriers d’Autriche ne pouvaient vaincre qu’à la condition de répéter - dans des conditions extrêmement plus défavorables - l’acte qu’accomplirent les ouvriers russes en octobre 1917, car c’est seulement dans cette direction qu’auraient abouti leurs luttes, car c’est seulement dans la mesure où le prolétariat international prenait conscience de la réelle direction des luttes d’Autriche que le capitalisme aurait été battu dans l’attaque qu’il avait déclenchée.

Mais les défaites du prolétariat révolutionnaire dans le monde entier, le renforcement du front de répression du capitalisme devaient se caractériser par la possibilité d’épanouissement totale des forces contre-révolutionnaires qui agissent actuellement au sein du prolétariat : la social-démocratie, qui oriente l’attention du prolétariat vers les interventions de la S. D. N. ou de l’impérialisme français ou anglais, et qui guette sans doute l’occasion pour pouvoir retirer des événements d’Autriche la confirmation de la thèse de l’abdication définitive du prolétariat à sa lutte révolutionnaire. Voilà ce que Vandervelde écrit dans le « Peuple », de Bruxelles, du 17-2-1934 : « D’autre part, s’il y avait encore chez nous des jeunes hommes dont le romantisme se complaise dans l’idée de la prise insurrectionnelle du pouvoir, l’événement autrichien leur apporterait la preuve irrécusable de cette vérité que Marx et Engels proclamaient déjà il y a 70 ans : « l’impossibilité des batailles de rues victorieuses, contre les armées outillées à la moderne, si en tout ou en partie elles ne passent pas du côté de la révolution ». Vandevelde conclut enfin : « unanimement, au dernier Congrès de Noël, le P. O. B., en adoptant le plan de travail, a affirmé, et, qu’on veuille le croire, ce n’était pas une simple phrase, sa résolution de poursuivre ses fins par les seules voies constitutionnelles ». Vandevelde, donc, fait découler de l’impossibilité d’une victoire insurrectionnelle sans avoir gagné l’armée à la cause de la révolution, la nécessité de renoncer à l’insurrection et d’appeler le prolétariat autrichien à se servir des moyens constitutionnels, en somme, à répéter ce qu’avait fait le prolétariat autrichien en 1919 et 1920, et dont les fruits furent récoltés par le capitalisme qui put, en 1934, porter à sa conclusion inévitable l’avortement révolutionnaire de 1920, le respect des moyens constitutionnels de cette époque : le triomphe du fascisme.

Une foule d’ouvriers et d’intellectuels non communistes pourront fournir matière à la spéculation démagogique de la social-démocratie qui voudra faire oublier les pages historiques de 1919 et 1933 afin d’acquérir un nouveau crédit au sein des masses ouvrières. Mais, en réalité, la social-démocratie sort des derniers événements, atteinte par une nouvelle condamnation prolétarienne : les victimes « socialistes » ne sont, en définitive, que le résultat du plan social-démocrate d’asservissement de l’Autriche à l’impérialisme français, de l’isolement où a été laissé le prolétariat autrichien dans sa lutte inégale et héroïque.

Quant au centrisme, il ne pouvait que donner une importance de détail aux événements autrichiens et, encore une fois, se présenter comme l’initiateur et le dirigeant du mouvement, alors qu’en réalité tout le monde connaît l’inexistence de toute formation communiste et le fait que le Parti, même avant la dissolution, ne contenait que quelques milliers d’adhérents. Après la mort de l’I.C., le centrisme ne doit que se préoccuper du sort des plans quinquennaux en Russie, et puisque la condition pour les succès militaires et économiques de la Russie réside dans la possibilité, pour le capitalisme, d’écraser le mouvement révolutionnaire dans tous les pays, le centrisme ne pouvait même pas songer à déterminer une action de solidarité autour du prolétariat autrichien, car il se serait opposé au système qui domine actuellement le monde et qui comporte la coexistence pacifique du capitalisme et du régime soviétique, les deux conditionnant leur défense actuelle sur le dos et la chair du prolétariat de tous les pays.

* * *

Le scandale Stavisky et « l’émeute » du 6 février, voilà les formules autour desquelles se centralise l’activité des différents partis et groupements politiques agissant au sein du prolétariat français. Que cela soit à propos du scandale ou de « l’émeute », la différenciation entre les divers partis s’établira suivant le rythme plus ou moins accentué de leurs revendications : les socialistes s’arrêteront au débarquement de Chiappe et à l’épuration des rouages de l’administration de l’État français ; les communistes iront plus loin et demanderont l’arrestation de Chiappe. Si le « Populaire » s’arrête sur la formule de la défense de la République, l’ « Humanité » va plus loin et demandera que la République passe à la dissolution de l’armée fasciste, de la police, et nous ne savons pas pourquoi l’ « Humanité » ne demanderait pas que la République, après avoir arrêté Chiappe, dissolve la police et proclame, par arrêté présidentiel, l’avènement du régime soviétique en France.

Les revendications affichées par centristes et socialistes ne pouvaient être aussi superficielles que l’était l’analyse extérieure des événements centralisés autour des scandales de Stavisky et du 6 février. La réalité est bien autre. En mai 1932 s’ouvre, en France, la période où la crise économique se manifestera - après les autres pays - dans les ravages nés d’un chômage assez intense et par la nécessité pour le capitalisme de procéder à une modification radicale des conditions de vie de la classe ouvrière. Il est parfaitement exact qu’en 1931, le gouvernement de droite de Tardieu et Laval a pu assurer l’écrasement des grèves des mineurs et du textile par le canal de l’arbitrage du Ministère du Travail, continuellement soutenu par la C.G.T. et grâce aux socialistes. Mais, une fois brisée la résistance des forces les plus combatives du prolétariat français, il fallait aborder d’autres problèmes plus complexes, c’est-à-dire une modification d’ensemble de toute la situation de la classe ouvrière. Tardieu et Laval auraient pu difficilement s’atteler à cette besogne en 1932, alors qu’au point de vue de la politique internationale, le capitalisme mondial avait besoin de voir la bourgeoisie française tolérer l’avancement des positions de l’impérialisme allemand.

Les élections de 1932 exprimeront, au travers de la majorité de gauche, à la fois le mécontentement des paysans et des ouvriers secoués par les conséquences de la crise, et de la nécessité pour le capitalisme d’accomplir une double manoeuvre dans le domaine intérieur et extérieur. A l’intérieur, canaliser autour du parlement et du gouvernement de gauche la fermentation des masses ouvrières et paysannes. A l’extérieur, laisser se développer une politique de sacrifice à l’avantage de l’impérialisme allemand, sans pour cela compromettre le personnel gouvernemental des Tardieu, Pétain, Denain, appelé à réaliser le front de concentration pour l’Union sacrée de demain.

De mai 1932 à décembre 1933, le problème central que le capitalisme s’efforce de présenter devant la classe ouvrière est l’attente des mesures gouvernementales de Paul-Boncour, de Daladier, de Chautemps, pour atténuer les effets de la crise économique. L’impasse où se trouva le mouvement ouvrier appelé à réclamer d’un gouvernement bourgeois l’application de mesures dirigées contre le capitalisme se doublait d’une autre impasse, où se trouvaient, à la fois, le capitalisme et les petits producteurs, qui ne pouvaient plus attendre longtemps pour solutionner, avec le problème de l’équilibre budgétaire, le problème d’une accentuation de l’exploitation capitaliste.

Au point de vue de la politique extérieure, après l’abandon à Lausanne des Réparations et l’admission par le Pacte à Quatre de la possibilité de la révision des traités, le capitalisme français devait passer à une autre orientation de sa politique pour consolider les avantages de la politique des pactes bi-latéraux, balkaniques, obtenus par Paul-Boncour, autour du renforcement de ses positions opposées à la thèse du désarmement pouvant empêcher le réarmement de l’Allemagne et l’orienter vers la consolidation et le renforcement de ses armements, seul moyen lui paraissant possible pour contrôler la croissance de la force armée de l’Allemagne.

Au moment où les situations des différentes classes doivent s’orienter vers une solution, au moment surtout où le capitalisme ne voit plus d’intérêt à laisser subsister l’équivoque, et, mieux, où le capitalisme croit que l’équivoque a assez duré, que pour pouvoir passer ouvertement à la phase de l’attaque, éclate la réclame universelle de tous les partis autour du scandale Stavisky.

La classe ouvrière devait s’émouvoir sur les différentes phases à sensation du scandale Stavisky, et réclamer, suivant un rythme progressif, des sanctions embrassant jusqu’au président du Conseil. De leur côté, les partis de droite s’emparent de ce scandale pour déterminer la formation de l’Union Nationale et briser le Cartel de gauche, lequel avait bien mérité du capitalisme en 1932 et 1933, mais qui ne pouvait plus représenter, en 1934, le front d’attaque de la bourgeoisie.

La position que le prolétariat aurait dû adopter en face du scandale Stavisky était celle de le classer dans la rubrique judiciaire où passent tous les faits divers, et prouver que c’est sur la Constitution légale de la moralité bourgeoise que se bâtit le scandale de l’exploitation de la classe capitaliste. Pour battre le capitalisme, le prolétariat n’avait qu’à faire appel à ses organismes de classe, à systématiser une série de revendications de classe, laissant les compères de Stavisky régler son compte à celui d’entre eux qui avait quand même fait preuve d’une certaine génialité. L’étalage de la corruption que révélait ce scandale pouvait être utilisé seulement dans le but d’accroître la combativité des masses, mais jamais il ne pouvait représenter la base de la mobilisation idéologique de la classe ouvrière, qui ne devait jamais rejoindre le front de cette commotion de « l’opinion publique », gravitant autour de Stavisky pour en faire un paravent gigantesque capable de brouiller la vision du prolétariat.

Le 27 janvier, Chautemps fait place à un gouvernement de concentration nationale autour du parti radical-socialiste, et Daladier aborde cette solution. Il n’y parvient pas, car il doit compter avec l’hostilité à la fois de la droite et de la gauche socialiste. Daladier se dirigera donc vers une expérience de gauche vouée à un échec certain, malgré qu’au point de vue parlementaire les conditions du succès aient existé et que, au point de vue de la situation générale, il ait pu faire appel aux forces du Parti socialiste (ce dernier par la voix de Léon Blum à Clermont-Ferrand avait assuré Daladier de son appui et parlé de « l’ex-camarade » Frot, devenu ministre de l’Intérieur). L’échec était certain, bien que les positions initiales aient été plutôt favorables à Daladier, car la lutte débordait le jeu de la simple majorité parlementaire et, ainsi que nous l’avons vu, il s’agissait du plan du capitalisme pour réaliser - à la faveur du scandale Stavisky, un plan d’attaque contre la classe ouvrière. Cette dernière ne pouvant intervenir pour la défense du gouvernement Daladier, ou ne pouvant affronter les camelots du roi au nom de la défense du gouvernement de gauche, l’échec de Daladier était inévitable et, en définitive, au lieu de parler d’une bataille entre Daladier et la droite, nous devons constater une évolution de l’ensemble du parlement, de Daladier vers Doumergue, évolution où Daladier deuxième manière représente une condition nécessaire. D’ailleurs, le fait que Daladier ait débuté avec une formation ministérielle analogue à celle que réalisera par après Doumergue prouve que, loin de vouloir ou pouvoir représenter un front de combat contre la droite, il ne faisait, en définitive, qu’exprimer le dernier souffle de l’équivoque du gouvernement de gauche, équivoque que le capitalisme avait laissé subsister depuis mai 1932 dans les buts que nous avons indiqués.

En réponse à la manifestation réactionnaire du 6 février, deux manifestations ont eu lieu : l’une, celle dirigée par les centristes, de 9-2-34, et se déroulant sur la base du mot d’ordre de l’arrestation de Chiappe et de la dissolution des lignes fascistes, l’autre, la manifestation de Vincennes, dirigée par les socialistes et voulant affirmer l’attachement du prolétariat à la liberté et à la défense de la République menacée par « l’émeute » du 6 février. En dehors de ces deux manifestations de partis politiques, nous assistons à la grève générale décidée par la C.G.T. pour repousser « les factieux, fauteurs d’émeutes », car « l’offensive qui se dessinait depuis quelques mois contre les libertés publiques et la démocratie a éclaté ».

La base de départ de ces trois manifestations du prolétariat français se trouve dans la chute du cabinet Daladier. D’ailleurs, Jouhaux, immédiatement après la démission de Daladier, se rendait auprès de ce dernier pour présenter la plainte de la C.G.T. sur le succès obtenu par « les factieux », ce qui devait évidemment laisser entendre que la C.G.T. aurait exigé le maintien de son ministère.

Nous avons déjà indiqué ce que représentait le gouvernement Daladier, à savoir le dernier lambeau de l’équivoque que le capitalisme aurait laissé subsister pour pouvoir, par après, passer à une attaque systématique contre la classe ouvrière. Les gestes politiques du ministère Daladier sont tous empreints de cette substance équivoque : le préfet de police est débarqué, mais promu à des fonctions supérieures ; un dirigeant de la Sûreté passe à la Comédie Française, alors que les socialistes et néo-socialistes - sans doute pour assurer le succès des mesures « draconiennes » de Daladier, et pour ne pas fournir de « prétexte » à la droite - affirmeront ne pas avoir demandé de telles mesures gouvernementales.

C’est donc sur un point de départ - la chute de Daladier - où ne pouvait nullement être impliqué le prolétariat, que se déterminent les derniers événements en France. Le centrisme lui-même, qui déclenche la manifestation du 9 février 1934, rejoint ce point de départ par une voie détournée, car il pose à la manifestation de la place de la République des revendications qui ne se déparent de celles des socialistes que par une surenchère démagogique sans indiquer les bases de classe sur lesquelles le prolétariat devait se rassembler pour la lutte.

La grève du 12 février a sans doute été une grande manifestation de la puissance de la classe ouvrière, mais si l’on juge, et les causes qui l’ont déterminée, et les mots d’ordre qui y furent lancé, nous arrivons à la conclusion que, loin de représenter un moment de la lutte prolétarienne et de sa victoire, elle se place dans la ligne opposée qui permettra enfin au capitalisme de remporter son succès. Cela est d’ailleurs confirmé par l’éclat de la manifestation de Vincennes qui, malheureusement, laisse prévoir que, désormais, à Paris aussi, la force qui a reconquis des positions décisives sur le prolétariat, c’est la S.F.I.O. : les résultats de la scission de Tours de 1920 nous paraissent définitivement perdus.

Le devoir de la fraction de gauche du P.C.F. est de soulever la double expérience de la grève du 12 février. D’abord de mettre en évidence qu’une action de masse s’est révélée possible parce qu’au delà des maquignonnages, des manoeuvres, des partis politiques, c’est l’organisme unitaire de la classe ouvrière, le syndicat, qui a lancé l’ordre du mouvement. Ensuite, que le degré de dégénérescence du mouvement communiste a fait que la C.G.T.U. n’a même pas posé le problème de réalisation d’un front unique avec la C.G.T., laissant ainsi cette dernière reprendre une prédominance au sein du prolétariat parisien. Enfin, que si la grève du lundi n’aura pas eu les résultats que les ouvriers en escomptaient, la faute n’en est pas à la classe ouvrière, mais aux forces ennemies qui la dirigent. Que seulement un accroissement continu des luttes ouvrières pourra permettre de battre le capitalisme, ses agents socialistes, de rompre le plan centriste d’encerclement du prolétariat français et mondial autour de l’État soviétique évoluant dans les bras de l’impérialisme. Que, seule, la construction et le développement de la fraction de gauche du P.C.F. pourront, en fonction de luttes ouvrières, redonner au prolétariat la conscience de ses buts contingents et finaux, pourront réaliser la condition indispensable pour la victoire révolutionnaire de demain.

[1] Il y a une singulière façon, pour les ignorants, de paraître instruits. Jeter des mots, construire des phrases ronflantes, crier au « nouveau Bonaparte » : le lecteur est ainsi facilement porté à croire que le mot révèle une profonde connaissance de l’histoire. Mais ceux qui procèdent de la sorte prouvent qu’ils connaissent l’histoire par son calendrier. Comparer Bonaparte à Doumergue, c’est mettre sur le même plan deux époques historiques profondément différentes. C’est confondre le capitalisme ascendant avec son déclin, et la possibilité d’appeler le prolétariat à réaliser un bloc autour de lui, avec la nécessité, pour la bourgeoisie actuelle ; de passer à l’attaque brutale contre le prolétariat, pour l’anéantir.

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  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche