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Dernière mise à jour :
lundi 20 novembre 2017
   
Brèves
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Mise à jour de la bibliographie de Nicolas Boukharine
mardi 27 mai
Il manquait à la bibliographie des œuvres de Boukharine en langue française les articles publiés par Smolny dans l’ouvrage La revue Kommunist (Moscou, 1918). Oubli réparé.
Rosa Luxemburg : bibliographie française
mardi 15 avril
Mise à jour et toilettage complet de la notice bibliographique des œuvres de Rosa Luxemburg en langue française.
Capital, valeur, plus-value et exploitation du travail
jeudi 15 novembre
La deuxième séance du cycle de formation « Pourquoi le marxisme au XXIe siècle ? » se tient ce jeudi soir 15 novembre 2012 à 20h30 au local FSU , 52 rue Jacques Babinet, immeuble Peri-ouest, 2° étage (Métro Mirail Université à Toulouse).
Mise à jour de la bibliographie...
dimanche 9 septembre
... de la série Historical Materialism Books, depuis le numéro 26 jusqu’au numéro 40.
Sur le Web
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
canutdelacroixrousse
L’histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts. Ce Blog est une mine d’informations sur les canuts allant de pair avec une connaissance très fine de Lyon / Croix-Rousse. Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !
Les Amis de Daumier
Créée en 1994, l’Association des Amis d’Honoré Daumier se propose par ses statuts de promouvoir, en France et à travers le monde, l’œuvre multiforme - dessins, peintures et sculptures - de cet immense artiste.
Parti Communiste International (Il Programma Communista)
Publie en France les Cahiers internationalistes, consultables en ligne sur le site depuis le numéro 6. Présentation : Ce qui nous distingue : la ligne qui va de Marx à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie (Livourne, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l’Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" et la contre-révolution stalinienne, et au refus des fronts populaire et des blocs partisans et nationaux. La dure œuvre de restauration de la doctrine et de l’organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, dehors de la politique personelle et électoraliste.
Démocratie Communiste
Site luxemburgiste, dont voici le manifeste minimal : Démocratie communiste s’inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte : pour l’abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ; pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ; pour une société socialiste-communiste ; pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ; contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l’abolition de toutes les frontières. Textes d’actualité et thématiques (peu nombreux).
Les Amis de Spartacus
Edition fondée par René Lefeuvre en 1934. A publié Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Boris Souvarine... Un fond exceptionnel et incontournable.
SPD - Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Parti Social-Démocrate d’Allemagne
7 avril 2006 par jo

Fondé en 1875 au congrès de Gotha par l’unification des lassalliens [1]et des eisenachiens [2].

Rosa écrivait en 1903 : « Le parti social-démocrate n’est pas lié aux organisations de la classe ouvrière, il est lui même le mouvement de la classe ouvrière. » Et Trotsky ajoutait en 1914 : « Nous sommes tous passés par l’école socialiste allemande ... La SD allemande était pour nous non seulement un parti de l’Internationale. Elle était le Parti par excellence. »

La participation aux élections prit une importance de plus en plus grande (quels que soient d’ailleurs les résultats) et le groupe des députés acquit un poids disproportionné sur les orientations politiques Comité directeur du Parti. Voici les résultats aux différentes élections générales d’avant-guerre :

année des élections résultats sièges au Reichstag
189019,8 %35
189323,3 % 44
189827,2 % 56
190331,7 % 81
190728,9 % 43
191234,8 % 110

Cette “contre-société” comptait, en 1914, 1 085 905 adhérents et les syndicats qu’il encadrait plus de 2 millions de membres. Dans ses 90 quotidiens, le parti employait 267 journalistes permanents. Et la majorité des dirigeants, des secrétaires d’organisations locales ainsi que les députés (Reichstag, Länder) et les dirigeants syndicaux étaient des permanents appointés par leur organisation [3]. Mais « le 4 août 1914 la social-démocratie allemande officielle, et avec elle l’Internationale, ont fait lamentablement faillite ... la fière devise d’autrefois : “Travailleurs de tous les pays, unissez-vous” s’est transformée sur les champs de bataille en : “Travailleurs de tous les pays, égorgez-vous”... » (tract clandestin du Spartakusbund, 1916). Les autorités militaires, l’appareil syndical et le SPD - les Majoritaires - vont collaborer pour maintenir “la paix civile” et “l’effort de guerre”. Le SPD va alors devenir le bourreau de la révolution allemande tandis qu’il fournira le premier président de la république dans la personne d’Ebert.

En effet, dès décembre 18, le SPD - pendant que toute la presse caricature les spartakistes, comme l’avait fait la presse française pendant la Commune [4] - appelle au meurtre des communistes : « Vous voulez la paix ? Alors chacun doit faire en sorte que la tyrannie de Spartakus prenne fin ! Vous voulez la liberté ? Alors mettez les fainéants armés de Liebknecht hors d’état de nuire ! Vous voulez la famine ? Alors suivez Liebknecht ! Vous voulez devenir les esclaves de l’Entente ? Liebknecht s’en occupe ! A bas la dictature des anarchistes de Spartakus ! Seule la violence peut être opposée à la violence brutale de cette bande de criminels ! » (Tract du conseil municipal du Grand-Berlin, 29 décembre 1918). Ce qui ne l’empêchera pas, lors du “putsch de Kapp” (un nom d’ailleurs tout aussi trompeur que celui de l’ insurrection “spartakiste” de janvier 1919 !) du 13 mars 1920, de pratiquer un virage à 180°... tout au moins en paroles ! En effet, voici qu’il se remettait en bouche la langue de cette révolution qu’il venait d’écraser, précisement à l’aide des troupes qui maintenant menaçaient sa sécurité : « Travailleurs ! Camarades ! Nous n’avons pas fait la révolution pour nous soumettre à nouveau aujourd’hui à une sanglante soldatesque. Nous ne pactisons pas avec les criminels de la Baltique... C’est une question de vie ou de mort ! C’est pourqoi les moyens de défense les plus extrêmes sont nécessaires ! Cessez le travail ! Mettez-vous en grève ! Coupez l’oxygène à cette clique réactionnaire ! Luttez par tous les moyens pour sauver la république ! Oubliez tous vos désaccords ! Il n’y a qu’un moyen contre la dictature de Guillaume II : la paralysie de toute la vie économique ! Pas une paire de bras ne doit bouger ! Pas un prolétaire ne doit aider la dictature militaire ! Grève générale, grève totale ! Prolétaires, unissez-vous ! A bas la contre-révolution ! » [5].

[1] Du nom de Ferdinand Lassalle, fondateur de l’ADAV (Assocaition générale des travailleurs allemands) en 1863.

[2] Cette dénomination est celle du parti ouvrier social-démocrate (SDAP) fondé en août 1869 à Eisenach. Ce parti représentait la tendance du mouvement ouvrier allemand la plus proche des théories de Marx.

[3] Cf. Bricianer, Pannekoek et les Conseils Ouvriers , p. 123 note 12

[4] A l’image des “pétroleuses”, on parle de “Rosa la sanguinaire”.

[5] Cité par S. Haffner, p. 188 dans Une révolution trahie .