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Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
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Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
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dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
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Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 04d : La nature du Parti
Février 1934 / pp. 133 - 139
20 décembre 2007 par albin

Au 5e Congrès de l’I.C. la gauche avait refusé le marché proposé par R. Fisher-Zinoviev qui voulaient nous intégrer au front anti-trotskiste en nous octroyant, en échange, la direction du parti italien où une majorité écrasante venait de s’affirmer sur nos positions. Après le 5e Congrès, devait avoir lieu le 3e Congrès du parti italien. Nous donnons ci-dessous un important article qu’écrivit le camarade Bordiga au sujet de l’organisation du parti sur la base des cellules.

Du « Manifeste des Communistes ».

« Les ouvriers commencent par se coaliser contre les bourgeois pour le maintien de leur salaire. Ils vont jusqu’à former des associations permanentes, en prévision de ces luttes occasionnelles. Cà et là, la résistance éclate en émeute. Parfois les ouvriers triomphent ; mais c’est un triomphe éphémère. Le véritable résultat de leurs luttes est moins le succès immédiat que la solidarité grandissante des travailleurs. Cette solidarité est facilitée par l’accroissement des moyens de communication qui permettent aux ouvriers de localités différentes de prendre contact. Or, il suffit de cette prise de contact pour transformer les nombreuses luttes locales qui, partout, revêtent le même caractère, en une lutte nationale à direction centralisée (il faut entendre par là une lutte étendue sur tout le territoire de l’ État, de laquelle on passe après à une lutte internationale - A.B.), en une lutte de classe. Mais toute lutte de classe est une lutte politique, et l’union que les bourgeois du moyen-âge mettaient des siècles à établir avec leurs chemins vicinaux, les prolétaires modernes l’établissent en quelques années par les chemins de fer.

Cette organisation du prolétariat en classe, et donc en parti politique, est sans cesse détruite par la concurrence que se font les ouvriers entre eux (souligné par nous). Mais elle renaît toujours et toujours plus forte, plus ferme, plus formidable... De plus, ainsi que nous venons de le voir, des fractions entières de la classe dominante sont, par la marche de l’industrie, précipitées dans le prolétariat, ou sont menacées, tout au moins, dans leurs conditions d’existence. Elles aussi apportent au prolétariat de nombreux éléments de progrès.

Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l’heure décisive, le processus de dissolution de la classe régnante, de la vieille société toute entière, prend un caractère si violent et si âpre qu’une petite fraction de la classe régnante s’en détache et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l’avenir. De même que jadis une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat, et notamment cette partie des idéologues bourgeois parvenus à l’intelligence théorique de l’ensemble du mouvement historique.

De toutes les classes qui, à l’heure présente, se trouvent face à face avec la bourgeoisie, le prolétariat, seul, est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classe périclitent et périssent avec la grande industrie ; le prolétariat, au contraire, est son produit le plus spécial.

Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, combattent la bourgeoisie parce qu’elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices. »

Des thèses du deuxième Congrès de l’Internationale Communiste sur les tâches du Parti Communiste dans la révolution prolétarienne :

« Le Parti Communiste se distingue de toute la classe ouvrière parce qu’il embrasse tout le chemin historique de cette dernière prise dans son ensemble, qu’il tend à défendre, à tous les détours de ce chemin, non seulement les intérêts de groupes ou de corporations particulières, mais toujours les intérêts de la classe ouvrière dans sa totalité. »

Du statut du Parti Communiste d’Italie voté à l’unanimité au Congrès constitutif de Livourne :

« L’organe indispensable de la lutte révolutionnaire du prolétariat est le parti politique de la classe. Le Parti Communiste, réunissant dans son sein la partie la plus avancée et la plus consciente du prolétariat unifié, les efforts des masses travailleuses, en les amenant de la lutte pour les intérêts de groupes et pour des résultats contingents, à la lutte pour l’émancipation révolutionnaire du prolétariat. »

Les « points de la gauche », dans leur première rédaction schématique, ne disent rien de différent de ces textes bien connus et fondamentaux. Nous y lisons en effet : « Le parti est l’organe qui synthétise et unifie les poussées individuelles ou de groupes provoquées par la lutte des classes. En tant que tel, le type d’organisation du parti doit être capable de se placer au-dessus des catégories particulières et de rassembler, en les synthétisant, les éléments qui proviennent des différentes catégories de prolétaires, des paysans, des déserteurs de la classe bourgeoise, etc. ».

Aucune discussion n’aurait dû surgir sur ce point bien connu et précis. Mais la discussion aurait dû porter sur notre doute, quant à l’organisation sur la base des cellules d’usine - haussées au rang d’organisation fondamentale et même exclusive du parti - et pouvant répondre à la fonction fondamentale du parti : dépasser l’individualisme et le particularisme de catégories.

Par contre, le sectarisme, le parti-pris, ont tellement maîtrisé nos contradicteurs qu’il y a lieu de se demander si nous assistons à une discussion entre militants de la même cause ou bien à une mobilisation de l’organisation pour le bourrage des crânes. Il est bien entendu que je ne veux pas parler des intentions de nos contradicteurs : je veux m’occuper du résultat des positions pratiques qu’ils défendent.

Les écrits publiés au sujet de ce dernier problème représentent une filiation au texte précédant la publication de nos « Points », et nous nous arrêterons donc sur ce texte, le restant n’étant que répétition, méthode sotte et savante à la fois.

A toutes les déductions critiques on a opposé une traduction de la formule des « Points » qui équivaut à bouleverser les deux textes en contraste. Nous tenons en effet - comme prémisse à la conception des cellules - à insister surtout sur la conception d’unité de classe du parti. Par contre, on parvient à nous faire dire justement l’opposé, alors qu’il est très connu que nous avons toujours été parmi les plus acharnés défenseurs du critère fondamental de classe du marxisme. Nous disons que le parti est « l’organe » qui synthétise et unifie les poussées individuelles et de groupes provoqués par la lutte des classes, ce qui signifie lutte et victoire sur l’esprit égoïste et particulariste, qui se présente toutefois - à notre analyse matérialiste - comme étant le premier effet et moment de la crise sociale. Et nos contradicteurs nous font dire que le parti est lui-même une synthèse (mot qui, dans le communiqué des jeunes, devient enfin désinvoltement somme) d’éléments sociaux disparates. Nous serions donc contre la conception que le Parti est une partie de la classe prolétarienne, nous serions pour une organisation « inter-classes », suivant l’ahurissant terme créé à cette occasion. Selon l’avis qu’on nous prête, il serait donc essentiel que dans le parti se trouve des éléments non-prolétariens : professeurs, ingénieurs, etc..., que ceux-ci seuls puissent être de véritables révolutionnaires communistes et non les ouvriers, car ceux-ci ne parviendraient pas à sortir de l’esprit étroit des catégories... Et c’est au tour de celui qui ergotera le plus. On est toujours réduit aux mêmes systèmes. Il s’agit d’exercer sur les camarades ouvriers une pression démagogique pour nous présenter comme des intellectuels qui, au sein de leur élite, méprisent les travailleurs. En fait de démagogie, nos centristes voient la paille dans les yeux d’autrui mais non la poutre dans leurs propres yeux. Je veux de suite relever, comme symptomatique, le fait que cet argument, depuis des années et des années, est employé contre la gauche marxiste par tous les opportunistes mencheviks honteusement ostentateurs d’ouvriérisme et de courtisanerie envers les ouvriers.

Puisque quelques camarades de bonne foi pourraient croire qu’en repoussant les opinions absurdes que les centristes nous prêtent, pour leur commodité et pour l’industrialisation du confusionnisme, je puisse faire à mon tour de la démagogie et de la manœuvre pour accaparer quelques camarades hésitants, je demande à citer un autre document : un passage des thèses de Rome qui écartera tout doute.

1° « Le Parti Communiste, parti politique de la classe prolétarienne, se présente dans son action comme une collectivité agissante avec une direction unitaire. Les mobiles initiaux qui conduisent les éléments et les groupes de cette collectivité à se grouper dans un organisme d’action unique, sont les intérêts immédiats des différentes couches de la classe travailleuse découlant de leurs conditions économiques. Le caractère essentiel de la fonction du Parti Communiste est l’utilisation ainsi groupée pour la réalisation des objectifs qui - pour être communs à toute la classe travailleuse et située au terme de toute la série de ses luttes - doivent être dépassées par l’intégration de ces intérêts des groupes dispersés et des postulats immédiats et contingents que la classe travailleuse peut se poser.

2° L’intégration de toutes les poussées élémentaires en une action unitaire se manifeste au travers des deux principaux facteurs : l’un est la conscience critique dont le parti tire son « programme », et l’autre est la volonté qui s’exprime par l’instrument d’action du parti, sa discipline et son organisation « centralisée ». Il ne faut pas considérer les deux facteurs, conscience et volonté, comme une faculté que l’on peut obtenir à laquelle chacun peut prétendre, alors qu’elle ne se réalise que par l’intégration de l’activité de nombreux individus dans un organisme collectif unitaire ».

Les choses ayant été remises en place et avant d’en venir au problème des cellules, il faudra préciser le problème de la fonction des intellectuels. Nous admettons la possibilité de la présence d’éléments non prolétariens dans le parti de la classe ouvrière, ainsi que l’a indiqué Marx dans le passage cité du Manifeste et dans beaucoup d’autres. Le point qui nous intéresse le plus n’est pas celui du rôle des intellectuels, mais l’autre du rapprochement et de la fusion complète entre les éléments ouvriers des différentes catégories et métiers. Le caractère fondamental de l’organisation du parti doit tendre au rapprochement entre ouvriers qui n’ont pas seulement de commun la seule conquête du « petit sou » quotidien, mais la conquête révolutionnaire d’une nouvelle forme sociale. Dans cette association d’ouvriers (qui y adhèrent en tant qu’éléments politiques et non plus seulement professionnels, comme c’est le cas pour le syndicat), participe pour des raisons complètement exceptionnelles une restreinte minorité d’intellectuels et le prolétariat les utilise dans le sens désigné par Marx. Toute l’expérience postérieure est là pour indiquer que le prolétariat doit se méfier, par des garanties d’organisation particulières - et tactiques ajoutons-nous - du danger toujours présent que ces éléments intellectuels, et avec eux les ouvriers élevés au rang de chefs du mouvement, se transforment en agents de la bourgeoisie pour les prolétaires. Mais le fait de garder au parti un caractère d’adhésion de chaque individu qui en accepte le programme politique sur la base de ses opinions présente, entre beaucoup de désavantages, un grand avantage, dans le sens qu’il permet cette lutte contre l’esprit particulariste qui est une chose fondamentale « pour la concurrence toujours renaissante entre les travailleurs », faisant ainsi comprendre à chaque ouvrier qu’il est communiste parce qu’il lutte pour le résultat final de la victoire de sa classe fondatrice de la société sans classe et non seulement pour l’amélioration de sa condition d’individu et même pas de sa catégorie, et même pas seulement de celle du prolétariat dans les cadres de la société présente. Tout cela, en plus l’impossibilité pour le mouvement communiste de se passer de l’aide d’écrivains, propagandistes, théoriciens, dans les conditions actuelles du monopole fondamental de la culture de la part de la classe bourgeoise.

Les centristes, dans le texte cité, voulant faire croire que, selon leur critère, le parti peut se passer d’intellectuels, professeurs, etc. (nous verrons que, malheureusement, cela n’est pas du tout vrai) exposent à leur façon la théorie de la participation des intellectuels au parti et font dire à Marx exactement le contraire de ce qui figure dans le passage que j’ai cité. Selon eux, les intellectuels étaient nécessaires dans une première période, mais - par le développement du prolétariat - les chefs surgissent du sein de ce dernier. Marx dit au contraire que le processus de la désertion des éléments bourgeois se vérifie juste au moment où « la lutte de classe s’approche de sa solution ». La thèse des centristes est d’ailleurs démentie par cent faits : les chefs provenant des ouvriers mêmes se sont révélés au moins aussi capables que les intellectuels d’opportunisme et de trahison et, en général, plus susceptibles d’être absorbés par les influences bourgeoises. D’autre part, l’Internationale Communiste et le parti bolchevik, non seulement dans la dernière phase révolutionnaire, mais aussi après la révolution, ont eu et ont à leur tête des intellectuels. Et notre parti, par-dessus le marché, a une Centrale composée de professeurs et d’avocats, très peu indiquée par conséquent pour tonner contre ses composants. Je rappelle qu’après Livourne, notre parti présentait un pourcentage très bas d’intellectuels ; les avocats étaient trente dans tout le parti (voir la relation du C.C. au Congrès de Rome), dans l’Exécutif et dans la Centrale les ouvriers étaient nombreux. Les choses ont changé avec l’élimination de la gauche et la fusion avec les « Terzini » [1], qui ont apporté presque plus d’avocats que d’ouvriers et, d’autre part, aucun ouvrier ne se trouve aujourd’hui dans l’Exécutif.

* * *

Marx ne parle pas tellement des intellectuels dans le passage que nous examinons, mais il parle de déserteurs de la bourgeoisie. Si l’on voulait se laisser guider par une de ses conceptions, il faudrait déterminer quelle classe et quelle catégorie succombent ou survivent avec l’éclosion de la grande industrie. Or, si je voulais « rigoler » et relever des allusions sur le rôle des ingénieurs, je pourrais rappeler que, par la centralisation et la collectivisation de la grande industrie, disparaîtront précisément les avocats et professeurs d’une philosophie plus ou moins idéaliste et bourgeoise et qui sont donc, par définition, réactionnaires. Mais venons-en à l’essentiel : dans le schéma du parti qu’on arrive à nous présenter sous le titre de « bolchévisation » et dont on vante les liens avec la classe ouvrière, parce qu’à la base se trouvent des cellules d’usines, ces intellectuels que l’on méprise lorsqu’ils sont présents dans les assemblées de sections territoriales, ne se trouvent-ils plus dans la possibilité de jouer un certain rôle ? Hélas ! Les intellectuels gardent une fonction, et la plus essentielle. C’est eux qui relient, et par là même contrôlent tout le réseau des cellules, en tant que fonctionnaires. Or, il me paraît que le point le plus délicat de la fonction des « chefs » ne réside pas tant dans leur origine prolétarienne ou non prolétarienne, mais dans leur qualité de fonctionnaires du mouvement. C’est celle-ci qui les prédispose à s’endormir d’abord dans la routine bureaucratique, à se désolidariser ensuite, petit à petit, des intérêts révolutionnaires des « ouvriers » dont la vie est bien autrement précaire et menacée. Aucun doute que, sous ce rapport, la Troisième Internationale a marqué la puissante réaction à la gangrène qui empoisonna la Deuxième : mais la question est ici d’indiquer les garanties que renferme l’un ou l’autre système d’organisation.

La question des « révolutionnaires professionnels » se relie à celle des cellules. Étant donné que les fonctionnaires sont indispensables, il s’agit de réaliser l’encadrement du parti qui élimine le danger qu’ils peuvent représenter. Or, nous trouvons que, pour le parti bolchevik russe, cette question se posait d’une façon toute différente (sous le tzarisme) de la façon dont elle se pose pour les partis communistes des pays où le régime bourgeois a historiquement triomphé depuis longtemps. Les différences méritent un examen attentif. Il s’agit de rapports différents entre la classe des patrons industriels, l’État et la police politique de ce dernier. Ainsi, dans la Russie tzariste, l’usine était moins dangereuse que la rue, alors que, par exemple, pour l’Angleterre libérale, ce fut et c’est exactement le contraire. En somme, il s’agit du milieu que l’on crée aux fonctionnaires détachés, en réalité, d’un contact véritable avec les ouvriers sur une base de « parité organisatoire » et qui, sous le tzarisme, était révolutionnaire à cause du danger continu et terrible. Que toute cette analyse ne soit pas illégitime et scandaleuse prouve le fait suggestif qu’au Deuxième Congrès, où les bases de l’Internationale furent établies par Lénine, bien que possédant l’expérience des cellules en Russie, on n’esquissa même pas un tel critère d’organisation qui est aujourd’hui présenté comme indispensable et fondamental. Dans aucun de ces documents classiques : statuts de l’Internationale, 21 conditions d’admission, thèses sur le rôle du parti, thèses sur les tâches de l’Internationale, on n’en trouvera trace. Il s’agit d’une « trouvaille » faite beaucoup plus tard et il nous sera possible de voir où elle se place dans le processus de développement de l’Internationale. Nous voulons donc discuter la signification de l’expérience russe des cellules dans la période précédant la révolution, pour juger de son extension aux partis actuels des différents pays. Nous parlons de toute l’Europe et de l’Amérique où la succession de la bourgeoisie parlementariste à l’absolutisme féodal est un fait accompli et nous ne voulons donc pas nous en rapporter seulement à l’Italie. Même un bambin aurait compris cela.

Pourtant, nos contradicteurs ont voulu faire croire que nous formulions dans ce paragraphe une appréciation sur la situation italienne. Et par un « on dit » et une série de magnifiques « évidemment », on nous fait dire que la comparaison signifie ceci : en Russie, il y avait la terreur, en Italie la liberté. Et de lancer un appel véritablement honteux et démagogiques aux ouvriers italiens victimes du fascisme que nous voudrions convaincre de la possibilité de conquêtes pacifiques. Mais qui a donc jamais parlé de l’Italie et de conquêtes pacifiques ? Le fait est qu’en Russie ce danger, toujours souligné par Marx, que le prolétariat égare la vision de sa tâche politique révolutionnaire se laissant absorber par des intérêts particularistes, était éliminé par la situation historique qui faisait attendre, comme prochaine, inévitablement la mise bruyante sur le tapis de la question de l’État et du pouvoir politique. L’appareil étatique du tzarisme étant pourri : le problème fondamental pouvait donc directement se poser aux travailleurs. Parmi beaucoup de désavantages, il y avait là une sorte d’avantage qui n’existe pas, ni dans les pays occidentaux, ni en Italie, parce que le fascisme, s’il supprime toute liberté et conquête pacifiques (« ce qui tombe comme un cheveu dans une soupe ») ne cesse pas d’être un régime spécifiquement bourgeois des patrons industriels, qui n’a même pas songé à se défaire de la révolution libérale bourgeoise. Le fait que la politique étatique est maniable au gré du patron d’usine, subsiste et se renforce sous le gouvernement fasciste, alors qu’en Russie il existait entre l’appareil politique traditionnel tzariste et la nouvelle classe industrielle, un antagonisme historique que le prolétariat pouvait utiliser.

Il est certainement caractéristique, de la part de nos centristes-mencheviks, de croire que le fascisme soit un régime non bourgeois et à un retour de la domination d’autres classes qui ne soient pas la bourgeoisie capitaliste. Bien que les faits détruisent chaque jour ce schéma, celui-ci inspire toujours la politique imposée à notre parti. Notre distinction comparative ne portait pas sur Russie et Italie, et ce n’est pas ici qu’il faut chercher notre jugement sur la situation dans notre pays.

Pour ce qui est des conquêtes pacifiques, non seulement nous ne les croyons pas possibles, mais, ce qui importe le plus, nous avons toujours combattu ceux qui les croyaient utiles et les considéraient des points finaux pour la lutte du prolétariat : elles ne sont que des manœuvres défensives bourgeoises équivalentes dans leur but à l’oppression, et aux offensives fascistes. Il faut vraiment du « culot » pour présenter de telle sorte nos positions. Mais ne faut-il pas, à tout prix, nous présenter comme des droitiers et faire eau de toute chose ?

* * *

Notre critique du système des cellules nous porte à le juger vicié de fédéralisme. Les centristes, à leur tour, essayent de le contester en donnant une définition à leur façon du fédéralisme. D’après eux, pour définir comme fédéraliste une organisation, il suffit que les organisations de base votent non pas d’après le nombre d’adhérents, mais chacune par une voix de poids égal. Or, le développement logique du système des cellules nous portera certainement à cela, parce que les problèmes seront discutés dans des réunions de cellules et ces dernières devront voter au milieu de fortes difficultés. Mais le caractère distinctif du fédéralisme est autre : chaque individu adhérant n’est pas relié directement au centre comme tout autre, mais dépend d’un organisme ayant une particulière nature et unité. L’ensemble de ces organismes de premier degré est la base de la structure supérieure. Au même moment, l’appartenance à ces organismes classifie et distingue les adhérents de l’organisme général. Dans ce sens, sont fédéralistes, le Labour Party et les syndicats ; non certainement parce qu’ils reposent sur la base des cellules, mais parce qu’ils sont des associations d’associations ayant un caractère distinctif : la profession des adhérents ou autre chose. On a fait, dans l’Internationale, une campagne très vive contre le parti norvégien qui acceptait les adhésions d’associations économiques et syndicales et non de membres individuels en soutenant, au 5e Congrès, que ce type fédératif d’organisation est contre-révolutionnaire. Or, il y a une analogie entre cette structure et celle des cellules. Cela est prouvé entre autre par le langage imprudent de nos centristes : le type du parti norvégien, en effet, correspondrait très bien avec leur sotte tirade à propos d’intellectuels dans les assemblées de travailleurs.

Nous affirmons que l’ouvrier, dans la cellule, ne sera porté à discuter que des questions particulières et à caractère économique intéressant les travailleurs de l’usine donnée. L’intellectuel interviendra toujours et si ce n’est plus avec la force de son éloquence, c’est par le monopole de l’autorité de la Centrale du parti, pour trancher chacune et toutes les questions : la politique du parti finissant par être confiée au corps des fonctionnaires, caractéristique exquise d’organismes fédéralistes et opportunistes. L’Internationale a dû intervenir récemment dans le parti allemand pour éviter que l’on donne statutairement des pouvoirs politiques aux conférences de fonctionnaires non élus par la base : cela, on pourra l’éviter formellement mais, par la soi-disant bolchevisation, ces choses menacent de se vérifier dans les faits.

En conclusion, il faut rétablir une thèse fondamentale marxiste, selon laquelle le caractère révolutionnaire du parti est déterminé par des rapports de forces sociales et par des processus politiques et non par la forme, par le type d’organisation. L’erreur contraire est celle du syndicalisme et des multiples semi-syndicalistes pullulant partout et dont la doctrine des « ordinovistes » [2] est un essai spécial. A l’origine, ceux-ci avaient trouvé la formule magique d’organisation : conseils d’usines, et ils réduisaient le tout à ceci : parti prolétarien, révolution économique, État ouvrier. Dans toutes ces manifestations, il y a une survivance antimarxiste et antiléniniste de l’utopisme, dans la mesure où celle-ci consiste à aborder les problèmes non pas sur la base d’une analyse des forces historiques réelles, mais par l’établissement d’une magnifique constitution, d’un plan d’organisation ou d’un règlement. La position idéologique erronée quant au problème des fractions, à laquelle nous assistons, part d’une même origine et conduit à codifier la prohibition ou l’étranglement « des fractions ».

Les organismes prolétariens agissent révolutionnairement sur les situations par des chemins qui ne peuvent pas être contenus dans des dispositions d’encadrement organisatoire, dans la recette : syndicats, coopératives, conseils d’usines, gildes, cellules, comité d’ouvriers et paysans, etc. Ce ne sont que des formes et nous devons nous occuper du contenu des intérêts sociaux qui sont en jeu, des forces en lutte, de la direction où se vérifie le mouvement.

Le parti communiste se distingue de tout autre parti, ou association, par la classe dont il résulte et par le programme de sa lutte et la méthode de sa tactique, non pas par le type formel de son organisation. Une organisation du parti solide et organisée, ainsi que nous la voulons, se formera seulement non par des procédés artificiels, mais par une plus grande correspondance entre les principes et la tactique et par une politique nettement originale : en cela réside l’originalité de la classe révolutionnaire.

Aujourd’hui, par contre, on tend à fabriquer une organisation sui generis et en même temps à singer la méthodologie bourgeoise.

Surgissant de cette réaction contre l’erreur utopique et syndicaliste, nous avons voulu établir la thèse qu’il est faux de poser la distinction entre parti communiste et parti social-démocrate dans la différence entre organisation à base de cellules et organisation à base territoriale. Et cela est d’autant plus vrai que, comme nous l’avons vu, la différence n’est qu’apparente et donne lieu à une similitude justement pour ce qui est de l’affaiblissement du centralisme, au moment même où l’on voudrait prouver que l’on reste fidèle à ce centralisme. Cela aussi rappelle les organisations social-démocrates : selon la critique qu’en a donnée l’Internationale Communiste : en elle, le fédéralisme s’accompagne avec la pire dictature des bureaucrates.

Amadeo Bordiga (« Unità », Septembre 1925).


Parler de liberté et d’égalité tant que les classes ne seront pas abolies, c’est se duper soi-même ou duper les ouvriers, ainsi que tous les travailleurs et tous ceux qu’exploite le capital ; c’est, en définitive, défendre les intérêts de la bourgeoisie. Tant que les classes ne sont pas abolies, à chaque discussion sur la liberté et l’égalité, il faudrait tout au moins se poser les questions : la liberté, mais pour quelle classe, et pour en faire quel usage ? L’égalité, de quelle classe et avec quelle classe. Et, sous quel rapport exactement ? Éviter directement ou indirectement, consciemment ou inconsciemment ces questions, c’est fatalement défendre les intérêts de la bourgeoisie, les intérêts du capital, les intérêts des exploiteurs. Le mot d’ordre de liberté et d’égalité, lorsqu’on garde le silence sur ces questions, sur la propriété individuelle des moyens de production, est un mensonge et une hypocrisie de la société bourgeoise qui, par une reconnaissance purement extérieure de la liberté et de l’égalité, masque en fait la servitude et l’inégalité économiques des ouvriers, de tous les travailleurs, de tous ceux qu’exploite le capital, c’est-à-dire de l’immense majorité de la population dans tous les pays capitalistes.

LENINE.

[1] « Terzini », fraction d’extrême gauche du Parti Socialiste, dirigée par Maffi-Serrati. Après la seconde scission de ce parti (1922), et le départ de l’aile droite réformiste, les terzini purent prendre - avec l’IC - des rapports indépendants non contrôlés par le parti qui, cependant, était dirigé par les centristes. Au 5e Congrès de l’IC (1924), les terzini fusionnèrent avec le parti.

[2] « Ordinovistes », de « Ordine Nuovo », organe d’un cercle d’intellectuels adhérant au PCI, dirigés par Gramsci. Avant la fondation du Parti Communiste, cet organe qui repoussait la proposition de la fraction abstentionniste pour la création du Parti Communiste, proposait les Conseils d’Usines comme forme fondamentale d’organisation de la classe prolétarienne.

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  19. BILAN 03f : Roosevelt au gouvernail
  20. BILAN 03g : Le cas Calligaris
  21. BILAN 03h : Appel aux lecteurs et souscription
  22. BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
  23. BILAN 04b : Le plan De Man
  24. BILAN 04c : Mouvement Communiste International - Belgique
  25. BILAN 04d : La nature du Parti
  26. BILAN 04e : En marge d’un anniversaire
  27. BILAN 04f : Le cas Calligaris
  28. BILAN 05a : Quatre jeunes camarades du S.A.P. sont arrêtés...
  29. BILAN 05b : Les principes, armes de la Révolution
  30. BILAN 05c : Parti - Internationale - État : Prémisses
  31. BILAN 05d : Le plan De Man - suite et fin
  32. BILAN 05e : Organisation et discipline communiste - Prémisses du problème
  33. BILAN 05f : Les difficultés de l’Opposition russe : Rakovsky dépose les armes
  34. BILAN 05g : Le cas Calligaris
  35. BILAN 06a : 1er Mai 1934
  36. BILAN 06b : La bourgeoisie française expulse Léon Trotsky
  37. BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
  38. BILAN 06d : Où va l’impérialisme français
  39. BILAN 06e : Parti - Internationale - État / I : La classe et sa signification
  40. BILAN 06f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième
  41. BILAN 06g : Salut à la « Verita »
  42. BILAN 06h : Maximo rejoint le front de la contre-révolution centriste
  43. BILAN 06i : Une tragédie de l’émigration italienne
  44. BILAN 07a : Pour le retour de Trotsky en Russie
  45. BILAN 07b : L’Antifascisme, formule de confusion
  46. BILAN 07c : La grève de Verviers
  47. BILAN 07d : Parti - Internationale - État / II : Classe et État
  48. BILAN 07e : Le communisme et la question nationale
  49. BILAN 07f : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (2)
  50. BILAN 07g : A propos de Staline et du Stalinisme
  51. BILAN 07h : La catastrophe de Pâturages
  52. BILAN 08a : La Russie soviétique dans le concert des brigands impérialistes
  53. BILAN 08b : La mort de la concentration antifasciste italienne
  54. BILAN 08c : La situation de la classe ouvrière japonaise
  55. BILAN 08d : Une quatrième internationale ou une réplique de la Troisième (3)
  56. BILAN 08e : Parti - Internationale - État / III : Classe et Parti
  57. BILAN 08f : L’arabisation du C.C. du Parti Communiste Syrien
  58. BILAN 08g : A propos de la Sarre
  59. BILAN 09a : Chronique du mois
  60. BILAN 09b : La situation en France (résolution de la C.E.)
  61. BILAN 09c : La chine soviétique
  62. BILAN 09d : Parti - Internationale - État / IV : Parti et Internationale
  63. BILAN 09e : La Campagne pour Thaelmann
  64. BILAN 10a : En marge du front unique
  65. BILAN 10b : L’acte désespéré des mineurs de l’Escarpelle
  66. BILAN 10c : A Constantine : l’impérialisme tire profit du massacre de ses instruments
  67. BILAN 10d : Les événements du 30 juin en Allemagne
  68. BILAN 10e : De l’Internationale 2 et 3/4 à la Deuxième Internationale
  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche