AccueilNoticesOrganisations
Dernière mise à jour :
jeudi 5 avril 2018
   
Brèves
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Mise à jour de la bibliographie de Nicolas Boukharine
mardi 27 mai
Il manquait à la bibliographie des œuvres de Boukharine en langue française les articles publiés par Smolny dans l’ouvrage La revue Kommunist (Moscou, 1918). Oubli réparé.
Rosa Luxemburg : bibliographie française
mardi 15 avril
Mise à jour et toilettage complet de la notice bibliographique des œuvres de Rosa Luxemburg en langue française.
Capital, valeur, plus-value et exploitation du travail
jeudi 15 novembre
La deuxième séance du cycle de formation « Pourquoi le marxisme au XXIe siècle ? » se tient ce jeudi soir 15 novembre 2012 à 20h30 au local FSU , 52 rue Jacques Babinet, immeuble Peri-ouest, 2° étage (Métro Mirail Université à Toulouse).
Mise à jour de la bibliographie...
dimanche 9 septembre
... de la série Historical Materialism Books, depuis le numéro 26 jusqu’au numéro 40.
Sur le Web
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
canutdelacroixrousse
L’histoire de la colline de la Croix-Rousse et des canuts. Ce Blog est une mine d’informations sur les canuts allant de pair avec une connaissance très fine de Lyon / Croix-Rousse. Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !
Les Amis de Daumier
Créée en 1994, l’Association des Amis d’Honoré Daumier se propose par ses statuts de promouvoir, en France et à travers le monde, l’œuvre multiforme - dessins, peintures et sculptures - de cet immense artiste.
Parti Communiste International (Il Programma Communista)
Publie en France les Cahiers internationalistes, consultables en ligne sur le site depuis le numéro 6. Présentation : Ce qui nous distingue : la ligne qui va de Marx à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie (Livourne, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l’Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" et la contre-révolution stalinienne, et au refus des fronts populaire et des blocs partisans et nationaux. La dure œuvre de restauration de la doctrine et de l’organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, dehors de la politique personelle et électoraliste.
Démocratie Communiste
Site luxemburgiste, dont voici le manifeste minimal : Démocratie communiste s’inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte : pour l’abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ; pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ; pour une société socialiste-communiste ; pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ; contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l’abolition de toutes les frontières. Textes d’actualité et thématiques (peu nombreux).
Les Amis de Spartacus
Edition fondée par René Lefeuvre en 1934. A publié Rosa Luxemburg, Anton Pannekoek, Boris Souvarine... Un fond exceptionnel et incontournable.
IC - Internationale Communiste / Komintern
Troisième Internationale ouvrière ( 1919 - 1928 / formellement 1943 )
6 septembre 2006 par eric , jo

Résolutions :

« Si la I° Internationale a prévu le développement à venir et a préparé les voies, si la II° Internationale a rassemblé et organisé des millions de prolétaires, la III° Internationale est (...) l’Internationale de la réalisation révolutionnaire (...) La III° Internationale Communiste, fondée en mars 1919, dans la capitale de la République Socialiste Fédérative des Soviets, à Moscou, a déclaré solennellement à la face du monde qu’elle se chargeait de poursuivre et d’achever la grande oeuvre entreprise par la I° Internationale des Travailleurs (...) [Car] la II° Internationale (...) a subi un krach complet. La II° Internationale a péri, minée par l’opportunisme et terrassée par la trahison de ses chefs (...) La III° Internationale Communiste s’est constituée à la fin du carnage impérialiste de 1914-1918, au cours duquel la bourgeoisie des différents pays a sacrifié 20 millions de vies.

Souviens-toi de la guerre impérialiste ! Voilà la première parole que l’Internationale Communiste adresse à chaque travailleur (...) Souviens-toi que, du fait de l’existence du régime capitaliste, une poignée d’impérialistes a eu, pendant quatre longues années, la possibilité de contraindre les travailleurs de partout à s’entr’égorger ! Souviens-toi que la guerre bourgeoise a plongé l’Europe et le monde entier dans la famine et le dénuement ! Souviens-toi que sans le renversement du capitalisme, la répétition de ces guerres criminelles est non seulement possible mais inévitable ! (...)

La guerre impérialiste a confirmé une fois de plus la véracité de ce qu’on pouvait lire dans les statuts de la 1° Internationale : l’émancipation des travailleurs n’est pas une tâche locale, ni nationale, mais bien une tâche sociale et internationale. » (p. 34, Manifeste et p. 37, Statuts de l’IC, in Les quatre premiers congrès mondiaux de l’IC, La Brèche 1984)

... pendant la guerre, les Syndicats se présentèrent le plus souvent en qualité d’éléments de l’appareil militaire de la bourgeoisie ; ils aidèrent cette dernière à exploiter la classe ouvrière avec la plus grande intensité et à faire mener la guerre de la manière la plus énergique, au nom des intérêts du capitalisme (...) la bureaucratie syndicale substitue de faibles ruisseaux au puissant courant du mouvement ouvrier, substitue des revendications partielles réformistes aux buts révolutionnaires généraux (...) entrave d’une manière générale la transformation des efforts isolés du prolétariat en une lutte révolutionnaire unique tendant à la destruction du capitalisme.” (p. 54 de Le mouvement syndical, les comités de fabrique et d’usines)

«  1. La période actuelle est celle de la décomposition et de l’effondrement de tout le système capitaliste mondial (...) 7. La méthode fondamentale de la lutte est l’action de masse du prolétariat, y compris la lutte ouverte à main armée contre le pouvoir d’Etat du capital (...) Une nouvelle époque est née. Epoque de désagrégation du capitalisme, de son effondrement intérieur. Epoque de la révolution communiste du prolétariat (...) Le résultat final des procédés capitalistes de production est le chaos - et ce chaos ne peut être vaincu que par la plus grande classe productrice, la classe ouvrière (...) Elle doit briser la domination du capital, rendre les guerres impossibles, effacer les frontières entre les Etats, transformer le monde en une vaste communauté travaillant pour elle-même (...)

... les institutions de la démocratie politique ne sont plus qu’un amas de débris ensanglantés, le prolétariat est obligé de créer un appareil à lui, qui serve avant tout à conserver la cohésion interne de la classe ouvrière elle-même et qui lui donne la faculté d’intervenir révolutionnairement dans le développement ultérieur de l’humanité. Cet appareil, ce sont les Soviets (...) nouveau type d’organisation large, englobant les masses ouvrières indépendamment de la profession et du degré de développement politique (...) Fortifier les Soviets, élever leur autorité, les opposer à l’appareil gouvernemental de la bourgeoisie, voilà quel est maintenant le but essentiel des ouvriers conscients et loyaux de tous les pays. » (p. 3 de la Lettre d’invitation au Parti Communiste allemand ; p. 19 et 33 de la Plate-forme et du Manifeste de l’IC)

En 1919, ce Parti mondial devait coordonner les luttes à l’échelle de la planète. Fondé trop tard (plus d’un an après Octobre 17, deux mois après la première et sans doute la plus importante défaite à Berlin), il va épouser le recul du prolétariat international et l’isolement croissant russe. Cet isolement est, d’ailleurs, la raison majeure de la monstrueuse mutation stalinienne.

Alors que le 1° congrès rompait avec “les demi-mesures, les mensonges et la paresse des partis socialistes officiels...” (Manifeste, p. 34), le 3° [juin 1921] propose à la social-démocratie (qui a du sang sur les mains) une alliance de “Front unique”.

C’est le début de la dégénérescence qui va aboutir à la mise en place d’un organisme au service de l’Etat russe. Cet appareil va broyer la fine fleur du mouvement révolutionnaire international. L’adoption au VIème congrès (1928) de la thèse de l’édification du socialisme « dans quelques pays capitalistes, voir même dans un seul isolément », signe son arrêt de mort en tant qu’internationale ouvrière.

Mais, au sein même de l’IC, des Gauches se dégagent qui vont essayer d’abord de combattre la “bolchévisation” (ou mise au pas) des PC, la dérive opportuniste puis de tirer un bilan de la vague révolutionnaire.

Ces fractions de Gauche communiste (russe, italienne, germano-hollandaise ...), exclues dans les années 20, ont assuré la continuité historique et permis l’existence des révolutionnaires d’aujourd’hui ... et de demain !


Bibliographie indicative :

— ANDREU Maurice, L’internationale Communiste contre le Capital (1919-1924). Comment empoigner l’adversaire capitaliste, Actuel Marx, PUF, 2003 ;

— BROUE Pierre, Histoire de l’Internationale communiste (1919-1943), Fayard, 1997 ;

— IC, Les quatre premiers congrès mondiaux de l’IC, La Brèche, 1984 ;

— NARINSKI Mikhaïl et al., Komintern : l’histoire et les hommes. Dictionnaire biographique de l’Internationale communiste en France, à Moscou, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse (1919-43) , Editions de l’Atelier, 2001 ;