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jeudi 12 octobre 2017
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
Avril - Mai 1936 / pp. 981 - 985
8 septembre 2008 par nick

PROLÉTAIRES !

Dans le chemin de votre émancipation, ce Premier Mai se situe avec une double signification : celle des contingences actuelles, séparées et arrachées de leur contexte historique et celle de la signification même des cruelles situations actuelles dans le cours des événements historiques dont elles relèvent. A s’en tenir aux appellations que vous n’invoquez point, mais que les traîtres clouent sur vos cortèges, il semblerait que l’ennemi serait enfin parvenu à étrangler dans vos gorges le cri de révolte contre le régime qui vous opprime, à étouffer l’aspiration puissante à la construction d’une société sans classes. Par contre, si on met l’oreille à la double aspiration de vos luttes, de vos intérêts et de la loi elle-même de l’évolution historique, les cruelles circonstances actuelles apparaissent dans leur véritable lumière d’une liquidation qui mûrit toujours davantage, d’un ensemble d’événements courant à pas de géant vers sa solution finale.

Depuis un siècle, votre cause ne se borne pas à la défense de vos intérêts, à briser les chaînes qui vous livrent empoignés à l’exploiteur, mais votre cause s’incarne avec celle de l’humanité toute entière qui, pour ne pas périr, doit briser les chaînes qui la soumette à l’emprise et à la sujétion des forces économiques. Le régime capitaliste, pour vivre et se survivre, doit réfréner, briser l’expansion des forces de production, mutiler la masse des produits assurant ainsi, avec le plein épanouissement des besoins de la minorité infime des exploiteurs, la misère croissante de l’immensité des travailleurs. Mais la loi du régime capitaliste ne se borne pas à créer des abîmes toujours plus profonds entre les classes ; cette loi conduit inéluctablement à faire des hommes les loups de leurs semblables dans le massacre de la guerre. Votre droit historique à l’affranchissement de l’esclavage capitaliste est le droit de l’humanité elle-même à fonder une société qui, parce qu’elle ne captivera plus, n’emprisonnera plus l’expansion des forces productives, pourra faire de ces dernières l’instrument essentiel qui permettra d’abattre définitivement, avec les barrières qui opposent État à État, les autres barrières qui opposent classe contre classe dans la vie de la société.

Votre ennemi regarde vos cortèges avec une exultation qui se mêle à une crainte terrible. Au même moment où il peut frotter ses mains en voyant se confondre parmi vos étendards rouges, qui furent le drapeau de votre libération, les couleurs nationales qui, elles, sont l’étendard de votre engorgement dans la guerre, l’ennemi capitaliste sent que l’heure approche d’une liquidation historique qui pourra emporter à jamais les bases mêmes de son régime, d’une liquidation qui, clôturant la phase de la préhistoire, ouvrira - ainsi que nos maîtres nous l’ont appris - la phase de l’histoire consciente de l’humanité.

PROLÉTAIRES !

Les martyrs de Chicago s’immolèrent pour une cause qui n’était pas seulement la leur, pas seulement celle des ouvriers de leur pays, mais celle des exploités du monde entier. Leur sang a permis de féconder les manifestations du Premier Mai qui se rejoignaient par delà les frontières en une invocation frémissante à l’unité des exploités de tous les pays. Pour la même cause, des milliers et des milliers de prolétaires sont tombés et tombent. Mais l’ennemi, qui a défendu par la violence et la corruption son régime, croit aujourd’hui que les cendres des assassinés, les squelettes des emprisonnés, des affamés, des déportés, seront oubliés à jamais par les ouvriers du monde entier condamnés, enchaînés à la loi économique du profit capitaliste qui veut que le travailleur engendre, de son travail, la misère pour lui et pour ses frères et à la fin la guerre, ultime planche de salut pour le régime de la bourgeoisie.

L’hypothèse cruelle semble désormais se réaliser. Les exploités de chaque pays, au lieu de se tourner, solidaires et au-delà des frontières contre le même régime qui les opprime, se dirigent, par contre, vers leurs frères d’un autre État parce que c’est dans la défense ou dans l’agrandissement du pouvoir de leurs maîtres qu’une solution serait possible à la seule alternative d’un salaire de famine ou d’une allocation de chômage qui ne nourrit que leurs peines sans issue.

La situation terrible à laquelle vous avez toujours songé avec horreur semble se représenter ; cette situation où la guerre seule apparaît comme une solution à un ensemble de problèmes historiques dont on ne voit plus ni la source, ni la direction, ni l’aboutissement. Cependant, le dilemme qui commande toute l’évolution historique, la lutte autour de deux formes d’organisation sociale - la société capitaliste et la société communiste - retrouve, dans la situation actuelle, une nouvelle confirmation cruelle : si le prolétariat mondial, en tant que force historique, gît inanimé, par terre, c’est toute forme de société humaine qui a été détruite et le régime de l’esclavage capitaliste libéré provisoirement de la menace du prolétariat, court à pas gigantesques vers son issue spécifique, celle qui porte à son ultime expression l’antagonisme qui oppose capitaliste à capitaliste, État à État, patron à ouvrier, le travailleur d’un instant au chômeur du lendemain, qui enfreint toute possibilité de vie solidaire entre les hommes de toutes les classes, qui jette les uns contre les autres, d’abord en des compétitions d’intérêts économiques et politiques, enfin dans le massacre de la guerre, d’où l’humanité ne pourra se sauver qu’à la seule condition de répondre au cimetière pour des millions de travailleurs qu’exige le régime capitaliste, par le cimetière pour le régime bourgeois lui-même.

PROLÉTAIRES !

Le dilemme qui plane depuis un siècle sur la société et qui oppose deux formes inconciliables de l’organisation sociale ne fait que se révéler aux moments où les événements s’embranchent en un noeud que, seul, le carnage mondial pourra couper. Chaque instant de la vie des deux classes antagonistes est capté dans la direction des intérêts historiques de l’une ou l’autre classe, du capitalisme ou du prolétariat. La bourgeoisie sait d’avance qu’elle ne peut briser l’assaut que lui livrent conjointement l’expansion des forces productives et le prolétariat qui en est la manifestation sociale, qu’à la condition de gagner à sa cause les institutions qui poussent sur le terrain où les semences sont jetées à la fois par les forces économiques et par les forces historiques et sociales. Dès l’instant même où mûrissent les fondations d’une institution de défense des exploités, le capitalisme entrevoit en elles les fossoyeurs de son régime, les artères de la nouvelle société communiste.

Tout comme dans les sociétés qui précédèrent le capitalisme, c’est par étapes que la révolution mûrit, grandit, s’affirme, évolue vers la victoire. Depuis un siècle, le prolétariat mondial paye, par des hécatombes de morts, la rançon à l’impossibilité de franchir d’un coup la route qui le mène à son affranchissement final. À l’aube même de la victoire du capitalisme mondial, le prolétariat essaya de tourner à son avantage la fermentation historique de l’époque et se jeta dans la lutte pour fonder la société communiste. Les Communards de Paris furent à la fois la manifestation sanglante de l’immaturité du prolétariat à transformer le monde et les précurseurs de l’inéluctabilité des luttes révolutionnaires de l’avenir. Les cadavres des communards apprirent au prolétariat que la cause du communisme ne peut être confiée ni aux armées d’un pays ni à celle d’un autre, ni non plus à cette guerre que l’on put croire progressive : vainqueurs et vaincus se rencontrèrent pour célébrer la victoire des capitalismes respectifs sur les tombes qu’ils creusèrent ensemble au Père Lachaise aux pionniers historiques de la révolution prolétarienne. La révolution prolétarienne ne peut être fécondée par la victoire de la révolution bourgeoise, entre les deux il existe un abîme, le contraste qui sépare deux mondes : le capitaliste et le communiste.

Par après, ce fut autour des institutions syndicales que la partie historique se livra entre la bourgeoisie et le prolétariat. À chaque moment où les ouvriers parvenaient à affirmer une position de classe indépendante, le capitalisme accourait pour altérer la base même du nouvel organisme prolétarien pour en faire un anneau de l’institution spécifique dont le capitalisme se sert pour contrecarrer l’évolution historique qui conduit à son enterrement : l’État. La contradiction initiale entre le prolétariat et la bourgeoisie ne cessait pas d’exister après que l’ennemi avait obtenu sa victoire, mais elle se dirigeait vers son aboutissement extrême, à la guerre qui voyait en même temps que la solidarité entre la bourgeoisie et le prolétariat, l’encastrement des syndicats dans l’oeuvre de l’entre-égorgement des ouvriers de tous les pays.

Octobre 1917 a ouvert une nouvelle phase dans la route de votre émancipation et les conditions historiques ont fait mûrir un nouvel instrument de votre lutte mondiale : l’État, la dictature du prolétariat. Le capitalisme ne pouvait pas risquer, dans l’immédiat après-guerre, le recours à l’attaque brutale contre les prolétariats de chaque pays afin de ne pas réveiller la classe ouvrière par une lutte autour de la révolution russe, prologue de la révolution mondiale. Ce furent en ces moments les traîtres socialistes de 1914 à qui le capitalisme mondial confia son sort. Et ceux qui sauvèrent la bourgeoisie en 1914 purent encore le faire en 1919-21. Seul, le manque d’un parti de classe permit à l’ennemi de gagner la bataille. Mais l’objectif historique de la révolution mondiale ne cessait pas de planer sur les situations et le capitalisme devait, pour sauver son régime, gagner à sa cause le nouvel organisme que le prolétariat international s’était donné en Octobre 1917 en Russie. Chaque moment des situations de l’après-guerre était, en effet, un moment du duel que se livraient les deux classes antagonistes : le prolétariat qui, par les batailles contre son propre capitalisme, voulait garder à la révolution russe son rôle de première manifestation d’un processus historique menant à la révolution mondiale, le capitalisme qui ne pouvait battre son prolétariat qu’en s’appuyant sur l’État russe à qui il était interdit de rester absent des compétitions sociales dans chaque pays. À l’encontre des États nationaux bourgeois, sa nature même en faisait un instrument de la lutte de classes de chaque pays. Lorsqu’au sein de ce qui fut l’organisation du prolétariat mondial et qui est devenu désormais un maillon du régime capitaliste international, triompha la théorie du socialisme dans un seul pays, ce ne fut pas seulement une aberration nationaliste heurtant de front les notions internationalistes du prolétariat qui triompha, mais le capitalisme fut assuré de pouvoir se servir de l’État russe pour maîtriser le prolétariat de chaque pays. En Allemagne, comme en France, sous le drapeau du social-fascisme ou du Front Populaire, c’est l’État russe qui a désarmé le prolétariat en face de l’attaque du capitalisme mondial. Tout comme pour les syndicats avant la guerre, également pour l’État russe les deux cours devaient marcher de pair : le renforcement matériel des deux organismes se faisait au prix d’une altération profonde de leur nature. Tout comme pour la Deuxième Internationale, pour la Troisième, les institutions du prolétariat qui ne purent arriver à acquérir la capacité historique pour guider les ouvriers du monde entier à construire la société communiste, se seront révélées être des organismes s’incorporant au capitalisme. Et le moment culminant de leur évolution contre-révolutionnaire sera aussi le moment culminant de l’évolution du capitalisme vers la guerre.

Le nouveau duel qui s’institua autour de l’État prolétarien entre la bourgeoisie et le prolétariat, vient d’être résolu à l’avantage de l’ennemi. C’est la liquidation tragique d’une lutte épique, dont il serait bien vain d’imputer seulement les responsabilités aux dirigeants qui trahirent et qui trahissent et au sujet de laquelle le seul enseignement que les prolétaires peuvent tirer c’est que, dans la nouvelle phase qui s’ouvre, ils devront parvenir à asseoir leur lutte sur un front idéologique nouveau. En effet, les armes nécessaires à l’insurrection ne peuvent suffire qu’à terrasser l’ennemi et les traîtres : sur le front historique de sa lutte, le prolétariat, pour vaincre, doit forger des instruments que l’ennemi ne pourra pas gagner à sa cause. De la victoire actuelle du capitalisme, le prolétariat devra faire surgir la théorie de l’action révolutionnaire de l’État prolétarien, en vue de la victoire de la classe ouvrière mondiale.

PROLÉTAIRES !

La guerre a déjà commencé ! En Afrique, où les ouvriers italiens réduits à l’esclavage par le fascisme s’entretuent avec les esclaves du Négus ; en Europe, où les ouvriers de chaque pays ont déjà épousé la cause du capitalisme respectif et plébiscitent les forces qui les lancent les uns contre les autres. Le capitalisme de chaque pays essaye de réduire à une série de conflits épars, l’éclosion des contrastes inter-impérialistes. L’année qui s’écoule depuis le dernier Premier Mai semblerait nous indiquer que la bataille peut se dérouler sur le fond de la lutte simultanée du capitalisme de chaque pays contre la classe ouvrière mondiale alors que la conflagration internationale pourrait être évitée. Mais dans cette hypothèse, ainsi que dans celle d’un embrasement mondial pour la boucherie simultanée sur tous les fronts, le seul ennemi que le capitalisme veut battre c’est le prolétariat. Dans les deux hypothèses, la seule force historique que les événements engendreront, c’est le prolétariat révolutionnaire luttant pour la société communiste.

Deux cortèges se déroulent donc dans ce Premier Mai. L’un, celui qui peut apparaître à la surface des événements, parce qu’il s’incorpore avec la classe sociale que les circonstances actuelles font apparaître comme la force dominante : au capitalisme et son drapeau : la guerre. C’est le cortège où les ouvriers manifestent autour des traîtres socialistes et centristes.

L’autre c’est le cortège réel du prolétariat. C’est celui qui évoque les martyrs de Chicago, celui qui se relie des camps de concentration allemands, italiens, russes, aux prisons, aux lieux de réclusion de tous les pays, le cortège auquel les cadavres innombrables d’un siècle de luttes prolétariennes donnent une vigueur historique invincible. Les ouvriers révolutionnaires qui continuent la lutte de tous nos martyrs sont aux côtés du véritable cortège du prolétariat, hors des manifestations où les traîtres peuvent parader de leur victoire car, à l’aide de toutes les institutions de répression et de corruption de l’ennemi, ceux-ci sont parvenus à avoir raison - au prix de luttes sanglantes - des ouvriers en qui ils ont provisoirement tué tout esprit de classe.

Le cortège des assassinés, des emprisonnés et des déportés clame que la leçon de 1914-1918 ne sera pas vaine. Que toutes les forces socialistes et centristes, tous les courants qui agissent dans leur sein, puisqu’ils ont été tous (à différents degrés), solidaires d’un cours d’événements politiques qui a conduit à la guerre, ne pourront faire surgir en leur sein les forces appelées à reconstruire le parti de classe, l’organe indispensable pour la victoire prolétarienne. La guerre de 1914-1918 fut résolue par l’éveil du prolétariat dans chaque pays. Le parti socialiste italien qui prit l’initiative de la première rencontre internationale à Zimmerwald n’en fut pas moins l’obstacle essentiel pour le triomphe de la révolution italienne : au-delà de la volonté de ses dirigeants, ce parti était vicié à la base, par la nature même de ses fondations politiques qui étaient à l’opposé de celles que les bolcheviques se donnèrent, pour le compte du prolétariat mondial, au sein de la Deuxième Internationale.

La source historique du parti de demain, ce sont les forces qui surgissent de l’Octobre 1917 et qui continuent l’oeuvre des bolcheviks au travers d’une compréhension critique de la révolution russe : ce sont les fractions de la gauche communiste !

Le front le plus large pour la mobilisation de vos forces ce sont les syndicats autour desquels vous devrez mener votre combat sur la base des revendications immédiates, et cela aujourd’hui comme au cours de la guerre.

Le front où vous pourrez reconstruire votre organisme de guide pour la victoire communiste, c’est celui où l’histoire opère la double sélection des forces et des notions politiques capables d’exprimer l’effort que le prolétariat fait depuis un siècle pour atteindre, avec la victoire, la libération de l’humanité tout entière.

En ce Premier Mai, le cortège véritable du prolétariat mondial peut braver toutes les forces de l’ennemi. L’intensité même de la violence qui l’emprisonne prouve que sa force historique est inébranlable. Les martyrs de Chicago pourront enfin être commémorés en un Premier Mai d’un proche lendemain qui verra flotter le drapeau rouge sur de nouvelles victoires prolétariennes se dirigeant vers le triomphe de la classe ouvrière mondiale.

VIVE LE PREMIER MAI !
VIVE LE PROLÉTARIAT MONDIAL !
VIVE LE PARTI DE LA RÉVOLUTION COMMUNISTE !
VIVE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT, ÉTAPE DE LA LUTTE POUR LA SOCIÉTÉ COMMUNISTE !
VIVE LA RÉVOLUTION MONDIALE !

LA FRACTION ITALIENNE DE LA GAUCHE COMMUNISTE.

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  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche