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Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
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Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
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BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
Janvier - Février 1935 / pp. 502 - 506
20 janvier 2009 par nick

Pour adopter une position politique envers les derniers et graves événements de Russie, il faudrait posséder des renseignements exacts sur la nature politique du groupe dont faisait partie Nicolaïev, sur les buts qu’il s’assignait, les moyens qu’il préconisait. Mais c’est sans doute pour éviter que les communistes puissent connaître la réalité que le gouvernement soviétique, immédiatement après l’attentat, alors qu’il connaissait l’identité politique de son auteur, commençait par la cacher aux ouvriers russes et aux autres pays, prenant en toute hâte les dispositions nécessaires pour que le geste de Nicolaïev ne révèle pas les conditions qui l’avaient déterminé, mais soit connu au travers d’une falsification pouvant raffermir le pouvoir politique du centrisme. Pas de procès, car Nicolaïev n’appartenant pas à la bande des contre-révolutionnaires à la solde des classes abattues par la Révolution d’Octobre, la « popope » n’aurait pas réussi et loin d’avoir l’attitude lâche du comédien qui sait pouvoir obtenir un avancement d’autant plus grand dans la hiérarchie de la bureaucratie étatique, que ses confessions seront plus graves, Nicolaïev, à l’encontre de Ramsine, aurait bravé, non apitoyé ses juges, expliqué et revendiqué son geste, non renié et méprisé son attentat. Alors, les centristes décident qu’il n’y aura pas de procès et que la tragédie du « Centre de Leningrad » ne sera connue que par les bourreaux et dans les officines de la Guépéou, où les épithètes de révolutionnaire et contre-révolutionnaire s’échangeront entre détenteurs de la « ligne » possédant des armes pour défendre leur omnipotence et leur vie ; pour interdire l’entrée aux ouvriers qui, s’ils pouvaient entendre et comprendre, pourraient aussi menacer les tenants soviétiques de la contre-révolution ; et des accusés qui ne pourront plus donner à leur vie le seul prix qu’ils souhaitaient lui attacher, non celui d’être vécue, mais de se sacrifier pour le prolétariat qui ne pourra même pas connaître pourquoi on les aura fusillés.

Comme le marxisme est une méthode qui permet de comprendre les événements, non d’après l’étalage des facteurs qui les composent, mais d’après leur entrelacement, leur communion et surtout d’après les circonstances politiques qui les entourent, les conditionnent, les expliquent, il nous est possible d’affirmer catégoriquement que les têtes coupées par le bourreau centriste ne couvraient pas des cerveaux de contre-révolutionnaires, que la main centriste qui a tué n’a pas été guidée par « la révolution qui se défend », mais par la contre-révolution qui pourchasse, persécute, assassine. En effet, qu’aurait pu prouver l’attentat de Leningrad ? Il aurait pu vider un conflit théorique qui durait depuis 1927 ; Staline n’avait-il pas affirmé que l’opposition était la pointe d’avant-garde de la contre-révolution ? N’avait-il pas dit qu’en dehors de la politique du socialisme dans un seul pays, tous les autres courants d’opposition n’étaient que des aspects différents, des variantes de la bourgeoisie mondiale ? Eh bien, l’occasion était là : un partisan de cette bande de la contre-révolution avait tiré sur un « chef bolchevik » ; relié idéologiquement avec l’ancienne opposition zinoviéviste, Nicolaïev s’était évidemment abouché avec le consul d’une petite puissance manoeuvrée par un grand État fasciste. Tous les éléments étaient donc réunis pour confirmer avec éclat la « justesse du pronostic de Staline » et au bout du rouleau devaient se trouver Hitler, Trotsky et Zinoviev armant Nicolaïev qui tuera Kirov.

Quand on pose ce problème : pourquoi, avec Ramsine et d’autres émissaires anglais ou allemands a-t-on fait de grands procès à sensation ? Pourquoi avec le « Centre de Leningrad » a-t-on procédé autrement ? Ce « pourquoi » décèle la réalité et s’il ne nous permet pas de connaître les positions politiques du « Centre » incriminé, il nous permet toutefois de comprendre les raisons pour lesquelles le centrisme a dû avoir recours à des exécutions massives. S’il a recours à des procédés sommaires, c’est qu’il ne doit pas faire face à des excroissances apparues inopinément dans la marche vers le socialisme, car la « société sans classe », déjà promise par Molotov en octobre 1932, aurait pu les rejeter par le fonctionnement régulier de la Constitution Soviétique. Il a bien autre chose qui requiert une intervention exemplaire. Il ne s’agit pas, il ne suffit pas de punir ; il faut aller bien au-delà, il faut avoir recours aux représailles, il faut intimider ceux qui pourraient, connaissant le « Centre de Léningrad », comprendre les mobiles du geste de Nicolaïev et reconnaître - au-delà du brouillard épais du socialisme des plans - la réalité de la politique contre-révolutionnaire de la Russie Soviétique. Les circonstances qui entourent les dernières exécutions sommaires nous permettent donc de conclure que cette répression sanglante trouve sa justification non dans la marche de la révolution, mais dans la marche opposée de la contre-révolution mondiale.

Si nous élargissions notre vision aux circonstances ambiantes qui ont accompagné le procès et si nous passons à l’analyse de la situation politique qui a engendré l’attentat, nous constaterons une correspondance entre l’orientation du centrisme et les procédés auxquels il eut recours dans l’action répressive. Dernièrement, la Russie Soviétique faisait son entrée dans la Société des Nations et passait des accords politiques et même militaires avec des États impérialistes. Cette politique internationale ne choquait pas seulement avec les affirmations de jadis, de l’époque où la révolution était à ses débuts et qu’elle trouvait en face d’elle la coalition du capitalisme mondial, mais elle se heurtait brutalement à une réalité qui renouait tragiquement les deux pôles enchaînés en une synthèse terrible : d’un côté la défaite du mouvement ouvrier, d’un autre côté la marche progressive des relations amicales, politiques et militaires, des États capitalistes victorieux et de l’État Soviétique. Les tenailles de ce dilemme épargnèrent évidemment la gorge des protagonistes de la politique centriste et purent laisser indifférentes les grandes masses des ouvriers russes soumises à un bourrage de crânes quotidien, leur faisant croire que la victoire de Hitler ou de Doumergue, parce qu’elle aurait balayé le terrain des traîtres socialistes, était une condition à la victoire immédiate du communisme. Mais tout cela ne pouvait jeter dans la confusion des militants communistes ayant traversé une longue chaîne ininterrompue de déceptions vaines car, à chaque occasion, on avait escompté une victoire contre le stalinisme, par l’appartenance à tel ou tel autre groupe oppositionnel.

Dans le domaine intérieur, au cours du mois de novembre, un autre tournant de grande importance devait s’opérer : la suppression de la carte du pain et du rationnement de certains produits agricoles. Nous n’examinerons pas ici les interférences que ces mesures peuvent produire - dans le domaine économique et politique - dans les rapports entre la classe ouvrière et les différentes couches paysannes, comme nous n’aborderons pas, pour le moment, la répercussion inévitable que ces mesures auront sur une plus grande différenciation dans les positions respectives des ouvriers appartenant à différentes échelles de la hiérarchie productive ou dans les stratifications de la paysannerie. Nous nous bornerons, pour l’instant, à marquer la signification essentielle de ces mesures.

Nous n’avons jamais avalisé la bouffonne identification entre industrialisation et socialisme ; sachant bien, d’ailleurs, qu’industrialisation peut s’identifier avec le capitalisme, nous avons toujours considéré que l’évolution progressive de l’économie ne peut être autre chose qu’une condition pour la marche vers le socialisme, ce dernier devant trouver ses débouchés non sur le terrain de la construction de la société sans classe dans un seul pays, mais dans l’oeuvre révolutionnaire du prolétariat mondial. Nous n’avons donc rien à voir avec l’ivresse d’industrialisation. Mais, avec Marx, Engels et Lénine, nous considérons que le processus de la décomposition de l’État ouvrier pour faire place à une société sans classes, n’a rien à voir avec les dernières mesures soviétiques. Le chemin de l’anéantissement de l’État socialiste signifie croissante atténuation - jusqu’à sa disparition - des mesures coercitives, alors que se développe la fonction des organismes centralisateurs d’administration de la société. La mort graduelle de l’État prolétarien est donc accompagnée non de l’extinction de la nécessité d’un organe régularisateur de comptabilité sociale, mais par la seule extinction des fonctions de contrainte. Les dernières mesures soviétiques cèdent une partie de l’initiative économique que détenait, avant l’État, à des formations paysannes et marchandes dont on veut stimuler l’activité productive par le mirage de la conquête d’un pouvoir économique. Et qu’on ne vienne pas nous objecter que la comparaison statistique entre les positions étatiques et celles que détiennent ou peuvent acquérir les formations sociales avantagées par la suppression du rationnement, prouverait à l’évidence qu’aucun danger ne se présente pour la structure de la société russe. Comme dans les autres domaines - et plus encore - la statistique ne fera qu’exprimer la vision instantanée d’une contingence, jamais son mouvement, le mécanisme de son évolution. Pour comprendre la portée réelle des dernières mesures soviétiques, il faut les connaître les possibilités qui les ont enfantées [1]. Ainsi, si le mouvement trouve son départ dans la perspective de la reconstitution d’un privilège économique, il est évident que la mesure soviétique qui laisse ce privilège se reconstituer, ne peut avoir d’autres résultats que la préparation des conditions économiques et politiques pour la transformation structurelle de la Russie.

L’expérience nous prouve que les interventions dans le domaine économique ne peuvent que produire, et à brève échéance, des modifications correspondantes dans le domaine politique. La répression exercée contre les communistes à la suite de l’attentat de Leningrad est la réponse directe à la suppression du rationnement et cette croissance inouïe des pouvoirs répressifs - et surtout leur direction - prouve, à l’évidence même, l’ambiance terrible qui a engendré cet attentat.

* * *

Cela est parfaitement connu. Le centriste parfait est celui qui embrouille à l’extrême tout problème politique pour arriver enfin à la présentation anodine d’une conclusion qui tient dans l’opposition (Ah ! combien simple pour pouvoir contenir une réalité terriblement complexe !), « pour ou contre ». Ce que fait le centriste en tant qu’individualité, est aussi effectué par les forces sociales qui s’expriment au travers de sa politique. Depuis bientôt dix ans, et sous ses différentes éditions (droite, centre-droit, centre-gauche), le centrisme s’est donné, de toutes ses forces, à l’adultération de la révolution russe et de l’État Soviétique et à chaque étape de cette dégénération progressive, il a sorti son alternative qui devait ensorceler toute opposition : pour ou contre la Russie Soviétique ? Encore aujourd’hui, le problème serait extrêmement simple : « pour l’assassin ou pour l’assassiné » ? Au-delà, il est défendu d’aller. Le centrisme ne tolère pas qu’on essaye de comprendre pourquoi Nicolaïev a sacrifié sa vie ; pourquoi un membre du parti puisse avoir recours à des formes extrêmes de lutte ; pourquoi l’atmosphère politique du « Centre de Leningrad », où pourtant existait un éducation marxiste basée sur la violence des masses et non sur l’action terroriste individuelle, a pu enfanter ces conceptions théoriques pour jeter Nicolaïev dans le désespoir ; pourquoi, enfin, ce « Centre » pouvait germer dans le parti ou dans la société russe ? Tout cela n’a pas d’importance pour le centriste, si ce n’est présenter une diversion pouvant empêcher les ouvriers de voir une réalité qui serait exclusivement cantonnée dans l’opposition « pour l’assassin ou pour l’assassiné ». À coup sûr, nous pouvons affirmer que si vraiment toutes les questions que nous avons posées n’existaient pas et si l’alternative centriste contenait la situation que nous vivons actuellement, point ne serait besoin de s’attarder sur l’attentat de Leningrad qui pourrait être considéré comme un caillou dans la marche ascendante du socialisme mondial. Mais en est-il ainsi ? Les problèmes soulevés par cet attentat seront-ils résolus après que la réprobation du prolétariat international se sera manifestée dans le cri « pour l’assassin et contre l’assassin » ? La réponse est claire et brutale : elle nous est dictée par l’angoisse des ouvriers de tous les pays gémissant sous le joug de l’oppression capitaliste qui se renforce dans la mesure même où s’épanouit en Russie le triomphe de la politique centriste.

D’un autre côté, Trotsky, dans des articles qu’il a publiés au sujet de l’attentat de Leningrad, fait autre chose que réduire à néant la machination centriste qui voulait le rendre co-responsable politique et matériel de Nicolaïev. Il réduit tous les problèmes que soulève l’attentat (qu’il étale dans l’intention de mettre en évidence les responsabilités de la « bureaucratie stalinienne »), à l’alternative : « pour ou contre l’Union Soviétique », après avoir évidemment opté pour la défense de l’U.R.S.S. et proclamé pompeusement non l’écroulement de l’Opposition Internationale tombée dans les bras de la social-démocratie, mais ses progrès dans le monde entier. Trotsky peut donc conclure que, bientôt, l’heure aura sonné pour la direction « Staliniste » en Russie. Laissons de côté le problème de la défense de l’U.R.S.S. au sujet duquel nous avons déjà eu l’occasion de nous prononcer à plusieurs reprises ; contentons-nous de constater que, encore une fois, Trotsky se basant sur des notions principielles qui ne correspondent malheureusement plus à la réalité actuelle (après la dénaturation de l’État Soviétique effectuée par le centrisme) s’enlève toute possibilité de comprendre la réalité qu’exprime l’attentat. Ce dernier prouve, en effet, qu’au terme d’une série d’actes contradictoires qui avaient valu l’exclusion et la rentrée au parti à Nicolaïev, celui-ci ne voyant plus aucun chemin politique en face de l’omnipotence centriste, s’est laissé entraîner par un moment de désespoir et a sacrifié sa vie. L’attentat prouve aussi non pas la faiblesse de la « bureaucratie stalinienne », mais sa toute puissance.

En Russie, comme dans les autres pays d’ailleurs, l’heure des attentats sonne quand les conditions politiques ont barré provisoirement les possibilités de vie et de développement des mouvements de masse de la classe ouvrière.

* * *

La version centriste répète les traits caractéristiques des communiqués policiers ordinaires. Voulant éviter à tout prix que les conditions politiques ayant déterminé le geste de Nicolaïev soient perçues par les masses, on établira un lien de nécessité entre l’attentat et les positions politiques de Zinoviev et de Trotsky. Pas autrement agissent Mussolini, Hitler, et, en général, les porte-parole de la bourgeoisie dans tous les pays. Pour eux, si les communistes proclament la nécessité de la violence insurrectionnelle, c’est donc leurs chefs qui portent la responsabilité de tout attentat, c’est donc la cellule communiste de telle ou telle autre localité qui aura décidé que l’un de ses membres aurait à accomplir le geste décisif. Le centrisme sait mieux que quiconque que Zinoviev tout aussi bien que Trotsky n’ont aucune responsabilité dans l’attentat de Leningrad ; il sait tout aussi parfaitement que le « Centre de Leningrad », qui était constamment surveillé par la Guépéou, n’a pris, en aucun cas, l’initiative que Nicolaïev a vraisemblablement revendiquée pour lui seul. Mais le centrisme ne peut tolérer la réalité ; il doit mettre les ouvriers dans l’impossibilité de se pénétrer des mobiles réels qui ont poussé Nicolaïev à tuer Kirov. Et alors il faut prouver que ce ne sont pas les circonstances politiques où se trouve l’État Soviétique qui ont armé la main de Nicolaïev mais que ce sont des circonstances particulières à un groupe politique déterminé qui ont poussé Nicolaïev à agir. Et ensuite le canevas policier coutumier sera appliqué : ce groupe est l’ennemi déclaré du pouvoir soviétique, le consul est là pour prouver la connivence avec le « grand État fasciste » ; dès lors, il faudra agir avec une extrême violence pour extirper non les racines des circonstances politiques réelles et générales qui ont poussé Nicolaïev, mais le racines des oppositions au centrisme. Enfin, les ouvriers seront mobilisés pour applaudir la répression contre les oppositionnels pendant que se poursuivra l’intégration de l’État ouvrier au monde capitaliste. Zinoviev et Kamenev seront condamnés, les membres du « Centre de Leningrad » seront fusillés, car la contre-révolution s’établit au travers de « conversations » de Nicolaïev avec le consul étranger et non au travers de la participation du « marxiste » Litvinov à l’action de la Société des Nations pour la lutte « contre le terrorisme ».

Les communistes ne peuvent prendre à leur compte des épisodes d’attentats individuels : leur conception de la violence prolétarienne se basant sur l’action des classes et sur les mouvements de masse. Mais les communistes n’habilleront jamais une robe de président de Cour d’Assises pour appliquer à des phénomènes de la lutte des classes des formulations juridiques d’un code pénal, soit même celui sanctionné par la victoire d’Octobre. Les communistes savent que ces attentats sont le produit de la lutte des classes et s’attachent à établir les causes politiques de l’attentat individuel. Leur attitude politique envers ces derniers ne les amènera jamais à encourager l’oeuvre répressive contre les terroristes, mais à développer la conscience politique des masses, car c’est dans l’épanouissement d’un mouvement prolétarien qu’il est possible de coordonner l’éclosion de ces gestes de violence individuelle. S’il revient uniquement aux machinations policières de rendre juridiquement responsables les communistes des actes de terreur individuels, il appartient aux communistes de riposter en montrant que ce sont les conditions de terreur politique exercées par les gouvernants pour empêcher l’évolution d’un mouvement prolétarien, qui portent la responsabilité de l’apparition des attentats individuels. Ce contre quoi il faut agir, c’est contre cet ensemble de circonstances qui fécondent l’attentat, c’est contre la politique centriste qui a défiguré l’État ouvrier : ce n’est pas contre le « Centre de Leningrad » d’où est sorti Nicolaïev.

Nous ne partageons nullement l’opinion grossière que la Guépéou soit l’initiatrice de l’attentat. Tout comme pour l’incendie du Reichstag [2], nous considérons que ces épisodes sont le produit de situations où le mouvement prolétarien étant acculé dans des impasses sans issues, des individualités prolétariennes sont poussées à répondre, par des gestes de désespoir, à une situation qui ne peut être résolue que par une action des masses sur les fondements de la lutte des classes. Nous admettons donc que ce qui a inspiré Nicolaïev, ce n’est pas la provocation policière, mais son désespoir et l’incapacité où il se trouvait de donner une réponse à son désir d’arracher l’État ouvrier à une orientation qui conduit à la perte la Révolution de 1917.

Quant au « Centre de Leningrad », nous pouvons facilement affirmer qu’il n’est pour rien dans l’attentat. Étant surveillé activement, ce « Centre » se serait trouvé dans l’impossibilité de porter à terme sa décision éventuelle contre Kirov. Mais l’existence même de ce « Centre » prouve l’angoissante situation que traverse l’État Soviétique. Nous ne connaissons ni ses positions politiques ni ses perspectives et il nous est donc impossible de préciser notre attitude à son égard. Mais tout laisse supposer qu’il s’agissait d’un foyer de réaction à la politique du centrisme. Les bourreaux centristes nous ont empêchés, pour le moment, de connaître les bases politiques sur lesquelles ce groupe s’était fondé. Fort probablement on y aurait retrouvé les spasmes politiques qui ont marqué toute l’histoire des différentes oppositions russes que les situations ont mises dans l’impossibilité de dénouer leur terrible tragédie et de trouver une issue marxiste au cours de décomposition de la révolution russe : il devait être interdit à ceux qui furent les artisans de la plus grande révolution que l’histoire ait connue de réfréner leur ardente volonté de redresser ce qui ne pouvait plus être redressé pour se borner à un travail de reconstruction des cadres des futurs P.C.

Mais ce n’est nullement parce que nos divergences sont profondes avec les différents groupes de l’opposition russe que nous applaudirons à l’oeuvre de répression centriste. Tout en maintenant rigidement notre lutte politique contre ces groupes, nous nous efforcerons de continuer notre oeuvre de reconstruction des bases organisationnelles et politiques des partis que le centrisme a détruits et nous convions à cette oeuvre les groupes issus de la dégénérescence des partis communistes. Sur l’attentat de Leningrad nous estimons qu’il faudra, à tout prix, éviter que s’échafaude une campagne de scandales qui permettrait aux assassins socialistes de joindre leur voix à la nôtre. Quant à l’attentat lui-même, nous pensons que la seule suite politique à donner et qui corresponde à la gravité exceptionnelle des événements de Russie, consiste dans une action mûrement réfléchie pour comprendre la réalité de la situation historique que nous vivons, car de cette compréhension surgit aussi l’arme capable de diriger les luttes révolutionnaires de demain : la fraction de gauche, prémice historique du parti de la révolution mondiale qui solutionnera, dans la délivrance du prolétariat, les multiples contradictions dont est hérissée, dans tous les domaines, la terrible situation que nous vivons.

PHILIPPE

[1] Le texte est ici incohérent, avec probablement un déplacement de lignes à la mise en page. Un extrait de phrase, isolé, développe l’idée précédente : « comme possibilités de mouvements qui chercheront leurs objectifs en cours de route et en correspondance avec les possibilités qui les ont enfantées ».

[2] Ernst, l’un des assassins nazis qui a été tué dans la nuit du 30 juin, aurait écrit un document contre-signé par deux autres assassins, passés par les armes à la même date. Ce document est décalqué sur les conclusions du contre-procès de Paris et de Londres. Libre aux socialistes et aux centristes de trouver, dans les déclarations d’Ernst, la justification de leur position qui les conduisit à se joindre aux juges de Leipzig qui ont coupé la tête de Van der Lubbe. Nous affirmons, encore une fois, que le bouleversement de la situation en Allemagne ne pouvait dépendre de l’incendie du Reichstag et que si ce dernier pouvait faciliter les plans nazis c’était justement dans la mesure où, au lieu de trouver le bloc du prolétariat international pour arracher au bourreau la tête de Van der Lubbe, il pouvait trouver le bloc des ouvriers de tous les pays mobilisés pour réduire la tragédie du prolétariat allemand en une compétition juridique.

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  69. BILAN 10f : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (1ère partie)
  70. BILAN 10g : La Mongolie « Rouge », convoitise de l’impérialisme japonais
  71. BILAN 10h : Mouvement Communiste international - Une résolution de la Ligue des Communistes de Belgique
  72. BILAN 11a : L’Entrée de la Russie dans la S.D.N.
  73. BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
  74. BILAN 11c : Comment les réformistes belges torpillent les grèves
  75. BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
  76. BILAN 11e : Les Problèmes de l’Extrême-Orient
  77. BILAN 11f : Les compétitions inter-impérialistes en Chine
  78. BILAN 11g : La Mandchourie
  79. BILAN 11h : Crises et cycles dans l’économie du capitalisme agonisant (2eme partie)
  80. BILAN 11i : Hermann Gorter (sa place dans le mouvement théorique du communisme international)
  81. BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
  82. BILAN 11k : Marcel Cachin a 65 ans
  83. BILAN 12a : À nos lecteurs
  84. BILAN 12b : L’écrasement du prolétariat espagnol
  85. BILAN 12c : Vers un « Parti Unique » en France
  86. BILAN 12d : La prison de la faim - Une grève de mineurs hongrois
  87. BILAN 12e : Le capitalisme français marque un nouveau point
  88. BILAN 12f : Le problème de la Sarre : Non ! Non ! Non !
  89. BILAN 12g : Le problème de la jeunesse
  90. BILAN 12h : Parti - Internationale - État / V : L’État démocratique
  91. BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche