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Smolny sur Twitter
dimanche 26 mars
Retrouvez le fil d’actualité Smolny sur Twitter via le compte @CoSmolny
Index chronologique des notices de parutions
dimanche 15 mars
Enfin ! Mise à jour de notre index chronologiques des notices de parution... histoire de faciliter les recherches dans ce qui est paru ces quelques dernières années !
Calendrier
jeudi 26 février
Mise en place d’un calendrier perpétuel qui annonce quelques manifestations à venir, auxquelles participe ou pas le collectif Smolny.
La traduction en questions
jeudi 29 janvier
Une table ronde est organisée sur ce thème dans le cadre des 10 ans de la libraire Terra Nova. Rendez-vous à 18h ce jeudi 29 janvier 2015...
La Première Guerre mondiale sur le site Smolny
jeudi 20 novembre
Une notice thématique regroupe par ordre chronologique de parution tous les documents sources qui sont publiés sur le site du collectif Smolny en rapport avec la Première Guerre mondiale et le mouvement ouvrier international : « Documents : La Première Guerre mondiale ( Juillet 1914 - Novembre 1918 ) ». Cette notice est mise à jour à chaque nouvel ajout. À consulter régulièrement donc.
Les OCRL en ligne
mercredi 12 novembre
La section des Œuvres complètes de Rosa Luxemburg accueille maintenant l’édition en ligne des OCRL, complémentaire des volumes parus au format papier, incluant également des textes inédits, d’auteurs tiers, en rapport avec les thématiques des volumes parus. Voir le Journal des parutions.
Sur le Web
[infokiosques.net]
Nous nous auto-organisons et nous montons un infokiosque, une sorte de librairie alternative, indépendante. Nous discutons des publications, brochures, zines et autres textes épars qui nous semblent intéressants ou carrément nécessaires de diffuser autour de nous. Nous les rassemblons dans cet infokiosque, constituons ainsi nos ressources d’informations, et les ouvrons au maximum de gens. Nous ne sommes pas les troupes d’un parti politique, ni les citoyen-ne-s réformateurices de nos pseudo-démocraties, nous sommes des individus solidaires, qui construisons des réseaux autonomes, qui mettons nos forces et nos finesses en commun pour changer la vie et le monde.
Paris-banlieue : parution de Yoyo n°1, journal de lutte contre les barreaux Bagnolet (93) : soirée contre le projet de loi ELAN, lundi 17 septembre au Rémouleur Le problème avec la polynormativité Pour se sortir les pieds des étriers Bruxelles : programme d'Acrata en septembre 2018
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Capitalisme & Crises Économiques
Jacques Gouverneur et Marcel Roelandts proposent de découvrir les résultats de leurs recherches respectives. Elles portent sur l’analyse critique de l’évolution du capitalisme, en respectant un souci de rigueur scientifique. Elles débouchent sur des analyses et des conclusions souvent novatrices.
Parti communiste international (Le Prolétaire)
Publie en France Le Prolétaire et Programme communiste. Description extraite de ce site flambant neuf - CE QUI NOUS DISTINGUE : La ligne qui va de Marx-Engels à Lénine, à la fondation de l’Internationale Communiste et du Parti Communiste d’Italie ; la lutte de classe de la Gauche Communiste contre la dégénérescence de l’Internationale, contre la théorie du « socialisme dans un seul pays » et la contre-révolution stalinienne ; le refus des Fronts populaires et des fronts nationaux de la résistance ; la lutte contre le principe et la praxis démocratiques, contre l’interclassisme et le collaborationnisme politique et syndical, contre toute forme d’opportunisme et de nationalisme ; la tâche difficile de restauration de la doctrine marxiste et de l’organe révolutionnaire par excellence - le parti de classe -, en liaison avec la classe ouvrière et sa lutte quotidienne de résistance au capitalisme et à l’oppression bourgeoise ; la lutte contre la politique personnelle et électoraliste, contre toute forme d’indifférentisme, de suivisme, de mouvementisme ou de pratique aventuriste de « lutte armée » ; le soutien à toute lutte prolétarienne qui rompt avec la paix sociale et la discipline du collaborationnisme interclassiste ; le soutien de tous les efforts de réorganisation classiste du prolétariat sur le terrain de l’associationnisme économique, dans la perspective de la reprise à grande échelle de la lutte de classe, de l’internationalisme prolétarien et de la lutte révolutionnaire anticapitaliste.
hempel
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Articles de cet auteur
2 mars 2011
ROCHE Jean-Louis : L’Aristocratie syndicale
Présentation de l’éditeur - Table des matières - Parution : Novembre 2010
Quatrième de couverture :
Heraus aus den Gewerkschaften !
Les prolétaires n’ont plus besoin du slogan des révolutionnaires allemands des années 1920 : Sortez des syndicats !
Il n’y a plus nécessité d’y rentrer, voilà tout.
Nos modernes chevaliers du travail ont un long passif derrière eux. Marx, Engels, Kautsky, Bernstein, Rosa Luxemburg, en virent très tôt les défauts. Du passé ils se moquent et peu importe les statistiques, les « aristocrates » du travail disposent encore d’une clientèle de manifestants et d’obligés (...)
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7 mars 2009
BILAN 42f : Antonio Gramsci
Juillet - Août 1937 / pp. 1380 - 1383
Antonio Gramsci, récemment décédé dans une clinique de Rome - où le fascisme l’avait fait admettre dans un état désespéré suite aux dix années de tortures physiques et morales de réclusion - vient d’être tué une seconde fois par ses apologistes. En effet, toute la presse centriste et le Front populaire, du «  Grido del Popolo » au « Nuovo Avanti » et « Giustizia e Libertà », s’est jetée sur son cadavre pour spéculer et dénaturer sa pensée et son œuvre dans un but contre-révolutionnaire. La presse centriste, qui avait depuis (...)
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14 mai 2008
Mai 1968 : Insubordination ouvrière ou nouvelle époque de la lutte des classes ?
Jean-Louis Roche
Notice :
Le texte que l’on va lire constitue une contribution soumise au collectif SMOLNY par le camarade Jean-Louis ROCHE au titre de prise de position critique à un moment où fleurissent abondamment les nouveautés éditoriales sensées nous éclairer sur le mouvement dit de « mai 68 », à l’heure de son quarantième anniversaire.
Même si le texte aurait pu trouver sa place naturelle dans la rubrique « notes de lecture » du site internet, son étendue et le fait qu’il puisse largement être lu pour lui-même, indépendamment (...)
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1er mai 2008
ROCHE Jean-Louis : Dans quel "État" est la Révolution ?
Présentation de l’éditeur - Table des matières - Parution : Mars 2008
Sous-titre : Réponse au citoyen Berthier
Quatrième de couverture :
Pendant que tous les éditeurs assoiffés de profit ergotent et vendent leurs salades sur mai 68, je vous convie dans ces pages à venir réfléchir à un tout autre anniversaire, bien plus dérangeant. Il y a 90 ans, ce n’est pas d’un chambardement social relativement maîtrisé qu’il s’est agi, mais de l’arrêt précipité de la Première Guerre mondiale face à la grande peur bourgeoise de la généralisation de la révolution universelle. L’expérience révolutionnaire a tourné (...)
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14 février 2008
BERLIÈRE Jean-Marc et LIAIGRE Franck : Le Sang des communistes & Liquider les traîtres
Jean-Louis Roche : Un début d’érosion publique des légendes staliniennes
Voici deux livres dont on ne peut pas sortir indemne ni comme citoyen lambda ni comme militant de la cause pour la révolution. Peu de livres ont suscité autant d’émotions chez moi devant tant d’exactions de la police d’État, outre le « Patrice Alègre » de Hugo Rankl et « Octobre 61 un massacre à Paris » par Einaudi.
Dans une situation de guerre mondiale rien n’est facile ou en tout cas c’est encore plus compliqué qu’en temps de paix. Vous auriez été résistant ? Collabo ? Accommodant au jour le jour ? Aux côtés (...)
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21 janvier 2008
Papillon - Solidarité avec le prolétariat italien
Gauche Communiste de France - dans l’année 1945
Présentation :
Ces petites affichettes destinées à être collées contre les poteaux, évoquent la situation sociale en Italie. Depuis mars 1943, mais surtout juillet et novembre 1943, le Nord de l’Italie, avec Turin et Milan comme foyers principaux, connaît des grèves, souvent spontanées et qui s’étendent rapidement. C’est également le cas en mars 1944, et c’est encore le cas en mars et avril 1945.
Voilà ce qu’on pouvait lire dans Internationalisme n°1 : « Le capitalisme italien, partageant dans le monde (...)
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26 décembre 2007
APPEL Jan (1966) : Autobiographie
Mémoires d’un révolutionnaire
Traduit de la version anglaise par Jean-Louis Roche (novembre 2007).
Mon nom est Jan Appel, et je suis né dans un petit village du Mecklenburg en 1890. J’ai fréquenté l’école primaire et étudié la construction navale. Avant même ma naissance, mon père était socialiste. Je suis devenu moi-même membre du parti social-démocrate allemand (SPD) à l’âge de 18 ans. J’ai fait mon service militaire de 1911 à 1913, et par après j’ai été soldat dans la guerre. En octobre 1917, j’ai été démobilisé et envoyé travailler à Hambourg comme ouvrier (...)
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16 octobre 2007
CAMOIN Robert : Les deux visages de Herman Gorter (1864-1927)
Jean-Louis Roche : Une biographie bancale
Souvent je fouine à l’étal de Gibert-jeune au milieu du boulevard Saint-Michel. Ce jour-là j’observais à côté de moi une jeune femme en train de feuilleter le « William Morris » de Robert Camoin, aux éditions Sulliver. Je ne sais pourquoi je me vantais soudain :
Heu... je connais cet auteur.
Ah oui. Et qui est Robert Camoin ?
Un révolutionnaire, un internationaliste blanquiste.
C’est quoi un blanquiste ?
Ecoutez. Venez prendre un verre là à l’échoppe du coin je vous expliquerai.
Non merci, mon mari (...)
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3 octobre 2007
Discours aux funérailles de Jan Appel
Hempel ( 8 mai 1985 )
Présentation :
Lors du décès de Jan Appel, frère d’armes de Hermann Gorter, Marc Chirik me chargea de rédiger l’hommage funèbre. Il ne trouva qu’un mot ou deux à corriger, puis il me dit que c’était bien. Je lus donc ce texte près du catafalque, non sans émotion, avant que celui-ci ne fût livré aux flammes du funérarium de Maastricht. Je dois au camarade Michel Olivier, qui faisait également partie de la délégation, d’avoir retrouvé ce document.
Allocution faite en français et hollandais aux funérailles de Jan Appel le 8 mai (...)
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1er octobre 2007
Correspondance Chirik - Malaquais ( 1945 - 1953 )
Marc Chirik ( 1907 - 1990 ) et Jean Malaquais ( 1908 - 1998 )
Notice :
Les lettres qui suivent de Marc Chirik et Jean Malaquais ont fait l’objet d’une première parution dans l’ouvrage de Pierre Hempel, Marc Laverne et la Gauche Communiste de France, Imprimerie spéciale, Montrouge, 1993. Elles rendent compte, au delà du caractère personnel ou anecdotique de tel ou tel passage, de la réalité de la vie politique des rares groupes prolétariens comme la GCF restés sur des positions de classe dans l’immédiat après-guerre et des difficultés individuelles de leurs militants, dans (...)
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28 septembre 2007
1953-10-20 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Rapide bilan voyage en Europe
New York, 20 octobre 1953,
Mon bien cher Marc,
Me voici enfin après un trop long silence. J’avais bien reçu ta dernière lettre du 14 août, mais impossible vraiment de t’écrire plus tôt. Mon livre sortait à Paris, j’avais les épreuves à corriger, c’est un travail tuant, puis il m’a fallu aller à Londres pour discuter de l’édition anglaise, puis etc. (...)
Tu me feras grâce de ne pas te raconter par le détail notre voyage. Le plus intéressant a été la Yougoslavie où nous avons passé 20 jours. Un mois en Italie, le reste en France, (...)
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27 septembre 2007
1953-08-14 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Visite de Malaquais en France, dissolution de la GCF, soutien à Cardan
Caracas, 14 août 1953
Mon cher Jean,
Bien reçu ta lettre de Sarajevo, lettre que j’ai attendue avec une très grande impatience. Cousin m’annonçait toujours que tu me préparais une longue lettre avec des détails sur vos discussions et sur l’affaire Mousso, et pour cette raison s’abstenait lui-même de me donner plus de détails. Or, hélas, ta lettre ne me donnait pas de conclusions quant à Mousso. Une récente lettre de Pierre me laisse à croire que vous avez décidé de ne pas faire de blâme public, lui laissant la possibilité (...)
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26 septembre 2007
1953-05-19 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Prochaine visite de Malaquais à Paris
19 mai 1953
Mon vieux Jean,
Quelques mots pour répondre à ta lettre reçue ce soir et qui m’a fait tu ne sais combien de bien. Il est minuit passé, mais je ne pouvais me décider à laisser partir la lettre ci-jointe sans ajouter un mot simplement amical. Tu as finalement réussi à obtenir une place comme accompagnateur d’étudiants. Voyages-tu à tes propres frais ?
Si tu savais combien je vous envie de vous retrouver tous à Paris. Je m’y rendrais sur le dos d’un crocodile s’il pouvait m’y emmener. Je ne voudrais (...)
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25 septembre 2007
1953-05-07 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Situation personnelle au Vénézuela
7 mai 1953
Mes très chers,
Voilà trois mois que j’ai cessé toute correspondance (...) La maladie de Clara, la perte de mon travail, la perte aussi de logement, l’horrible chose que de courir chercher du travail. Tout était fait pour que je sois déprimé et démoralisé. J’avais aussi espéré que S. te permettrait de faire le voyage (j’étais un peu naïf !). On aurait pu alors envisager bien des choses, tout au moins cela nous aurait changé les idées. Cela m’a bien déçu que tu ne puisses venir, ne serait-ce que pour (...)
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24 septembre 2007
1952-11-09 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Élection républicain US, polémique avec Bricianer, situation personnelle
Caracas, dimanche 9 novembre 52,
Mes très chers vieux,
Bien reçu votre lettre qui a tardé si longtemps. Entre-temps j’ai reçu un colis contenant une veste. Je vous remercie beaucoup pour votre attention, mais cela ne vaut vraiment pas la peine. D’abord je n’ai besoin de rien, ensuite la taille est trop grande pour moi. Vous me prenez pour un américain respirant la « prosperity » alors que je ne suis rien qu’un européen amaigri, un français en décadence, et encore par adoption. Mais surtout cela ne vaut pas (...)
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23 septembre 2007
1952-11-01 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Vie du groupe, fin de la rédaction du nouveau roman
New York, 1er novembre 1952
Mon bien cher Marc,
Ta lettre avait tellement tardé que je commençais à m’inquiéter. Tu me vois tout ragaillardi à l’idée que tu te sois enfin décidé à faire venir Clara et le petit grâce au travail que tu as accepté. Je me sens plus léger, du coup. S., d’après ce que tu m’en dis, se montre à la hauteur en t’offrant son hospitalité jusqu’à l’arrivée des tiens. Avec mille bolos par mois, tu tiendras facilement le coup jusqu’à ce que nous ayons décidé tous ensemble comment et où nous réunir. Il va sans dire (...)
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22 septembre 2007
1952-10-19 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Travail de Marc, manque de milieu politique, projets pour le Canada
19 octobre 1952
Mes très chers,
Vous attendez, je le sais, avec impatience des nouvelles de mon nouvel emploi. Je ne pouvais vous les donner tant que je n’étais pas fixé moi-même. Voilà où en sont les choses. Après 15 jours d’essai, nous avons eu une véritable conférence, le patron, S. et moi. Il m’offre 450 à 500 bolivars respectivement les deux premiers mois et 1000 bolivars par mois à partir du troisième. En contre-partie, il désire que je lui signe un contrat d’un an pour ce salaire et que je m’engage à ne pas aller (...)
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21 septembre 2007
1952-09-07 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Rémunération du travail au Vénézuela, travail littéraire ou travail politique
Caracas 7 septembre 1952
Mes très chers Sally et Jean,
Enfin reçu votre lettre (...) Récapitulons ou plutôt résumons ensemble si vous le voulez bien. Actuellement ma situation dépend de S. Aussi gentil et brave soit-il, il ne me doit rien, et je ne peux rien exiger de lui. Il calcule d’après ses intérêts. J’aime d’ailleurs mieux que çà soit ainsi. Il ne demande pas mieux que de m’aider à condition que cela soit dans ses intérêts, ou tout au moins ne lui porte pas préjudice. Ce qui est tout à fait normal. Voyons donc (...)
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20 septembre 2007
1952-08-24 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Difficultés financières en exil à Caracas
Caracas 24 août 1952
(...) Pendant que vous vous taisez et ne donnez pas signe de vie, les choses ici évoluent et pas toujours dans la meilleure direction. Le poste pour Clara lui est offert dans des conditions que nous sommes obligés de refuser. 400 bolivars par mois pour un travail de 8 heure du matin à 5 heure l’après-midi. Ne parlons pas du fait que le salaire est plus que médiocre, mais les heures de travail sont encore ce qu’il y a de plus terrible. Car ce ne sont pas seulement les heures de classe (...)
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19 septembre 2007
1952-07-18 : Marc Chirik à Jean Malaquais
État d’alerte, démocrates et républicains US
Caracas 18 juillet 1952
(...) Je viens d’apprendre que les États-Unis ont décrété l’état d’alerte aérienne en permanence, çà c’est quelque chose. Tu as raison de dire que les démocrates représentent le courant de l’évolution mais il y a des raisons psychologiques qui joueront en faveur des républicains et surtout que les démocrates n’offrent pas une figure représentative.
De toutes façons, et en définitive, cela ne changerait rien sur le rythme du cours. Nous allons bientôt être fixés.
J’ai commencé à me mettre à l’espagnol, (...)
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18 septembre 2007
1952-06-25 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Arrivée à Caracas, doutes sur le bien fondé du départ, situation GCF
Caracas le 25 juin 1952
Mes très chers Gally et Jean,
Me voilà depuis deux jours ici. Le voyage s’est passé très bien. Bonne mer. Conditions confortables. J’étais seul passager à bord, bien nourri. Tout allait bien, sauf que je m’ennuyais un peu. Nous avons fait escale à Trinidad et dans deux ports vénézueliens. J’ai beaucoup pensé à vous, mais si je ne vous ai pas écrit, cela est dû à deux raisons !
Premièrement, jusqu’à la dernière minute nous ne savions pas quand nous débarquerions et j’attendais chaque jour pour vous (...)
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17 septembre 2007
1952-06-19 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Arrivée au Vénézuela, recherche de travail
19 juin 1952
Mes très chers,
Bien reçu votre lettre que j’attendais avec impatience. Je suis navré de vous savoir vous débattre avec toutes ces misérables difficultés de la vie « matérielle ». (...) S. travaille très bien et gagne très bien quand le travail marche, mais il est toujours sur le qui-vive pour trouver du travail. Pour le moment c’est un peu calme. Jusqu’à présent on venait le chercher pour lui offrir du travail, mais maintenant il y a quelques concurrents, et il faut jouer du coude.
Nous avons (...)
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16 septembre 2007
1952-06-04 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Juste avant le départ
4 juin 1952
Mes très chers,
Dans une heure, je m’embarque. Enfin. L’estomac serré et le froid au coeur.
Je pense à vous et vous envoie un dernier salut de cette terre de misère et aussi d’espoir, de lutte et d’une longue et tourmentée vie.
J’espère vous lire en arrivant. Je vous remercie pour tout, tout.
Je vous écrirai dès mon arrivée.
Votre vieux frère, Marc.
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15 septembre 2007
1952-05-20 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Doutes avant le départ pour le Vénézuela
20 mai 1952
Mes très chers,
Reçu votre lettre et j’en avais bien besoin de cette lettre. Je passe, pour vous dire la vérité, par des états d’âme qui vont jusqu’au froid glacial. Je réalise que je suis en train de mettre un point à 28 années de ma vie. 28 années, c’est toute une vie. Et quelle vie ! Quand j’ai débarqué à Marseille en 1924, j’avais 17 ans et le coeur plein d’espoir. J’allais prendre ma place dans ce grand combat de l’histoire. Foi. Certitude. Enthousiasme. Que m’importaient les difficultés ? La (...)
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14 septembre 2007
1952-04-27 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Préparatifs de départ
27 avril 1952
Mes très chers,
Et voilà les dernières nouvelles. J’ai retenu ma place sur un cargo partant de La Palice le 25 mai. On compte arriver à La Guayra le 15 juin. Voilà qui est fait. Il est vrai que je ne réalise pas complètement encore que je pars dans moins d’un mois !
En attendant, j’ai un travail fou pour préparer mes valises, et me débarrasser d’un tas d’affaires accumulées durant des années. Vous devez en savoir quelque chose. Comme je vous l’avais déjà dit, je me suis décidé pour un cargo. Coût : (...)
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13 septembre 2007
1952-04-15 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Obtention du visa pour le Vénézuela
15 avril 1952
Mes très chers,
Et voilà : le visa en poche, je sors du Consulat. Je peux donc m’embarquer. Par contre, hélas, le Consulat U.S. n’a nullement l’air de vouloir m’accorder le transit. Il ne refuse pas, mais il m’a remis des nouveaux questionnaires et nouvelles requêtes, en me laissant peu d’espoir d’ailleurs. Inutile d’insister, d’ici ils ne m’accorderont jamais le passage. J’y renonce.
Les compagnies maritimes auxquelles je me suis adressé, m’ont d’ailleurs prévenu qu’il n’y a pas une (...)
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12 septembre 2007
1952-04-01 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Visa pour le Vénézuela, SouB
1er avril 1952
Mes très chers,
Depuis dimanche je ne vis que dans la fièvre et Clara encore plus que moi. Vous devez sûrement vous représenter notre état. Mais c’est encore plus que çà. D’abord cela a commencé comme dans un conte de fée moderne, par un coup de sonnette dimanche. Vers 8 heures, alors que nous étions encore au lit en train de nous réveiller. C’était le télégraphiste.
Moi, un mâle qui se respecte, je gardais encore mon calme, mais Clara, elle, s’est laissée aller à son émotion, sautant, bondissant de joie. Du (...)
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11 septembre 2007
1951-10-22 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Situation sociale et politique en France, groupes Trotskistes et SouB, travail Clara
Paris, le 22 octobre 1951
Mes très chers,
Voilà un beau moment que je ne vous ai écrit, ni lus. Je ne sais pas qui de nous est à la traîne dans la correspondance. Je n’ai pas le goût de la comptabilité d’ailleurs. Les livres sont partis depuis longtemps. Vous devez les avoir reçus déjà. Je me suis aperçu que parmi les livres qui ont été livrés, j’avais passé une bonne commande en profitant de l’occasion, en trouvant le dictionnaire analogique. Je vous l’ai envoyé il y a 8 jours.
Ainsi vous aurez de la lecture sur la (...)
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10 septembre 2007
1951-07-16 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Lettre à Nathalia Sedova, passage en Amérique
Putney, Vt. 16 juillet 1951
Mon cher Marc,
Je réponds à la lettre de Cousin au sujet du texte pour Natalia Sedova. Je regrette de vous dire que je ne peux pas m’associer à la forme que vous avez donné à votre proposition. Je dis bien à la forme, non à l’esprit. Quand, avec Morel, nous avons discuté l’opportunité de faire parvenir à Natalia Sedova une lettre collective, nous étions parfaitement conscients de tout ce que la rupture recouvrait d’hésitations, de retours sur elle-même, etc. Aussi il va sans dire que, (...)
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9 septembre 2007
1951-04-15 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Lettre à Nathalia Sedova, inquiétudes pour un éventuel départ
15 avril 1951.
Mes très chers.
Les livres sont en voie d’être expédiés. J’ai pu enfin toucher la secrétaire de ... (je ne me rappelle plus son nom) de chez Albin Michel. Elle s’appelle Madame Pasquier. Elle m’a dit : « pour être agréable à Monsieur Malaquais, nous ferons tout le nécessaire ». Aussi me suis-je empressé d’ajouter quelques livres en plus pour moi et pour Cousin. Albin Michel doit t’expédier directement tes bouquins, et m’avisera immédiatement en me donnant la facture. Il est toutefois possible qu’il (...)
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8 septembre 2007
1951-03-22 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Grève et hausse des prix en France, mort de Gide
22 mars 1951
Mes très chers,
J’ai attendu longtemps espérant vous annoncer quelques nouvelles positives. Jusqu’à présent, hélas, rien de fameux. Cependant je suis en train d’accélérer mes démarches de mariage qui, j’espère, aura lieu au début d’avril. Aussi j’espère être en règle auprès du Consulat et obtenir enfin mon visa de touriste. Ainsi soit-il !
Heureusement pour nous, les évènements suivent un cours zigzaguant, ce qui fait retarder l’aboutissement fatal : la guerre. Cela nous donne quelque répit. Combien de (...)
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7 septembre 2007
1949-02-10 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Démoralisation, manque de correspondance politique sur la Revue
Paris le 10 février 1949
Mes très chers Gally et Jean,
En voyant mon écriture, vous allez vous écrier certainement : « Tiens par exemple, une lettre de Marc, mais que diable a pu donc lui arriver à cet animal ! ». Et cela sera peut-être très spirituel et même justifié. Non, il ne m’est rien arrivé. Je n’ai ni de deuil à vous annoncer ni de mariage, ni la naissance d’un enfant, ni même hélas - trois fois hélas - une aventure galante. Il n’est rien arrivé et c’est ce qu’il y a de plus fâcheux. Comprenez-vous ce que cela (...)
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6 septembre 2007
1948-11-10 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Travail à l’université, nécessité de la correspondance
Brooklyn, 10 novembre 1948
Mon bien cher Marc,
Je réponds avec retard à ta bonne lettre. Tu ne me croirais pas, mais voici plusieurs semaines que je n’écris même pas de lettres, faute de temps. Je suis absolument, mortellement écrasé de besogne. Ces cours à l’Université me pompent et m’achèvent. Tu peux aisément imaginer ce que cela représente comme travail, lectures, recherches, notes, etc., pour satisfaire la fringale de trois (4 à partir de février) classes, chacune avec un sujet d’étude différent (j’ai 51 étudiants (...)
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5 septembre 2007
Le chemin de Dannes
Plage, blockhaus, cimenterie et déportation... sur la côte d’Opale
Depuis des décennies je me refuse à aller passer mes vacances dans les pays lointains où sévit la misère noire ou la famine : vous pouvez, vous, bronzer la conscience en paix avec ceux qui meurent de faim à côté de votre transat ? C’était avant que je me rendisse compte que, à peu près partout, où j’ai pu mettre mes pieds nus dans le sable en Europe, je foulais des horreurs passées si récentes. Voici une belle plage du Pas-de-Calais, entre Le Touquet et Boulogne sur mer. La mer est opale. Le sable fin. Passe un char à (...)
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5 septembre 2007
1948-10-22 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Le temps qui passe, les tensions impérialistes, l’évolution du groupe
Paris le 22/10/1948
Mes très chers,
Enfin j’arrache un moment de liberté pour vous écrire et j’ai tant à vous dire que je ne sais par quoi commencer. (...)
Venons maintenant à ce que tu appelles l’angoisse de vieillir. Ce n’est que très rarement que je suis sujet à cette angoisse, et je comprends combien elle doit être pénible. A quoi dois-je d’y échapper ? Je crois que le secret est dans le fait que je vis dans le présent. J’ai toujours considéré le présent un peu comme provisoire. Tout jeune j’ai vécu constamment (...)
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4 septembre 2007
1948-08-32 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Parrainage de Marc Jr, « des envies de sauter par une fenêtre de gratte-ciel »
Brooklyn, 32 août 1948
Mon bien cher Marc,
Ta lettre, dont la dernière partie est datée du 10 août vient seulement d’arriver, ce qui semble indiquer que tu ne l’as postée que vers le 25 du mois. Félicitations ! Mais comme tout de même une lettre de toi est une espèce d’évènement mémorable, tu m’y vois tout en liesse. A vrai dire, d’autre part, je ne m’explique pas pourquoi ta lettre, dans laquelle tu me disais tes propositions de parrainage pour le petit Marc, ne me soit pas parvenue. Tu penses bien que j’aurais (...)
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3 septembre 2007
1948-06-xx : Marc Chirik à Jean Malaquais
Situation personnelle, congrès PCI, actualité en France
Paris Juin 1948
(lettre manuscrite en majeure partie illisible)
(...) Ton article a fait très bonne impression. Cela ne fait pas de mal de régler leurs comptes à tous ces saltimbanques de la politique. Tu avais promis d’autres articles et nous les attendons... les camarades attendent tes articles. A bon entendeur salut ! (...)
La vie politique ici ? Dislocation des trotskystes dont une bonne moitié est passée au R.D.R. de Sartre et Rousset. A propos je vais t’envoyer les derniers numéros de leur (...)
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2 septembre 2007
1948-05-09 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Vie du groupe, sur les trotskistes américains
Brooklyn, le 9 mai 1948
Mon cher Marc,
Ta lettre est arrivée et je dois m’excuser pour le retard de la mienne. J’espère pourtant qu’il n’y aura plus de retards à l’avenir, parce qu’il faudra bien que notre existence ici finisse par se stabiliser d’une façon ou d’une autre, et que j’aie enfin un bout de table à moi où je pourrai rester tranquillement avec un livre sous mon nez. En premier lieu les questions pratiques. D’accord pour les archives. Je me suis procuré une adresse postale, et c’est là qu’il faudra (...)
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1er septembre 2007
1948-04-08 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Situation personnelle, la GCF et la menace de guerre
Paris le 8 avril 1948,
Mes chers Jean et Gally,
J’ai remis ma réponse depuis 8 jours espérant pouvoir vous annoncer la naissance de l’héritier. Mais malgré les prophéties du médecin il ne se presse pas de venir dans ce monde. Alors, tant pis, il me coûtera la somme supplémentaire d’une lettre spéciale.
En attendant cette nouvelle, j’en ai une autre plus triste à vous faire parvenir. C’est la mort de mon frère en Palestine, tué ou plutôt assassiné en compagnie de 4 autres camarades au retour du travail près de Haïffa. Il (...)
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31 août 2007
1948-03-18 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Vogue de l’antistalinisme et décomposition de la pensée
New York, 18 mars 1948
Mon cher Marc,
Voici enfin les premiers instants libres - relativement libres - depuis notre débarquement. Dans ce pays où les heures se mesurent au prix de l’or, rien ne semble filer plus facilement entre les doigts que le temps. Il faut d’ailleurs une véritable acclimatation pour se faire au milieu américain. C’est mon troisième séjour ici, et pourtant j’ai l’impression qu’il m’est plus difficile de m’y adapter qu’à ma première arrivée. Mais à vrai dire tout un changement s’est produit (...)
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30 août 2007
1946-12-07 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Roman en cours, Natalia Trotski, suivi général
Wingdale, New York, Décembre 7, 1946
Mon cher Marc,
Correspondre avec toi est une de ces tâches difficiles qu’il n’est pas donné à un homme seul d’accomplir : comme pour faire un enfant, il faut, dans l’échange de lettres, être au moins deux, quoique non pas nécessairement de sexe opposé. S’il faut que j’écrivaille - et que tes réponses ne viennent jamais, je m’avoue vaincu d’avance... Il semblerait pourtant que nous avons bien des choses à nous dire mutuellement ; et quand même celles que j’aurais à partager avec (...)
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29 août 2007
1946-11-20 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Sur le trotskisme et stalinisme, nouvelles littéraires
Paris le 20/11/1946
Mes très chers,
Votre silence m’étonne et me chagrine. Mais peut-être que les lettres expédiées à l’adresse du Texas ne vous parviennent pas. Pour cette raison j’envoie ce mot à l’adresse de New York.
J’ai lu dans « Politics » ta réponse à Jean Demazières. Elle est faible mais je crois qu’il t’a été difficile d’en faire une autre, du fait qu’il t’a manqué certains renseignements sur le fond de l’affaire et aussi sur la raison qui dicte la réponse de Demazières.
Je t’ai envoyé à ce sujet une lettre (...)
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28 août 2007
1946-01-10 : Marc et Clara Chirik à Jean Malaquais
Sur la scission dans la Fraction
Paris le 10 janvier 1946.
Mon cher Jean,
Je t’ai promis de te parler de la scission dans la Fraction puisque scission il y a. Il est difficile dans une lettre de relater les luttes de tendances qui souvent se couvrent des malentendus et des questions personnelles. Les divergences réelles étaient d’ordre politique et d’analyse de la situation. Deux positions fondamentales existaient dans la Gauche Communiste, et cela depuis 39.
Tu connais la position officielle de « Bilan » sur l’inexistence (...)
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27 août 2007
1945-12-10 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Sur la dictature de classe du Parti
Paris le 10 décembre 1945,
Mon cher Jean,
Je rentre d’un voyage de 3 mois et trouve 2 colis de nourriture et un colis contenant tes deux livres parus. Je prends également connaissance de ta dernière lettre. Permets-moi d’abord de te remercier pour les colis, qui sont hautement appréciés. C’est qu’ici le ravitaillement va toujours aussi mal. Les hommes en France sont revenus des illusions qu’avec le départ et la cessation du pillage du « Boche » la vie reprendrait comme avant la guerre. Il y a quelques (...)
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26 août 2007
1945-09-24 : Jean Malaquais à Marc Chirik
Publications aux USA, situation du milieu politique US et Mexique
Mexico, le 24 septembre 1945,
Vive joie de recevoir ta lettre, mon vieux Marc. Joie mêlée de tristesse... Les nouvelles que tu nous donnes des camarades et amis disparus dans la tourmente nous ont bouleversé. Hélas, quant à Michel, il n’y avait guère d’espoir. Il avait été déporté en Allemagne vers le milieu de l’été 1942 ; c’était la pire époque, les nazis avaient inauguré alors les déportations en masse. Je me rappelle que nous avons passé quelques semaines à Banon avec lui, discutant jour et nuit. C’était une belle (...)
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25 août 2007
1945-09-10 : Marc Chirik à Jean Malaquais
Situation personnelle, milieu politique, GCF, France de la Libération
Paris le 10 septembre 1945,
Mes très chers Gally et Jean,
J’étais très heureux aujourd’hui de recevoir la lettre de Vlodia. (...) D’abord les disparus. Michel, notre pauvre Mitchell, aucune nouvelle de lui, il a dû finir sa vie dans des conditions affreuses... De la fraction belge, Jean, le meilleur élément, le plus talentueux et qui promettait beaucoup (l’as-tu connu ?) et son fils, ils ont été déportés et ont laissé leur vie dans un camp de concentration en Allemagne. Félix et sa femme pareillement déportés en 42 (...)
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9 mai 2007
CHIRIK Marc ( 1907 - 1990 )
Communiste de gauche français
Marc Chirik est né le 13 mai 1907 à Kichinev, capitale de la Bessarabie (Moldavie), à une époque où cette région faisait partie de l’ancien Empire tsariste. Il n’a donc pas encore dix ans lorsqu’éclate la révolution de 1917, cet événement devait marquer toute sa vie.
En 1919, durant la guerre civile, lorsque la Moldavie est occupée par les troupes blanches roumaines, toute la famille de Marc, menacée par les pogroms (le père était rabbin), émigre en Palestine. Ce sont d’ailleurs ses frères et soeur ainés qui sont à l’origine (...)
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9 mai 2007
LAUGIER Lucien ( 1915 - 1989 )
Militant communiste français
Avant guerre aucune activité, mais s’intéresse à la politique, assiste a des réunions trotskystes. Manque d’adhérer au PSOP en 1939 ! Rencontre Marc Chirik durant la guerre chez le père de son épouse. Dans l’immédiat après-guerre il milite dans le groupe de Marseille de la FFGC (Fraction Française de la Gauche Communiste).
Animateur de la section de Marseille du Parti communiste International avec Piccino, Suzanne Voute, Jacques Camatte et Christian Audoubert, ami de Bordiga (il existe une longue (...)
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12 février 2007
GAUVRIT Philippe ( 1948 - 2003 )
Militant communiste français
Philippe Gauvrit est né le 27 août 1948. C’est un enfant de la guerre. Son père était vendéen, sa mère autrichienne, rescapée du camp de Ravensbrück : elle avait été arrachée de la ferme où elle travaillait en Autriche à cause d’une dénonciation d’un membre du parti fasciste qui l’accusait de « communisme », cette brave femme n’ayant jamais rien fait d’autre que de dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas dans cette campagne autrichienne. Libérée juste avant la fin des hostilités, elle rencontre son futur mari qui (...)
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2 février 2007
BESSE Jean-Pierre & PENNETIER Claude : Juin 40, la négociation secrète
Pierre Hempel : rien de nouveau sur le pacte coco-naze
Le lecteur non stupide et un tant soit peu averti du déroulement de la deuxième boucherie mondiale ne nous en voudra pas de labelliser ainsi un pacte entre une dictature qui n’avait rien de communiste en Russie et une dictature en Allemagne qui est "out" depuis 1945. Il s’agit ici de revenir occasionnellement sur le pacte Hitler-Staline dont les conséquences ont été terribles pour le prolétariat, le désarmant une nouvelle fois face à la reprise de la guerre mondiale, après une série de coups qui l’avaient déjà (...)
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7 janvier 2007
Expo sur la Commune de Paris 1871
Pierre Hempel (2006)
Article paru dans le journal Le Prolétariat Universel n°147 daté du 14 décembre 2006.
Que d’émotions en visitant l’expo sur la Commune de Paris 1871 ! Jusqu’au 4 février 2007, vous pouvez découvrir une série de photos amateurs prises immédiatement après la répression des communards à la Bibilothèque de la ville de Paris, 22 rue Malher, Paris 4e Metro Saint Paul.
Nos générations actuelles ne connaissent l’histoire de la Commune qu’à travers les livres ou les arguments militants. Le cinéma n’existait pas encore, mais la (...)
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3 octobre 2006
CLAISSE André, dit GOUPIL ( 1918 - 2006 )
Communiste de gauche français
André Claisse, dit Goupil, est né le 16 juillet 1918 à Paris XIVème. Jeune ouvrier membre de la CGTU en 1933, il devient membre des Jeunesses communistes en 1934. Il est tout d’abord enthousiasmé par le Front populaire. Il devient ensuite cheminot.
Fait prisonnier sur le front en 1940, il ne restera prisonnier que trois mois. L’armée allemande renvoyait chez eux en particulier trois catégories de travailleurs indispensables à l’économie du pays : les cheminots, les postiers et les infirmiers. André est ensuite (...)
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3 octobre 2006
Notre camarade et ami "Goupil" n’est plus
Pierre Hempel (2006)
Article paru dans Le Prolétariat Universel n°145 (octobre 2006).
Le coeur d’André Claisse, dit "Goupil", notre camarade, notre ami, a cessé de battre mardi 26 septembre après une deuxième longue lutte contre le cancer qu’on avait cru éradiqué il y a trente années. Il a été inhumé au cimetière d’Ivry le 29. C’est avec une profonde tristesse que nous écrivons ces lignes car nous pleurons non seulement l’ami chaleureux, fraternel, mais surtout intègre jusqu’au bout. Toute sa longue vie cet homme a été un militant fidèle de (...)
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3 octobre 2006
DANGEVILLE Roger ( 1925 - 2006 )
Communiste de gauche français
Roger Dangeville rejoint en 1956 le Groupe de Paris de la Fraction Française de la Gauche Communiste Internationale. "Recruté" par Suzanne Voute, il milite en compagnie de Daniel Dumartheray, Jacques Angot, Goupil et de camarades italiens. Il milita 10 ans en son sein avant de quitter le groupe en 1966 en compagnie de Jacques Camatte et de quelques autres militants. Jacques Camatte animera la revue "Invariance", tandis que de son côté, Roger produisait la revue "Le fil du temps", qui tire son nom (...)
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17 mars 2006
BORDIGA Amadeo : Histoire de la Gauche Communiste - tome 1 (1912-1919) et tome 1bis
Pierre Hempel : un livre événement... dans le microcosme révolutionnaire
Cet article est paru dans le journal "Le Prolétariat Universel" n°119 en date du 21 juillet 2005. L’introduction constitue en quelque sorte une déclaration d’intention du collectif smolny en terme de volonté et de continuité éditoriale. Le reste de l’article, comme toutes les notes de lecture à venir, est de la responsabilité de l’auteur. (note liminaire : eric)
L’embêtant pour le lecteur lambda c’est que cette publication bordiguienne a d’abord un aspect confidentiel, vendue de la main à la main, sans (...)
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