SMOLNY... [ http://www.collectif-smolny.org ]
OCTOBRE 01f : « La main tendue » aux catholiques
Février 1938 / p. 9
[10 février 2010] : par eric

Le parti communiste français et le Pape se rencontrent dans leur « fraternel » désir de Paix. L’un bénit les fusils républicains d’Espagne et l’autre les corps expéditionnaires de Mussolini. « Prenons la main tendue, a dit le Pape » et l’« Humanité » d’insister : « Prenons donc la main tendue ». Le Pape ne manifeste pas « une opposition de principe » à sa rencontre avec les centristes, il veut seulement obtenir des précisions ; le Pape conjure de ne pas mettre l’accent « sur ce qui nous divise ». Et nos « fiers athées » de l’« Humanité » tombent en transe devant le vaste champ de manœuvres qui s’ouvre devant eux. Le Pape bénira-t-il les exécutions de Moscou ? Donnera-t-il sa bénédiction indifféremment à Staline ou à Mussolini ; à Negrin ou à Franco ?

Qu’ils prennent donc « la main tendue » et que la poignée de mains entre les centristes et le Pape ouvre, une fois pour toute, les yeux aux prolétaires. Lorsqu’il s’agit de justifier les massacres aux colonies ou la répression en France, l’« Humanité » ne tend pas la main aux victimes, mais elle les fait passer pour « des agents du fascisme ». Seulement, le Pape et ses cardinaux représentent une « puissance spirituelle » qui manquait encore aux bourreaux centristes. Et cela explique tout.