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1866 : Le temps des cerises
Paroles de Jean-Baptiste Clément, musique d’Antoine Renard
[5 août 2007] : par eric

Bien qu’écrite sous le Second Empire, cette chanson de Jean-Baptiste Clément reste indissociable de la Commune de Paris. C’est sans doute très largement dû au fait que l’auteur, membre et combattant de la Commune, dédicaça après coup cette chanson à une infirmière morte lors de la répression Versaillaise de la Semaine sanglante.

Quoi qu’il en soit, cette chanson, empreinte de douceur, de nostalgie et d’émotion, est devenue - et reste - une chanson populaire, que l’on prend toujours plaisir à fredonner à l’occasion, avec le soutien du choeur inaudible, mais ô combien présent, de toutes les générations ouvrières qui nous ont précédées.


Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête ...
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles ...
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles ...
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d’amour

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte ...
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur