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ENGELS Friedrich ( 1820 - 1895 )
Communiste allemand
[12 février 2007] : par jo

La notice qui suit n’a d’autre ambition que de donner quelques éléments biographiques et bibliographiques qui soient des incitations à se référer à des ouvrages plus détaillés.

Nous ferons paraître par ailleurs une biliographie des oeuvres de Engels avec celles de Marx dans la section bibliographies.

Fils d’industriel et lui-même industriel émigré en Angleterre, Engels participe très tôt aux combats socialistes. Il devient l’ami indéfectible (collaborateur, conseiller, soutien moral et financier et exécuteur testamentaire) de Marx, qu’il a précédé sur le chemin de la critique de l’économie politique avec sa « Situation de la classe laborieuse en Angleterre » (1845) et son « Esquisse d’une critique de l’économie politique » : « Je te l’assure, ce fut longtemps pour moi un poids terrible sur la conscience de voir qu’essentiellement à cause de moi tu as gaspillé et laissé rouiller dans le commerce tes capacités. » (Correspondance Marx-Engels, p. 375) Et ceci, dans une extrême modestie : « J’étais le deuxième violon, et je pense que je m’acquittais assez bien de ma partie. J’étais heureux d’avoir un premier violon aussi magnifique que Marx. » (lettre du 15 octobre 1884 à JP Becker).

Pendant que Marx s’échine au Capital, Engels contribue à l’élaboration de la méthode marxiste en s’emparant des domaines les plus divers. L’Anti-Dühring (1878) est une synthèse efficace des problèmes d’économie politique, des questions épistémologiques et philosophiques. Il se préoccupe aussi de la dimension matérialiste des sciences (Dialectique de la nature), de la théorie de l’Etat (L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat), entre autres. Il cherche ainsi à dégager une conception du monde matérialiste et dialectique, à penser ensemble sciences de la nature et science historique, opposée à une idéologie métaphysique et idéaliste. Ceci afin de doter le prolétariat d’une vision globale lui permettant de mener la lutte politique en toute indépendance.

Après 1883 (mort de Marx), il se consacre non seulement à la mise au point des grands manuscrits (Le Capital II et III) mais réactulalise « leurs » ouvrages antérieurs et se livre, dans de nombreuses Préfaces, à des auto-critiques que le changement de conjoncture rend nécessaire à ses yeux.

Enfin, dans la II° Internationale, il « devient le conseiller du mouvement ouvrier (...) Il contribue à former partout des groupes dirigeants (Kautsky, Bernstein, Bebel, Liebknecht, Labriola, Cuno, Turati, Plekhanov, Zassoulitch, Vandervelde, Anseele, Guesde, Lafargue ...), aidé en cela par une rare connaissance des langues, puisqu’il en maîtrisait une douzaine (...) et en comprenait une vingtaine. » (in FE, savant et révolutionnaire, p. 10).


Oeuvres (sélection drastique) :

— MARX Karl & ENGELS Friedrich, Manifeste du Parti communiste, Sélio, 2006 ;

— MARX Karl & ENGELS Friedrich, Du colonialisme en Asie (Inde, Perse, Afghanistan), Mille et une nuits, 2002 ;

— ENGELS Friedrich, Esquisse d’une critique de l’économie politique, Allia, 2002 ;

— ENGELS Friedrich, Anti-Dühring. M.E. Dühring bouleverse la science, Messidor, 1978 ;

— ENGELS Friedrich, L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat, Tribord, 2003 ;

— ENGELS Friedrich, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, Messidor, 1976 ;

— MARX Karl & ENGELS Friedrich, Correspondance, Editions sociales, 12 volumes parus ;


Bibliographie indicative :

— ANGENOT Marc, Le Marxisme dans les grands récits. Essai d’analyse du discours, PU Laval, 2006 ;

— ARTOUS Antoine, Marx et le fétichisme, le marxisme comme théorie critique, Syllepse, 2006 ;

— BITSAKIS Eftichios, La nature dans la pensée dialectique, L’Harmattan, 2001 ;

— CLAUDIN Fernando, Marx, Engels et la révolution de 1848, Editions François Maspero, 1980 ;

— COLLECTIF, Friedrich Engels, Co-fondateur du socialisme scientifique, Dresde, 1971 ;

— COLLECTIF, Friedrich Engels, savant et révolutionnaire , Actuel Marx, PUF, 1997 ;

— FEUERBACH Ludwig, L’essence du christianisme, Gallimard, 1992 ;

— LEFEBVRE Henri, Le marxisme, 23° édition, PUF, 2003 ;

— MOLNAR Miklos, Marx-Engels et l’Internationale, Gallimard, 1975 ;

— NACCACHE Bernard, Marx, Engels et le singe, l’Harmattan, 2000 ;

— PAPAIOANNOU Kostas, Marx et les marxistes, TEL, 2001 ;

— PIANZOLA Maurice, Thomas Munzer ou La guerre des paysans, L’Insomniaque, 2000 ;

— POULAIN Richard, Les fondements du marxisme, Vents d’Ouest, 1997 ;

— RIAZANOV David, Marx et Engels, conférences faites au cours du marxisme de l’Académie Socialiste en 1922, Les Bons Caractères, 2004 ;

— VERDES-LEROUX Jeanine, Engels vu par la police française, Cahiers de l’INSEA, T. 2, n° 12, décembre 1968 ;

— VINCENT Jean-Marie, Un autre Marx. Après les marxismes, Page Deux, 2001 ;