SMOLNY... [ http://www.collectif-smolny.org ]
BOUËT Louis Jean Joseph ( 1880 - 1969 )
Militant de la Fédération nationale des instituteurs, du PCF puis du CCD
[2 mai 2015] : par sam

Adhérant de la SFIO (1906), il mène de 1915 à 1916, lors des congrès de la Fédération socialiste du Maine-et-Loire, tenus à Paris, une action contre l’Union sacrée.

En 1920, délégué au congrès de Tours, il signe, pour le Comité de la IIIe Internationale, la motion qui se prononce pour l’adhésion à celle-ci. Durant cette année, il est révoqué de l’enseignement.

En 1922, il se prononce contre le Front unique et démissionne du Comité directeur. Il finira par quitter le PCF en 1927.

Il se consacre à l’École Émancipée [1] pendant quinze ans, de 1921 à 1936.

Finalement, en 1930, il adhère au Cercle communiste démocratique [2].


Sources :

— FLAMMANT Thierry, L’École émancipée, une contre-culture de la belle époque, Les Monédières, 1984 ;

— LE BARS Loïc, La Fédération unitaire de l’enseignement (1919-1935) : aux origines du syndicalisme enseignant, Syllepse, 2005 ;

— Voir la biographie très complète de Jean Maitron et Claude Pennetier sur le célèbre site « Bataille socialiste » ;


Photographie :

— Gabrielle et Louis Bouët au congrès de Grenoble (1926).

[1] L’École émancipée (EE), à la fois revue - bimestriel syndical et pédagogique paraissant depuis 1910 - et courant historique du syndicalisme enseignant. D’abord marquée par l’anarcho-syndicalisme, de 1921 à 1936, ses militants animent et dirigent la Fédération Unitaire de l’Enseignement de la CGTU. En pleine "bolchévisation" de la Centrale voulue par la direction stalinienne du PCF, elle est la seule fédération oppositionnelle de cette confédération réussissant à se maintenir majoritaire jusqu’à la réunification CGT-CGTU lors du congrès de Toulouse du 2 mars-5 mars 1936.

[2] CCD : groupe oppositionnel, fondé en 1930 par Boris Souvarine, et qui disparaît au cours de l’année 1934, durant la période de formation du Front populaire